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Loulou Djine



Last Updated: 11/21/2009

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Tuesday, April 07, 2009 
Monday, October 22, 2007 

Loulou Djine

                                                                                 

Aldranidjo (sortie 2003) 11 titres

Next Music

Lauréat de la Fondation France Télécom. Une exception à l'aide à la création habituellement attribuée à des auteurs de musique classique, pour récompenser le Talent de Loulou Djine.

Transversal (sortie 2005) 10 titres                               

L'Autre Distribution/ Production Déléguée : Life Live

Cet album a été récompensé  par 4**** étoiles dans le « Monde de la musique » 

Fragments (sortie octobre 2006) 13 titres                               

L'Autre Distribution/ Production Déléguée : Life Live


DVD

Loulou Djine, un portrait documentaire de Benjamin Fontana(Blanc Films Production), interview réalisé par Rémi Kolpa Kopoul. Sélection hors compétition du Fipa (Festival international des programmes audiovisuels) 2005 à Biarritz.

Diffusion par Canal France International dans une trentaine de pays, en versions sous-titrées Français et Anglais en Avril 2006.

….« Quand quelqu'un me demande ce que Loulou Djine veut dire, je dis que pour moi c'est la Fleur du paradis… ", dit Dragan Urlic. À l'occasion du festival de musique "L'Été gitan"organisé à Paris en juillet 2004, le groupe Loulou Djine a été invité par le journaliste Rémy Kolpa-Kopoul de Radio Nova, à se produire sur la scène du Cabaret sauvage. Deux mois plus tard, Dragan Urlic, fondateur et violoniste de Loulou Djine retrouve son ami Rémy, pour une conversation à c--ur ouvert… Desparoles mélancoliques de Dragan à la voix blessée de son violon fétiche, Loulou Djine nous raconte la musique de ses origines perdues et l'amour de vivre de ce musicien bosniaque exilé et déchiré par la guerre.

Loulou Djine

<O:P>

Dossier de presse

Le plus décapant des groupes slavo-parisiens issus d'Europe centrale, une sorte de tornade à musique.

Nova magazine

Mêlant sonorités orientales et influences des Balkans, Loulou Djine produit une musique tzigane originale.

Le Monde - Aden

Loulou Djine réactualise les lamentos déchirants et autres frénésies enivrantes nées entre plaines hongroises, montagnes yougoslaves et steppes russes.

Libération

Entre répertoire traditionnel tzigane, musiques actuelles, rythmes orientaux, jazz et acrobaties violonistiques, la musique du groupe Loulou Djine est le fruit d'un métissage. Lamentos déchirants et tornades balkaniques se transforment en un kaléidoscope de sons, de rythmes et d'émotions. Un univers plein de fougue et de chaleur, qui apporte un éclairage contemporain sur le répertoire tzigane et donne des fourmis dans les pieds…

Loulou Djine       L'HISTOIRE

L'histoire de Loulou Djine commence en 1994 lorsque Dragan Urlic, fuyant la Yougoslavie en guerre, s'installe à Paris. Il crée le " groupe " qui, à ses débuts, ne comprend que deux musiciens. Ils commencent à jouer dans des restaurants, pour des fêtes privées et des mariages. Puis, au hasard des rencontres et au fil du temps, des musiciens se joindront au duo, d'autres en partiront, et Loulou Djine commencera à tourner dans les cafés-concerts parisiens, puis dans la France entière et les festivals de musique world. Soutenu dès ses débuts par Nova, notamment par Rémi Kolpa Kopoul, fameux découvreur de talents, Loulou Djine se taille rapidement une solide réputation.

Loulou Djine       AUJOURD'HUI

Aujourd'hui, Loulou Djine, c'est une formation à géométrie variable… un noyau de six musiciens (violon, guitare, clarinette, accordéon, contrebasse et percussions) auquel vient se greffer, selon les concerts, un trio à cordes, et parfois même une danseuse. À six ou à dix, ils ont été accueillis, entre autres, par l'Européen, la Flèche d'or, le Cabaret sauvage, la Maroquinerie, le Casino de Paris, le Satellite Café et, au-delà des frontières parisiennes, au Palais des Congrès de Vannes, à l'espace Albert Camus de Bron, au Cabaret frappé de Grenoble, au Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin, aux Francofolies de La Rochelle, au festival Métissons de Marseille, au festival Tissé Métissé de Nantes, au World Festiv'alpes en Suisse, à de nombreux festivals en Allemagne, au festival de Bergolo en Italie ou encore au Festival de Jazz de Nouméa. France Inter, France Musique, France Culture et bien sûr Nova ont prêté leurs ondes aux sons endiablés de ces musiciens de choc.

