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MADYA DIEBATE



Last Updated: 10/19/2009

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Tuesday, December 30, 2008 

Il presente articolo è stato pubblicato su http://www.mamafrica.org/, è stato tradotto dal francese all’italiano da Djeneba Diabate


[La Naissance Officielle du Griot]


LA NASCITA UFFICIALE DEL GRIOT



[Les représentants du Mandé Primitif et leurs alliés, réunis en 1236 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.]


I RAPPRESENTANTI PRIMITIVI DEL MANDE E I LORO ALLEATI, RIUNITI NEL 1236 A KOUROUKAN FOUGA (ATTUALMENTE KANGABA IN MALI) DOPO LA STORICA BATTAGLIA DI KIRINA HANNO ADOTTATO LA SEGUENTE CARTA PER REGOLARE LA VITA D’INSIEME NELL'IMPERO MANDINGUE.


[I - De l'organisation Sociale:]


I - SULL'ORGANIZAZZIONE SOCIALE:



[Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.]


ARTICOLO 1 : LA SOCIETA DEL GANDE MANDE É DIVISA IN 16  CACCIATORI, 5 CLASSI DI MARABOUT, 4 DI NYAMANKALAS. OGNIUNA DI QUESTE HA ATTIVITA’ E RUOLI SPECIFICI


[Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d'être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l'ordre sur l'ensemble du royaume.]


ARTICOLO 2:  I NYAMAKALAS DEVONO DIRE LA VERITA AI PADRONI, ESSERE LORO CONSIGLIERI E DIFENDERE CON LE PAROLE LE REGOLE STABILITE


[Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.]


ARTICOLO 3 :  I MOIKANDA LOLU (LE 5 CLASSI DI MARABOUTS) SONO NOSTRI MAESTRI ED EDUCATORI NELL'ISLAM. TUTTI LI DEVONO RISPETTARE


[Article 4: La société est divisée en classes d'âge. A la tête de chacune d'elles est élu un chef. Sont de la même classe d'âge les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d'une période de trois années consécutives.

Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.]


ARTICOLO 4 : LA SOCIETA É DIVISA IN CLASSI IN BASE ALL'ETA’.  A CAPO DI OGNI CLASSE CI STA UN CAPO ELETTO.  SONO DELLA STESSA CLASSE DI ETA’ (UOMINI E DONNE) NATI A DISTANZA DI TRE ANNI.  I KANGBES (CLASSE ITERMEDIA TRA I GIOVANI E I VECCHI) DEVONO ESSERE RESI PARTECIPI A PRENDERE DECISIONI SULLA SOCIETA

[Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d'enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.]


ARTICOLO 5 : OGNI UNO HA DIRITTO ALLA VITA E ALLA PRESERVAZIONE DELL'INTEGRITA FISICA.  QUINDI OGNI TENTATIVO DI TOGLIERE LA VITA A QUALCUN'ALTRO VERRA PUNITO CON LA PENA DI MORTE


[Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l'oisiveté.]


ARTICOLO 6: PER VINCERE LA LOTTA DELLA PROSPERITA, É ISTITUITA LA KON GBEN WOLO (UN MODO PER SUPERVISIONARE)PER LOTTARE CONTRO LA PIGRIZIA


[Article 7: Il est institué entre les Mandenkas le sanankunya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyöya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différent né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.

Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.]


ARTICOLO 7:  TRA I MANDEKAS SONO STATI COSTITUITI I SANAKUYA (IL FALSO CUGINATO) E I TANAMANYOYA (FORMA DI TOTEM).  QUINDI OGNI UNO NATO IN QUESTI GRUPPI RISPETTARSI A VICENDA.


[Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l'empire.]


ARTICOLO 8:  LA FAMIGLIA KEITA É DESTINATA AD ESSERE LA FAMIGLIA REGNANTE DELL'IMPERO.


[Article 9: L'éducation des enfants incombe à l'ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.]


ARTICOLO 9: L'EDUCAZIONE DEI BAMBINI É UN DOVERE DI TUTTA LA SOCIETA’. LA FORZA PATERNALE APPARTIENE QUINDI A TUTTI


[Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.]


ARTICOLO 10:  MUTUALMENTE SI FARANNO LE CONDOGLIANZE


[Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.]


ARTICOLO 11:  QUANDO LA VOSTRA MOGLIE O FIGLI SCAPPANO, NON  INSEGUITELI DAI VICINI.


[Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu'un seul de ses pères vit.

Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu'il possède des liens.]


ARTICOLO 12: LA SUCCESSIONE É PATRILINARE, NON DONATE MAI IL POTERE AD UN FIGLIO FIN QUANDO UNO SOLO DEI SUOI PADRI É VIVO  E NON DATE POTERE AD UN MINORE.


[Article 13: N'offensez jamais les nyaras.]


ARTICOLO 13:  NON OFFENDETE MAI I NYARAS.


[Article 14: N'offensez jamais les femmes, nos mères.]


ARTICOLO 14:  NON OFFENDETE MAI LE DONNE E LE MAMME


[Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d'avoir fait intervenir sans succès son mari.]




ARTICOLO 15: NON ALZETE MAI LE MANI SU UNA DONNA SPOSATA PRIMA DI AVER FATTO INTERVENIRE IL MARITO SENZA SUCCESSO

[Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements.]

ARTICOLO 16:  LE DONNE, OLTRE A TUTTI I LORO DOVERI QUOTIDIANI DEVONO ESSERE ASSOCIATE A TUTTI I GOVERNI


[Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.]


ARTICOLO 17:  LE BUGIE CHE HANNO VISSUTO 40 ANNI DIVENTANO VERITA’


[Article 18: Respectons le droit d'aînesse.]


ARTICOLO 18: RISPETTARE L'ANZIANITA’


[Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l'on n'a pas eue et la parole qu'on a prononcé sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.]


ARTICOLO 19:  TUTTI GLI UOMINI HANNO DUE SUOCERE.  I GENITORI DELLA RAGAZZA CHE NON HANNO LA PAROLA O CHE NON HANNO PRONUNCIATO IL CONTRARIO, VANNO RISPETTATI E CONSIDERATI


[Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu'ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l'esclave et non du sac qu'il porte.]


ARTICOLO 20:  NON MALTRATTARE GLI SCHIAVI, DATE LORO UN GIORNO DI RIPOSO ALLA SETTIMANA E FATELI SMETTERE DI LAVORARE IN ORARI DECENTI. SI É MAESTRI DELLO SCHIAVO E NON DEL SACCO CHE LUI TRASPORTA


[Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin, du marabout du féticheur, de l'ami et de l'associé.]


ARTICOLO 21:  NON PERSEGUITE LE SPOSE DEI CAPI, DEI VICINI, DEI MARABOUT, DEGLI AMICI


[Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l'humilité le signe de la grandeur.]


ARTICOLO 22. LA VANITA’ É SEGNO DI DEBOLEZZA E L'UMILTA’ SEGNO DI GRANDEZZA


[Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d'honneur.]


ARTICOLO 23: NON VI TRADITE MAI. RISPETTARE LA PAROLA D'ONORE


[Article 24: Ne faites jamais du tort aux étrangers.]


ARTICOLO 24: NON FATE UN TORTO AD UN ESTRANEO


Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé


ARTICOLO 25: L'INCARICATO DELLA MISSIONE NON RISCHIA NULLA NEL MANDE’


[Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.]


ARTICOLO 26: IL TORO AFFIDATO NON DEVE DIRIGERE IL PARCO


[Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu'elle est pubère sans détermination d'âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques soit le nombre des candidats.]


ARTICOLO 27: LA DONNA PUO’ ESSERE DATA IN SPOSA INDIPENDENTEMENTE DALLA SUA ETA’ LA SCELTA DEI GENITORI DEVE ESSERE SEGUITA INDIPENDENTEMENTE DAI NUMERI DEI CANDIDATI


[Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.]


ARTICOLO 28: L'UOMO GIOVANE PUO SPOSARSI A PARTIRE DAI 20 ANNI


[Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et mère.]


