Le
tour du corps en saignée
présenté
comme une erreur
touché
au cœur de sa dérive
continue
d'alimenter l'envie
indésirable
cette chair schiste
enfermé
entre ces axes dehors
dedans
dans l'imposture du
toucher
l'opprobre provisoire
d'une
calamité du destin tué
ténu
de la nudité de ce corps
détroussé
dérive du travers
du
temps en raccourci route
d'une
évasion de l'interdit de
celui
qu'une pensée détient
tenue
déversée en milliers de
phrases
inoccupée à foutre
en
l'air ce sac mortuaire en
livres
en paroles livrée à cet
origine
ordinaire de l'acte lu
de
la livraison infinie d'une
erreur
qui s'est glissé dans la
vie
celle du corps cavité creux
creusé
dans l'usure irréelle de
ce
transfert en folie du concert
compulsif
de la matière rouage
polémique
du tremblement de
la
répulsion qu'une comédie
celle
humaine ira dévaster et
trouer
l'espace révulsé de la
tentation
d'une tentative juste
née
de mouvoir la mort début
d'une
ponctuation montrée sur
les
rives de l'au-delà celui de la
chose
mise en rime avec le sort
sortie
de la vie en cause jeu de
l'altérité
monstrueuse du corps
né
du corps sous les traits du
dédale
imminent de la parodie
invertébrée inconscience de
l'action
sous la loi l'entrée en
chair
suspendue au risque que
prend
l'attention du temps
trempé
par la chair schisme
soudé
sous un cri vertébral
en
tombeau en allongement
tentation
d'une tentative
éruptive
des corps en cave
course
du cours des choses
accord
dominé par l'irréelle
respiration
du dedans du rare
étirement
que balance l'astre
soustrait
au temps aspiré par
l'immortel
raisonnement en
conclave
comparution devant
l'expiration
le rejet de la vie
de
temps en temps soudé au
ventre
du corps disjoint du
corps
psalmodié en poux nés
pour
avoir voulu voir la fin
avant
c'est avant qu'il fallait
y
penser pousser le corps hors
des
sentiers insouciants de
la
trouée maladie honteuse
que
la chair pas celle encore
occupée
par l'âme qui y vive
mais
celle de la grande force
question
depuis le début des
temps
civilisation à rebours
immatérialité
de ce dire sur
les
sens divinisés sur l'un trou
inviolé
du big bang écarté
en
chair nourricière nouée
dans
ce crépusculaire dédale
sans
fond de l'agitation à
peine
voilée des membres
entravés
membres arrachés
qu'une
disjonction entre vie
et
mort tentera un instant de
différencier
alors que la vraie
vérité
elle ne tient pas devant
l'éternité
du dire intraduisible
sans
l'explosion des mots du
mal
comme contraire de la vie
en
vie d'avoir mis l'improbable
déferlement
des sons devant
l'apparition
des corps en jeu.
Thierry
Texedre, novembre 2009.