Loulou Djine       PORTRAIT DE DRAGAN

Né en 1968, dans une famille de musiciens du classique, Dragan Urlic débute dès son plus jeune âge l'apprentissage du violon ; jusqu'à l'âge de 14-15 ans il suit un parcours rigoureux et classique, puis peu à peu il sent son intérêt grandir pour la musique tzigane et traditionnelle des Balkans et commence à  explorer une musique « sans partition », où la transmission orale permet une beaucoup plus grande liberté d'interprétation  et où la spontanéité laisse  passer les sentiments de l'instant.

Gardant toujours le contact  proche avec la musique classique (violoniste à l'Opéra  de Sarajevo), il participe de plus en plus activement à des ensembles transmettant le patrimoine musical traditionnel des Balkans.

Pendant la guerre en Bosnie (1992-94), il se trouve à Sarajevo, sa ville natale, et pris dans le tourbillon des évènements il cherche à garder son identité et son espoir en la vie à travers la musique traditionnelle. Malgré les conditions extrêmes il continue à retrouver ses amis pour partager cette musique dans les rares endroits  encore ouverts à la vie. Il s'aperçoit  que malgré les différences ethniques ou religieuses certains morceaux issus de la tradition la plus populaire réunissent chacun, au-delà des problèmes existants. Ces instants lui permettent de continuer à croire en un avenir.

 Au printemps 1994, après les échecs successifs des accords de paix et un regain de violence,  la difficulté de survivre est telle qu'il choisit de quitter son pays à 26 ans et de se réfugier en France, à Paris.

Exilé, loin de ses racines et dépourvu de tout, c'est encore cette musique qui lui permet de continuer à vivre et de garder un lien avec ses origines. C'est dans cet esprit qu'il cherche à recréer un groupe, qu'il nomme LOULOU DJINE (fleur du paradis en tzigane), pour retrouver l'énergie positive et l'espoir que lui procure cette musique.

Au fil du temps en jouant  dans le métro, dans la rue, puis dans les bars et peu à peu sur des scènes, il se rend compte que cette tradition musicale trouve ses adeptes parmi le public français et que chaque concert est une rencontre et un partage au-delà des différences culturelles.

Son interprétation de cette musique traditionnelle est très personnelle. Elle prend sa source dans ses diverses influences, mélange d'occident et d'orient dans les Balkans mais aussi influence de la musique classique et actuelle. Les arrangements marient un violon utilisant les techniques  à la fois classique et traditionnelle, des voix aussi bien profondes que mélancoliques, des instruments purement traditionnels (contrebasse des Balkans, percussions orientales), une guitare, une clarinette et un accordéon joués dans la tradition balkanique, une guitare jazz et un trio à cordes de formation classique.

Loulou Djine       LE GROUPE

Dragan Urlic, chant et violon

Branislav Zdravkovic, chant et guitare

Laurent Ghénin, percussions et batterie

Petar Gojkovic, clarinette                                                         

Raoul Cepelnik, guitare basse et contrebasse traditionnelle

Ivica Bogdanic, accordéon

Anne Lepape, violon

Anne-Sophie Courderot, violon

Elisabeth Urlic, violoncelle

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REVUE DE PRESSE

Le Monde de la Musique,

Quatre étoiles pour Loulou Djine.

Edition Juillet-Août 2005.

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MUSIQUE DU MONDE
Les Balkans de Loulou Djine sous le signe de la tolérance.

****
Loulou Djine

Transversal
CD Life Live(Distribué par l'Autre Distribution)

Le violoniste croate Dragan Urlic est né à Sarajevo en 1968 dans une famille de musiciens classiques. Dès l'âge de 15 ans, il se tourne vers les musiques traditionnelles des Balkans et les traditions tsiganes, qu'il continue à pratiquer parallèlement à ses fonctions de violoniste à l'Opéra de Sarajevo. Pendant les premières années de guerre en Bosnie, le caractère inter ethnique de la musique tsigane est son acte de résistance contre les déchirements de son pays. En 1994, il se réfugie cependant à Paris, n'ayant pour tout moyen de subsistance que sa voix et son violon. Au fil des rencontres se constitue autour de lui le groupe Loulou Djine (de louloudja, fleur en tsigane), qui refuse l'enracinement nationaliste au profit d'une transversalité balkanique et tsigane. A ses côtes, le guitariste serbe Branislav Zdravkovic pince la guitare et chante les secondes voix avec cette générosité du grain et de la projection qui prolonge la voix prodigieuse du leader. Le guitariste français Jean-Philippe Watremez vient du jazz et porte une touche de tradition manouche habilement revisitée. Raoul Cepelnik, mi-serbe, mi-slovène, vade la contrebasse à la guitare basse. Laurent Ghénin est passé de la batterie jazz aux percussions traditionnelles que l'on croise vers l'Inde et Amérique latine.Les arrangements de Dragan Urlic -qui ajoutent ici et là accordéon, cornemuse et cordes – donnent toute sa cohérence à un projet artistique d'un charisme incontestable et d'une originalité à l'écart des clichés du cabaret russe et de la vogue néo-balkanique.                                                                                                      

