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InLibroVeritas

Mathieu Pasquini


Last Updated: 3/14/2009

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Gender: Male
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Age: 39
Sign: Capricorn

State: Ile-de-France
Country: FR
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Friday, November 21, 2008 

Ce fut un véritable succès. Plus de 220 personnes ont répondu à l'invitation de la Marie du 3e et de Libre-Accès, pour la conférence débat autour du livre de Laurence Baranski et Jacques Robin « l'urgence de la métamorphose ».

Je me souviendrai très longtemps de cette soirée du 19 novembre 2008, elle marque l’entrée d’InLibroVeritas, donc de sa communauté de lecteurs et d’auteurs, dans un cercle plus grand de compréhension et de visibilité, pour ne pas dire de « sérieux ». Et qu’est-ce que c’est beau une salle comble, débordante.

Oh, ce n’est pas grâce à moi, tout ceci n’aurait pas eu lieu sans l’énergie des gens présents, de Libre-Accès et surtout de la qualité des intervenants. La qualité de Laurence Baranski tout en féminité et douceur, a su nous parler de l’expérience de ce livre. Patrick Viveret très au fait de son discours, repositionnant le monde dans son présent. René Passet, économiste éclairé et sage, brossant le monde tel qu’il est dans sa rudesse et sa réalité, et enfin la flamboyance d’Edgar Morin arguant la foule à l’espoir et au combat, extraordinaire.

Ce fût un moment rare, intense. Fort heureusement capté et filmé, dont nous aurons la restitution dans les jours qui viennent, afin de donner à tous la possibilité de continuer la compréhension de cette métamorphose.

Bravo et merci à tous.

Ps : j’ai eu l’honneur de conclure le débat par un discours. Je n’ai pas vraiment l’habitude de faire cela, mais on m’a demandé si je pouvais en fournir la version texte. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici, ce discours est sous Licence Art Libre 1.3.

Tuesday, November 18, 2008 

Un patron, deux casquettes : une pour le Snep (le syndicat national de l'édition phonographique), l'autre pour Universal. Deux occasions de se moquer du monde.

D’accord, depuis cinq ans (le démantèlement de Napster n'y a rien changé), les ventes de galettes ont fondu de moitié. OK, les ventes des maisons de disques aux magasins (le marché de gros) n'ont pesé que 382 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2008, contre 443,90 en 2007 et 558,40 en 2006. Et évidemment, les ventes physiques (CD, DVD...) ont chuté de 19,60 %, à 329,20 millions d’euros. Elles ne représentent plus que 86 % du marché total.

Mais les ventes numériques (fichiers Internet ou téléphonie mobile) sont en hausse de 52,60% et représentent maintenant 52,80 millions d’euros sur les 382 du marché total.

Le numérique, c’est l’avenir... depuis quelques années déjà. D’ailleurs, nos chers marchands de disques y ont mis les pieds, certes sur le tard, mais, mieux vaut tard que jamais... et ça commence à faire du profit.

A commencer par la téléphonie mobile, qui fournit le gros des recettes numériques : 23,80 millions d’euros (soit 45,10 % des revenus numériques, contre 18,70 millions d'euros et 54 % en 2007), c’est-à-dire au-dessus du téléchargement payant sur internet (17,80 millions d'euros ,33,7 %).

Et revoilà notre Pascal Nègre, casquette Universal Music cette fois, qui dégage un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements de 408 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, soit une progression de 21,80 %, où la hausse des revenus générés par les licences accordées aux sites Internet à tour de bras a été déterminante. Vous ne connaissiez pas l'humour de Pascal Nègre ? Ben voilà, c'est fait : vous allez adorer.

Friday, November 07, 2008 

Le 19 novembre 2008 à 19h en la mairie du 3e arr. de Paris aura lieu la sortie officielle du livre « L'urgence de la Métamorphose » coécrit par Jacques Robin et Laurence Baranski. Ce livre est l'oeuvre ultime d'un grand penseur français qui aura laissé une trace importante dans la société par ses actions et son intellect, un homme pour qui la liberté de croire et d’espérer en monde plus juste et plus ouvert aura été une bataille de tous les jours. Un homme pour qui la nécessité d'un changement vital et radical est l'indispensable évolution vers le monde de demain. Un message pour les générations futures, un appel à l'urgence de cette métamorphose.