ARTICOLO 29: LA DOTE É DI 3 BOVINI : UNO PER LA FIGLIA E DUE PER MADRE E PADRE


[Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin]


ARITOCOLO 30: AITUATE I BISOGNOSI


[II - Des Biens:]


II - I BENI:


[Article 31: Il y a cinq façons d'acquérir la propriété: l'achat, la donation, l'échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.]


ARITCOLO 31 : 5 MODI PER ACQUISIRE UNA PROPRIETA’ : COMPRARLA, LA DONAZIONE, LO SCAMBIO, IL LAVORO E LA SUCCESSIONE. TUTTE LE ALTRE FORME SONO EQUIVOCHE.


[Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu'au bout de quatre ans.]


ARTICOLO 32: TUTTI GLI OGGETTI TROVATI SENZA PROPRIETARIO, DIVENGONO PROPRIO SOLO DOPO 4 ANNI


[Article 33: La quatrième mise-bas d'une génisse confiée est la propriété du gardien.]


ARTICOLO 33:  IL QUARTO AGGIORNAMENTO-BASE DI UNA GIOVENCA AFFIDATA E’ LA PROPRIETA’ DI UN GUARDIANO


[Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.]


ARTICOLO 34: UN BOVINO PUO ESSERE SCAMBIATO CON 4 MUTONI O 4 CAPRE


[Article 35: Un oeuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.]


ARTICOLO 35: UN UOVO SU 4 APPARTIENE AL PROPRIETARIO DELLA GALLINA


[Article 36: Assouvir sa faim n'est pas du vol si on n'emporte rien dans son sac ou sa poche.]


ARTICOLO 36: SAZIARE LA FAME NON É RUBARE SE NON SI HA NULLA NELLA PROPRIA TASCA



[III - De La Préservation de la Nature:]


III -  LA PRESERVAZIONE DELLA NATURA


[Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.]


ARTICOLO 37: FAKOMBE É IL CAPO DEI CACCIATORI. SI DEVE OCCUPARE DELLE CAMPAGNE E DEL BENESSERE DEI SUOI ABITANTI


[Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.]


ARTICOLO 38: PRIMA DI DARE FUOCO ALLA CAMPAGNA, NON GUARDARE LA TERRA, MA ALZA LO SGUARDO IN DIREZIONE DELLA CIMA DEGLI ALBERI


[Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.]


ARTICOLO 39: GLI ANIMALI DOMESTICI DEVONO ESSERE LEGATI NEL MOMENTO DELLA COLTURA E LIBERARATI DOPO LA RACCOLTA.  IL CANE, IL GATTO, L'ANATRA E IL POLLAME NON SONO SOTTOPOSTI A QUESTA MISURA





[III - Dispositions Finales:]

III -  DISPOSIZIONI FINALI


[Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.]


ARTICOLO 40: RISPETTARE I FAMIGLIARI, IL MATRIMONIO E IL VICINATO


[Article 41: Tuez votre ennemi, ne l'humiliez pas.]


ARTICOLO 41: UCCIDETE IL VOSTRO NEMICO, MA NON UMILIATELO


[Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.]

ARTICOLO 42: NELLE GRANDI ASSEMBLEE ACCONTENTATEVI DEI VOSTRI RAPPRESENTANTI E TOLLERATEVI L'UN L'ALTRO.


[Article 43: Balla Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus en priorité avec la famille royale.]


ARTICOLO 43: Balla Fassèkè KOUYATE É IL GRANDE CAPO DELLE CERIMONIE E MEDIATORE DEL MANDE. É AUTORIZZATO A SCHERZARE CON TUTTE LE TRIBU, PRIORITARIAMENTE CON LA FAMIGLIA REALE.


[Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller à leur application.]


ARTICOLO 44: TUTTI COLORO CHE INFRANGERANNO QUESTE NORME SARANNO PUNITI.CIASCUNO É INCARICATO DI VEGLIARE ALLA LORO APPLICAZIONE.

Sunday, December 07, 2008 

Il Griot, maestro della parola

"L'uomo è il padrone della parola che conserva nella sua pancia, ma diventa schiavo della parola che lascia fuggire dalle sue labbra".

 

Il Griot, maestro della parola.

Nelle società illetterate (o pre-letterate), ossia prive di scrittura, la conservazione e la trasmissione del patrimonio culturale si fondano prevalentemente sulla letteratura orale tradizionale, espressa quasi sempre in forma cantata.
In particolare nell'Africa Occidentale o sub-sahariana la memoria storica e culturale della comunità è affidata agli specialisti della parola orale.

"Maestro della parola” (Maître de la parole, per i francofoni) è un titolo onorifico riservato a coloro che conoscono bene la storia del proprio popolo. La conoscenza della storia tradizionale è per il gruppo sociale un fattore di coesione e di identità; ogni etnia ha la sua storia particolare, per mezzo della quale l'individuo può riconoscersi come appartenente ad un gruppo etnico-sociale che si distingue da altri, o giustificare la propria posizione sociale all'interno del gruppo stesso.

Il musicista-poeta-cantastorie ha un ruolo sociale molto importante, in quanto memoria storica della collettività. I cantastorie, musicisti di corte, bardi o menestrelli, che hanno cantato per secoli le gesta eroiche di principi e re con l'accompagnamento musicale, sono i detentori dell'arte della parola. Dai loro canti traspaiono miti, leggende, credenze, conoscenze che fanno di loro i depositari del patrimonio storico e culturale del popolo cui appartengono.

Per i popoli Mandinka in Gambia e Senegal (Manding in inglese), Maninka in Guinea e Mali (Malinké in francese), Bambara o Bamana nel Mali, Dioulà in Costa d'Avorio, Mende in Sierra Leone e Liberia,  questo compito spetta al griot.
In tutta l’area sub-sahariana, l'esecuzione di alcuni strumenti musicali e la padronanza di un repertorio vocale o strumentale considerato patrimonio collettivo è una prerogativa di casta e spetta ai griots.
 

Un tempo i griots erano i consiglieri del re e conservavano la "costituzione del regno con il solo lavoro della loro memoria".
Ogni famiglia principesca aveva il suo griot incaricato di conservarne la tradizione e le gesta.
Attraverso pratiche divinatorie erano anche in grado di fornire auspici allo scopo di valutare, per esempio, l'opportunità di entrare in guerra con altri popoli.
Il griot era il portavoce del re presso il popolo, e spesso fungeva da intermediario nelle relazioni diplomatiche del re con ambasciatori di altri regni.

La tradizione dei griot e delle griottes  è un mestiere che può essere praticato indistintamente sia dagli uomini che dalle donne.
In genere, è un mestiere di tipo familiare, si trasmette cioè di padre in figlio o comunque all’interno della stessa famiglia; le conoscenze di un griot spaziano dalla storia, alla cosmogonia, alla genealogia, alla mitologia, alla storia politica e delle discendenze della particolare cultura a cui appartiene, pertanto i suoi repertori variano in base al contesto nel quale si trova ad operare.

Lo storico maliano Amadou Hampáté Bá (1901-1991) li suddivide in tre categorie, secondo il loro ruolo:
– i griots musicisti che suonano tutti gli strumenti, spesso meravigliosi cantori, conservatori e trasmettitori di musiche antiche e allo stesso tempo compositori;
– i griots ambasciatori e cortigiani, incaricati di intrattenere le grandi famiglie, essendo legati ad una famiglia nobile o reale, spesso ad una sola persona;
– i griots genealogisti, storici o poeti (o tutti e tre allo stesso tempo) che sono generalmente cantastorie e viaggiatori, non necessariamente legati ad una famiglia.
Di fatto, i griots sono la memoria vivente del loro popolo, per questo, come disse Hampáté Bá in una conferenza all'Unesco negli anni Sessanta, in Africa. “ogni griot che muore è come una biblioteca che brucia”.

