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Sophie / Marie L

Marie L.


Last Updated: 12/6/2009

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Gender: Female
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City: Paris
State: Ile-de-France
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Tuesday, December 08, 2009 
SORTIE LE 15 JANVIER 2010.
Pré-commande sur AMAZON.FR et sur le SiteCARTOUCHE-EDITIONS.COM
Pour les parisiens, signature le 23 janvier 2010 aux Cahiers de Colette

4eCouverture_RedSofiaSong
Friday, December 04, 2009 
SORTIE LE 15 JANVIER 2010.
Pré-commande sur AMAZON.FR et sur le Site CARTOUCHE-EDITIONS.COM
Pour les parisiens, signature le 23 janvier 2010 aux Cahiers de Colette





Monday, October 26, 2009 

Current mood:Japonisante
18 RUE DE L'ABBE GROULT 
PARIS 75015 
FRANCE



" ... En décorant leurs corps, les premiers hommes voulaient d’abord se distinguer de l’animal. Loin d’être "barbare", le tattoo a donc été, dès l’origine, la plus authentique "marque de civilisation" (Arnold RUBIN). Acte créateur, il préfigure la peinture et l’écriture. Acte fondateur, il est à la source de la culture humaine... "




Wednesday, October 14, 2009 

Current mood:  electric
A rejoint en tant que membre "actif" le Jury du Prix de Sade.
Remise des prix le 20 novembre 2009, à Paris.

CdF

Wednesday, June 24, 2009 

Current mood:  creative
http://www.myspace.com/nakedsaints
Available on I Tunes
HNIM cover for web
Thursday, April 16, 2009 

Current mood:  pensive
Comment dire les choses comme elles étaient au commencement ? Des siècles que ça dure, des siècles, et aujourd’hui, un instant, un simple instant ajouté aux autres. Un instant qui jette aux fers, et vous enferme. Vous, aujourd’hui, au centre de l’histoire. Des siècles que ça dure. Et elle le sait. Nul besoin de se l’entendre dire. Nul besoin de mots écrits. De siècles confirmés dans le ciel, et sous la terre, embastillés. Inscrites comme les paroles l’étaient au commencement. Destins inachevés. Le ciel entravé. Poussières d’étoiles et de cendres, cendres et cierges allumés. La lumière. Devant autour au-dessus. Ne veillons-nous pas un mort, nous toutes, aujourd’hui réunies autour de son corps dépouillé. Un dernier adieu avant que le couvercle ne se referme. Mais a-t-on d’autre choix que celui de se poser, à sa droite, à ses pieds, car sommes-nous dignes de lui pour choisir autre place? S’agenouiller, joindre les mains, baisser la tête, ce qui n’est pas si simple, et pourtant. Pourtant ce dernier adieu qui n’en est pas un. Devant toi. Toi qui aujourd’hui dans ce corps désincarné est tout sauf toi. Toi dans mon cœur, plus que jamais là. Plus que jamais. Là. Tout doucement. Le corps plein d’eau, chargé de sang, et de sel. Je te dis tout. Nous. Le ciel. Le ciel à tue-tête, et la tête qui se dévisse à trop chercher les signes de ta traversée. Où es-tu dans mon cœur ? Et ce coeur, où en est-il, si plein de toi, de ta dignité, et de ton amour?

Unité 72. Deux unités sept dizaines. Je vis. Accrochés au mur ces mots de Ben, je vis. Tracés d’une main d’enfant, je vis. Rouge noir, accrochés au mur ces hommes à leur vie, accrochés rouge noir, les barreaux au sommier, les enfants loin. Loin les enfants. La prison. Barreaux. Lits de fer. Fer forgé. Se signer. Bientôt. Vie raturée sans saignée. Que les hommes ne puissent pas tomber, tomber s’écraser, qu’ils partent proprement. L’hôpital. Ne pas tâcher l’hôpital. Le sol frotté raclé javellisé. Les microbes séquestrés dans les corps matrices. Qu’ils ne se réfugient dans aucun autre camp. Que les germes homicides laissent en paix les honnêtes gens. Et la voix dans la tête qui demande c’est quoi l’injustice ? Et l’injustice est là, intolérable, et l’injustice est là, devant, dans le corps sacrifié du père sacrifié. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Compter. Compter les unités, les dizaines. Compter n’importe quoi. Ne plus compter que sur soi, sur ses doigts. Compter tant que les os des corps sont encore là. Regroupés ramassés regonflés. Regroupés ramassés regonflés, les membres absents du père absent. Trois ascenseurs. Un monte-charge. Septième étage. L’hésitation, toujours. Les membres en colère, toujours. Charge douloureuse, pleine, si pleine qu’elle immobilise, empêche l’avancement, à quoi bon la promotion? Contenir les larmes, éviter la mort par noyade. Noyée de l’intérieur par les larmes que je ne pouvais plus verser. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Mourir avant lui n’était pas inscrit. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Cancéreux, je demande le père. Je demande le souffle court des gens qui ne peuvent plus courir. Je demande le père. Bonne pioche, la voix répond. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Odeur entêtante. Javel. De l’extrait. Odeur entêtante. Javel. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Pas un bruit. Pas un pas. Pas à pas, je rampe au-delà des unités, au-delà des dizaines. Pas à pas, le souffle court, avance la béquille qui boîte et qui boîte, et l’infirmière qui emboîte le pas-à-pas de la béquille.

