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Alexandra Cherrington & Tony Ballester



Last Updated: 12/1/2009

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Sunday, April 06, 2008 
COMMENTS


Je finis donc bien l’année 2007 avec vos magnifiques chansons. Belles compositions, sonorité ample de l’ensemble et très belle voix , bravo. C’est génial de vous écouter en cette fin d’année car en ce qui me concerne je ne sais pas si c’est l’effet commémoration de l’été 67 et du Flower Power ou un retour aux sources mais cette année 2007 fût pour moi l’occasion de me replonger dans l’univers Pop Rock.Bises AC.


Gracias alexandra y tony, estuve escuchando vuestro disco y esta simplemente muy lindo, muy agradable a escuchar y eso me hace imaginar que detras de cada cosa linda siempre esta infinitamente vivo el amor y eso es lo mas importante, imagino, un beso a los dos, J F.


Alexandra and Tony, Thank you so much for the wonderful CD. Everything integrates so well together. The liner notes, typography and graphics illuminate the essence of the music that is inside. Plus that gorgeous woman on the cover and photo of the two of you on the beach on the inside. It all spells love.
I am enjoying this very much and this was a very beautiful and unexpected gift. And I am happy for you two because it is a wonderful dream come to life. Bob W.


Bonjour à vous deux, J’ai eu envie de vous écrire ce petit mot pour vous féliciter du superbe travail effectué sur votre album. j’ai entendu des compositions avec des climats magnifiques, de superbes arrangements et une voix qui ne peut pas laisser indifférent. Pas une seule fois l’ennui m’est venu en écoutant les douze chansons, c’est un album vraiment abouti, énormément travaillé, Bises. PM.


Namaste Alexandra et Tony
Juste cette brève pour indiquer que je viendrais le jour de la sainte Justine (12 mars) à la moquette pour régaler mes tympans, me remémorer ce qu’est de la belle musique, capable de toucher les oreilles intérieures avec une touche Zen. Le coté reposant et aérien de votre recueil font qu’il sonne intemporel et dans le détachement de l’espace créé, ce qui explicite une note spirituelle
Une bonne mélodie bien interprétée rend l’esprit évasif, comme Peter Pan voletant dans des effluves de l’imagination, loin d’ici et hors du temps dévoreur. L’art véritable, outre d’être beau comme le dit Ingres doit inciter au rêve, à considérer l’absolu et l’infini.
Bravo pour avoir contribué à une oeuvre non-violente!
Delenco


Escuchamos vuestro CD, y nos gustó mucho. Es deliciosamente íntimo y
melodioso. Alejandra tiene una voz guapísima. Felicidades por el trabajo !! Luis V