Il sangue ereditato e il sale della vita

Sembra che il termine griot sia il frutto dell'africanizzazione di una parola estranea all'Africa sub-sahariana, forse tratta da un termine arabo oppure, più verosimilmente, di probabile origine francese (alterazione di guiriot, e questo dal portoghese crudo, servo, domestico), che sta ad indicare il musicista di casta che si tramanda quest'arte per via ereditaria e che assume varie denominazioni secondo l'etnia di appartenenza:
djelí o jelí (jelimuso se donna, plurale jelimusolu) tra i Maninka di Mali e Guinea e i Bambara del Mali,
jali (plurale jalolu) tra i Mandinka di Senegal e Gambia,
gewel tra i Wolof del Senegal,
gawlo (plurale awlu'be) tra i Fula, Fulani, Peul, Tukrur di Senegal e Gambia,
gesere (plurale geserun) o diare (jaare) tra i Soninke (Sarakole o Marka) del Mali
e jeseré (plurale jeserey) tra i Songhay stanziati nella regione al confine tra Mali e Niger.

Il nome "djelí" proviene da una vicenda leggendaria che si racconta in versioni più o meno simili. Una di queste narra di due fratelli che si erano inoltrati nella foresta, finendo col perdersi, quando il più giovane, sentendosi mancare le forze per la stanchezza e la fame, decise di fermarsi e lasciare proseguire il maggiore da solo. Costui finse di allontanarsi per poi ritornare con un pezzo di carne fresca che diede da mangiare al fratello. Si rimisero cosí in viaggio. Solo in vista del villaggio il più giovane si accorse che il fratello sanguinava dalla coscia. Comprese allora di quanta generosità avesse beneficiato e promise al fratello eterna riconoscenza e devozione, e per il sangue versato, gli diede il nome di "djelí" (sangue).

Nella lingua maninka il termine jelì, significa sia sangue che griot: non presenta differenze né da punto di vista fonetico né sul piano tonale. In una  storia raccontata in Costa d'Avorio,  il griot viene rappresentato nello schiavo dell'angelo di dio mandato sulla terra per fermare una guerra e che si presenta davanti ai due capi antagonisti con due teste tagliate.  In altre storie si racconta che quando i grandi guerrieri uccidevano i nemici, i griots tagliavano la testa dei cadaveri. Caricavano le teste tagliate sulle spalle e le portavano al villaggio come prova delle gesta eroiche dei guerrieri. Il sangue delle teste tagliate scendeva sul loro corpo ed è per questo che furono chiamati jèlí.

In una leggenda islamizzata il protagonista Sourakata, antenato di tutti i griot,  beve il sangue della ferita procurata a Maometto.
La storia racconta che il Profeta aveva un'infezione alla gamba.
La piaga si gonfiava.
Ma la terra rifiutava il sangue; anche il cielo, le foglie e le radici degli alberi facevano lo stesso.
Non volevano che il sangue di Maometto fosse versato.
Allora Sourakata bevve il sangue.
La gente disse: «Sourakata ha una parte del sangue di Maometto!», e così venne chiamato jèlí come pure tutti i suoi discententi.

Altri miti cosmogonici mettono in risalto come il  griot è generato dal sangue. In uno di essi  si racconta che l'antenato dei griots che ha origine dal sangue del sacrificio di Faro (nella versione mandingue) o di Nomino (nella versione dogon), discende dal cielo tenendo nelle mani il cranio del sacrificato, rappresentazione simbolica del primo tamburo del griot.

In wolof, lingua parlata dalla maggioranza dei senegalesi, gríot si dice guewel che, secondo gli esperti si traduce con l'espressione "formare un cerchio attorno a qualcuno".
Il griot è quindi colui che parla e viene ascoltato dalla folla radunata nel penc, l'area circolare su cui la comunità si dà appuntamento per ascoltare, discutere deliberare.
Ma se la riunione è indetta per permettere a tutti dì assistere ad una cerimonia o ad uno spettacolo il penc viene detto geew.
Tuttavia il pubblico non si limita ad ascoltare lo specialista dell'epopea, egli interviene, dialogando col griot ed eventualmente provocandolo o criticando la sua esposizione dei fatti.
Chi tra il pubblico prende la parola perchè ritiene di poter fare meglio affermerà di voler "aggiungere il suo pugno di sale nella marmitta".
L'abilità del "maestro della parola" consiste anche nel saper piegare la sua eloquenza ad aduaci risposte e controprovocazioni nei confronti del suo pubblico. Questa lotta o scontro verbale fornisce uno dei diverti menti a cui si aggiungono il piacere di cogliere le velate allusioni a fatti passati o recentissimi, nonché le risate provocate dalle spudorate battute del gríot.
Secondo l'opinione generale un mondo senza griot sarebbe "insipido come il riso senza salsa".

Nella tripartizione classica, per esempio quella dei fulbe, la casta dei griot si suddivide in :
mabo, gawlo e tíapourta.

Il primo è di solito legato ad una grande famiglia di cui costituisce l'archivio vivente e dei cui membri egli rievoca le gesta eroiche accompagnandosi con il suo liuto: la kora.
Considerato un consigliere per le famiglie nobili egli ne è il portaparola nelle situazioni pubbliche, dove un tempo era considerato disdicevole per il principe o per il Re parlare ad alta voce. Questi si rivolgeva allora al suo gríot, sussurandogli all'orecchio le sue decisìoni. Il griot prendeva fiato e, con tono solenne, informava gli astanti, avendo cura di esprimere il concetto secondo le forme di uno stile irresistibile.
Se la parola del mabo è considerata veridica, quella del gawlo è presa con precauzione.
Non è certo la scarsa conoscenza della storia e della  tradizione che gli viene rimproverata, ma l'uso spregiudicato che egli ne fa, per costringere chiunque l'ascolti a ripagare le sue effusioni liriche con laute mance, non esitando a gettare il discredito su chi non si dimostra sufficientemente generoso, rivelando ciò che doveva essere taciuto.
Nella scala sociale dei gríot l'ultimo posto spetta però al tíapourta il quale, vagando coi suoi strumenti per villaggi città e campagne, si lascia coinvolgere troppo dal ritmo sfrenato degli strumenti e con la sua libertà di parola arriva fino all'oscenità, sfruttando a fondo la tradizione che vuole che un gríot non possa essere picchiato né punito per ciò che dice.

