Status: Single
City: Lyon
State: Rhône-Alpes
Country: FR
Signup Date: 11/15/2007
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Wednesday, March 19, 2008
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L’avis de la rédaction : A force de taquiner les potards des consoles pour les autres, vient un temps où ça commence à vous chatouiller de boucler, échantillonner et séquencer pour vous-même. R;zatz, elle, n’a pas hésité... juste patienté, le temps suffisant pour laisser macérer ses beats hip hop claustrophobes et ses lignes de basses sombres aux accointances industrielles.
Ingénieur du son chez Jarring, R;zatz s’est d’abord confrontée à ses acolytes (Ezekiel, High tone, Picore), et initiée à la scène (Kinokik) avant de s’émanciper et proposer ce " Will we cross the line ? " avec lequel les amateurs du label retrouveront comme un son familier, celui dont Uzul prod, Picore ou Reverse Engineering se nourrissent et nous abreuvent. Pas étonnant d’ailleurs d’en retrouver plusieurs comme compagnon de route : Carbon copies (Picore) pour un inquiétant "Nothing’s Still Something’ ou G Bart (Reverse Engineering) sur "Menteurs’ balançant des scratchs acérés déchirant l’atmosphère rétro-futuriste du track. Au milieu de cet album, "Finalement’ résonne comme un moment de paroxysme permettant à R;Zatz de lâcher la sauce, frôlant un autisme bruitiste ; un chaos qui poursuivra son expansion sur "Love to Death’ avant de redescendre vers des milieux plus tempérés. Le passage dans l’autre monde a eu lieu, la torpeur se mêle désormais au désordre pour chercher sa voie jusqu’au dernier bpm.
On nage parfois pas loin de la folie, les mélodies sont lancinantes et les amoureux des beats ronds sans aspérités peuvent fuir, les autres, vous découvrirez au fil des titres et des écoutes, un album surprenant de maturité où l’auteur compositeur finit par révéler une féminité tout en contraste, séduisante de mystère mais dont l’essence s’imposera à vous seulement si vous décidez de franchir la ligne. Will u cross the line?
Par Keffren
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Wednesday, March 19, 2008
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Quand je reçois un colis de la part des hyperactifs Jarring Effects, je suis sûr d’une chose : il va y avoir des sonorités peu communes dans ma platine. Alors quand l’artiste en question, mademoiselle R-Zatz, est elle-même ingénieur du son dans le propre studio du label, forcément, je me dis que la donne ne risque pas de changer. Et j’ai raison, bien entendu.
"Will we cross the line?", le premier album de R-Zatz, pourrait être assimilé à une rencontre des branches les plus undergrounds que la musique électronique ait fait naître. Une sorte de bande-son complète de ces soirées sombres et bruyantes, où la disposition mentale est altérée par certaines potions magiques qui rendent la musique ambiante -et l’atmosphère- absolument ingénieuse, même musique qui, une fois remis de ces excès de la veille, n’a plus cette saveur si particulière. "Will we cross the line?", c’est un peu les échos de ces moments de chaos mental, sauf que ça s’apprécie dans toutes les circonstances. Bien sûr, certaines lignes de notes rappelleront les groupes les plus en vu de l’écurie lyonnaise, mais la musicienne assemble ses morceaux, tous plus différents et variés les uns que les autres, avec une facilité déconcertante. Ainsi, dans cet univers sonore vaste et surprenant, l’abstract hip-hop électronique semble gagner le combat de l’influence la plus prononcée (la belliqueuse et sale "Love to Death" en tête, tout simplement jouissive), mais c’est avec enthousiasme que l’on écoute des passages clairement encrés dans la musique asiatique (la reposante "Hikari no Kioku", qui n’est pas sans rappeler les dernières productions d’High Tone, l’excellente "All communications are dead", ou "Effeuillage", le morceau d’introduction) succéder à des mesures barrées, proche du noise, comme "Finalement" et ses cris dérangeants. La confrontation entre douceur et fureur est réussie, celle entre les styles également. Noise, sonorités d’Asie (présentent tout au long du disque, un réel point fort), dub ("Kane Yamaken", où la patte du label est facilement reconnaissable), hip-hop, trip-hop, electro, breakbeat... Comme si High Tone, EZ3kiel et Radiohead se seraient mis d’accord pour créer leur descendant(e).
En journée ou en soirée, conscient ou pas totalement, ce premier effort de R-Zatz est à écouter d’urgence pour tous les mordus d’electro roots, décalée et hystérique, et n’a rien à envier aux valeurs sûres de Jarring Effects, même si l’ensemble a du mal à se détacher des autres productions des lyonnais. Rien n’est à jeter dans ces treize titres enchanteurs, où l’éclectisme se marie parfaitement avec la cohérence, durant ce riche et mystique voyage musical qui ne laissera personne de marbre. Enorme ! A écouter : Sobre, déchiré, en soirée... En boucle, quoi !
