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Il fallait bien l'écrire quelque part...

[Des instants en désordre. Des prénoms orphelins.]
Dyne



Last Updated: 12/6/2009

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Friday, December 04, 2009 

Current mood:Contemplative

C’est dingue de pouvoir penser que ce trait défini qui tranche la lune en deux, c’est son ombre. Que de l’autre côté de la lumière, il y a une obscurité qui existe en tant que matière. On le sait parce qu’une fois tous les 28 jours on la voit ronde. Mais sinon. Ca m’effraie en quelque sorte, ce genre d’exemple flagrant de la différence qu’il y a entre ce qu’on voit, et ce qui existe. Plus je l’observe, plus je vois le rond dans son entier, plus je le vois sphérique. Mais ça aussi c’est de la suggestion mentale. Qu’est-ce que je vois réellement, et qu’est-ce que je crois voir ? C’est comme la nuit. Ce grand écran bleu opaque qui vire au violet. On sent que c’est immense, on peut sentir que c’est profond mais au fond c’est juste un toit au dessus de nous, un toit en 2D. Eh bien cette couleur bleu foncé là, en fait, c’est le vide. C’est le rien. C’est ce qui n’a pas de consistance et les tous petits points minuscules qui scintillent, c’est ce qui en a. Moi je pète un câble avec ce genre de constat banal. A essayer d’ingurgiter ces espèces de données de base à travers mes sens et mon esprit. C’est si insensé tout ça. Le bleu c’est le vide. On est entouré d’un grand néant infinitésimal tous les jours de notre existence. Ce néant, il s’étend sur des profondeurs inimaginables, ce n’est absolument pas un écran, mais plutôt un couloir gigantesque, tellement immense qu’on n’en a jamais vu le bout. Mais qu’est-ce qu’il y a au fond du vide. Il y a forcément quelque chose. C’est ce qui donnerait du corps à la couleur et une véritable fonction en dehors de celle de la science. Ce que je me dis c’est que. L’important c’est de se poser la question, pas forcément de trouver la réponse.

Je pensais justement à tout cela en dévisageant le ciel de mon balcon lorsque j’ai été surprise par une étoile filante se décrochant du plan fixe. Coïncidence ou pas, c'était précisément leur nuit ce soir.

Wednesday, March 04, 2009 

Current mood:Lointaine

C’est souvent comme ça. J’ai envie de pleurer mais je ne sais pas pourquoi. Comme si je m’étais fait larguer. Mais en fait, pas vraiment. Je ne construis rien avec personne, et mes larmes ne coulent pas. Je passe des heures assise sur un canapé à maudire les gens de m’avoir emmenée là et puis après 1h du matin je me lève, je commence à attraper des percussions, à tourner, danser, me serrer, les rendre fous parce que. Je déprime tout autant, c’est juste la manière de gérer les émotions qui change. Je fais des rêves étranges. Je passe des journées entières à me poser des questions. A marcher. Sans savoir. A espérer repartir. Sans savoir. Ses musiques encore inscrites en mes oreilles à chacun de mes pas. J’ai plus d’espoir particulier envers quoi ou qui que ce soit. Quand j’y pense, quand je me mets à me projeter, je m’arrête. Je fais de la musique ou je l’écoute. Et ça passe. Ca passe.
La vie ne fait que passer.

Tuesday, November 18, 2008 

Current mood:Ecumeuse

Si je devais être une plage, alors je me verrais tel un grain de sable entouré de million d'autres grains de sables similaires. Et alors, au gré des vagues, au gré des pieds qui viennent me fouler, je pourrais voyager. En tant que grain de sable, je devrais accepter de cotoyer d'autres grains de sables et d'en être séparé d’un simple coup de vent un peu brutal. Je devrais accepter d'être mouillé, foulé, poussé, enfoncé, extrait. Parce que c'est ce qui me permettrait de découvrir ma vie et de la vivre différemment. Parce que grâce à toutes ces épreuves, je pourrais aller d'un bout de la Terre à un autre. Et je verrais alors plus d'horizons que quiconque s'accroche vivement à son voisin grain de sable.

Sunday, July 27, 2008 

Current mood:Retournée

Si j'étais sure de quoi que ce soit, je lui courrais après, je partirais avec lui, peu importe la distance...
Mais je n'arrive pas à penser.


Il y a juste son visage contre ma peau que je découvre jours après jours, et ces yeux qui petit à petit me font vibrer plus fort. Il y a ces mots chuchotés à l'oreille qui me prennent par le bras et m'emmèneraient bien danser une nouvelle fois un rythme irrégulier. Il y a sa musique tout contre la mienne et le silence qui ne parvient à traduire les mots dans nos langues respectives. Il y a tout ça et il y a le reste.