Anche se è vero che gríot non si diventa, ma lo si nasce, prima di diventare il poeta ispirato la cui fama valica i confini del paese egli deve subire un addestramento fin dall'età di cinque anni, magari all'interno della sua famiglia, per poi spostarsi presso veri e propri "centri di studio".
Per i gríot malinkè, i famosi jelì, può essere l'austera scuola di Keila nel Mandèn, dove li attende un gravoso periodo di apprendimento che può durare più di dieci anni. O ancora nella città di Kita (Mali) che è considerata la "capitale" dell'arte oratoria (jeliya) e rimane ancora oggi il centro della scuola musicale dei Mandingo.
Sia i figli dei nobili che quelli dei gríot passano in realtà anni a memorizzare le gesta degli stessi antenati, senza che gli uni sappiano (ufficialmente) degli altri. I nobili non possono permettere che i griot siano i soli a conoscere per intero la storia della loro famiglia, i griot devono impedire che nella famiglia nobiliare a cui sono legati qualcosa succeda o si dica a loro insaputa. Esistono certe musiche, corrispondenti a particolari "porte" (capitoli) dell'epopea che devono essere taciute per salvaguardare il buon nome di una famiglia, e che tuttavia si devono ripetere per poter essere memorizzate e trasmesse. Ma il gríot ne è il proprietario riconosciuto e se per caso sorprendesse un nobile a ripetere il ritornello di certe canzoni sarebbe autorizzato a farsi pagare una forte ammenda, e a farsene beffe sulla pubblica piazza.
Sapendo che il griot, parlando, tace sempre una verità, gli ascoltatori nutrono una sana diffidenza nei confronti della sua arte. Consapevole di tutto ciò, prima di cominciare la sua "performance" egli spesso avverte: "Ve ne dirò una parte, per conservarne un po' nella mia pancia".
Che lavori per la verità o per la menzogna, la lingua del gríot viene da lui stesso paragonata al miele e al peperoncino piccante, con essa, egli afferma, si può spegnere un incendio o farlo divampare. Disprezzato dagli uomini liberi perché appartenente ad una casta, egli ricambia il disprezzo vantandosi "di non curarsi né della pioggia né del sole", cioè di non aver bisogno di lavorare la terra per vivere. Infatti nella ripartizione delle caste, gli uomini liberi sono contadini, i nobili guerrieri. Le caste comprendono gli artigiani, i fabbri, i falegnami, i calzolai, i tessitori ed i gríot. L'ultimo gradino della scala sociale è occupato dagli schiavi. Ai principi fieri nel maneggiare le armi che lui non può toccare, simbolo di un potere da cui gli uomini di casta sono esclusi, egli ricorda che "la lama del coltello può certo essere affilata ma non potrà mai tagliare il suo stesso manico", vale a dire che l'uomo nobile non può parlare bene di se stesso, ha bisogno di un altro che lo lodi per essere credibile. A coloro che, appartenendo ad un'altra casta lo denigrano perché vive della sua parola, elemento quanto mai inconsistente, egli risponde: "Se dici che saper parlare non serve a niente è perché la tua parola non ti ha mai salvato  dalla morte".
Tuttavia, l'ambivalenza della figura del gríot sembra essere legata a quella della parola. Come dice il proverbio, "La bocca è la spada che sventra la pancia di un uomo", e alla base della formazione delle caste nella tradizione malinkè sta, non a caso, un segreto svelato.

Leggende e storie dell’origine

L'epopea malinkè di Sundjata permette di risalire alla formazione delle caste nell'area dell’Africa Occidentale, rimandando alla figura del potentissimo re Sumanguru (o Sumaoro), capostipite della dinastia dei fabbri Kantè, grande mago e stregone. Alla sua sconfitta nella lotta avvenuta nel corso del XIII secolo contro il principe cacciatore Sundjata, fondatore della dinastia dei principi Keita, fece seguito una ripartizione delle famiglie in nobili e "cascati".

La società tradizionale mandingo è una società di caste fortemente stratificata; la società precoloniale era tripartita in horon (agricoltori, cacciatori), nyamakala (artigiani, commercianti) e jon (schiavi).
La nobiltà o horon (nati liberi), costituita dai discendenti del fondatore dell'impero del Mali, Sundiata Keita, e i suoi generali, è in cima alla scala gerarchica, mentre i discendenti degli schiavi (djon o jon) occupano lo strato piú basso; nel gradino intermedio stanno gli artigiani (nyamakala), una casta che include i fabbri (numu), i pellai e vasai (garanké) e i cantastorie (djelí), considerati "artigiani della parola".
Poiché la schiavitú è stata abolita alla fine del periodo coloniale, la società mande si presenta bipartita in horon e nyamakala.
Gli artigiani nyamakala hanno la facoltà di "dare forma' con le proprie mani all'energia spirituale nyama. I fabbri, in particolare, sono considerati coloro che piú di tutti possiedono il dalílu (plurale daliluw), il potere di trasformare la materia che dominano attraverso forze sovrannaturali (nyama). Ogni casta è riconoscibile dal cognome: i nobili (horon) sono Keita, Konaté, Touré; i djelí portano i cognomi di Kouyaté o Diabaté; i numu quelli di Camara (Kamara), Konté o Kanté, Dumbia, Sissoko.

L’appartenenza alla casta di griot può essere infatti facilmente identificata dal nome della famiglia: Kouyaté, Diabaté, Dramé, Niakaté, Soumano sono alcuni esempi fra i più noti tra Mali, Senegal e Burkina Faso.
Ad ogni famiglia appartenente alla casta dei griot è dato in dono uno strumento.
Se il balafon è suonato esclusivamente dalla famiglia dei Kouyaté, la kora  che è  un’arpa-liuto a 21 corde, dal suono celestiale e evocativo, lo è solo dalla famiglia Diabate.
Narra la storia di come il primo balafon o xilofono appartenesse a Sumanguru Kantè, il griot personale di Sundjata, il quale entrò di nascosto nella casa in cui Sumanguru accudiva i suoi feticci per sorprendere il segreto del suo potere e si mise a suonare lo xilofono, violando così un divieto. Sorpreso dal Re-Fabbro, il griot improvvisa una canzone di elogio per Sumanguru che, compiaciuto, esclama "è troppo piacevole farsi lodare da un altro" e gli taglia i tendini, affinché non possa mai più allontanarsi da lui. Dopodiché gli impone un nuovo nome 'Bala Faseke Kouyate", cioè 'Tu che hai visto il mio xilofono e l'hai suonato, c'è un segreto fra te e me".
Per la kora invece, una leggenda sostiene che fu sottratta a uno spirito femminile nelle grotte di Kansala, nell’attuale Gambia, da Touramakan, un generale di Soundjata della stirpe dei Traore, che in seguito la donò al suo djeli, Djelimaly Oule Diabate: da quel momento la kora appartiene ai Diabate.
La tradizione dei griots viene fatta risalire a Diakuma Dua, il griot personale di Sundiata Keita, anche se, nell'ottica islamica, il precursore è considerato Surakhata, colui che recitava gli elogi dei Saaba, i compagni del Profeta.
Sono gli stessi Kouyate che riconoscono in Sourakata Ben Zafara, compagno di Maometto, l'antenato di tutti i griots. In una leggenda raccolta in Costa d'Avorio troviamo Sourakata torturato perché non vuole pregare; quando egli grida per chiedere perdono, Maometto dice: "Dal momento che egli grida bene, non uccidetelo! Lui resterà con noi e griderà. Tutti i figli e i nipoti di Sourakata saranno griot".
Un tempo al servizio del re per quale svolgevano il ruolo di intrattenitori, consiglieri, messaggeri, oggi i griots sono spesso indipendenti e svolgono il ruolo di intrattenitori presso le case di privati, dove sono invitati in occasioni festive (matrimoni, battesimi o altro) per raccontare le gesta degli antenati dell'ospite. In Mali, il djeli dei Mandingo e lo gnegno (plurale gneibe) dei Peul, oltre ad animare le feste nuziali, ricoprono il ruolo di mediatori e messaggeri tra due famiglie nobili per fare una domanda di matrimonio (le noci di cola portate in offerta al padre della futura sposa hanno un grande significato simbolico). Il griot talvolta interviene come mediatore in situazioni conflittuali, come ad esempio le dispute familiari, per tentare di trovare una soluzione o un compromesso tra due famiglie o due componenti appartenenti allo stesso nucleo familiare.
I griots, nonostante il loro livello sociale sia molto basso, sono rispettati e stimati per la saggezza e l'abilità musicale, ma sono anche temuti, sia perché, come per altri artigiani, si ritiene che possiedano poteri magici, sia per la loro conoscenza del passato. L'eccentricità, al limite del comportamento deviante, consente loro di dire cose "scomode"o addirittura di insultare il committente per la sua avarizia, rimanendo comunque impuniti data la loro appartenenza ad uno status speciale che garantisce privilegi e libertà che altri non hanno. La loro posizione ambigua, caratterizzata da un basso livello sociale ma da un'alta importanza sociale, consente loro una singolare mobilità all'interno del sistema delle caste.
Il repertorio dei griots è costituito da brani (julo) o canti (donkili), soprattutto i fasa (da fa, padre e siya, lignaggio), relativi alla narrazione cantata delle genealogie, della storia e delle leggende delle dinastie dei Mande. Trai canti epici è molto diffuso tra i jelí il poema epico Sundiata (Sundiata fasa), che descrive le imprese del guerriero che fece del suo regno un impero: Sundiata Keita, fondatore dell'Impero del Mali nel XIII secolo, che durò 400 anni prima di essere conquistato dai Songhay di Gao.