Par Marku
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Wednesday, March 19, 2008
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Non, R-ZATZ n’est pas l’ersatz, le substitut imparfait, à une musique électro mourante et vulgarisée par l’utilisation inconsciente des machines. R-ZATZ vit au milieu de ses machines, partage leur quotidien. « Machines dans la brume ». Elle a su se faire accepter du séquenceur. Dian Fossey du son numérique elle a appris à gérer les sautes d’humeur des filtres et à parler toutes les langues du sampler. Sur les pentes de la Croix Rousse, au JFX Studio, elle a été l’une des artisans des sons d’High Tone ou de Reverse Engineering. Chahuter le brouillard Lyonnais c’est dire si elle connaît.
Will we cross the line ? est son premier album. Ligne rouge, point de non retour ? Ligne d’arrivée, peur d’achever ? Lignes droites, lignes brisées, lignes courbes c’est en tout cas les trajectoires que prennent les couches superposées de sa musique. Et là, grande finesse. Elle se joue du prévisible et fait trébucher les beats. L’utilisation parcimonieuse du cut up à la William Burroughs (en parlant de Beat…) est du meilleur effet (All communications are dead). La promiscuité de patterns oxydés empruntés au Hip Hop, de spoken words vaporeux ou d’arabesques digitales donne à l’album un air d’éclectisme qui n’est pas s’en rappeler la belle « ouverture » (terme tellement en vogue au 55,rue du faubourg St Honoré, pourquoi se priver…rrrrr) des Brain Damage.
Le mix est toujours très aéré et défie sur certains morceaux les lois de l’apesanteur (Hikari No Kioku). On peut y voir l’expression d’une sensibilité toute féminine. Sur Love to death ou Finalement cette même féminité explose plus rageusement à travers un pilonnage aux scansions distordues. Sous ce masque R-ZATZ trouverait une place de choix au sein du label FATAL Rec. d’Hanin Helias transfuge du DHR d’Alec Empire.
De ces ambiances concaténées émane une dimension cinématographique certaine. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que l’artiste collabore de façon très tenue avec les faiseuses d’image de Pixelles au sein du combo audiovisuelKinokik. Sur la tournée à venir (cf ci dessous) ces morceaux déjà imparables seront là aussi mis en image et gonflés par une basse pour un résultat qui s’annonce déjà immanquable. The end.
Par Cil.
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Wednesday, March 19, 2008
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Ingénieur du son du studio du label lyonnais Jarring Effects, Rzatz alias Céline Frezza, offre enfin son premier album, Will We Cross The Line ?, après avoir œuvré derrière les multipistes pour les artistes maisons tels High Tone et autres Ez3kiel ou Reverse Engineering.
Forte de ces expériences multiples, c’est aujourd’hui à son tour de laisser s’échapper son univers musical aux confluents de la poésie et de l’expérimentation, où nature et urbanité semblent se livrer une bataille fratricide pour ouvrir les portes d’un monde en mutation sur lequel des animaux de proie pris de folie foudroyante se jettent avec rapacité pour en déchiqueter les membres à coups de machines gagnées par une douce folie contagieuse.
Rzatz libère dans l’atmosphère une pleine poignée de vibrations sombres et mordantes, construites à base de félures organico électroniques, élevant telle une tour de Babel les contours d’un paysage souterrain cherchant à tout pris la lumière. Les rythmiques déploient leurs tentacules viscérales sur des spasmes hip hop, des guitares élastiques trainent des mélodies déviantes sur des bribes de mots sussurées ou vociférées, à l’image du sidérant Love to Death (feat. Gabrielle Culand).
Will We Cross The Line ? s’affranchit des codes érigés en dogmes pour les contourner et les broyer, détournant de sa fonction primale les notes et les sons, juxtaposant la vie et la mort dans un livre obscure qui sent à plein nez une violence contenue cherchant à envahir le cortex d’êtres de chair et de sang, de voler leur âme pour la sacrifier sur l’autel de la Création.
Par Roland Torres pour 90bpm
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Wednesday, March 19, 2008
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Origines : l’idée est bête, mais il est vrai que l’on pense rarement à l’aspect féminin de l’électronique. Alors quand le sobriquet « Rzatz » est prononcé, on imagine à tort qu’un illuminé britannique ou allemand se cache derrière ses platines pour fabriquer une musique farfelue issue de nulle part. Mais c’est à Lyon, sur le plateau de la Croix-rousse, que la dj-ette française, dont nous tairons l’identité, s’est fait connaître. Proche des groupes Ez3kiel et High Tone, elle est l’ingénieur du son officiel du label local Jarring Effects. Will We Cross The Line ? est tout simplement son premier album. Ingrédients : si le but était ici de casser les codes de la musique, personne ne s’y serait mieux pris ! Via cette leçon de 13 titres, Rzatz démontre par A + B que l’on peut aimer la musique tout en jouant avec pour produire un résultat très, très, déroutant. Dans des ambiances plutôt sombres, industrielles, elle délivre des morceaux venus de l’espace (Kane Yamaken), des hymnes qui auraient pu sortir de l’esprit d’un malade mental (Love To Death) et des titres dont la hauteur des sifflements pourra perturber de nombreux esprits fragiles (All Communications Are Dead). Attention : Will We Cross The Line ? ne pourra tenir qu’entre les mains des plus avisés !
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