Pierre Aidenbaum, Maire du 3e arrondissement, Patrick Badard, Délégué à la Culture, à l’Animation locale et à la Mémoire. le collectif Libre Accès ont le plaisir de vous inviter à la Conférence débat autour du livre “L’urgence de la métamorphose” de Jacques Robin et Laurence Baranski

Le collectif Libre Accès et Laurence Baranski, dans le cadre de la sortie du livre “L’urgence de la Métamorphose” publié sous Licence Art Libre aux Editions InLibroVeritas, vous convient à une conférence débat autour des nouveaux enjeux économiques, écologiques et humanitaires, qui engagent chacun de nous.

Intervenants : Laurence Baranski (auteure), Edgar Morin (Sociologue), René Passet (Economiste), Patrick Viveret (Philosophe), Mathieu Pasquini (Editeur). Un débat animé par le journaliste Philippe Merlant.

Mercredi 19 novembre 2008 à 19h00
Salle Odette Pilpoul
Mairie du 3 arrondissement de Paris
2, rue eugène Spuller
75003 Paris

Télécharger ici le Communiqué de Presse.
Télécharger ici l’invitation.

Contact relation Presse Libre Acces
pauline.valaize@libreacces.org
adeline.gonin@gmail.com

Contact InLibroVeritas
mpasquini@inlibroveritas.net

Ce livre est une réédition qui intervient un peu plus d'an après le décès de son auteur, Jacques Robin. Penseur, visionnaire, homme de reliance et catalyseur d'initiatives, Jacques Robin proposa durant toute sa vie, avec passion et humilité, d'éclairer ses contemporains. Son engagement était d'ordre politique. "L'urgence de la métamorphose" est son dernier message, co-écrit avec Laurence Baranski, qui le résume ainsi...

Le message de « L'urgence de la métamorphose ».
 
Déséquilibres écologiques qui menacent de disparition les formes de vivant sur Terre, la forme humaine y compris... renforcement des inégalités à l'échelle planétaire....dégradation culturelle et sociales de nos sociétés particulièrement en occident et ailleurs sous l'influence occidentale....  précarité, pauvreté, isolement, impuissance...
 
Nos sociétés sont écologiquement, économiquement, socialement, culturellement et politiquement malades. Carencée en réflexion globale systémique et transversale, animée par un besoin jamais assouvi de pouvoir, de contrôle, polluée par l'avidité, l'humanité est en train de se suicider.
 
Le constat est dramatique. Les regrets sont inutiles.
 
Et à la mort, nous pouvons encore préférer la vie. Elle est possible si nous acceptons la métamorphose qui s'impose et qui passe par :
- la prise de conscience que nous ne vivons pas une nouvelle révolution industrielle mais bien un changement d'ère (l'ère informationnelle) qui nous offre de nouvelles possibilités de coopération, de production, d'échange, de partage. Jusqu'à la gratuité. L'occasion, si nous savons en saisir l'opportunité, de nous rapprocher de nos idéaux humanistes et démocratiques
- la création d'une "économie plurielle avec marché" en lieu et place de ''hégémonisme marchand" ultralibéral et aux ordres des marchés financiers.
- Une profonde remise en question de notre rapport au pouvoir et à la richesse... et à la vie.
 
La question, profondément politique, que nous devons nous poser aujourd'hui est : que voulons-nous faire, individuellement et collectivement, de notre vie ?
 
De la réponse à cette question dépendra le virage que négociera, ou pas, l'humanité, un virage à négocier sur cette étonnante planète dite bleue, une planète entourée de milliards d'étoiles comme elle "en suspension" dans une galaxie dite la voie lactée, la nôtre, une galaxie qui en côtoie des milliards d'autres, dans "un univers dont on ne connaît pas l'adresse"...
 
Notre conscience, notre imagination, tout autant que notre coeur et notre raison sont aujourd'hui convoqués. Le rendez-vous est immédiat. Il est de notre responsabilité de l'honorer, ou de répondre présent...

Médecin, puis directeur général d’un groupe industriel, Jacques ROBIN (1919-2007) a animé à partir de 1966 Le Groupe des Dix. En 1981, il a mis en place le CESTA (Centre d’Étude des Systèmes et des Technologies Avancées) puis a créé la revue Transversales Science Culture. Il est l’auteur de Changer d’ère, au Seuil en 1989.

Consultante auprès de responsables d’entreprises et d’institutions, Laurence BARANSKI a initié en 2001 le projet Interactions Transformation Personnelle – Transformation Sociale, au sein du réseau Transversales Science Culture. Elle a publié Le manager éclairé. Comment piloter le changement, aux Éditions d’Organisation.

