Chronique 1969 Was Fine"1969 was Fine est le projet « garage'n' wave » des membres de la nébuleuse
Punish Yourself. Effectivement, les six membres font (ou on fait) parti du
groupe peinturluré qui a hanté nos nuits électro indus (quelqu'un qui n'a pas
dansé à moitié nu au Hellfest sur le tube « Gay boys in bondage » ne peut pas
comprendre).
Alors quoi de nouveau sous le soleil ? Eh bien
« 1969... » est plus rock'n'roll, plus glam dans l'esprit tout en restant assez
indus. On pourra citer certaines influences.
Tout d' abord, on
n'hésitera pas à parler de l'ombre prédominante du révérend Marilyn Manson sur
un « Spiders » tout en ambiance. La voix de Vx se rapproche grandement du timbre
de voix de Brian Warner pour le meilleur. C'est bien simple si Manson chantait
comme cela, ses albums seraient de bien meilleure qualité.
Ensuite, même
si elles sont moins évidentes, il y a pas mal de référence au vieux rock de la
fin des années 60 et du début des 70's (« Bloodstone » et son refrain sûrement
en hommage aux Heartbreakers de Johnny Thunder). Vous noterez que le solo
psychédélique de Miss Z sur « La muerte hotel » évoque lui aussi cette période
extrêmement rock'n'rollesque.
Enfin comme je vous le disais l'indus est
réellement prédominant comme sur le très Ministry, « Right to riot », le tout
sublimé par un saxophone que je qualifierais de « spatial ».
Mais la
grande force de ce groupe est de garder une personnalité forte et sans
concessions. Vx et ses potes ont bien digéré leurs influences pour
recracher une mixture musicale indus assez inédite (chose que l'on peut aussi
constater dans Punish).
J'espère que ce groupe continuera et qu'un
second opus viendra confirmer les espoirs mis dans cet album incontournable.
Voilà, c'est dit... Incontournable, rien de plus, rien de moins.
[Nico]"