Chronique LONGEUR D'ONDES n°48
MONSTER....
« Monster »....
(Le Jardin Collectif / Anticraft)....
Après avoir découvert le talent d’Emily Jane White, une
autre songwritter californienne s’approche : Alexandra Johnstone partage
le même goût pour les mélodies dramatiques. Elle combine en revanche
l’électricité à l’acoustique. Dès le premier titre, « Alice Dupont »,
l’intro rock énervée contraste avec la partie vocale calme. Une voix très
expressive fait varier les harmonies, se fait tendre et mélancolique, avant de
se montrer plus virulente. Mélange rock et folk, parfaitement relevé par une
sensibilité blues, voire country, sa musique est jouée dans une formule
simple : guitare-basse-batterie, du piano parfois, et quelques
arrangements de trompette, trombone et violon. Un résultat envoûtant et
dynamique, d’autant que la demoiselle sait aussi raconter des histoires dans
lesquelles on se laisse volontiers aller.
Chronique Fanzine 491 Lyon

Chronique Petit Bulletin Grenoble (précedant le concert à EVE avec Troy Von Balthazar)

Chronique "Stars are underground"
http://starsareunderground.free.fr/html/chroniques/monster.html
Voilà un disque qui aura mis bien du temps à arriver chez nous. Et le pire c’est que l’on aurait pu passer à côté sans jamais le savoir. Non mais rendez-vous compte, cet album est sorti aux Etats-Unis en 2005 ! Quatre ans déjà ! Alors on peut dire un grand merci au label ‘Le Jardin Collectif’ pour avoir su tendre l’oreille au bon endroit et donner à cet artiste l’exposition qu’elle mérite en France.
Et puis ça tombe au bon moment aussi. La Folk, c’est à la mode. Et hop, une américaine de plus parmi la longue liste des Cowgirls qui font aujourd’hui la loi sur la scène Indie. Mais n’allons pas trop vite en besogne. Monster, c’est tout d’abord le projet d’Alexandra Johnstone, jeune singer songwriter californienne. A voir la date de sortie initiale de son album, on peut déjà la disculper de tout opportunisme, car tout cela est bien antérieur à l’explosion du genre. Et puis ‘Monster’ n’est pas un album si Folk que cela, même s’il y puise sa source. Plus on écoute ce disque et plus le sentiment d’entendre des titres accrocheurs, par opposition aux ballades ou morceaux atmosphériques, se fait sentir.
Il y a tout d’abord cette intro, franchement Rock, ‘Alice Dupont’, très entraînante, avec son contraste entre un couplet très calme et un refrain porté par un solide riff de guitare. On pense au ‘He War’ de Cat Power (sur ‘You Are Free’), à la fois dans l’esprit et dans l’interprétation. La voix d’Alexandra Johnstone porte effectivement aisément ce disque qui s’avère rapidement plus avenant qu’on aurait pu le croire. De ‘Golden Cloaked’ à ‘Sincere Blues’, en passant par ‘Charlatan ou ‘Wind In The Trees’, les amateurs d’Indie Rock ne seront pas déçus. Mais Monster sait aussi varier les plaisirs en utilisant d’autres instruments, notamment quelques cuivres sur ‘Pink Sky’ ou le piano sur ‘World Go’, le tout baignant toujours dans une atmosphère très ‘Americana’. Quant aux fans de Folk bien ‘roots’, ils ne seront pas en reste avec ‘Monsoon’ et ‘We Shot It’. Mention spéciale à 'Sincere Blues' qui commence, comme son nom l’indique, comme un Blues poisseux avant de laisser la place à un final endiablé dans la veine d’une Patti Smith.
Voilà un disque pour lequel on n’a pas eu besoin de faire beaucoup d’efforts avant de l’aimer, finalement plus électrique qu’il n’y paraît mais surtout admirablement mélodique et captivant. On est bien heureux de rattraper le temps perdu.
Titres conseillés: Alice Dupont, Golden Cloaked, Sincere Blues, Charlatan, Wind In The Trees
Chronique MAGIC BOX
http://90plan.ovh.net/~lamagicb/Chroniques.php3#3703
Depuis
le retrait de Cat Power des affaires rock, émergent des USA de
nouvelles chanteuses, avides de musique écorchée et de lyrisme
adolescent. Après Alina Simone, voici Alexandra Johnstone qui,
comme Chan Marshall s'adjoint la complicité d'un batteur et trouve un
pseudo, Monster. Pas de musique effrayante à l'horizon mais des
ambiances un peu chaotiques, avec des structures libres, des arrêts sur
des aires d'autoroute et des départs sur les chapeaux de roue sur des
routes mélodiques. A la clé, des bouffées d'émotion affichée avec
détermination. Multi-instrumentiste, la jeune Californienne, loin des
clichés ensoleillés de sa région natale, la Californie, exprime ses
tourments avec sensibilité et musicalité.
Il y a du blues en filigrane dans ses chansons de jeune blanche élevé au rock (sincere blues).
Les arrangements se révèlent moins rêches que prévus et font venir sur
le devant de la scène une trompette, un trombone et un violon sur le
nonchalant Pink sky. Ce premier album contient de vraies bonnes chansons (Alice Dupont, shoes of a slave,
magnifié par la voix fragile de Alexandra. Comme Chan Marshall ou
Kristin Hersh - ce premier essai ressemble parfois au premier disque
des Throwing Muses, on pense que la jeune chanteuse va sortir
des clous, déraper et s'érailler. Mais sur le fil, Johanna reste juste
et ce numéro d'équilibriste la rend encore plus touchante et totalement
sincère. Bon premier disque, artiste à suivre de près.
Site
..
Denis Z.
Chronique POP NEWS
http://www.popnews.com/popnews/monster/..
....
MONSTER
(Le
Jardin Collectif / Anticraft)
[site]
Vous
croyiez ne plus pouvoir vous enthousiasmer pour les chanteuses
guitaristes torturées ? Détrompez-vous, Monster
arrive ! Par des routes déjà archi-fréquentées
par le passé, toutefois un peu plus désertées
ces temps-ci, la Californienne marche allègrement
sur les plate-bandes de Cat Power et de PJ Harvey, visiblement
sans complexe aucun. Armée de sa guitare, parfois
d'un piano, épaulée par un batteur, et, à
l'occasion, par quelque trompette par-ci, quelque violon
par-là, Alexandra Johnstone n'en reste pas moins
aux fondamentaux qui ont fait l'efficacité des sus-citées,
et surtout, avec le même talent.
Dans une pure tradition indie,
Monster déroule les morceaux en une tension permanente,
tout en ruptures de rythmes, et c'est souvent à couper
le souffle, tant la dynamique des compositions, échappant
au flux tendu, reste toutefois sur la corde raide : guitare
rêche, parfois franchement distordue, et voix écorchée
font l'essentiel du travail – une voix, qui, certes,
rappelle quelques heures glorieuses du rock féminin
des années 90, mais dont l'émotivité
unique, toujours à fleur de peau, ne laisse pas indifférent,
que ce soit dans les moments apaisés, ou dans de
fiévreuses montées en puissance. Au final,
ce son déjà entendu, ces compositions sèches
et nerveuses, pourraient évoquer les White Stripes,
comme c'est le cas sur "Sincere Blues", si la
plupart des morceaux ne recélaient derrière
une simplicité de façade des constructions
souvent complexes, et des mélodies vocales élaborées.
Promenant l'auditeur sur des bases connues, entre folk électrique,
blues et rock, la musique de Monster sent paradoxalement
l'absence de compromis - dès l'ouverture (magnifique
"Alice Dupont"), on est happé par la sombre
clarté qui tombe de cette étoile.
David Dufeu
..
Chronique Blog The Man of Rennes
http://themanofrennesstealsourhearts.blogspot.com/2009/03/monster.html