Livre en pré-vente, disponible à partir du 24 novembre

Format papier : 12.00 € TTC, Ajouter à votre panier
Téléchargement : [À partir du 20 novembre]
Lecture en ligne : [À partir du 20 novembre]

Licence : Licence Art Libre (LAL)
ISBN : 978-2-35209-185-1
Catégorie : Tribune libre
210 pages au format 140x225mm (Papier 80g).

Tuesday, November 04, 2008 

Dans son dernier ouvrage, Bruno Lavillatte nous propose une réponse philosophique à la célébrissime question du plus célèbre des gaulois. Une approche, une vision des albums d'Uderzo et Goscinny comme on en a rarement lue. Un livre atypique et riche publié par InLibroVeritas, et dont l'illustration de la couverture est signée Christian Antonnelli, c'est dire le bonheur...

En proposant une première interprétation philosophique des Aventures d’Astérix le Gaulois, Bruno Lavillatte rompt avec les commentaires habituels faisant de cette bande dessinée un concentré comique d’histoire, de sociologie et de politique franchouillarde et chauvine.

Son idée centrale est de montrer que l’immense succès de cette BD vient en partie de la reconnaissance plus ou moins consciente pour le lecteur, des grandes questions philosophiques et existentielles que se pose chacun d’entre nous. Poussant le texte et l’image de Goscinny et d’Uderzo jusque dans leurs derniers retranchements, il les rapproche méthodiquement des grands textes philosophiques de Sartre et de son grand inspirateur, Heidegger.

De la figure d’Idéfix montrant l’embarquement dans une existence qu’il n’a pas voulu, en passant par l’impossible construction du Domaine des dieux, Bruno Lavillatte pose, en réalité, la douloureuse question de la place de l’individu dans un monde qui ne cesse de se déconstruire et se refuse à penser réellement sa nouvelle modernité.

Nous remercions également Christian Antonnelli, dessinateur politique ayant – entre autres – œuvré pour l’écho des Savanes, le Point, Marianne, VSD ou encore le Monde, d’avoir eu la gentillesse et le talent de dessiner l’hiboustérix (ou l’astéribou ;-) ) de la couverture et d’avoir accepté et compris l’importance et la richesse que de mettre son dessin dans la même licence que le livre, à savoir cc-by-nc-nd. Vous pouvez télécharger ce dessin en clinquant ici.

Format papier : 12.00 € TTC, Ajouter à votre panier
Format PDF : Gratuit, Télécharger gratuitement
Lire en ligne Tu sais ce qu'il te dit Môssieur Astérix ? au format html

Licence : Creative Commons by-nc-nd
ISBN : 978-2-35209-176-9
Catégorie : Essais / Critiques
155 pages au format 149x211mm (Papier 80g)

Thursday, October 30, 2008 

Philippe Aigrain, auteur du livre Internet & Création, a passé quelques heures avec deux journalistes de Libération, pour produire une interview d'une grande qualité, à l'encontre de tout ce que la presse a l'habitude de colporter sur les « pirates ».

Dans un article à contre courant intitulé « Internet : du piratage au partage », Libération, dans son édition papier du mercredi 29 octobre 2008, nous propose une longue interview de Philippe qui fait la part juste à un art et une création libre et honnête sur internet.

Mais c’est aussi un coup de projecteur pour l’ensemble de la communauté d’InLibroVeritas, ses auteurs et ses lecteurs, un coup de projecteur sur un livre pour mettre des milliers d’autres dans la lumière.

On notera également que Libération n’empêche pas l’accès aux articles contenus dans la version papier, vous pouvez donc lire le papier en ligne en cliquant ici.

Monday, September 29, 2008 

Tout commence le 24 septembre 2008 à 6 heures du matin, et tout fini à 23h35. Le temps est une invention de Dieu pour que tout n'arrive pas en même temps, et pourtant, tant et tant de temps dans un même moment.

Réveil à 6 heures du matin, il faut se lever. Il fait froid et noir. C’est étonnant de voir que la nuit n’est pas du même noir à chaque moment de la nuit. Là c’est le noir humide, celui qui fait des halos aux réverbères, qui couche même les chiens errants. La France qui se lève tôt est déjà dans la rue, le dos voutée dans son pardessus de fatigue et d’habitude. Le dé de sucre tombe dans le noir liquide âpre et chaud qui tourbillonne autour de la cuiller, les yeux dans le vide. Derrière la fenêtre il y’a, parait-t-il, le soleil qui se lève, au-delà de la solitude des quartiers de ville et des vents de papier la diffuse lumière d’ocre et de poussière.

