MySpace

scription

Thierry Texedre

Thierry texedre


Last Updated: 11/28/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Gender: Male
Status: Married
Age: 55
State: Poitou-Charentes
Country: FR
Signup Date: 11/11/2007

My Subscriptions

Blog Archive
[Older      Newer]
 /  / 
Monday, November 30, 2009 

Trachée clouée sur place
avec aucune sortie aucun
son sorte de miasme qui
s'envole n'enjoignant en
rien l'être en-deçà le là
ici-même maturation de
ce corps mêlé en noeuds
de dés décousus par le
hasard caressé partout
où ce corps trace en pas
passages strates d'yeux
du fond intemporel de la
cavité crânienne acerbe
attentat d'une réalité de
la face forcée de frapper
haut et fort quelle farce
que cette vie en coup de
vent vénération du coup
d'éclat de la pensée coin
en gnose étranglée partie
éclatée de cette dérive en
peau verni décollation sas
près à en découdre avec
la mort mortifère chasse
mort de la chair déplaisir
mort de l'esprit plaisir
oust elle est en parti fée
faite pour l'amour cette
cognée dure comme l'os
ostentation du présent qui
draine le monde éjaculation
de la terre tournée en dire
occultée en ellipse étirée
pour que la vue s'ouvre à
la question sous l'inanimé
transbordement du songe
qui vient grandir l'homme
enchanté chaste du bas et
incestueux du haut trempé
mouillé hideuse face aveugle
de voir de face en plein ce
texte du dire du doute qui
pose ce qui va interroger
après avoir trouvé la liberté
en gesticulation de la peur
n'est-ce pas celle de la voie
entrouverte et pornographe
de l'évitement du bas parlé
en sons intérieurs occupation
aveugle du genre humain
venu pour érotiser le corps
dans une poussée innervée
rire despote de l'apothéose
du chant du transfert en haut
autrement disposé dévié et
né dans ce membre détaché
en membrane en peau trame
du traumatisme de la question
seule soudure du corps avec
l'esprit penché sur la face
cachée du corps de dos bout
de cet horizontale éveil des
sons sens soudainement mis
en espace par le temps calcul
calqué sur l'identité de l'image
infirme de la vue vissée sur
le corps pivot verticalité de
la respiration du dedans en
coup du sort elle choit de
sa plainte en chants infinis
fond béant de la béatitude
visible dans la sacrée vitesse
de la matière commémoration
dire servile de l'achoppement
tempéré de cette trame du dire
qui s'invente une vérité en
chants échoués sur les rives
de l'impossible illumination
poétique du genre humain.


Thierry Texedre, le 30 novembre 2009.



Wednesday, November 25, 2009 

Travers trousse couche couverte
recouvrement du sourd paysage
du corps retiré de sa tranche vide
en rythmes introvertis soumission
qui se vautre sur les nuages de la
colique ingérée dans un grand bol
d'air aéré par l'épineuse question
de la vie sous drogue sous ce fin
dépeçage épique coupure du son
comme jamais dansé et régurgité
dans un drame infâme drame de la
reconnaissance des siens destin de
l'apothéose d'un enfermement en
strates superposées pour avoir été
renversées par l'homme dans un
état de dire pulsionnel pulsation du
coeur entravé par l'érotisation de
ce corps peste possession en gisant
fixité de l'œil extrême en un centre
trop laissé en perspective en action
colorée et peinte être dans la pleine
peinture matière du sujet parlant
pour que la mort ne soit plus jamais
ce centre mais une énormité cadavre
innocent de la chair dépecée au passé
passant par là là où rien ne rime là
où la parole choit chose charriée en
eau naissance animée de l'animalité
derrière celle du corps déchu détesté
droit devant horizon de la maltraitée
tronche malencontreusement double
du mal rencontré monstrueusement
en mots fourrés et bourrés dans la
bouche cousue pour ne pas s'évader
folle incision dans le tricotage viol
qu'une parole génère sous le couvert
insoumis de la chair aux antipodes
du son sens du son musique mémoire
contre celle plus réelle de la fente
fracassante de la folie à tête descente
indécente de ces deux yeux recentrés
d'innombrables fables affabulation
dieu douce nuit du corps consommé.