Ce qu'il n'y a pas.

Wednesday, July 02, 2008 

Current mood:Assassine
Je vais lui dire, je vais lui dire. Vite fait, que je m'en débarrasse.
Voilà, salut, je t'aime. Je suis folle amoureuse de toi mais tu m'emmerdes, alors dégage.

Casse toi allez. J'en ai rien à foutre. Sors de ma vie.
T'hésites ? Nianiania t'hésites machin truc bidule, j'en ai rien à cirer. Barre toi.
Va retrouver ta meuf. Allez, laisse moi respirer.
Dégage je te dis, ou je vais encore te sauter dessus. Dégrafer le bouton de ta chemise. Te mettre trois pins dans la gueule et t'embrasser dans le cou.
Comment ça tu sais pas où t'en es ? Mais c'est pourtant clair non ?
Tu es loin, d'ici dix secondes. Loin très loin, avant que je te pète tes couilles pour m'en faire un grigri aphrodisiaque.
Je veux rien savoir. Ferme là.
Je veux pas savoir à quel point je compte pour toi, sinon je vais encore te pardonner et t'attendre le lendemain. Dégage. Retourne chez ta mère. Va pleurer entre les deux nichons de ta meuf, tu pues l'indécision. Tu transpires la connerie de m'avoir approché un jour.
Putain, tu comprends pas hein, t'as pas de cerveau. Tu veux que je te lance des pierres ? Tu veux que je te frappe jusqu'au sang, jusqu'à ce que tu partes en courant ? Je veux plus voir ta sale tronche qui me fait mourir de désir pour toi, c'est pas compliqué, non ?
Dégage, c'est par là la sortie. Hors de mon cœur. N'oublie pas de fermer la porte à clef après ton passage. Et adieu, hein.

Quoi ? ....
Comment ça tu t'en vas ? Non mais qui t'a autorisé à partir ? Qui t'a permis de bouger d'un centimètre ton pied droit?
T'as cru que tu pouvais faire des vas et viens incessants, sans gêne ? Tu as peut-être cru que ça t'appartenait, tu sais, les sentiments. Reviens, j'ai pas fini de causer.
Reviens de suite, je veux pas savoir. Hein ? Tu as quoi ? Tu as une quoi ?
Une…m….MEUF ?
Attends…Où ? Où ça ? Montre moi là un peu. Montre moi ton amour pour elle.
Tu fais plus ton malin, hein. Tu l'aimes, soit disant ?
Non mais j't'ai pas demandé ton avis en vrai, ta gueule. Chut. Oui voilà, bouche close. C'est bien.
Et écoute attentivement espèce de trou du cul. Tu restes là. Toute ta vie, là.
Parce que c'est moi qui t'aime le plus.
Je veux pas savoir, sers moi dans tes bras, allez. Quoi ? Tu hésites, alors je te mâche le travail. Et ça me remercie même pas après, gosse ingrat. Sale con. Saleté d'homme irrésistible. Tu récoltes ce que tu as semé. S'il n'y a que comme ça qu'il faut agir pour que tu comprennes…....

Ah, je ne t'ai pas dit ?
Je peux pas t'encadrer.

Mais je suis folle amoureuse de toi alors ça compense.....
Thursday, June 19, 2008 

Current mood:  nostalgic

En général, je leur dis qu'il faut un an pour se remettre d'un amour, ou au moins un temps d'oubli égal au temps de réciprocité, s'il y en a eu.
Mais en réalité, je dis cela pour les ménager, pour ne pas trop les inquiéter sur l'avenir.

Je ne sais pas si ça s'oublie, ou si on parvient à s'en remettre un jour.
Je le pense, je le crois. Ca ne peut qu'être possible.

Il y a les sensations qui disparaissent. Je peux avoir le souvenir d'un moment doux sans pour autant le ressentir, le revivre. Parfois, les images s'emmêlent et s'effacent. Ne reste alors plus qu'une vague description sur laquelle on tente de poser sa propre forme. Mais ça devient flou. On se rappelle juste qu'un jour, on a aimé ça, lui, ce truc lointain qui ne se matérialise plus dans notre cerveau mais qui y a été présent un sacré moment par le passé. Ca faisait quoi déjà, lui en face de moi?
Il y a des évènements ne datant que de quelques mois qui déjà n'arrivent plus à exister de manière sensorielle. Se transforment-ils alors en faits scientifiques, sans aucune saveur. En faits divers, nouvelles de comptoir. Au fait, machin et bidule se sont embrassés sur le banc dimanche soir….
Ca fait quoi déjà, embrasser?

