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KAMEL EL HARRACHI (OFFICIAL PAGE)



Last Updated: 12/14/2009

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August 23, 2009 - Sunday 

Current mood:  blissful
Position up Ghana Fenou Kamel el Harachi, Algeria Buy: http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/B0026NAV44/giftmusicgmbh Listen (new window) 8 1

L'album Ghana Fenou est rentré 8ième au panel aout 2009 (rotations radios de juillet 09)

August 23, 2009 - Sunday 

"Ghana Fenou"

Musicalement parlant, ce premier de Kamel El Harrachi est digne d’intérêt. Psychanalytiquement aussi. Car, qui doit porter le fardeau d’une descendance aussi lourde que celle du créateur de Ya Rayah et de nombre de succès du chaâbi (genre musical dont le nom veut dire « populaire » en arabe) est forcément un peu prisonnier de son hérédité. Soit il se défausse, passe son tour et fait la carpe, soit il plonge à corps perdu dans une carrière prédestinée et cherche à imposer un personnage à même d’habiter ce costume de « fils de », de le transcender. Longtemps, Kamel, l’aîné de Dahmane El Harrachi a louvoyé entre les bornes de cette alternative. En reprenant à son compte le nom d’artiste de son père bien après la mort de celui-ci en 1980, plutôt que celui d’Amrani sous lequel ils sont tous deux déclarés sur les registres de l’état civil algérien, il s’est laissé porter par cette ressemblance physique qui, d’un premier coup d’oeil, souligne la filiation. Kamel est bien le fils de Dahmane, même si sa voix, beaucoup moins rocailleuse que celle de son père, ne procure pas exactement les mêmes émois.

Musicien depuis sa tendre enfance, ce n’est que l’an passé qu’il a osé se confronter à l’oeuvre du commandeur en lui rendant hommage via ce CD aujourd’hui commercialisé. Simplement baptisé Ghana Fenou du nom de la chanson où il parle de patte personnelle de son père, du talent de ce dernier à relater au fil de son art la vie et les passions des gens de peu, à les émouvoir sur un air de fête comme sur un tempo plus apaisé, cet album principalement composé de reprises (à l’exception donc de deux titres) est un marqueur. A la veille du trentième anniversaire de la disparition d’Abderrahmane Amrani, il est indéniablement une étape dans la vie du fils, mais aussi dans celle du chaâbi que ce dernier espère bien régénérer. Là est toute la difficulté et seul l’avenir pourra nous dire si une fois ses valises posées, Kamel a su poursuivre sa route d’un pas qui laisse ses propres empreintes dans nos mémoires.

Mireille Squaaly Dumas

"Ghana Fenou"
(Turn Again Music/Mosaic)


cliquez pour l'article sur Mondomix

August 23, 2009 - Sunday 
August 23, 2009 - Sunday 
GHANA FENOU, PREMIER ALBUM DE KAMEL EL HARRACHI
L’hommage au père Dahmane
08 Juin 2009 - Page : 21
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Comment rester fidèle à son père

Un opus, composé de dix titres, à l’instrumentation novatrice, fidèle aux style et sonorités qui ont fait la réputation et le renom du paternel Dahmane.

En digne héritier de l’un des maîtres du chaâbi, Kamel El Harrachi, 36 ans, vient de sortir son premier album chez TAM (Turn Again Music). Un véritable coup de maître pour un coup d’essai. C’est un opus d’une grande maîtrise artistique, composé de dix titres, à l’instrumentation novatrice, fidèle aux style et sonorités qui ont fait la réputation et le renom du paternel Dahmane et revivifiant le blues oublié de la Casbah d’Alger. C’est à 18 ans que le jeune Kamel El Harrachi enregistre ses premiers titres au studio Afric Audio, à Douéra, avant d’émigrer en France où il chantera comme son père dans les cafés du Paris de l’émigré. Il persévère pour ensuite monter sur scène pour la première fois lors du Printemps de Bourges, en 2002, puis à l’Institut du Monde arabe, l’année suivante. L’artiste Kamel El Harrachi a néanmoins introduit dans la conception de son album une instrumentation moderne et novatrice. «C’est vrai que le raï et le rap ont un peu éclipsé ce style. En ce qui me concerne, je tente de rester fidèle à l’oeuvre de mon père, pour ne pas laisser ces belles choses finir aux oubliettes, mais j’essaie aussi d’apporter quelques notes de modernité et d’ouverture, avec la contrebasse, le piano ou les congas», avait-il déclaré à un magazine. Le premier titre de l’album Ghana fenou (il a chanté son art/ créé son style) de Kamel El Harrachi, est un hommage au père rendu avec maestria dans le pur timbre chaud et rocailleux typique de la chanson mélancolique chaâbie. La résonance mélodique du grand créateur que fut Dahmane El Harrachi trouve en ce fils un digne héritier du genre musical qui a envoûté tant de mélomanes nostalgiques. A travers une palette de thèmes embrassant la problématique de la destinée d’une jeunesse incomprise, développée dans la chanson Walahi madrit où se superposent et se cristallisent les peurs et angoisses d’une franges sociale oubliée et vouée aux gémonies par les gouvernants. Assez souvent, le thème de la souffrance est pris comme catalyseur par les artistes pour exprimer le malaise, les privations qui frustrent cette même jeunesse. C’est le titre de la troisième chanson Ma yest’has beldjamra, dans laquelle il s’épanche sur les péripéties douloureuses que renferme un secret, uneconfidence lourde à porter seul, un réceptacle à regrets. Ou celle qu’il intitule Khoudi rahtek, par laquelle il interpelle laconfidente traîtresse, à l’origine d’une déception amoureuse. Le chanteur diabolise cette matérialisation des rapports humains enrobés dans les dorures du mensonge et de la trahison, comme ceux aussi des sentiments amoureux. Dans El Barani (l’étranger), il est question de vilipender la question de la mise à l’écart de l’individu, la mise en quarantaine de cet autre qui ne rentre pas dans le moule préfabriqué par un milieu dont on ne partage pas les mêmes convictions et principes. En revanche, dans Hyati maak, l’artiste célèbre l’amour et chante une idylle platonique. Il rend hommage aux vrais sentiments à travers des messages sibyllins adressés à l’âme aimée, en magnifiant l’amour dans son acception première. «Chal aayit maesbar», est une chanson dédiée à l’absence de l’être aimé. Elle renvoie à cette désunion malgré soi, nonobstant les efforts consentis pour les retrouvailles tant souhaitées par l’âme frustrée.
Kamel El Harrachi clôt son premier opus par la reprise du titre phare de son père Ya Rayah qui a fait un tabac dans les milieux de la scène musicale chaâbie. «J’ai choisi de reprendre certains des vieux morceaux de mon père des années 50 et 60...On m’a poussé à conserver Ya Rayah», explique l’artiste.

Kamel El Harrachi, Ghana fenou», (Turn Again Music/Mosaic) 25 mai 2009, Grenoble (France), 15 E

Hakim HADIDIMerci à Hakim pour cet article