Thierry Texedre, le 25 novembre 2009.



Sunday, November 22, 2009 

Transverbal est le récit
franchissement de la
littérature vers ce tracé
ininterrompu du corps
mis en équation avec
la chair sa réserve son
audition sa vérité celle
du dire ininterrompu
qui sort de cette roue
qui tourne dans l'esprit
mis en forme pour avoir
décliné la voix en rimes
récit sous x de l'excision
de la chair en os en cris
insupportables entrée de
la mort dans l'esprit sous
un nom opéré du père
mis en situation passion
poussée du dire comme
féminisation femme née
unité doublée par une
tentation tension écluses
d'une naissance en sang
en circulation de l'affect
en fait c'est sans fin la
vie éclosion en sens en
amour interdit sans dire
en sens inverse de la peau
vers l'infection du risque
d'inviolabilité du récitant
mis en abjection courant
jeté par la pensée coupée.


Thierry Texedre, novembre 2009.



Sunday, November 22, 2009 

Le tour du corps en saignée
présenté comme une erreur
touché au cœur de sa dérive
continue d'alimenter l'envie
indésirable cette chair schiste
enfermé entre ces axes dehors
dedans dans l'imposture du
toucher l'opprobre provisoire
d'une calamité du destin tué
ténu de la nudité de ce corps
détroussé dérive du travers
du temps en raccourci route
d'une évasion de l'interdit de
celui qu'une pensée détient
tenue déversée en milliers de
phrases inoccupée à foutre
en l'air ce sac mortuaire en
livres en paroles livrée à cet
origine ordinaire de l'acte lu
de la livraison infinie d'une
erreur qui s'est glissé dans la
vie celle du corps cavité creux
creusé dans l'usure irréelle de
ce transfert en folie du concert
compulsif de la matière rouage
polémique du tremblement de
la répulsion qu'une comédie
celle humaine ira dévaster et
trouer l'espace révulsé de la
tentation d'une tentative juste
née de mouvoir la mort début
d'une ponctuation montrée sur
les rives de l'au-delà celui de la
chose mise en rime avec le sort
sortie de la vie en cause jeu de
l'altérité monstrueuse du corps
né du corps sous les traits du
dédale imminent de la parodie
invertébrée inconscience de
l'action sous la loi l'entrée en
chair suspendue au risque que
prend l'attention du temps
trempé par la chair schisme
soudé sous un cri vertébral
en tombeau en allongement
tentation d'une tentative
éruptive des corps en cave
course du cours des choses
accord dominé par l'irréelle
respiration du dedans du rare
étirement que balance l'astre
soustrait au temps aspiré par
l'immortel raisonnement en
conclave comparution devant
l'expiration le rejet de la vie
de temps en temps soudé au
ventre du corps disjoint du
corps psalmodié en poux nés
pour avoir voulu voir la fin
avant c'est avant qu'il fallait
y penser pousser le corps hors
des sentiers insouciants de
la trouée maladie honteuse
que la chair pas celle encore
occupée par l'âme qui y vive
mais celle de la grande force
question depuis le début des
temps civilisation à rebours
immatérialité de ce dire sur
les sens divinisés sur l'un trou
inviolé du big bang écarté
en chair nourricière nouée
dans ce crépusculaire dédale
sans fond de l'agitation à
peine voilée des membres
entravés membres arrachés
qu'une disjonction entre vie
et mort tentera un instant de
différencier alors que la vraie
vérité elle ne tient pas devant
l'éternité du dire intraduisible
sans l'explosion des mots du
mal comme contraire de la vie
en vie d'avoir mis l'improbable
déferlement des sons devant
l'apparition des corps en jeu.