 Franck BERGEROT

LE FIGARO

CONCERT

Loulou Djine

D'origine slave, le groupe revisite les standards de la musique tzigane avec quelques touches de jazz et un brin d'orient.

LIBERATION / CULTURE

Fais pleurer les violons Chanteur et violoniste, Dragan Urlic est né à Sarajevo, où il a suivi une formation de musicien classique. Dragan fuit son pays en guerre et crée en France, en 1994, Loulou Djine, un sextette dont presque tous les membres sont d'origine slave. Entre fêtes privées, animation de restos et cafés-concerts, le groupe se fait assez vite une petite réputation grâce au téléphone arabe parmi les amateurs de saudade balkanique. A la manière tzigane, qui a permis de faire échapper à l'oubli tant de mélodies de l'Est, Loulou Djine réactualise les lamentos déchirants et autres frénésies enivrantes nés entre plaines hongroises, montagnes yougoslaves et steppes russes.

                                                                                                                             Bouziane Daoudi

LIBERATION / PARIS

Loulou Djine

Ces musiciens d'origine slave donnent une relecture pleine de fougue du répertoire tzigane traditionnel et contemporain qu'ils teintent de jazz et d'harmonies orientales.

 « Loulou Djine réactualise les lamentos déchirants et autres frénésies enivrantes nés entre plaines hongroises, montagnes yougoslaves et steppes russes. »

Le Monde-ADEN

MUSIQUES DU MONDE

Loulou Djine - Tzigane

On a pu apprécier l'enthousiasme et la vitalité de cet ensemble en première partie du Taraf de Haïdouks. Mêlant sonorités orientales et influences des Balkans, Loulou Djine produit une musique tzigane originale, idéale à déguster sur scène.

OUEST FRANCE

Loulou Djine transporte 800 spectateurs en Europe centrale

Un parfum de vent tsigane sur le Palais des Arts et Congrès

La musique de Loulou Djine a déferlé sur le PAC, vendredi soir.
Un cocktail balkano-slave, agrémenté d'une belle bohémienne aux pieds nus.

Que de monde, vendredi soir au PAC, pour écouter Loulou Djine ! Une « bande de musiciens intermittents », comme aime le rappeler le leader du groupe Dragan Urlic, natif de Sarajevo, visiblement ému d'avoir rassemblé autant de spectateurs à Vannes. « Ça nous donne envie de continuer » poursuivait le chanteur, après deux heures de musiques virevoltantes, mélancoliques ; de mélopées joyeuses ou tristes.

Un accordéon (irrésistible), deux guitares, des percussions, et surtout ce violon aux sonorités tziganes en diable, voilà qui donne à la formation Loulou Djine, un authentique parfum d'Europe centrale. Roumanie, Macédoine, Serbie, Bosnie, la musique s'enroule en spirale sur ces terres meurtries qui gardent pourtant au fond du cour une belle exubérance prête à rejaillir à la moindre éclaircie. L'écho des chants slaves n'est pas loin non plus. C'est ce cocktail mystérieux qui fait de Loulou Djine une formation originale, séduisante. Et puisque séduction il y a, n'oublions pas cette jolie dame en noir et aux pieds nus, qui accompagne le groupe. Une bohémienne dont la svelte silhouette pimente la musique déjà très relevée des ces cinq « Loulous Djine ».

OUEST FRANCE

MUSIQUE DE L'EST AU FORUM FNAC

Les accents métissés et apolitiques de Loulou Djine

Dans le cadre des premières rencontres "Bosnie si je t'oublie" autour de la culture des Balkans, le groupe tzigano-balkanique Loulou Djine s'est produit mercredi, à 16 heures, au Forum Fnac avant de donner un second concert au bar "La Garsouille".

Une soixantaine de personnes se sont déplacées mercredi pour écouter le chanteur-violoniste Dragan Urlic et ses quatre musiciens. Au programme une musique métissée à l'image de la composition du groupe. Bosniaque de Sarajevo, Dragan a déserté l'armée en 1994 et s'est installé en France. Il a d'abord joué dans le métro parisien puis a fondé son groupe qui compte maintenant deux Serbes et deux Français.