Aujourd’hui 24 septembre 2008 c’est une journée comme les autres, ou presque, différente et identique, une journée de travail. Là bas c’est Paris, capitale du libre a décidé Alexandre Zapolski. Deux jours dans la maison internationale de Paris. On va parler de logiciel libre, de busines avec du logiciel libre et, bien sûr, dans le carré des fous on parlera d’art libre, de musique sans maitre, de livre sans éditeur, de logiciel sans propriétaire, de communauté sans dieux et d’humains au cœur de la machine. On y va presque que pour ça nous d’ailleurs, pour se retrouver dans le carré des fous.

Moi j’aime bien les fous.
Les fous ça changent le monde.
Y’a qu’eux pour croire qu’ils vont y arriver.

Sur les langues de bitumes et les gangues de bétons les voitures vomissent le poison invisible en conduisant à l’autre port, l’autre bord, leur équipage solitaire. Les machines à rails glissent et crissent sur l’acier de nos ennuis vers le centre du monde. 3 heures pour faire 60 kilomètres, le ventre alourdi de livres et de papier.

Les fous, pas tous, sont déjà là, les autres viendront plus tard. Le carré est au premier étage, nous nous installons prêts a expliquer et dire à qui veut nous écouter ce que nous pensons être juste.  Dans le désordre de la matinée : Jamendo, wikipédia, openmap, ubuntu-fr, la poule ou l’œuf, dotclear, OpenOffice, l’AFUL, l’ARIL, VVL, Framasoft, Dogmazic, Ralamax... Comme d’habitude. Toujours les mêmes, présents. Le carré des fous c’est tout ça et seulement ça. Ceux qui disent « télécharge moi et partage moi. C’est au moins ça qu’ils n’auront pas ».

Ils ne l’ont pas eu... Ou pas complètement. Parce qu’il y a des jours comme ça où tout arrive en même temps.

Alix Cazenave, membre active de l’April, nous annonce soudainement « il est passé !! ». Qu’est-ce qui est passé ? L’amendement Bono, répond-t-elle. En effet, à une très forte majorité l’amendement 138, les eurodéputés disent tout simplement que la technologie ne peut pas se substituer au juge. La riposte graduée a du plomb dans l’aile. Qu’importe, pense  notre ministre de la culture et son clan, cela ne remet pas en cause ce qu’on a dit qu’on allait faire, la chasse aux vilains pirates.

Il est onze heures, ou midi. Nous sommes dans une grande salle au premier étage de la maison internationale de Paris, une grande salle où bouillonne le carré des fous, une grande salle coupée en deux pas un fin cordon blanc supporté par quelques pieds d’aluminium brillant. Cordon sur lequel nous n’avions pas encore vu qu’il y était écrit « do not cross the line ». Car derrière ce simple cordon s’activent déjà serveurs et serveuses préparant le lunch. Sur les tables en nappée de blanc se posent et se déposent les plats colorés et embaumants, le tintement des verres sonnent le tocsin du repas qui déjà nous fait envie et les bouteilles d’eaux et de vins se miroitent sur le coton blanc des serviettes en triangle pliées. Il fait bon et beau, le soleil se donne en plein dans le carré des fous.

Les fous sont à la cours, mais seulement à la cours. Ils amusent les rois et les princes, ils chantent, dansent et crachent le feu, ils jonglent avec les balles et dressent les ours sur leurs pattes, ils se font applaudir sous les oh et les ah des grands et seigneurs attroupés. Mais c’est tout, et seulement cela. La cours n’est pas ouverte entièrement, les mets succulents et le vin qui coule n’est pas pour eux. Ils peuvent juste voir et regarder les grands et les seigneurs ripailler et parler des grandes et des petites affaires qu’ils feront et déferont.

Les fous sont à la cours, en bas, sur la paille et ne peuvent monter au faîte du prince, ils n’ont pas tatoué sur leur torse les trois lettres de la clé, les lettres d’or V.I.P.