Thierry Texedre, novembre 2009.


Tuesday, November 17, 2009 
Sous quelle impulsion
le son tient le corps
dans un mal-être élu
élucubration et pétoire
qui sautent en rimes
pétaudière infectieuse
du soulèvement invisible
du corps sondé soudure
d'une tranche d'éviction
étirement des membres
sous les coups les cris
mis dans la répétition du
lancement du vent ventre
et don du ventre vautré
sur la terre vierge de
l'infini terrassement de
l'homme invité à vivre
en sonorités insufflées
par un passage passant
passant en bruit sourd
devant les monts vus
dans un ciel brisé blanc
et vierge du grand froid
des corps à découverts
arrachement du coeur
qui tape trace un chemin
invisible giration de la vie
tempête du désir du corps
desséché par l'incestueux
travers de l'homme à la
voix dramatique drame
révulsé de l'annonciation
de la mort du son du son
vidé de la vie dressée là
à-même dans la chair pose
de la puissante éruption
du son qui monte longe le
long du cou qui s'égosille
entrée de l'instrumentale
réflexion comme flexion
génuflexion devant l'astre
insoumis du son tentation.



Wednesday, November 11, 2009 



Promesse tenue prouesse du grand saut
dans cet au-delà après l'immanquable
ralentissement du rythme cardiaque du
rythme de l'extrême limite de l'ourlet
d'une peau asséché éteinte l'oeil éteint
provocation du terrible trou noir dessous
l'enterrement dessous la crémation sous
une soudaine imposture du temps trame
de la matière qui s'arrange avec l'existant
l'exactitude de ce qui existe et qui n'est
pas encore en coin du coin de la vue vision
exutoire que va tenter l'homme enchevêtré
dans l'infini et le néant l'éternité et le hasard
la transgression du rite en confusion en
risque de se méprendre sur ce qui revient
à la vie à l'énergie soudain qui hante le dire
qui s'élève loin de la vie originelle foutaise
de cette langue en ratures en marges en
trauma tragédie contemporaine présent
d'une illisibilité et pourtant déjà entrain de
se prendre dans les filets du futur respiration
de la langue sous l'effet de la chair au ras
du sol tombée comme en suspens en travers
il y a de l'espace avant l'esprit et l'esprit avant
le harcèlement de la pensée qui halète saute
pour avoir mis du sens sous le signe de la vie
la vie n'est vie qu'à être pensée en termes
de parcours cube circulaire qui tente une
percée hors de la folie hors du temps cette
chose qui avalise le nom à plusieurs têtes
celui des sens extrémités du songe dans
cette aire compulsive du démembrement
humain l'humain qui feint de croire que ces
organes en coupe sont ceux de l'ultime
jouissement du corps contaminé par la chair
les charniers tournent autour de l'imposante
erreur qui couve sous l'être celle de l'ouvert
fermé de l'image comme son désiré sons
immanents et début d'un lieu socialisé lien
temporel de l'homme incapable de tourner
sa mort en vie puisque la chair naît en
désordre pour penser l'ordre de sa mort
la mort tinte à la porte du grondement
intraduisible de la vie en l'espèce de l'esprit.


Thierry Texedre, le 11 novembre 2009.