"La musique nous a tous réunis il y a quatre ans" explique Dragan, "il y a un fluide entre nous qui est plus fort que la politique." L'alchimie fonctionne comme le prouve l'ascension de ce groupe plébiscité par la presse nationale. Loulou Djine a donné plus d'une centaine de représentations l'an dernier. Le groupe a produit un premier CD qui mêle chansons traditionnelles et compositions originales aux influences orientales et d'Europe de l'Est.

Un second album est en préparation mais ne cherchez pas ce groupe dans le commerce, la vente se fait uniquement lors des concerts. Dragan, qui est aussi pour l'instant son propre agent, se méfie des maisons de production. Il désire "rester indépendant". Pour lui, "être dans les bacs ne veut pas dire être écouté".

LE PARISIEN

CONCERT A LA VILLETTE

Loulou Djine vous entraîne au bal tzigane

Ce dimanche aura lieu l'avant-dernier "bal concert" au Kiosque à musique de la Villette. Après l'Afrique, Cuba et les pays du Maghreb, c'est la culture musicale tzigane qui sera représentée par deux groupes : Loulou Djine et Taraf Borzo.

Le groupe Loulou Djine a été créé en 1994 par Dragan Urlic qui, avant la guerre en Yougoslavie, dirigeait déjà une formation semblable à Sarajevo. Composé de musiciens d'origine slave, Loulou Djine explore le répertoire tzigane, russe et balkanique, et l'interprète d'une manière originale et actuelle. A travers leur musique née dans les steppes russes, les montagnes des Balkans et les plaines de Pannonie, c'est à un voyage en terres tziganes qu'ils nous invitent.

Une interprétation résolument actuelle

Les musiciens de Loulou Djine revisitent les traditions musicales en les nourrissant de jazz, de rythmes et d'harmonies orientales dans une interprétation résolument actuelle. A la fois fantaisistes et rigoureux, ils sauront agiter la piste de danse du Kiosque à musique dans l'esprit d'une guinguette avant-gardiste.

Les autres tziganes que nous découvrirons en début de soirée viennent d'Europe de l'Est et du Nord-Pas-de-Calais. Selon la tradition, un taraf est une fanfare de village qui joue pour tous les événements de la vie quotidienne. Le Taraf Borzo s'inspire des musiques des pays de l'Est et installe la fête partout où il passe. Morceaux de vie, images d'ailleurs et air du large : les onze musiciens d'horizons multiples imposent un florilège de rythmes et une galerie de personnalités affirmées. Cette excellente programmation est idéale pour passer un dimanche enchanteur. Mode d'emploi : pensez au panier à pique-nique, installez-vous sur la pelouse en famille ou entre amis et attendez le début du concert (à 17 h 30). Vous serez inévitablement happés par la piste de danse et l'ambiance festive qui durera jusqu'à la tombée de la nuit.

Nicolas Delacour

LE PARISIEN

CONCERT A LA VILLETTE

Loulou Djine, sur un air tzigane

CONCERT. Fondé par Dragan Urlic, le groupe Loulou Djine revisite le répertoire traditionnel des Balkans. Une musique instrumentale ou chantée, d'inspiration tzigane, qui retentit depuis 1994 dans les cafés-concerts parisiens et notamment à la Guinguette Pirate qui défend cette scène avec ferveur.

C'est au Café de la Marine, lieu provisoirement installé face au bateau de la Guinguette, qu'on retrouvera les cinq Loulous ce soir, avec le groupe Split et sa pop-folk multi-instrumentale. Dragan Urlic, compositeur-violoniste et principale voix de la fusion, est né à Sarajevo qu'il a quitté au moment de la guerre. Sa musique interprétée avec chaleur, ses chants fougueux ancrés dans des mélodies nostalgiques et mélancoliques reflètent un état d'esprit passionné, une énergie inépuisable, qu'il a su transmettre à ses quatre complices. Leur but commun : enflammer le public.

LE PROGRES

Entrer dans la danse tzigane avec Loulou Djine

Les virtuoses du groupe Loulou Djine, emmenés par Dragan Urlic, feront étape au centre culturel, vendredi soir. L'occasion de découvrir une des plus belles musiques tziganes, mêlant avec bonheur sonorités orientales et influences balkaniques.

Le plus grand rendez-vous de la saison musicale du centre culturel ? Assurément et on ne voit que Sapho et l'Orchestre de Nazareth pour lui ravir la palme du bonheur à l'état pur.
Les notes ébouriffantes, enivrantes, bouleversantes du groupe Loulou Djine vont résonner vendredi soir sous les voûtes de la salle de spectacle vaudaise ; la musique tzigane comme vous ne l'avez jamais entendue !