L'epica di Sundiata

Di seguito una sintesi dell'epica di Sundiata, a cui si è ispirato il regista burkinabé Dani Kouyaté per il film Keita, l'heritage du griot.

Nel regno del Mande (Mali), il sovrano Maghan Kon Fatta "Konatè" aveva due mogli: Sasuma Bereté e Sogolon Konde (detta "Kediugo" o "Kédjougou, "la brutta").
Ambedue ebbero un figlio maschio, Dankaran Touma nacque dalla prima moglie e la seconda generò Sundiata (letteralmente "leone affamato").
Le donne divennero rivali in quanto i due primogeniti aspiravano al trono.
Ma quando il re mori, Dankaran Touma ascese al trono e Sundiata fu  costretto all'esilio assieme alla madre.
Sundiata, fino a quel momento affetto da paralisi, guarí improvvisamente.
Qui si inserisce la leggenda che narra dell'origine mitica dello xilofono (bala o balafon) associata alla nascita della casta dei griots.
Dankaran Touma manda un messaggero, Baia Faseke Kouyate, a Susudougou (Sosso, nell'attuale Guinea Conakry) per chiedere sostegno al re del popolo Susu, Sumanguru Kanté (re e stregone appartenente alla casta dei fabbri), nel reprimere i ribelli maninka.
Il messaggero, tenuto prigioniero o in attesa del sovrano assente – secondo due diverse versioni – si introdusse nelle stanze della reggia, dove cominciò a suonare il bala, strumento che era stato donato al re dei Soso da un genio (jin).
Sumanguru Kanté fu attratto dai suoni melodiosi e, appena entrò nelle stanza, l'astuto ambasciatore di Touma si mise a declamare le sue lodi; Sumanguru Kanté, conquistato dal canto di Kouyate, lo nominò suo cantastorie.
Ancora oggi la Guinea conserva una lunga e gloriosa tradizione legata al bala, tanto che i migliori balafonisti provengono da quest'area (Sory Kouyaté e Mory Kante).
Ma torniamo alla narrazione epica. Sumanguru Kanté, convintosi della manifesta debolezza di Touma, conquistò il Mande e vi instaurò un regime dispotico. In seguito, il popolo, cui era arrivata voce delle capacità militari di Sundiata, lo richiamò in patria. Sundiata tornò a liberare il regno dei Mande, sconfisse i Sosso di Sumanguru Kanté nella battaglia di Kirina (1235 ca.), – città che sorgeva sulla riva sinistra del Niger di cui non è rimasta traccia – e fu proclamato “Mansa" (re).
Morí intorno al 1255.
Secondo la leggenda, Sundiata si sarebbe gettato nelle acque del fiume Sankari (Sankarannin) dove si sarebbe trasformato in ippopotamo (mali in malinké significa "ippopotamo" ma anche "dove risiede il re").
All’interno dell’epica di Sundiata si inserisce anche la leggenda che narra dell'origine della dinastia dei Diabate. Si narra che due fratelli della famiglia Traore, i cui nomi erano Toraman e Kankedja e il cui mestiere era quello del cacciatore,  ricevettero l’incarico di uccidere un bufalo.
Toraman, il minore dei due, riusci a colpire l’animale,  mostrando un tale coraggio che il fratello maggiore Kankedja commentò alla stessa maniera di un griot.
Toraman gli disse:  - Fratello, se tu fossi un griot, nessuno ti resisterebbe -,  che in malinkè si dice: "Koro, tun Banke Dieli a Diab bagate".
Kankedja, per cantare le lodi di suo fratello più piccolo, scelse da allora di essere un griot  e lo chiamarono Diab bagate , Diabate.

Non interessa qui determinare la verità storica degli avvenimenti narrati. Di sicuro si può dire che la lotta tra Sundjata e il feroce Soumangourou è avvenuta, e che in quel periodo la distinzione in caste fu resa rigida, rendendo per sempre i Kantè dei fabbri ed i Kuyaté e i Diabate dei griot. Nessun legame matrimoniale è tuttora possibile tra Kanté, Kouyaté e Keita.
La tradizione cerca spesso di imporre un equilibrio alle parti costitutive di una società, e così i fabbri, pericolosi costruttori di armi, ed i griot, a cui spettano in eredità la musica e la parola, vengono esclusi dal potere politico. D'altra parte il gríot condivide con il Fabbro la funzione di mediatore all'interno della comunità. Infatti è il fabbro che circoncide i giovani, decretandone in tal modo l'accesso all'età adulta. Solo dopo questo passaggio iniziatico il giovane si potrà sposare e allora ricorrerà al griot per condurre in porto le contrattazioni matrimoniali. In caso di separazioni o divorzi, griot e fabbri possono venir chiamati ad intervenire a prendere le parti della donna affinché ogni conflitto sia evitato e la pace ritorni nel nucleo familiare. Infatti, come nella marmitta della donna si cuoce il cibo che crea la forza della comunità, nella fucina del fabbro si forgia il metallo che costituisce la forza dell'arma, nel ventre del griot si elabora la parola creatrice.

Se la mediazione del gríot è efficace, è perché egli fa uso di una comunicazione obliqua. Affermando con orgoglio di essere il "sacco delle parole", egli dimostra di potersi esprimere facendo ricorso unicamente alle parole già acquisite dalla letteratura orale: indovinelli, proverbi, racconti, leggende, miti, epopee, canzoni. Sembra quindi che mai si possa sorprenderne una parola personale, l'espressione immediata di una personalità. Nascondendosi fra le parole proferite da qualcun altro, egli esorta i giovani a ricercare il filo che unisce la tradizione col momento da loro vissuto, offrendo a tutti il modo di interpretare la realtà.

