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Last Updated: 11/25/2009

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City: Marie Mahéo
State: Ile-de-France
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June 6, 2009 - Saturday 
Quand soudain le soleil se lève, ça ne veut plus rien dire
Pas étonnant la communication est 0,99 euros la minute
Ce n’est pas que le temps est incertain, on a vu pire
Enfin ce n’est pas comme si on se mettait tous à jouer de la flûte

A chaque fois que les ouvriers font du bruit, le chien aboie
J’ai bien essayé de me protéger mais il me manque des infos
Par conséquent, vu la tournure de l’événement et du tableau
Je ne les ramènerais probablement pas chez moi

Quoi ? Quoi ? Quoi ? Kess tu dis là ?

Je vais les laisser agonir ici, vu le vase, ça leur fera les pieds
Pourquoi pas ? ma mère mangeait bien tous les blancs de poulet
Ca me fait doucement rigoler le coup de la qualité
Je lui manque, il ne le dit pas mais je lui manque, je l’sais

Y a des jours comme ça où on se dit que le monde est une fournaise
D’ailleurs maintenant je parle aux arbres, c’est tout à fait nouveau
Paraît qu’elle s’est tirée avec son fric, elle est balaise
Enfin, ça ne m’a coûté finalement que 4 virgule 14 euros

Quoi ? Quoi ? Quoi ? Kess tu dis là ?

Bon du calme, normalement il y a un pinceau qui efface tout
Défaire et remonter, vous comprenez ça prend un temps fou
D’autre part, demain, c’est sur, le soleil se lèvera
Alors mieux vaut préparer le terrain, personne ne passera par moi

June 6, 2009 - Saturday 
J’vous rappelle, je pense que ce s’ra, éventuellement,
Si le vent souffle assez fort pour ouvrir ma boite,
Au bout du chemin, si vous tournez bien à droite.
Mais j’vous rappelle que je ne suis pas accessoire, nan !

Je vous rappelle ou peut-être pas
No access, no access, no access

J’vous rappelle que je pense tout à fait parfait’ment
Qu’il n’est point besoin de m’apprendre la vie
J’vous rappelle que je pense depuis bien longtemps
que de mentor il n’est point nécessaire ici

Je vous rappelle ou peut-être pas
No access, no access, no access

J’vous rappelle, je pense que ce s’ra, évidemment
Bien hardu pour vous de partager le même toit
J’vous rappelle, mais peut-être pas demain, pas trop l’temps
D’écouter ce que vous croyez être votre droit

Je vous rappelle ou peut-être pas
No access, no access, no access

December 9, 2008 - Tuesday 


Je veux un homme dans ma vie,
Et la scène comme patrie  
Je veux un appartement plus grand,
Et des parents aimants.
je veux des chaussures neuves,
Une vie tranquille sur un long fleuve.
Un autre passé, des grands-parents,
une bouche merveilleuse et de jolies dents.
Je veux des cheveux plus épais
Et de l'amour sous mon parquet.
Je veux que ma chaîne hifi fonctionne,
et que le dos on me frictionne
Je veux ressembler à quelque chose de beau,
et manger du roosbeef à 15 euros le kilo
je veux m'aimer, je veux rire, je veux croire,
Je ne veux pas saler, frire et promouvoir
et puis je veux me souvenir
du numéro de ma carte bleue,
et voir rire
la couleur de ses yeux.
Je veux que mon fils voie son père,
Et qu'il cesse de me faire la guerre.
Je veux que tous les cafards meurent ébouillantés,
Et qu'on les torture jusqu'à en crever
je veux comprendre tout, TOUT et je veux crier,
je veux une peau noire, un moral d'acier,
et puis que le temps passe plus vite,
et puis qu'il passe moins vite,
Je veux que la beauté me saute aux yeux,
Et puis je veux pleurer.

Non c'est pas ça…

J'ai un homme dans ma vie,
Et la scène comme patrie  
J'ai un appartement plus grand,
Oublié les parents aimants.
J'ai des chaussures neuves,
Une vie tranquille sur un long fleuve.
Tant pis pour le passé et les grands-parents,
J'ai des cheveux plus épais
une bouche merveilleuse, de jolies dents.
Et de l'amour sous mon parquet.
Ma chaîne hifi fonctionne,
et le dos on me frictionne
Je ressemble à quelque chose de beau,
et je mange du roosbeef au kilo
je m'aime, je ris, je crois,
je ne sale pas, ne fris, ni ne promouvois.
et puis je me souviens
du numéro de ma carte bleue,
et je vois rire
la couleur de ses yeux.
J'ai un fils qui voie son père,
Et qui ne me fait plus la guerre.
Tous les cafards, je les ai ébouillantés,
Et torturés jusqu'à en crever
J'ai tout compris et j'ai crié,
Oubliée la peau noire contre un moral d'acier,
et puis le temps passe plus vite,
Et puis il passe moins vite,
Et depuis peu la beauté me saute aux yeux,
Depuis qu'à l'intérieur, je sais pleurer