Derrière le nom de Monster
se cache une jeune californienne nommée Alexandra Johnstone, qui a
lancé ce projet en 2001 comme un groupe avant que ça ne devienne un
projet solo désormais. En fait ce premier album éponyme est sorti
initialement fin 2005 sur un petit label US et il connait une nouvelle
vie cette année grâce au label français Le Jardin Collectif.
Ce premier album est à l'image de son premier titre Alice Dupont, variant entre folk et rock, guitare et clavier ou piano, souvent soutenu par une solide rythmique (Charlatan).
La guitare acoustique de Golden Cloaked amène le côté pop/folk, tout comme le suivant Pink Sky et ses jolis cuivres, tandis que Sincere Blues
est teinté d'une guitare... blues évidemment (ne manquez pas le clip de
ce titre en bas, avec une jolie fille et beaucoup de sang!)(si c'est
pas vendeur ça).
Sur la fin de l'album, l'ambiance est plus calme, apaisée: le folk de Monsoon est assez dépouillé, tout comme We Shot It et son banjo ou le dernier morceau World Go et son piano.
Un
bel album de folk/rock au féminin grâce au charme de la voix
d'Alexandra, un peu dans le genre d'Emily Jane White l'an dernier avec
un petit côté plus rock à la Joanne Robertson (ou Cat Power et PJ
Harvey pour les anciens!).
Chronique A DECOUVRIR ABSOLUMENT
http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article3161
13 mars 2009 /
Monster
“S/t ”
(Le Jardin Collectif)
rédigé par Gérald de Oliveira

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9/10
La
frigidité éditoriale pourrait rapidement nous contraindre à mettre la
clé sous la porte, ou à nous lancer dans des diatribes aussi stériles
qu’onanistes sur des disques ayant la particularité de souvent ne
plaire qu’à leurs auteurs. Alors tant que nos deux mains seront libres,
nous pourrons taper sur nos MacBook (Apple sauve le monde) histoire de
créer des phrases, pour parler de disques qui certes paraissent suivre
une locomotive, mais après tout nous sommes tous les enfants de
quelqu’un. Donc pour Monster, certes on pensera irrémédiablement à Cat
Power, une version du « What would the community think », moins
neurasthénique, plus chaloupé, moins sclérosé par des textes écries par
une plume plantée dans la mort. Non Monster a des atouts autres. Chez
Alexandra Johnstone si la mélodie prend les rênes, ce n’est pas pour
les laisser tomber. Dans la façon de chanter il n’y a pas de
résignation, les mots sembles des gourmandises, comme des framboises
que l’on accumulerait dans la bouche pour les croquer d’une traite,
quitte à se colorer le menton d’un rouge piquant. Chez Monster, le
monstre c’est certainement l’auditeur qui se coaliserait sur « Pink
Sky », une chanson que Feist révérait d’écrire dans un élan de
simplicité retrouvé. Monstre de ne pas voir en « Shoes of slave » la
petite merveille entêtante que l’on rêvait d’enfin entendre pour y
déloger les roboratives lignes d’Animal Collective. Monstre de ne pas
entendre dans « We Shot It » des réponses après lesquelles David Eugene
Edwards a entamé des recherches. Monster ce n’est pas juste une fille,
une guitare et ses carnets de pleurs, c’est la naissance d’un
songwriter éloquent et jamais sclérosant. « World Go » en est la fin,
vous voyez peut être pourquoi. Allons tous écouter le monstre.