La journée s’écoule comme l’eau des ruisseaux autour des pierres. Il y’a du monde, un peu, des éclats de rire, beaucoup, et le soleil qui s’apaise au loin marquant le moment le plus important des deux jours : le repas de la remise des Lutèce d’or. A mesure que le moment s’approche les tractations de couloirs et les intrigues de palais se font et s’arrangent. Tels veulent absolument qu’un ami vienne, d’autres qu’un groupe soit représenté, on s’arrange et l’on drague. Les fous sont invités, c’est le banquet où l’on s’amuse et se mélange avec les princes et les rois.

Marie du XIIIème arrondissement de Paris, la foule se presse dans une masse qui ne suffira pas à remplir la salle, les intrigues n’auront pas servi à grand-chose finalement. Foie gras dans les assiettes, choucroute dans les cheveux, eau qui pétille et assiettes qui brillent, tout est organisé pour passer la meilleure soirée possible.

Ça commence par le discours d’ouverture –non préparé comme le veux la tradition- par Alexandre Zaploski, le maître de céans. Puis vient celui de Jérôme Relinger. Devant un parterre d’hommes d’affaires du libre... ou disons grâce au libre, et devant notre bien aimé retourneur de veste de secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, auprès du Premier ministre (à lire sans respirer), monsieur Eric Besson, Jérôme va leur commettre un "amuse-bouche" qu’ils devront écouter presque sans ciller et sans déglutir. Entre fous, on arrive parfois à se comprendre.

On notera dans les archives l’autodérision d’Eric Besson envers Alix Cazenave, c’est toujours bon à prendre.

Puis vient le vin, le tintinnabule des serveurs et les petit pains aux céréales, mais surtout la remise des Lutèce d’or, douze catégories dédiées aux logiciels libres et leurs adorateurs. C’est le moment de lumières pour certains fous d’entre nous. Le moment où les princes deviennent sabotiers et les paysans empereurs, la nuit où la lune ne brille que pour les jongleurs au chapeau bicolore. Oh bien sûr tous les fous ne seront pas récipiendaires de tous les honneurs, mais qu’importe, ceux qui ont gagné nous représentent.

Veni Vidi Libri, l’œuf ou la poule, OpenOffice.org et l’éternel April deviennent nos moissonneurs d’étoiles. Après nous, et avant les prochains, ils sont ce que nous sommes : persuadés de pouvoir changer le monde. Peut être y arriveront ils ? En tout cas les seuls qui ont changé le monde sont ceux qui ont essayé.

Champagne et fumée de cigare, il fait bon sur la capitale. Il est temps de rentrer, de prendre congés, une dernière poignée de main, une dernière conversation, un dernier métro. Pas beaucoup de sommeil en perspective, ça promet pour la journée de demain. Qu’importe tant que c’est ensemble et que coule les éclats de rire et les coups de gueules.

La journée s’écroule dans le moelleux des draps du lit, une dernière pensée, fada étymologiquement ça veut dire « touché par les fées ».

Restez libres, et ne renoncez jamais...

Monday, September 08, 2008 

Emmanuel Benoït, expert en édition électronique pour Jouve, a publié une tribune sur le site neteco.com intitulée « L'avenir de l'édition passe par l'édition à la carte ». Un papier très intéressant où sont synthétisées les problématiques du livre face (ou avec) l'Internet, tant sur plan éditorial ou de contenu que sur le plan purement technique. Il y apporte également ce que seront pour lui les réponses à ces problématiques. Oubliant simplement que InLibroVeritas a déjà vu et mises en place ces réponses depuis plus de trois ans.

Tribune est frappée au coin du bon sens avec pertinence et une vraie vision. On « sent » d'ailleurs plutôt l'imprimeur que l'éditeur, plus au contact du terrain et des demandes des clients et du marché. Je ne peux d'ailleurs qu'abonder dans son sens on se doute pourquoi en lisant ces lignes. On ne tiendra évidemment pas rigueur à Emmanuel Benoït de n'avoir pu intégrer InLibroVeritas dans son analyse.

InLibroVeritas est une jeune maison d'édition qui a été pensée et fondée en janvier 2005 par moi-même et dont le site Internet a été (et est toujours) développé par Thomas Boitel. Avec pour seule et unique mise de fond 5000 €. Très peu de moyens, mais une volonté farouche et une passion indéfectible. Le tout basé sur une philosophie simple : le partage et l'échange démocratique, universel et fraternel du savoir et la culture. Nous avons donc bâti un site internet permettant à tous de venir publier en ligne leur œuvres.