Cosa fa un griot

Sebbene appartenenti al gruppo degli uomini di casta e perciò vincolati a dei rapporti privilegiati solo con alcune famiglie, i griots intrattengono di fatto dei rapporti di familiarità con tutti gli altri individui, anche con coloro che non appartengono al clan alleato
Possono scherzare con chiunque e prendersi gioco di tutti prendendo a soggetto i difetti fisici o morali. Non sono attenuti ad alcun atteggiamento di rispetto verso i più potenti .
Questo in parte spiega e giustifica  la presenza del griot a tutti i momenti importanti della vita sociale.
Infatti, se nasce un bambino, sono i griots ad annunciare il lieto evento ai parenti; e sono sempre loro, alla vigilia dell'imposizione del nome, ad invitare amici, alleati, vicini, ecc., alla cerimonia.
Il giorno della festa quando tutti sono riuniti, la madre e il bambino escono dalla casa e subito il nuovo nato viene lavato e rasato; nel frattempo gli uomini si riuniscono e dopo aver preso una decisione chiamano il griot e gli sussurrano all'orecchio il nome scelto per il bambino. Il griot reclama il silenzio, si mette al centro del cortile e rivolgendosi al gruppo degli anziani pronuncia a gran voce, per la prima volta, il nome del nuovo nato. Ma il suo compito non si ferma qui. Infatti il nome che viene dato al bambino è sempre quello di un antenato: al griot spetta allora di ricordare a tutti i presenti i fatti e le gesta dell'uomo o della donna di cui il bambino ha preso il nome.
E sempre lui a riprendere la parola in un altro momento della festa per trasmettere ai presenti il discorso degli uomini che hanno portato i loro doni. Quelli che vogliono parlare sussurrano un messaggio al griot, che rivolgendosi a tutti i presenti ad alta voce riporta il contenuto di ciò che gli è stato detto arricchendolo di parole e di immagini; infine prende il dono e lo consegna nelle mani del più anziano della famiglia. Assieme a questo griot, la cui funzione, come si capisce, è di portavoce e insieme di memoria del passato della comunità, sono presenti anche altri griots che con musiche e con canti allietano la festa e coinvolgono tutto il gruppo, soprattutto quello femminile, nelle danze.
Un altro momento importante della vita comunitaria alla quale partecipa attivamente il griot è quello della circoncisione. Durante gli otto giorni che precedono questa prova, i ragazzi coinvolti vengono portati lontano dal villaggio; i griots restano con loro e ricordano continuamente ai giovani con le loro canzoni quanto sia preferibile la morte alla vergogna; essi sono anche i testimoni oculari del comportamento di ognuno dei ragazzi e non si preoccupano di rivelare la codardia di coloro che non hanno saputo affrontare con coraggio il rito di passaggio. Si capisce come la loro presenza incentivi i ragazzi a mantenere un comportamento dignitoso; i giovani sanno bene che il coraggio e la forza dimostrati in
questa occasione lascerà una traccia indelebile nella loro identità sociale, perché i griots, in ogni momento importante della loro vita, saranno pronti a ricordarlo.
Anche in occasione dei matrimoni il griot dà prova della sua funzione sociale; egli in questa circostanza, a seconda del tipo di matrimonio, , mette in atto tutte le strategie di mediatore dettate dalle circostanze. Il suo intervento a volte è richiesto direttamente dal giovane innamorato perché si faccia portavoce dei suoi sentimenti al capo della famiglia della fidanzata. Si capisce che qui la mediazione ha il compito di sottolineare una distanza rispettosa e simbolizza l'umiltà della posizione del richiedente. Dopo la prima visita dell'intermediario, anche la famiglia della giovane sceglie un griot che la rappresenti: saranno i due "hommes de la bouche" a fare da negoziatori tra le due famiglie.
Questo ruolo di mediazione non si limita alle sole relazioni matrimoniali. Molto spesso il griot, per la libertà con cui può muoversi negli ambienti familiari, è chiamato come intermediario anche per favorire le relazioni extraconiugali. Se l'adulterio viene scoperto, solo gli amanti sono puniti con sanzioni severe, il griot, sebbene abbia giocato un ruolo fondamentale e sia stato loro complice, non subisce invece alcuna punizione.
Nei casi di divorzio poi, egli gioca un ruolo fondamentale e sicuramente più difficile perché in queste circostanze è costretto a mediare in situazioni di conflitto. Se la donna viene ripudiata è il griot che la riaccompagna nella casa paterna e spiega ai parenti della donna i motivi di risentimento del marito. Nel caso in cui sia la donna ad abbandonare la casa dello sposo in seguito, ad esempio, a dei maltrattamenti, è il marito ad inviarlo come mediatore con il compito di reclamare il ritorno della moglie. Qualora la separazione sia inevitabile sono i griots intermediari del matrimonio a svolgere la funzione di notai: essi ricordano l'ammontare dei doni e le circostanze nelle quali questi sono stati offerti da entrambe le parti e cercano di limitare le contese.
Come è annunciatore della nuova vita, il griot ha anche il difficile compito di farsi messaggero di morte: raggiunge parenti e amici nei paesi più lontani per avvisarli della scomparsa di un congiunto. Durante la cerimonia funebre il griot svolge ancora un ruolo attivo e continua la sua missione di mediatore dei rapporti sociali: come per la nascita, anche in occasione della morte raccoglie i doni che parenti e amici portano alla famiglia del defunto

Monday, November 17, 2008 

L'epica di Kelefaba Saane.


[...]
Jola kelefa jola ye la
Kelefa ba tambo be Bariya

Marolu ban ne, kelo ye marolu ban ne
Banang kelo ye marolu ban ne

Ming dolu ban na ming dolu ban na
Kelefa ba dolu ban na

Suwulu be donga deh suwulu be donga
Jamfa de naata suwulu be donga

[...]

Kelefa Saane era, nella prima metà del 1800, un guerriero dell'aristocrazia di Kaabu, una confederazione degli stati del Mandingo, che estendeva la sua influenza dalla regione a sud del fiume Gambia fino al Rio Courubal, in quella che oggi è il nord est della Guinea-Bissau.


Questa epica di elogio è ancora oggi recitata appassionatamente dai griot mandingo, malgrado in realtà la figura di Kelefa non abbia avuto particolare influenza nel corso degli eventi anzì, troverà in essi la sua morte perdendo anche la battaglia.


L'origini di Kelefa sono Jola malgrado che , nello stato di Kaabu, il suo cognome identifica il nome dei guerrieri aristocratici mandinga: Saane.


In Gambia l'epica di Kelefa è la più amata nel repertorio dei griot e la più conosciuta. Nella tradizione infatti, la poesia di elogio di Kelefa è la prima canzone che imparano i griot a suonare con la kora.


Generalmete l'epica di Kelefa viene raccontata assieme a quella di Sun-Jata.


I griot usano infatti dividere in due parti il loro intervento. La priama parte racconta la nascita dell'impero mandingo mediante il racconto della figura di Sun-Jata. La seconda parte è un repertorio che comprende le carriere di varie figure locali, come nella Gambia la figura di Kelefa.


La carriera di Kelefa può essere brevemente raccontata.


Quando la guerra - al nord del fiume Gambia - tra Niumi e Jokadu inevitabilmente scoppio il re Demba Sonko, membro di una delle tre famiglie che a rotazione comandavano il regno di Niumi, (le altre due erano i Saane e Manee) mandò una richiesta di aiuto alla città di Badora della confederazione di Kaabu.


Kelefa Sanee rispose alla chiamata e partì per Niumi; il suo arrivo fu un vero imbarazzo per il re, che era stato già avvertito dai suoi divinatori mussulmani che avere Kelefa al suo fianco per affrontare la battaglia non era una buona idea.


Re Demba Sonko quindi, con una scusa, mandò Kelefa dall'altra parte del fiume mentre le forze di Niumi attaccarono. Kelefa non fu quindi di grande aiuto alle forze di Niumi; l’esito della battaglia fu disastroso per entrambi le parti.


Nella battaglia, Kelefa fu ingloriosamente ucciso da un deforme albino che lo attese nascosto su un albero dove Kelefa si riposava spesso all'ombra.


Qualsiasi sia la verità e la successione degli eventi della battaglia tra Niumi e Jokadu, l’epica di Kelefa rappresenta l'ideale principesco mandingo e la sua storia ha, ancora oggi, una forte presa emozionale.


Kelefa sembra essere la rappresentazione di tutti gli ideali principeschi e in questo si trova la sua popolarità. Kelefa rappresenta il massimo ideale di altruismo: rispose alla chiamata di aiuto del re di Niumi perchè il re era nei guai e quindi, nonostante le circostanze non si tirò indietro.  Kelefa chiaramente non si recò a Niumi per guadagnarci qualcosa al contrario rifiutò di continuo le offerte generose di doni da parte dei vari regnanti attraverso i cui territori lui traversò per recarsi a combatter in Jokadu.  Questi stessi regnanti gli ricordarono che la guerra porta alla morte molti, ma Kelefa rimase convinto di poter andare a combattere per il re di Niumi, rifiutando tutte le offerte di benessere.   Sarebbe stato un tradimento del suo ideale principesco se avesse scelto il benessere al posto della battaglia.


La storia di come Kelefa resistette a tutte le offerte e preferì invece di andare ad aiutare un amico in bisogno di aiuto ebbe ed ha, un grande impatto sull'ascoltatore Mandinka.  La storia di Kelefa è il  racconto  della fedeltà verso un amico, il coraggio e l'altruismo puro.  La fama della storia di Kelefa rappresenta non solo la forma più nobile di ideali principeschi ma anche gli ideali della vita di tutti i giorni come appunto l'altruismo, la fedeltà per l'amico e il coraggio.