Célébrée et réinventée grâce au talent du fondateur du groupe, le violoniste virtuose Dragan Urlic, qui a fuit la Yougoslavie pour la France et créa en 1994 Loulou Djine. Cinq musiciens de haut vol; bosniaques, serbes et croates. Un pays éclaté, à feu et à sang… Tout aurait pu les séparer et pourtant, la musique ne connaît pas la guerre. Et c'est en toute harmonie que les membres du groupe commencèrent à sillonner l'Hexagone. Leur approche de la musique tzigane, parfois galvaudée par un folklore de pacotille, est unique en son genre. Explorant les thèmes traditionnels du répertoire tzigane des Balkans, elle s'impose comme le fruit d'un métissage avec l'Orient : percussions orientales, guitare manouche, violon tzigane classico-traditionnel, contrebasse made in Balkans, accordéon slave, trio à cordes…

La fougue de Loulou Djine, rejoint pour l'occasion par une danseuse, ne peut qu'entraîner le spectateur-auditeur dans un kaléidoscope de sons, de rythmes et d'émotions ; la musique tzigane étant par nature exaltée, mais aussi mélancolique et nostalgique.

LE PROGRES

Le centre culturel sous le charme de la musique tzigane

Conquis par la prestation vibrante du groupe Loulou Djine, le public du centre culturel Chaplin lui a réservé une standing ovation méritée.

De Dragon à Dragan, il n'y a qu'un petit a qui pourrait faire toute la différence. Mais nul ne douterait un seul instant que le violoniste et leader du groupe Loulou Djine est bien une créature fabuleuse ! Un méphistophélique virtuose qui crache son talent avec aplomb et incendie une salle chauffée à blanc.
Loulou Djine ou le fièvre tzigane dans le sang, Loulou Djine et ses cinq musiciens salués par une standing ovation vendredi soir au centre culturel Charlie Chaplin.

La musique chevillée au corps et le c--ur en combustion, Dragan Urlic, Jean-Philippe Watremez et Branislav Zdravkovic (guitaristes), Raoul Cepelnik (contrebasse) et Laurent Ghenin (percussionniste) – rejoints par deux violonistes et une violoncelliste ont entraîné pendant plus de deux heures le public dans une fulgurante odyssée musicale.

A la conquête d'une terra incognita nommée tziganie, où les frontières terrestres et stylistiques n'existeraient pas. Comme un carrefour entre orient et occident, entre musique traditionnelle et jazz… refuge pour les musiciens serbes, bosniaques et croates du groupe, orphelins d'un grand pays qui n'existe plus, et qui rêvent encore en musique.Mais l'ancien monde n'y existe plus que par bribes, et on cherchera en vain chez Loulou Djine les effets faciles et le c--ur en bandoulière qui ont tant galvaudé la musique tzigane. A contrario, on y aura puisé des accords inouïs, des sonorités telluriques, une fièvre rythmique constamment au bord de la rupture.

 « Comme un carrefour entre orient et occident, entre musique traditionnelle et jazz… (…) des accords inouïs, des sonorités telluriques, une fièvre rythmique constamment au bord de la rupture. »

NOVA MAG
L'ANNÉE DU DRAGAN L'ANNÉE DU

Porté par la personnalité charismatique de Dragan, son chanteur-violoniste, ce combo allumé, rassemblant des musiciens serbes, croates et bosniaques (soit l'ex-Yougoslavie reconstituée musicalement), a marqué de sa présence festive de nombreuses scènes underground ou à planches découvertes. Fibre tzigane aidant, il ne tombe pas dans la virtuosité gratuite ou facile et parvient à chaque fois à nous faire passer sa bonne humeur. Y aura de la joie !

Rémy Kolpa Kopoul

NOVA MAG

LOULOU DJINE

Loulou Djine est un incontournable de la scène balkano-parisienne. Dragan et ses acolytes ont déjà entassé 1 000 personnes (en couche !), à la Flèche d'Or, record maison, semble-t-il. Il manquait à ses battants des Balkans un album : c'est chose faite avec le très tonique Aldranidjo (Next), florilège électrique survitaminé mais aussi long drink (lyrique) des musiques du cru, où le violon et la voix du sieur Dragan affolent le tempo pour mieux l'étirer !

 « Une bombe… musicale, ce combo tzigano-balkanique qui quadrille les miniscènes parisiennes et met le feu… dans les c--urs là où il se pose ».                                                         Rémy Kolpa Kopoul