Jackson Pollock
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit







Sunday, November 08, 2009 
Elle se déplace d'un pas empressé, longeant les murs, dans une rue déserte à cette heure de la nuit. Toute vêtue d'un imperméable en skaï, aussi noir que l'espace sans éclairage de la rue. Les immeubles vétustes ont laissé sur le trottoir des morceaux de crépi. Les talons hauts les frappent de bon aloi. Elle, pourtant, ne s'en aperçoit pas, trop occupée à rattraper une autre voie, éclairée, celle-là. Elle marche vite, mais semble ne pas venir à bout de la longueur démesurée de la rue. Son pas est maintenant moins cadencé, plus hésitant. On peut entendre à quelque distance, dans les hauteurs supérieures d'un immeuble, comme une conversation bruyante. Un couple peut-être qui s'emporte, se jetant à la figure des injures pas possibles. En dessous maintenant la femme essoufflée, s'arrête. En silence elle se glisse dans une ruelle juste à côté, enfermée entre deux grands murs sans fenêtres. Là haut, le couple n'arrête pas de s'égosiller. Tout y passe, les pires insanités, des impostures sans fondement. Elle, prise en sandwich par les deux surfaces dévastées par le temps, déjà, n'entend plus ces injures; comme dans un état second, sans juger de son comportement. Peut-être un état de torpeur, une crise certainement. Elle s'agenouille, se tenant suspendue sur des talons trop hauts pour tenir plus longtemps pliés. L'imper frôle le sol sale, quelque odeur nauséabonde s'élève dans l'air; odeur de pisse. Elle s'assied. Les chaussures sont éjectées d'un coup sec. Ses jambes semblent recouvertes de bas, ils se déchirent dans l'effort. L'entre-jambe est plus clair sous la lune qui laisse passer un filet de lumière. Le slip est visible du coin de l'impasse. Elle sait que quelqu'un peut à tout moment la surprendre. Mais rien ne la détermine plus que d'être ainsi désoeuvrée, par terre. Ses yeux se sont égaré, ils se ferment lentement, comme si quelque chose les y incitait. Ses mains raclent le sol, touchent l'entrée humide de la vulve, où le linge blanc entre, prenant la forme des grosses lèvres de son sexe. Une main tire et arrache le slip plus sale que jamais. Une autre trouve tout près une canette de bière vide; sans doute jetée là par un jean-foutre. Elle glisse violemment l'engin en verre dans sa chatte épilée. Un léger frémissement dû à la fraîcheur de l'objet saisit le haut du dos de la femme. Elle pousse quelques gémissements, à peine perceptibles à quelques pas. La tête repliée en arrière, elle regarde le ciel étoilé. Toutes ces images qui défilent et l'état de surdité; elle est prise de secousses, les jambes s'allongent, les bras de chaque côté du corps, le corps tel un pantin, désarticulé, est inerte maintenant. La nuit s'avance. L'imperméable lisse brille, les immeubles sont comme éteints; elle aussi.

Thierry Texedre, le 8 novembre 2009.


Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit




Saturday, November 07, 2009 
André Jolivet, suite Liturgique.

Juste assez de prières pour commencer
dans cette mutation du corps qui veut
se vautre dans l'espace réservé de la chair
dans cette animation en hauteur en baie
flamboyante de la peau résignée de ses
sens plein du désir insurmontable de jouir
monstrueuse table des ivresses surannées
station verticale du corps plié en plaintes
mastication de ces chants en plein rythme
risque de soustraire du corps sa fine tranche
de vie océan béant dans une béatitude de
l'esprit possédé en position proche du fini
de cette fin des corps en étirements vite
opérés partout où l'intelligible entre ivre
itinéraire du sens de ce corps en vie encore
béat d'une attitude d'extraction de l'après
matière du haut de ce fracassant noeud
de l'oeil du milieu en fête de la tête face
fixation en fond transparente occurrence
de cette divination en esprit de cet opuscule
qui fend par accords en musique l'air vibrant
de cette parole en dérive prête à succomber
devant l'ombrageuse folie du toucher en
ébauche prête à sauter sur la peau en vie
au loin s'échappent comme des chants ceux
de l'essence d'une voix commune concert
s'étendant partout dans ce monde en rond
qui danse tout autour de la terre infiniment
taraudé par la chair qui est chassée vers cet
attentat hissé au rang de calamité de dérive
des corps happés attirés vers l'enfer de la
marche sous les coups de l'image qui passe
son temps à envahir l'esprit inaugural infirme
et attiré par les sens imagination renversée
dans l'oeil décentré mis en situation elliptique
de deux centres éloignés dans l'impossibilité
de l'action unique d'un centre universel point
nodal de la vie qui naît d'une division pas
d'une multiplication en vision l'étendue se
ressert se rend dans une course du temps
pour respirer l'espace glottique d'une descente
vers l'extraordinaire pulsation au coeur même
de la vie fragile circulation sanguine le long
de cette matière corpusculaire bain de lumière.