Thursday, November 13, 2008 

Traditions: D’ou Viennent les Chants DJANDJON et DOUGA?

www. Soninkara.com - Le portail du peuple Soninke (Senegal, Mali, Mauritanie, Gambie)

Questo articolo, pubblicato a questo indirizzo web http://www.soninkara.com/culture-traditions/musique-et-danse/traditions-dou-viennent-les-chants-djandjon-et-douga.html, spiega l'origine di Djandjon e Douga. 

In origine la storia si svolge in Burkina Faso é da li che vengono i  nomi che fanno parte della famiglia reale di Ougadougou Les Boula, venuti dall'egitto.

Questi sono i Camara, i Kamissoko, i Bagayogo, i Sinayogo, i Dagnon, i Doumbia.. Dai Doumbia vengono i Sissoko e i Kourouma prima dell'impero mandengue .

Djanjon é l’epopea di queste famiglie che sono rappresentati da Fakoli e che rappresentano la pazienza e la caccia.

Fakoli credeva che il canto “djandjon” fosse a lui dedicato anche se, in realtà,   non lo era. 

I griots hanno sempre fatto finta che fosse per lui  . . . e dicevano questo  : « Fakoli kumba ani Fakoli daba, jumujan Koli », vuole dire 'cacciatore aquila dalla testa grande e bocca grande, un grande cacciatore ! Dopo i griot cantano : « Bula ka mogolandi-Bula te fennadi-Bula te karaba ».  che appunto descrive i Boula come cortesi, generosi e che non hanno paura di nulla !


Dans l’Egypte ancienne, <?xml:namespace prefix = st1 ns = 'urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags' />....celle.... des Pharaons, et plus près de nous dans nos vieilles sociétés recréées, l’hyène et l’aigle recevaient un culte particulier. Ils étaient considérés comme animaux sacrés. Dans la confrérie des chasseurs, de nombreuses chansons se rapportaient à ces deux bêtes carnivores. Elles symbolisaient la connaissance occulte, la patience, et l’infaillibilité.

C’est pourquoi aujourd’hui encore, certaines personnes sont prénommées Kardigué (aigle en soninké), Douga (aigle en milieu bamanan), Siriman (aigle impérial), Nama (hyène), Djaba (hyène blanche de Mama Dinga, ancêtre présumé des Soninké et nom d’une grande prêtresse), Djatourou (hyène noire de Dinga), Fakoli (aigle chasseur). Après ce rappel, nous parlerons de l’aigle et de deux chants que ce grand rapace et l’hyène ont inspiré dans le passé : Djandjon et Douga. Ces deux hymnes datent d’une période reculée correspondant au moment où seuls les Kakolo (Kagolo ou encore Kagoro) habitaient le Ouagadou primitif ou Kagorotan. Etaient Kakolo les Fofana, Camara, Kamissoko, Bagayogo, Doumbia, Djité, Sinayogo, Kanté, Kamité, Dagnon, Konaté, Kamaté, Kanouté, Kouaté.


C’était avant l’arrivée des Soninké au Diafounou, sous le commandement du patriarche Dinga (Dinga Khôrè) et de son chef de troupe Garabara Diané ou Diadiané. On chantait Douga et Djandjon avant la conquête du pays des Kakolo par Diabé Cissé, fils de Dinga, et premier roi du Ouagadou, de l’ère soninké. Ces deux chants existaient quand le transfert des populations primitives du Ouagadou vers le Mandé n’avait pas encore eu lieu.
En vérité le Mandé a hérité de Djandjon et Douga.



Pourtant, quand on joue maintenant Djandjon, tout le monde pense à Fakoli Doumbia, le terrible Djandjon Koli, dont le rôle a été décisif dans la victoire sur Sosso Bali Soumaoro, l’invincible. Mais contrairement à ce qu’on prétend généralement, Djandjon n’a pas été chanté pour la première fois en son honneur. Ce grand Général a vécu au treizième siècle. Aussi, nous ne parlerons pas des transformations apportées dans cet hymne des chasseurs anciens par les griots d’aujourd’hui, chercheurs d’argent et de bien-être matériel.

Mais il est clair que dans Djandjon, tel qu’il avait été conçu à l’origine, aucune allusion n’avait été faite à Fakoli Doumbia, puisqu’il n’était pas encore né. Le Fakoli dont il est question dans cette chanson, c’est l’aigle chasseur, oiseau mythique, ancêtre totémique des Boula, et non Fakoli Kourouma. (Les Boula constituaient les cinq familles royales du Ouagadou avant l’installation dans ce pays des Soninké venus d’Assouan en Egypte. C’étaient les Camara, Kamissoko, Bagayogo, Sinayogo, Dagnon, Doumbia. Cette dernière famille compte aussi les Sissoko et les Kourouma). Donc Fakoli, l’aigle incarnait la témérité des Boula, leur grande patience et leur incomparable adresse à la chasse. Et Djandjon était leur épopée. C’était la devise la plus ancienne, l’hymne qui leur était dédié avant l’avènement de Diabé Cissé, les Boula furent rois au Ouagadou et plus tard, forgerons et métallurgistes (ce qui était une position privilégiée).


C’est pourquoi ils portent le surnom tant exalté par les griots, sora ou tortue naine, symbole de la forge. Aujourd’hui, la tendance actuelle fait croire que Djandjon est le patrimoine des seuls Doumbia. A cela nous répondrons que déjà au Ouagadou, les Camara étaient les aînés de l’ensemble des Boula, avant même la constitution des empires du Mali (Mandé) et de Ghana (Ouagadou). Pour cette raison, Niani Massa Kara Camara s’attribuait cette devise des chasseurs Kakolo anciens. Depuis sa désertion de l’armée Sosso et son installation à Dakadiala, Fakoli entendait mettre un terme à cette prétention du vieux roi de Nianiba. Entre lui et cet homme naquit et grandit une farouche rivalité (Fakoli le tuera dans son bain).

Les griots entretenaient et creusaient cette situation en laissant croire tantôt à l’un, tantôt à l’autre que cet hymne des braves a été exclusivement consacré à ses aïeux et que par conséquent, il restait son seul apanage. Il n’était donc pas question pour aucun d’eux de partager avec un autre l’honneur du Djandjon-don, la danse du Djandjon. Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que cet air des fiers guerriers kakolo a été dédié à d’autres personnages illustres, et bien avant Fakoli. Il fut joué pour Makantaga Djigui (Djigui le pèlerin de ..la Mecque..). On le confond souvent avec Fakoli.

Ce Djigui appelé Laye Djigui ramena de ..la Mecque.. trois cent treize fétiches. Quand cet homme qui était lui aussi un Boula exécutait le Djandjon – don, Fakoli ne l’avait pas fait encore.
Avant la fondation de l’empire soninké, Djandjon fut dédié à Mama Dinga, à cause de sa bravoure. C’était à Kérouané, nous dit Diarra Sylla
. Bien plus tard, c’est dans cette même condition, en hommage à son courage et à son talent guerrier, que Fakoli reçut cette distinction et tous les honneurs qui l’accompagnaient. Devant le Mandé réuni, il dansa majestueusement Djandjon. Ce fut après tant d’autres braves guerriers. L’époque des chasseurs du Ouagadou était passée depuis longtemps. Djandjon, le vrai Djandjon disait ceci : « Fakoli kumba ani Fakoli daba, jumujan Koli », ce qui signifie « aigle chasseur à la grosse tête, aigle chasseur à la grande bouche, un très grand chasseur. »

Après avoir entonné Djandjon à la gloire de l’ensemble des Boula, les griots enchaînaient : « Bula ka mogolandi-Bula te fennadi-Bula te karaba ». « Le Boula est généreux et courtois, mais il n’a peur de rien. Et l’on ne force pas un Boula (quand il refuse) ». Actuellement Djandjon et Douga sont joués non pas pour la vertu, mais pour l’intérêt. On glorifie même le voleur, l’assassin ou autre malfaiteur en disant « il peut danser le Djandjon »…

A Suivre...