Dans son article Emmanuel Benoït parle des perspectives ouvertes par le web 2.0, où il dit :

il est désormais possible de personnaliser un livre à la demande, en y insérant une photo ou une dédicace ou de créer son exemplaire unique en effectuant sa propre sélection de chapitres et d'articles. L'édition à la carte (custom publishing) est un marché en forte croissance. Il s'agira de combiner des contenus provenant des éditeurs avec des informations créées par les internautes et soumises via les réseaux sociaux (photos ou vidéos de voyage, par exemple).

C'est exactement ce que fait InLibroVeritas depuis sa création en janvier 2005 : la compilation d'œuvres choisies par l'acheteur sur le site où il peut personnaliser sa couverture, sa dédicace, ses images de couv, le quatrième etc. Ce que j'ai nommé le livre unique à la carte.

Il parle également de l'orientation du livre sur sa transposition sur du flux XML, ou de l'e-composition :

la conversion vers XML des manuscrits d'auteur. On peut également mentionner la « e-composition » automatique pour l'affichage de contenu adapté aux contraintes du canal de diffusion (e-book, par exemple) ou guidée pour la composition des ouvrages non mis en page. Enfin, il peut s'agir d'enrichir des méta-données par analyse sémantique et linguistique du contenu (identification d'entités nommées, extraction de mots clefs, terminologique, classification, clustering, etc.). Ces produits ou contenus XML granulaires indexés par des méta-données riches peuvent être ensuite diffusés sur les différents canaux ou stockés dans des référentiels accessibles par les moteurs de recherche, les services de Print on Demand (POD) ou les services de contenu à la carte.

C'est exactement ce sur quoi InLibroVeritas et la société lescomplexes travaillent depuis près de deux ans et qui a vu ses premières réalisations avec le site des bâtisseurs de livres ILV-Forge et le logiciel la poule ou l'œuf. Nous n'avons pas attendu, nous l'avons pressenti il y'a des années et mis en œuvre.

Ce que Emmanuel Benoït n'a pas vu, c'est l'émergence de l'art libre avec tout ce qu'il comporte comme compostante juridique, philosophique et économique. Ce que nous avons également vu il y'a plus de deux ans avec l'association Framasoft en créant la collection de livre Framabook, des livres numérique librement téléchargeable, diffusable, modifiable ET des livres papiers. Modèle en pleine émergence ou se rejoignent des gens comme Ralamax ou Dogmazic.

Oh bien sûr InLibroVeritas n'a pas tout révolutionné, au contraire, et bien loin de moi l'idée de faire de l'autosatisfaction, car, humblement, son modèle s'appuie sur l'expérience industrielle de son imprimeur, des premières réussites sur le book-on-demand de l'édition à compte d'auteur, de l'édition traditionnelle, des principes du logiciels libre et de la viralité de sa communauté. Il n'en demeure pas moins que InLibroVeritas a déjà mis en place tous les principes technique et industriel de ce qu'Emmanuel Benoït perçoit comme l'avenir du livre. Le business-modèle existe, il marche et ne demande qu'à grandir et à se consolider.

Partis de rien, ou très peu, nous avons créé une maison d'édition appelée InLibroVeritas qui peut être la fierté de tous ceux, sans exception, qui ont un jour ou l'autre participé à sa progression. Auteurs, lecteurs, membres, simples visiteurs, amis, partenaires, critiques… tous vous avez à votre manière, peu ou beaucoup, aidé InLibroVeritas a être ce qu'elle est aujourd'hui, et ce qu'elle sera demain. Nous ne sommes rien sans ce que sont les autres, et vous avez tous depuis plus de trois vu et compris la pertinence du projet InLibroVeritas.

Alors, quoi qu'il arrive, quoi qu'il adviendra jamais, il n'y a que deux choses qu'on ne pourra jamais nous enlever, notre liberté, et le fait indéniable que nous fument les premiers.

Les premiers à croire au livre unique à la carte créé par l'acheteur en ligne, son propre livre à lui, personnalisé, et économiquement accessible à tous.
Les premiers à dire que l'avenir du livre sera le pari d'un Livre Libre, permettant la libre et pleine diffusion de la culture et du savoir.
Les premiers à développer un livre papier ET numérique basé sur du logiciel libre, utilisant les technologies on-line les plus modernes d'écriture collaborative ou non, de flux, de méta-données descriptives.
Les premiers à avoir cru en « autre chose », un autre modèle une autre vision. InLibroVeritas n'est qu'une infime manifestation de cette vision, une petite pierre de l'édifice qui compose un tout qui nous relie.