- Qu’est-ce qui vous met en colère ?
- Ne répond à aucune question.
- Qu’est-ce qui vous fait courir ?
- Ne répond à aucune question.
- Et l’avenir?
- Ne répond à aucune question.
- Une question?
- Pas de réponse.

C’est l’hiver. Les cygnes chantent et les corbeaux volent sur le dos. La neige a fondu sur les murs, mais dans nos cœurs brûlent encore des flocons de sang. Dans la chambre, un homme recroquevillé. Les doigts crispés sur une invisible croix. Simple posture. Un homme portant le nom du père. La faux, où est la faux, aurait-il demandé s’il avait encore pu ouvrir la bouche, articuler, dire autrement que par ses yeux. Regard d’aigle. Pourquoi les yeux me fixent-ils ? Pourquoi ne plus voir que ses yeux qui me fixent. Unité 72. Deux unités sept dizaines. Unité comme une autre. Que personne ne sorte du rang, que les uns restent collés aux autres. Services d’hommes et de femmes, vêtus de blanc. Un service ? Désolée, je ne rends plus service. Pourquoi la peur, partout, dans son corps resserré, la peur en cascade qui vomit du cœur, et le corps ? Toujours resserré. Comme un fourreau autour de sa peur, cette peur de mon regard sur lui, dans mes yeux, cette peur de ses yeux.

Trop tard s’est-elle entendu dire.

Le 2 Août 2002, un mandat d’arrêt international a été lancé contre toi. C’est ainsi. Une loi au-dessus des autres. Une loi contre laquelle, ni toi, ni moi n’y pouvons rien. Le 19 janvier 2003, ceux qui font la justice dans ce pays t’ont arrêté. Définitivement.

Wednesday, April 15, 2009 

Current mood:  horny
"... Et je me demande s'il s'agit d'amour ou de tolérance. Quelle est la situation que ces hommes occupaient en moi, le placement, l'écart à observer, toujours ce placement du sentiment, l'organe habité, le cœur, les poumons, les intestins, en fin de parcours dans un verdict rendu, une condamnation attendue avec interdiction d'y revenir. L'amour se localise ainsi, dans une part de soi colonisée parfois avec violence, parfois plus en opposition, plus doucement, simplement la surface effleurée d'un œil complimenté, quelques centimètres d'une épaule offerte et qui laisse échapper de légers frémissements, dans un frôlement volontaire ou involontaire à un corps autre que le sien. L'empreinte. La reconnaissance des peaux, des corps et des chairs avant celle de l'esprit et inversement. Les ai-je aimés, acceptés parce qu'ils m'aimaient, ou avais-je alors cette capacité de choisir, et de me laisser extraire par un simple regard ? Se détacher de la force de leurs sentiments. Car ils se sont chargés anormalement de moi, dans un excès de tendresse, dans une surenchère féodale de corps cherchant à courber et à domestiquer le mien, dans l'intensité avec laquelle ils tentaient de dévorer mon cerveau. E. mis à part, j'évoque ces hommes sans distinction, les voyageurs d'une nuit, les résidents temporaires, les situations irrégulières. Certains sur le banc de touche, stoppés avant même d'entrer en jeu, les arbitres, les instrumentalisés, ceux qui tenaient l'objet par laquelle la punition allait tomber, d'autres qui recevaient, les agneaux, les despotes, les tyrans, pris dans un agglomérat curieux de qui un jour avaient pratiqué la Sofia Rouge, animal sauvage nommé ainsi par le génie-génial-dans-son-domaine-premier-à-être-gracié, en pensant qu'au-delà de l'innocence transpirée, elles étaient plusieurs à y vivre, abritées et protégées en la Red Sofia, criminelle en fuite, sainte extatique, femme-enfant de tous les genres selon l'angle approché, machine amoureuse, instrument offert au plaisir des uns, au déplaisir des autres, toutes, toutes y étaient en une même unité. Sublime et divine, je l'étais quand encore je vivais. Croupe relevée qui ne demandait alors qu'à prendre un peu plus d'altitude. A trop donner le corps, je me suis perdue dans cette propagande de moi-même, ascendance, manipulation malheureuse et domination involontaire, tout ça pour ne jamais plus être abandonnée comme je le fus en pénétrant ce monde. Et je suis partie, fatiguée, la mystification devenant indigeste, je suis toujours partie, victime d'une lassitude dans la répétition, de savoir avant même de commencer que l'histoire porte en elle sa propre mort et que son existence ne tient que parce qu'elle a une fin... "

Friday, October 10, 2008 
Préface 1/5 Préface 2/5 Préface 3/5 Préface 4/5 Préface 5/5
Thursday, October 09, 2008 

Current mood:  catalyzed
LesInrokuptibles 1 sur 2 Les Inrokuptibles 2 sur 2
Thursday, October 09, 2008 

Current mood:  focused
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