Thierry Texedre, le 7 novembre 2009.




Au dos de la nuit, 2008 Lydie Arickx
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit


Thursday, November 05, 2009 


Touchée la longue transformation
de l'aveuglement qui s'étend du
trou trafic sous le couvert de l'élan
lamentation des gesticulations de
l'écran l'atome traversé du corps
entrain de se fondre avec l'ostensible
compression découpage dans la
coulée la couleur indécise du risque
d'altérité de l'étendue de la chair
tout ce cirque pour rien circonvolution
qui prête à confusion qui sort d'une
longue nuit imprimée dans l'art de
manier la langue en rond immanquable
perfusion dans la veine gonflée par
l'étendue des dégâts des apostrophes
pour qu'il ne reste que l'étendue indice
désertique de quelque enchevêtrement
dans la misère du lieu indiscuté du
risque d'un tremblement nerveux de
ces nerfs qui vous forcent touchés
par un misérable opuscule présence
de la voix sous cet air exclamatif et
interrogatif du genre humain entrain
de se faire peur à trop essuyer le
mal dans sa torpeur dans une peur
improvisée du lieu accouché d'une
sourdine d'un corps de naissance dédié
oui dédié au paganisme à la crucifixion
de la pensée en mort cérébrale en un
mot celui de l'apothéose d'une chair
qui transparaît en double vision en
recto verso devant derrière sauf que
le bas est collé et le haut est éthique
essoufflement vertébral de la gnose
existentielle prise dans le rite verbal
rivière expectorée exclusion du jeu
du dire versé au compte de l'inexistant
coup de trafalgar d'un coup pour rien
empêchement des pieds de décoller
dans un temps autrement plus désirable
que celui de la vitesse lumière prête
à disparaître à cause du corps empli
du corps plié pour avoir voulu déchirer
le voile irréductible du ciel en bleu
origine de la vision début du déclic
insondable de la transmission d'une
transparente vérité de la parole qui
clôt ce débat sur l'immortalité en
question question de forme de coup
de maître quand le fils tue pour éviter
de reproduire ce souffle incertain pour
l'homme étirement par la force censée
investir le foutre où règne la foi celle
de cette folie infernale du monothéisme
monstrueux faute d'être puisque ce
corps n'est que par refus de l'un refuge
dans la multiplication sans fin de la vie
dans la chute des corps de l'eau en blanc.

Thierry Texedre, le 5 novembre 2009.


Les chutes d'eau blanches, de Richard Long
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit




Tuesday, November 03, 2009 
C'est le jour où la flamme va se jouer
du cours des choses entrée en amour
chanson tout en douceur qui lèche le lit
douillet du corps envahi par d'infinies
odeurs sur tout ce corps enflammé tiré
à quatre épingles en transe danse pieds
de biais sur la piste vernie du parquet
sous les lustres allumés corps collé
au buste de celui qui l'enveloppe halo
de tendresse d'une danse intense en
rythme cadencé des pas de deux entre
les cuisses serrées d'une volupté en
volutes tourbillonnant hors du temps
le temps d'un tango ivresse dressée
en courts déhanchements soulevés de
ces amateurs de chaudes nuits sans
fin sous les néons cuisants un verre ici
versé là entre deux arrêts le long sillon
du bas résille est remonté sous la jupe
froissée du tour de piste en quadrille de
la chanson qui démarre dans une nuée
blanche celle des cigarettes consumées
un autre danseur entre à son tour en
complet noir les cheveux épais et bruns
attachés dans le cou laissent apparaître
une mèche sur le col de la veste c'est
un paso doble qui emporte les amants.


Thierry Texedre, le 3 novembre 2009.