tony,….pour le titre on se croirai sur la route 66
dans la Cadillac décapotable .... c’est un intemporel comme musique ; J W.
Thursday, March 13, 2008 
Il était une fois une princesse qui parlait aux anges, aux oiseaux, aux fleurs, au vent, aux hommes... Elle leur parlait d’amour...d’amour.... et encore d’amour...
Il était une fois un prince qui hissait sa princesse jusqu’aux étoiles. Puis à l’aide d’une corde de contrebasse, il montait la rejoindre...
J’ai eu la chance de les rencontrer, une fois, dans un lieu insolite. Mais si j’vous jure!
Ils nous ont inondé d’harmonie, de douceur et d’amour. Un bain de tendresse innoubliable....
Et après?
Après , ils sont repartis sur un tapis volant, pardon un bout de moquette volant.
Et depuis on attend tous leur retour...
Merci princesse Alexandra
Merci prince Tony
Et à bientôt.
Carole et toute l’équipe des compagnons de la nuit. Mars 08.
Thursday, March 13, 2008 
2 mar 2008 23:53
LES "COMPAGNONS DE LA NUIT"
Rue Gay-Lussac
Sommes passé devant sans rien voir. Etrange. Trompé d’adresse ?
Plus loin cherchant auprès d’une grande brasserie-qui-fait-l’angle "Oui c’est bien au 15"
Après avoir rembobiné le film d’une centaine de mètres, on découvre enfin l’entrée : une simple porte vitrée. Pas plus grande qu’une porte de chambre. Cette fois-ci ouverte.
Deux clochards en sortent. Clochard est un peu fort mais pas très loin de la vérité non plus. Une troisième personne nous sourit de l’intérieur : Oui, Alexandra Cherrington, le concert, c’est bien ici, vous descendez là. Pas de queue. Pas de billetterie. La musique à commencé et remonte l’escalier à notre rencontre avec la chaleur moite d’une petite salle bondée et les effluves un peu fauves des gars qui n’ont pas une bonne douche chaude tous les soirs. Un autre sourire prévenant nous apporte une chaise : le succès dépasse les capacités de ce qui doit être la cafétéria. A l’autre bout, dans un halo de lumière Alexandra, Tony et Yacine sont déjà à l’oeuvre. Rythmique légèrement métallique des deux guitares, volutes de contrebasse, des notes franches et belles comme une charpente. Au dessus, la voix cristalline s’élève en douceur bien au delà du modeste plafond en béton floqué vers un idéal indicible dont la fraîcheur des mélodies décrit la volonté de paix et d’amour. Jean-Pierre Wallez m’avait dit un jour que les églises ne se seraient pas vidées si l’on en n’avait pas mis les musiciens à la porte. Un peu excessif mais pas complètement idiot : le misérabilisme de l’église ne fait que répondre à la contrition générale de la société, la repentance comme unique système d’élaboration sociale. Alexandra progresse à chaque fois. Ce qui pouvait sembler de la fragilité s’est transformé. Elle en joue maintenant et assoit son édifice délicat avec l’assurance de l’équilibriste qui est le seul à savoir qu’il ne tombera pas. Ailleurs, cet idéalisme pourrait peut-être paraître naïf. J’imagine bien certains esprits caustiques, certains apôtres d’un cynisme très parisien ricanant devant une telle générosité des sentiments. Mais ici dans ce modeste sous-sol plein de gens vrais, les vies cabossées ont laissés les âmes nues : pas de fard, pas de maquillage, pas de parfum. La sincérité de leur émotion est palpable. Et même si l’un est prostré, la tête dans les mains, secoué de temps à autre par la quinte d’une mauvaise toux attrapée sur un trottoir trop froid, et même si un autre, au fond, gesticule trop bruyament au point de se faire gentiment rappeler à l’ordre, chacun se laisse conquérir, envoûter par l’obstination bienveillante de ces musiciens-là qui sont en train de transformer le concert en autre chose de beaucoup plus important. L’emphase est proscite, l’ironie est désarmée. Alexandra, Tony et Yacine ont gagné avec leur coeur. Un concert au Châtelet n’aurait pas été plus important que ce moment de vraie communion. Nous sommes ressortis souriants et heureux. S’il est là, quelque part discrètement présent ou, plus haut, assis sur quelque cumulo-nimbus cotonneux, pendant ces quelques instants de partage, immensément simples, au milieu de nos destins improbables, croisés presque par inadvertance, dans la magie de ce moment, Dieu a cru en nous.
Jérôme
Thursday, March 06, 2008 
Sur la lande passe le vent et les croassements sombres des plaintes oubliées
Le rire solaire éclate par mégarde sur cette campagne spongieuse percolée de ruissellements incessants.
La chaleur inattendue doucement évapore cette peau végétale.
Sous les genêts, au plus profond des mousses aux ramures chevelues s'éveillent des peuples de guerriers minuscules aux élitres de cuirs vernis.
Des ouvrières ailées aux urgences vibrantes se cognent aux fleurs comme mille pensées hésitantes. Des myriapodes laborieux se hâtent vers des rendez-vous clandestins.
Des mégalithes tiédissant, suintent de vieilles confidences sur l'équilibre des mondes.
L'innocence retrouvée ralenti la respiration du temps.
Le présent inhale la mémoire des lieux, et en aspire les possibles. Il concentre le temps dans une immobilité incertaine.
Alors l'amour s'ouvre, se fait perméable, fécondé par la douceur de l'abandon à l'instant.
La bienveillance du regard intérieur mélange le délicat effluve du chèvrefeuille à l'éther de nos sentiments révélés.
Il est temps de rentrer. La maison « mère » aux rhumatismes résineux, craque déjà du feu rallumé.
La vieille table se souvient de l'arbre qu'elle était. Sur son dos, le dîner dispersé attend l'ordre de gestes mille fois répétés, d'attentions milles fois portées.
La cuisine est une prière des mains aux promesses du soir.
Alors l'indicible se fait sourire et les regards, sous le vieux lustre fané racontent la joie du secret frôlement des coeurs.
Thursday, March 06, 2008 
Dans le cas d'Alexandra Cherrington, parler de folk-pop-acoustique ne serait pas complètement faux mais sûrement trop réducteur tant le ressort de sa collaboration avec Tony Ballester, son partenaire et compagnon, est sous-tendu par une vision commune et intense du monde.
Amie de la vie et de chacun de ses fragments quotidiens, même les plus infimes, elle considère avec respect et une profonde empathie les beautés les plus minuscules comme les infinis gigantesques.
La voix d'Alexandra est le reflet de ce chant intérieur, de son art de vivre chaque moment comme une aventure ouverte, de cette simplicité naturelle mettant l'émotion à fleur de peau, de l'omniprésence amoureuse et de la conscience sereine que le bonheur se cultive - peut-être est-ce là son héritage maternel - comme un jardin anglais : avec intelligence et bienveillance.