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FrédéricK Pocquet



Last Updated: 7/15/2009

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Thursday, December 03, 2009 
le ciment a séché
Je suis à l'intérieur
Enterré vivant
Vivant enterré
Comment devenir, comment être ?
Pour les autres et pour moi.
Le ciment a séché
je suis à l'intérieur
Trop peu savant, pas assez sage
La chape depuis longtemps est coulée
Le ciment est épais
plus rien ne transpire
J'entends à peine le bruit du monde
Le ciment est épais
Ce que je suis, ne peut pas le briser
Quelqu'un peut être est là
Quelqu'un qui aurait un marteau.
Thursday, October 22, 2009 
Passage à l'heure d'hiver
Moi j'ai choisi de rester
Je ne sais pas si je continuerai
Seul je ne peux éviter l'iceberg
Je fais tout pour m'en sortir mais j'y arrive pas
Je danse sur la vague
Je danse sur la vague.
Saturday, March 21, 2009 
Commencer son chemin sous la voûte azurée, refuser la paresse des coeurs saturés de fausses joies. Apprendre pour se faire peur, la liste des noms perdus et dans nos insomnies, graver les restes de nos initiales...                                   L'Amour pleuvait sur tous les hommes, chacun avait retiré ses souliers pour ne pas le blesser. Les portes d'ivoire attendaient le signal qui annoncerait l'heure des visites. Le temps semblait privé de sa mémoire, les souvenirs, comme dormant sous l'épais manteau des années.Quand serait il de la guerre de Troie sans le cheval ? Quand serait il de la guerre si l'on ne savait plus se défendre ?    Elle découvrit la chambre qui l'avait vu naitre, l'herbe montait jusque par dessus la fenêtre. Au loin lui parvint l'écho de la chanson du mendiant qui dormait dans un tonneau, celui qui fustigeait les bourgeois et que louaient de nombreux disciples...                                                                                                     On accroche des tableaux sur des murs fantômes, on croise des regards sans yeux, on prend des trains de nuit électrique, on pisse des farandoles de larmes.Puis on continu son chemin sous la voûte calcinée.
Friday, March 20, 2009 
Elle aimait parler aux arbres.Ils étaient les seuls capables d'éteindre l'incendie qui la poussait à s'éloigner du petit village jeté au fond d'un lieu dit "La mère de Dieu". Aller à la fontaine, tirer l'eau claire, était toujours une occasion propice à l'escapade. Son coeur adolescent, accrochait aux rayons printaniers les plumes volantes de sa gaitée.                                                                             Chaque jour, chaque réveil, dans ce trou, ne lui offrait que le spectacle distordu de ces hommes, ressassant les rengaines éculées de leurs aînés. Seule, la rosée scintillante du matin, rafraichissait cette petite graine que les secondes transparentes, arrondissaient sans bruit et dont seule la libellule pressentait l'envergure.