December 9, 2008 - Tuesday 
Y a l’excellence qui recommence  
Son silence et son manège,
Qui me serre la vis de l’espérance
Qui me serre la vie, me sert la neige.
J’ai l’excellence dans mon miroir
Avec sa tronche de désespoir
Qui tape, tape de ses gros sabots
Dans mon orgueil, sur mon très-Haut.
C’est reparti comme en quarante
Je dois être géniale, épatante
Le sourire aux lèvres, la fleur aux dents,
En plein hiver comme au printemps.
Mais je résiste tant que je peux
A l’excellence, à sa dureté
A son silence, son âpreté.
Et je répète à qui le veut
Qu’elle ne l'aura pas, ma couenne
Et que je fais ce que je peux
Et que j’en ai plein l’arène
De devoir toujours faire mieux.

Y a l’excellence qui recommence
Ses intrigues et ses manigances,
Haut perchée comme une poule
Sur une muraille d’intransigeance,
Pendu comme l'ami Raoul
Aux pédales du son tour de France.
J’ai l’excellence dans les mirettes
Et mon bâton de majorette
Et je danse à la perfection
Et à tous mes poils au menton,
Parce qu’y en a marre des Malabars
Et des champions et des toquards.
Et je résiste tant que je peux
A l’excellence, à sa dureté
A son silence, son âpreté
Et je répète à qui le veut
Qu’elle ne l’aura pas, ma haine
Et que je vais de mieux en mieux
Et qu'il se pourrait même
Qu'enfin je laisse faire Dieu

Y a l’excellence qu’est en partance
Pour le pays des je-suis-mieux
Parce que chez moi y a plus une chance
Pour qu’elle s’étale comme un petit vieux.
J'avais placé mon cul si haut
Que je m'étais mise hors-jeu,
C’est plus facile de me dire deux mots
Quand je me parle bien dans les yeux.
Ce soir dans le miroir d’en face
J’ai l’air de tout hormis de glace,
Je peux être nulle ou éminente
Ou faire des bulles si ça me chante.
Et je peux même lui rire au nez
A l’excellence, à sa dureté
A son silence, son âpreté.
Et, à qui l’a vu, répéter
Qu’elle ne l’a pas eu, ma couenne
Et que je fais ce que je veux
Et même si je ne suis qu’humaine
Je ne veux plus de ses beaux yeux.



December 9, 2008 - Tuesday 

J’suis trop contente qu’on m’remarque pour mon physique
Y a pas de doute se la fermer c’est pas dramatique
Faut dire que j’suis une fille, on m’demande pas la lune
J’ramène pas ma fraise, je risque de m’prendre une prune

Alors je reste tranquille
J’suis une fille tranquille
Douce arrangeante
Silencieuse et bandante
On m’a dit « Décore »
J’ai répondu d’accord
J’suis pas contrariante

Trop contente qu’on achète mes fesses à coup de restos
Y a pas de doute, un coup contre un plat rien d’nouveau
Faut dire que j’suis vénale, c’est ce qu’ils me répètent
Bien mal m’en prendrait d’signaler qu’ils m’achètent

Alors je reste tranquille
J’suis une fille tranquille
Douce arrangeante
Silencieuse et bandante
On m’a dit « Décore »
J’ai répondu d’accord
J’suis pas contrariante

J’suis trop contente qu’on me parle de mon physique
Y pas de doute se la fermer, c’est romantique
Il m’a refait l’portrait paraît qu’y a rien à j’ter
Je suis ravie, me voilà rassurée
Y pas à dire avec les hommes c’est du sérieux
C’est toujours pertinent, lumineux
Quand ils s’expriment, on se fait toutes invisibles
Et bien mal nous en prendrait d’les trouver insipides

Alors Je reste  tranquille
J’suis  une fille tranquille
Douce arrangeante
Silencieuse et bandante
On m’a dit « Décore »
J’ai répondu d’accord
J’suis pas contrariante



November 6, 2008 - Thursday 

J'avais un petit chapeau gris
L'air un peu endormi
J'avais une drôle d'histoire
Un peu lourde à porter,
Des paupières en retard
Du mal à me lever.
C'était un jour sans fard
Des joues teintées de noir
C'était ce matin là
En bas de l'escalier,
C'était ce regard là
Que j'attendais depuis des années

J'avais un petit chapeau gris
L'air un peu endormi
Et je n'ai vu que du feu
Il n'a vu que mes yeux
Et j'ai tout oublié
Le présent, le passé
Ma silhouette vermoulue,
Et mon petit fichu.
C'était un pan de ma vie
Tombé en deux secondes.
C'était un nouveau monde
C'était l'homme de ma vie.

J'ai posé le chapeau gris
Mes regrets et mes soucis
Et j'ai donné tout mon soleil
Donné tout mon printemps
Pour un bout de Sardaigne
A l'abri du temps,
J'ai cru à mon bonheur
Jusqu'à ce jour de malheur
J'ai usé mes attentes
Eculé mes espoirs
Et l'atmosphère est suffocante
Je n'ai plus d'air dans ma mémoire.