Je voulais juste vous dire que nous pouvons en être fiers.

Restez libres, et ne renoncez jamais…

PS : à l'heure où j'écris ces lignes, il est impossible d'accéder -pour des raisons techniques inhérentes à neteco- à la page contact du site neteco.net afin de pouvoir m'exprimer ou de répondre à cette tribune.

Tuesday, August 26, 2008 

Allez, je vais vous parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. On fête en ce moment un évènement planétaire essentiel et majeur. De ces moments rares d'humanité où l'on se rend compte combien l'immensité de l'univers n'est pas assez grand, en effet nous fêtons les 25 ans de : Risky Business, le film qui révéla Tom Cruise au grand public (je vous l'avais dit que c'était pas assez grand l'univers hein)

Par contre, bah ça nous rajeuni pas... Risky Business un film où un jeune de notre âge, ou un peu plus vieux, avait pour quelques jours la maison parentale, et y organise une fête pas possible et a qui il arrive tout un tas d'aventure. Une sorte de parcours initiatique à l'américaine qui passait par la mise en bouche de Rebecca de Mornay ! on a vu des parcours moins sympathique.

Risky Business je me souviens de sortie au cinéma, et surtout quand les cassettes VHS on commencé a tourner dans les bahuts quelques mois plus tard. On copiait comme on pouvait de magnétoscope à magnétoscope un film qu'on kiffait (mot inexistant à l'époque) et qu'on se matait (ibit.) en boucle.

27 ans qu'on pratique l'échange de fichiers, le P2P analogique par K7 et magnéto, mais c'était la même chose qu'aujourd'hui avec une échelle moindre et un temps de réponse au ping beaucoup plus long. On n'oubliera pas les Terminator, The Thing, Star Wars... circulant sous le manteau sur cassettes achetées au super marché, dans leurs boites plastiques et aux jaquettes découpées dans les journaux spécialisés, qui nous aidaient à rendre beaux nos piratages.

A l'époque l'industrie du cinéma nous annonçait la mort de la création et du septième art, ils nous créèrent donc la fameuse Macrovision, mesure technique de protection (DRM) (oui j'exagère un peu) sensée protéger les créations et rendre la copie impossible. Ce que nous nous empressâmes de contourner avec un bête câble d'antenne. Autre époque, autre méthode, même bazar.

Le gendarme et le voleur, ça dure depuis que le monde est monde. Et on se rend compte aujourd'hui combien le cinéma a souffert du piratage des films sur cassette vidéo. C'est vrai il s'en est jamais remis.
Il faudrait qu'on s'en reparle dans 25 ans quand on fêtera l'anniversaire de Clone Wars©®™ (ATTENTION MARQUE DÉPOSÉE APPARTENANT A GEORGES LUCAS) en se disant combien le téléchargement de Divx a tué le cinéma...

A ceux qui peuvent comprendre : on tondra la pelouse, mettant nos lunettes noires, on vous dira « Et merde... »

http://www.tomcruise.com (cliquez sur click here for video) et sortez le double décamètre pour mesurer l'égo !

Saturday, July 19, 2008 

Category: Web, HTML, Tech

Ouverture de la Forge d'InLibroVeritas pour les Bâtisseurs de Livres

En partenariat étroit avec la Poule ou l'Œuf génial logiciel développé par David de l'association lescomplexes.info, InLibroVeritas ouvre sa Forge. Encore en version Beta pour testeur, le but est de finir la préparation du tout premier site internet dédié aux Bâtisseurs de Livres.

Comme je l'avais promis en début d'année je vous propose de bénéficier d'un véritable site internet destiné à la création de livres riches, complexes, nécessitants de nombreux outils de mise en page et de mise en forme. Ce peut être une thèse ou un ouvrage scientifique, mais aussi un roman ayant des besoins de publication "dimentionnelles", et bientôt un ouvrage de partition de musique ou un livre en chinois. Bref tout ce qui demande une grande palette d'outils technique.

Basée sur un savant mélange de LateX et de Html, la Forge d'InLibroVeritas est la réponse à des nombreux besoins exprimés qu'InLibroVeritas n'avait jusqu'à présent pas la possibilité d'assouvir. C'est désormais chose faite grâce au travail de l'éditeur du logiciel la Poule ou l'Œuf. Encore en version bêta nous sommes à la recherche de testeurs sérieux qui auraient un véritable projet de livre complexe afin de nous permettre de proposer le meilleur service possible.