Je suis un peu comme mes souvenirs. Je n'existe plus que sous la pression d'un certain ordre des choses. J'avance, je parle, je respire. Je vis selon le terme scientifique. Je suis de la race humaine. Etc.
Mes sentiments, ils ont été là un jour, c'est sur. Je me souviens. Enfin je crois. Je sais plus trop. Le souvenir a-t-il un poids en matières de preuves tangibles?
Aujourd'hui, lorsque j'essaie de me rappeler ce que j'ai pu ressentir, ne me revient alors qu'un goût assez âpre et pâteux. Une impression d'inachevé. De déception infinie. D'échec face à l'espoir. Il ne me reste que ça.

Comme si, j'avais vraiment raté quelque chose. Le passage au niveau deux, ou un truc du genre. Je suis bloquée à la fin du tableau, incapable de revenir en arrière. Et se demander obsessionnellement, à quel endroit j'ai merdé? Mais peut-être qu'il y en avait plusieurs, et que je n'ai rien à regretter.

Ca commence à être loin derrière moi, l'amour. Les chouettes moments aussi, ils s'évaporent lorsque je tends le bras pour les toucher. C'est comme ça. Tout s'enfuit. C'est pas fait pour rester, de toute façon.

Mais cette main.

Cette main qui a agrippé la mienne cette nuit là. Je la ressens encore. Je la revis. Mes battements s'emballent à chaque fois que j'y repense. Parce qu'à chaque fois, il me la redonne, sa main. Il me la donnera toujours. Dans son élan surprenant et désintéressé qui fera que. Non, je n'oublierai pas. C'était il y a un an, et bien plus encré que tout ce que j'ai pu entasser jusque là. C'était lui. Et même si je ne me souviens plus de son visage, de sa voix, de son rire, même si tout ce que je peux éprouver à son égard aujourd'hui c'est de la solitude et de l'amertume face à nos chemins qui se décroisent, même si je n'ai plus d'instants solides ou récents auxquels me raccrocher pour survivre, il y a sa main. Il n'y a plus que celle là, puisque c'est tout ce qu'il ma donné. Puisque c'est sa main. Puisque c'étaient mes doigts dans les siens plus que je n'aurais pu attendre de lui, puisqu'il l'a fait sans me demander mon avis et que j'ai rendu l'âme un million de fois au creux de son poignet. Parce que je l'aimais. Parce que j'en étais folle, au point de mourir dans cette main. Là, oui, je m'en rappelle. Tout me revient. Ses phalanges frottant ma paume, c'était doux et moite en même temps. Et l'impression que ça ne tenait qu'à un fil. Que si je ne la serrais pas avec attention, nos doigts glisseraient, se perdraient les uns les autres. Elle était fragile, sa main, et elle ne laissait rien transparaître à la fois. Aucunes fausses idées.
Mais moi, je l'aimais. J'aimais tout. Je n'entendais plus rien, sauf les boom boom incessants de mon cœur entre mes tempes. J'étais vidée de toute pensée et le temps s'est arrêté, je crois. Je me suis alors embrasée et brûlée de l'intérieur. Ca ne m'a pas fait souffrir, puisque je ne faisais plus aucune distinction entre le bien-être et la douleur. Puisque c'était sa main et que j'étais amoureuse.

Aujourd'hui encore, je le ressens très fort, tout au fond de moi. J'ai le sentiment que ça ne s'épuisera jamais, le flot d'émotions qu'a fait germer ce moment unique. Ca peut paraître juste banal vu de l'extérieur, et pourtant, c'est ce que je retiens. C'est ce moment là, et nul autre. Je ne sais plus comment j'ai pu l'aimer, je n'ai plus conscience de l'intensité de mon amour d'autrefois. Mais j'ai sa main. Je l'ai encore. J'ai toujours l'impression de la tenir, à chaque instant.

Mais comme cette nuit là, elle finit forcément par se dérober. Et alors, le temps se dégèle, la musique envahit mes tympans à nouveau, mon esprit sombre dans le brouhaha et je le perds de vue parmi la foule. Et je me retrouve seule, à chercher ses doigts maladroitement, à crier son prénom dans ce bruit, cette agitation qui m'étouffe et m'effraie. Et je comprends alors que l'instant est désormais derrière moi et que je ne le revivrai plus que par procuration. Que c'était sa main mais qu'elle n'y était qu'une fois. Quoi qu'on en dise. Quoi qu'on puisse en penser ou espérer.