J'ai le regard dans le gris
Le c--ur un peu engourdi
D'y avoir cru, d'y avoir bu
A l'eau de sa fontaine.
L'homme de ma peine
De ma vie s'est foutu,
Des larmes plein la figure
Une vie coté obscur.
C'était ce soir là
Dans une chambre d'hôtel
C'était sans éclat
Qu'il m'a brisé les ailes.

J'ai un petit chapeau gris
L'air un peu endolori,
Et des colliers de perles
Et des habits de reine,
Mais le sang de mes veines
Dans mon coeur déferle
Trop vite, trop rouge, trop fort
Il n'y a plus personne
Même si je m'époumone,
Même si je perds le nord,
Il n'y a plus que moi
Et l'ombre de ses bras.

J'avais un petit chapeau gris
L'air un peu endormi…

November 6, 2008 - Thursday 


Un baiser, une caresse, un effleurement
Dites-moi, Dites-moi, C'est comment ?
Moi j'ai pas eu et j'ai mourut (x3)

Dites-moi est-ce aussi chaud qu'on le dit ?
Aussi moelleux qu'un lit de fleurs ?
Aussi onctueux qu'une motte de beurre ?
Dites-moi est-ce aussi exquis ?

Dites moi vous qui y avez eu droit
Comment s'endort –on sous les câlins ?
Comment se réveille-t-on dans des bras ?
Sans étreinte devient-on une catin ?

Un baiser, une caresse, un effleurement
Dites-moi, Dites-moi, C'est comment ?
Moi j'ai pas eu et j'ai mourut (x3)

Vous caressaient-ils les cheveux ?
Vous prenaient-ils sur leurs genoux râpeux ?
Vous ne voulez pas me raconter ? Juste partager !

Que je goûte le bonheur auquel j'ai échappé !

Un baiser, une caresse, un effleurement
Dites-moi, Dites-moi, C'est comment ?
Moi j'ai pas eu et j'ai mourut (x3)

November 5, 2008 - Wednesday 
Ils t'aiment
Parce que tu les fais rêver,
Parce que qu'ils peuvent t’échanger
Contre leurs tristes réalités
Ils t'aiment
Parce que tu les aides,
Quand tu t'écrases, tiède,
Contre leurs vies comme un plaid

Mais sache aussi
Qu'ils t'aiment simplement, toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.
Ils t'aiment malgré eux, malgré toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.

Ils t'aiment
Parce que tu exploses
Parce que soudain tu oses
Parce que tu t'exposes
Ils t'aiment
Parce que tu enchantes,
Parce que tu portes des T-shirts
Et des jeans de l'an quarante.

Mais sache aussi
Qu'ils t'aiment simplement, toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.
Ils t'aiment malgré eux, malgré toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.

Ils t'aiment
Pour de bonnes
Et de mauvaises raisons,
Mais ils t'ont à la bonne
Et c'est ça qui est bon.
Mais sache aussi
Qu'ils t'aiment simplement, toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.
Ils t'aiment malgré eux, malgré toi
Parce que tu es aimable
Du verbe aimer.

November 5, 2008 - Wednesday 
Un p’tit jeune de 25 ans qui fait de l’électro-pop m’a dit

« t’as pas une joie voix
T’as pas de coffre
Ta voix ne me touche
Tu n’parles pas bien anglais »

Le p’tit jeune de 25 ans qui fait de l’électro-pop
Cherche une chanteuse
Et comme qui dirait, il a pas trouvé sa gueuse
« c’est pas faute d’en rencontrer,
et encore tu es ce que j’ai entendu de mieux »
c’est pas faute de m’faire moucher
Pourtant j’la ferme c’est prodigieux !
Et  j’me fait écraser comme une clope
L’air de rien, l’air de l’électro-pop
Qui joue à fond dans un cabanon
Côté Ivry-sur-Seine, côté tête de con

C’est pas qui f’rait prétentieux le garçon mais presque
P’têt même qui se la joue précieux
P’têt même qui s’la pète

Faudrait lui dire au p’tit jeune de 25 ans qui fait de l’électro-pop
Qu’il aurait pu se passer de me taper sur la tête avec son marteau
Que moi j’ai 35 ans, que je me suis tapée 50 minutes de métro
Et qu’à Ivry-sur-Seine, elles chantent pas les sirènes !

Et d’abord moi je l’emmerde le p’tit jeune de 25 ans qui fait de l’électro-pop
Au fond de son cabanon côté Ivry-sur-Seine côté Tête de con parce que
Ma voix elle est comme elle est et moi je la trouve jolie
Et que j’ai du coffre, c’est lui qui n’a pas d’ouie
Et que j’ai un super accent, ta mère
Et que tant mieux si ma voix ne le touche pas,
Ce sera peut-être mon frère…

Y a un jeune de 25 ans qui fait de l’électro-pop
Au fond de son cabanon côté Ivry-sur-Seine côté Tête de con

Qu’il continue…