La Forge sera accessible à tous et pour tous librement sur soumission d'un projet. Je me réserve le droit de refuser n'importe quel projet pour le rediriger directement vers David qui pourra proposer des services que ILV ne peut ou ne veut pas assumer, comme par exemple les demandes de livres sous copyrgiht ou pour les professionnels (rapport de colloque, d'entreprise etc.)

Un pont sera créé début septembre avec ILV-Edition.com pour proposer tous les services de publication, d'édition ou d'impression.

Je suis vraiment heureux de pouvoir collaborer avec les complexes qui ont a même vision d'art libre que InLibroVeritas, et fier de pouvoir vous proposer cette Forge en avant première basée sur l'un des logiciels de demain, la Poule ou l'Œuf côôôôôt !

Une envie de bâtir un Livre ? => http://www.ilv-forge.net ;-)

Friday, July 11, 2008 

Dogmazic est à la musique ce qu'InLibroVeritas est à la littérature, un monde d'œuvres et d'artiste libérés. Mais c'est aussi le lieu de naissance d'un outil extraordinaire et révolutionnaire : l'Automazic. Jusqu'ici réservé à la musique, nous allons désormais pouvoir y trouver de la littérature libre, la littérature des auteurs de InLibroVeritas.

Je suis particulièrement heureux et fier de pouvoir apporter un nouveau support, une nouvelle dimension aux œuvres d'InLibroVeritas. Et je remercie Rico et toute l'équipe de Dogmazic de nous accueillir à bord de leur vaisseau spatial.

Mais qu'est-ce que c'est que ce vaisseau spatial ? cet Automazic ? c'est une borne de téléchargement de musique à écran tactile et fonctionnant uniquement avec du logiciel libre, et n'accueillant à son bord que de l'Art Libre. Il vous suffit de vous asseoir devant la borne, de mettre le casque sur vos oreilles de tapoter sur l'écran et c'est parti pour des heures d'écoute et de bonheur. Ce groupe vous plait ? Vous kiffez ce titre ? (oui j'ai fait d'jeuns deuxième langue). Qu'a cela ne tienne ! il vous suffit d'insérer votre clef usb ou votre baladeur dans le port usb prévu à cet effet en façade de la borne et hop ! c'est téléchargé. Le tout légalement, gratuitement, et librement. En savoir plus par ici.

La médiathèque de Gradignan où est installée une borne m'a invité pour faire une petite conférence et m'a donc permis de voir de visu la solidité, la viabilité et le génie du projet. Il n'en fallu pas plus pour me convaincre qu'il fallait que des œuvres littéraires soient accessible en lecture sur la borne et en téléchargement. Rico, dictateur bienveillant de Dogmazic a adhéré à mon souhait en un clin d'œil, c'est aujourd'hui une réalité, des œuvres de InLibroVeritas seront bientôt à bord du Faucon Millenium de l'Automazic.

D'un point de vue pratique, seules les œuvres n'ayant pas la clause NC (Non-Commerciale), c'est-à-dire : cc-by, cc-by-sa, cc-by-nd, Licence Art Libre, GFDL, GNU/GPL, seront éligibles au projet. La borne étant vendue (c'est normal) il y'a donc une notion commerciale que les Creative Commons cc-by-nc et cc-by-nc-nd ne peuvent admettre. Néanmoins nous allons installer une petite case à cocher qui vous permettra de donner l'autorisation de manière dérogatoire à InLibroVeritas d'inclure votre œuvre à l'intérieur de l'Automazic.

Je reprécise que les téléchargements des œuvres sur la borne sont gratuit, il n'y a pas d'utilisation commerciale de l'œuvre dans ce sens.

Thomas est en train de développer une routine logicielle qui va permettre d'exporter les œuvres éligibles au format PDF. Vous avez donc quelques jours pour changer les licences de vos œuvres si vous souhaitez que celle-ci soient dans la première fournée.

C'est un superbe outil de promotion pour les œuvres, toutes les œuvres. C'est par ces actions là que nous allons (dé)montrer que l'art libre n'est pas une vue de l'esprit ou un délire de barbus, mais bien l'aboutissement de réflexion et d'idées menées à bien et intelligement.

Bientôt la borne accueillera des vidéo (comme les films de la société de production de Ralamax), des images voire même des jeux pourquoi pas ? Des développements importants sont en cours, dont un spécifique pour InLibroVeritas mais je vous en reparlerai en temps utile.