Quoi que puissent me faire croire ces foutus souvenirs.......

Tuesday, June 10, 2008 

Current mood:Perdue quelque part entre le désir et la raison

Je trouve ça insensé. J'ai tellement de choses à dire, tellement à raconter. Mais si je laissais mes doigts s'exécuter tout seul, ils crieraient.
Ils crieraient son nom, peut-être.

Ils crieraient reviens. Remets ton costume noir sous mes yeux. Refais moi l'essayage. Rapproche toi du lit, pour voir. Plus près. C'est fou l'effet que tu me fais quand tu n'es pas là. C'est fou comme je peux y penser. J'ai envie de te serrer. Ca me parait si loin. Tes mots si près. C'est une façade, n'est-ce pas ? Je ne vois pas ce que tu peux clamer de sincère là dedans. De brut, de franc. D'honnête ? Que va-t-il advenir de ce truc tout miteux ? Et si je venais à avoir incontrôlablement envie de toi, on ferait comment ? Qui repousserait l'autre ? Est-ce qu'on se repousserait ? Je ne veux pas de cette envie là. Elle ressemble trop à tout ce que j'ai déjà connu avant. Apprends moi à t'aimer autrement que par la sensation furtive. Montre-moi comment ne pas être dépendante de ta personne, sans forcément la fuir. Le juste milieu, tu sais.

Ce truc que ni toi ni moi, ne connaissons.

Wednesday, May 14, 2008 

Current mood:  disappointed

J'ai l'impression de vivre des ébauches de trucs biens. Mais juste le début. Parce qu'au début, c'est toujours pitoyablement émouvant. Après, ça ressemble à tout le reste. Ca reproduit les mêmes gestes, les mêmes erreurs. Ces mêmes moments qu'on ne voudrait jamais voir se reproduire, dans la meilleure des histoires. Seulement voilà, la meilleure des histoires, c'est pas nous.

Et si je décidais d'y mettre un terme ?
Trop de déjà vu. Quand je suis devant un écran, c'est le genre de détails qui me fait zapper le film. Et l'écran de ma vie, bordel. Pourquoi j'accepterais toutes ces incohérences juste parce qu'elles font parties de mon vécu? Le vécu c'est pourtant pas toujours un truc qui te tombe en plein dans la face sans que tu ne puisses rien y faire  . Je proteste. Je ne peux pas influencer le cours des choses selon mon bon vouloir. Mais je peux décider de ne pas le suivre. De ne pas Le suivre. Il est encore temps, je crois.

J'en viens à me lasser moi-même. J'en ai un peu marre de chercher les emmerdes malgré moi. Malgré moi, parce que comme je l'écris plus haut, c'est toujours bien au début. Alors dans notre esprit, on se raccroche à ce soupçon de positif qu'on ne retrouve pourtant que très peu par la suite. Ce n'est pas comme ça que l'on construit une relation. Sur des bases déjà dépassées. C'est comme si les piliers qui nous tenaient debout étaient en fait des mirages. Des images qu'on a tellement attendues qu'elles se matérialisent sous nos yeux. Nos yeux éblouis par la soif de vivre, peut-être.

Mais ça me rend triste, vous savez.
J'aurais voulu trouver le bon, cette fois. Il avait l'air approprié à mon chemin de vie présent. Il me montrait ces choses que personne d'autre n'avait pensé à me montrer. Et de temps en temps, je voyais briller la lueur d'espoir. Je me demande si en réalité elle n'était pas dans ses yeux. C'est lui qui est bizarre. Et tous ces gens qui veulent me faire porter le chapeau de l'ambiguïté. Haha, j'y ai cru, un moment. Réveille-toi, Dine. Tu te fais encore berner.

C'est pas grave, j'ai l'habitude. C'est juste que ça me déçoit encore un peu plus. J'ai du mal à supporter une nouvelle fois ceux qui imposent tous ces beaux principes qu'ils ne suivent jamais. Ce jugement si grotesque. Certes, on est humain, on a des principes et des jugements impulsifs. Mais on est pas obligé de les crier si fort. Surtout si c'est pour agir comme on le fait ensuite. Berk. Epargnez-moi ça s'il vous plait. Epargnez-moi les belles phrases jetées en l'air.

Je veux de la consistance. De la constance.
De l'intégrité.

Je crois qu'en les temps qui courent, il est vraiment difficile de chercher cela en quelqu'un.