Moussa Fofana, Conseiller Pédagogique à la retraite

Formateur au Collège Moderne de Sincina Koutiala
Le Segovien, Maliweb.net

Sunday, June 15, 2008 

 

[13 nov 2008 20.23 from  Rasmus Ahlm ]

I listen to your koraplaying every day. Thank you for your inspiring and beautiful music, it touches my soul.

 

[email del 26 ottobre 2008 da Mari]

Andavo di fretta verso la metro Flaminio come tutte le persone che ti camminano accanto. Poi ti ho sentito suonare e mi hai riportato alla serenità, alla calma. Ho comprato il tuo CD e ho rivissuto la stessa tranquillità e calma a casa.
Grazie. E' bellissimo quello che suoni, quello che racconti, anche se non posso capire le parole.
E' vero, sei un cantastorie, un griot a Roma ed è meraviglioso.
 
Grazie Madya
 
Mari (la ragazza che ti ascoltava sabato pomeriggio davanti alla metro)<?xml:namespace prefix = o ns = 'urn:schemas-microsoft-com:office:office' />....

 

 

[email del 14 giugno dallo Staff del Sabir-Roma, dopo un concerto]

...

l'alba di oggi ci vede ancora un po assonnati , ma certamente felici, per la serata trascorsa ieri sera nel nostro piccolo spazio.
Ieri sera si è creata, grazie sopratutto al grande Madya,un'atmosfera magica che ha rapito sia i prenotati al concerto , sia quelli che passando per caso sono entrati per la curiosità.
 
la musica , cosi magistralmente emessa dalla Kora e dalle dita esperte di Madya, ha letteralmente coinvolto tutti.
 
 Avete presente l'incantatore di serpenti????
 
La luce bassa delle candele , il profumo del cibo africano, il sapore forte della manioca, , ci hanno riportato alle terre antiche dell'africa e alla loro filisofia.
 
Che dire , poi dell'intervento del grande Sekoù, delle sue parole,......????
 
Grazie , grazie a tutti voi, grazie agli artisti che ci hanno fatto l'onore di fermarsi da noi....
 
E' stata veramente una bella serata.....
 
Grazie agli amici, che hanno vissuto in africa e che come per magia, anche stando seduti con noi, con la mente e lo spirito hanno rivissuto momenti trascorsi fra le calde braccia di mamma africa, avvertendo profumi e fragranze lontane , ma mai dimenticate.
 
Grazie a chi ha collaborato per la riuscita di questa serata
 
Grazie a tutti......la rifaremo presto....
 
...
 
 
[joni bishop  12 giu 2008]
 
...Hello Madya! Your music is fantastic! ..

[moco  9 giu 2008 ]  

hi!!
Thank you so much for the add!!
I really really love your sound!!!
very beautiful!!
I am glad to see you.
love from japan!!

 

[Janicesoca  9 giu 2008]
Your musical talent is much appreciated

 

[IZZID  3 giu 2008]

I can't say enough as to how much I enjoyed listening to your music. It captures me from the start to the finish. I wish you so much success and look forward to hearing all thing new that you create.

 

 

[jazzfromi.. 29 mag 2008 ..dopo il concerto di Toumani Diabate a Sermoneta]

E' stato un concerto bellissimo, che avrebbe meritato l'auditorium di Roma, l'attenzione dei media, ed un pubblico più numeroso. Due ore di poesia unica, di improvvisazione felice e di una valenza culturale enorme, come dice l'amico Giulio Mario Rampelli

'…I dischi non possono rendere l'atmosfera che si crea in presenza di un djeli e del suo strumento, gli occhi chiusi, rapiti all'interno, le mani agili che pizzicano le corde, le melodie notturne e le cascate di note che cadono e volano improvvise. E' un viaggio nello spazio e nel tempo, guidato da chi conosce altre dimensioni, antiche storie, memorie cancellate…'


Mi ha colpito molto quando, Toumani, questo uomo straordinario figlio di diverse generazioni di griot, che da sempre sfida se stesso nella ricerca musicale tra le radici e la modernità, ad un certo punto ha detto:
'…nel mio Paese, il Mali, abbiamo subìto per anni il colonialismo.
Era difficile, loro avevano il potere e le armi, ma mio padre ed i miei parenti si sono ribellati ugualmente, hanno combattuto questo clima di soprusi e di repressione con i loro strumenti.
Sì, i miei antenati hanno fatto la resistenza con la Kora, il Balafon, la M'bira, quelle erano le loro armi, questi sono i miei strumenti…'

Mi è piaciuto molto anche il lungo pezzo che avete suonato in duo,
tu eri così emozionato e la tua musica ha toccato tutte le nostre corde profonde.

Ecco, è questo che mi aspetto dai musicisti che amo. È a questo che, credo, serva l'Arte ..

GRAZIE!!!

 

[Bulgarka ..  28 mag 2008]

...La tua musica è molto bella e piena con energia....

 

[Tommaso M..  27 mag 2008]

Bella e suggestiva la vostra musica, spero di poter assistere di presenza ad un tuo concerto.Saluti dalla Sicilia

[Mamadou D..  26 mag 2008]

It is was good playing together with toumani I enjoy it mamadou

 

[populo band  26 mag 2008]

...on passe chez toi avec un brin de soleil musical!

 

[Mister Pape  20 mag 2008]

Quand tu veux , c'est mon instrument Privilégié !

 

[LAKKA BAL  16 mag 2008 ]

un chant magique.... super musique ...j adore la kora...a bientot love love magali

[OPH 16 mag 2008]

Merci à vous pour cette musique si douce qui nous fait voyager vers l'Afrique.
Salaam

[Barbara  14 mag 2008]

...I like your music, I like kora, I like Senegal

 

 



Wednesday, March 05, 2008 

Si narra che due fratelli della famiglia Traore, i cui nomi erano Toraman e Kankedja e il cui mestiere era quello del cacciatore, ricevettero l’incarico di uccidere un bufalo.Toraman, il minore dei due, riusci a colpire l’animale, mostrando un tale coraggio che il fratello maggiore Kankedja commentò alla stessa maniera di un griot.

Toraman gli disse:  - Fratello, se tu fossi un griot, nessuno ti resisterebbe -, che in malinkè si dice: "Koro, tun Banke Dieli a Diab bagate".

Kankedja, per cantare le lodi di suo fratello più piccolo, scelse da allora di essere un griot  e lo chiamarono Diab bagate , Diabate. Erano i primi anni del XIII secolo.

 

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How the Diabate’s became Griot...:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

Once upon a time two brothers from the Traore family, whose names were

Toraman and Kankedja both hunters, were asked to kill a bufalo.  The

youngest of the two managed to kill the animal demonstrating big courage to

his older brother Kankedja who praised him as a griot.

 

Torama told him : "brother, if you were a griot, no one could resist you"

in malinke this is "koro, tun Banke Dieli a Diab bagate".

 

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Comment les Diabate sont devenue Griot

 

Il y avait duex frere de la famille Traore.  Il s’appellent Toraman et

Kankeja, ils etait chasseurs et il ont etait l’instruction de touee un

bufalo. Le plus jeune a toue l’animaux et a demonstre beacoup de courage a

son grand frere Kankedja qui a fait de louance come un griot.

 

Torama il a lui dit "Mon frere, si tu etait un griot, aucune peut te

resiter" en malinke ca c’est "koro, tun Banke Dieli a Diab bagate".

Sunday, January 01, 2006 

LA KORA.
Che cos’è la Kora.

CLASSE: cordofoni ;

MATERIALE: la cassa armonica è costituita da una zucca, le corde sono in cuoio come le legature ; 

COME SI OTTIENE IL SUONO: ogni mano suona una fila pizzicandola con il pollice e l'indice.

La kora è un'arpa di origine africana, in particolare del Mali, Guinea, Senegal e Gambia.

La korá è uno strumento a 21 corde, la cui sonorità si situa tra quella dell'arpa e quella della chitarra, secondo il modo in cui si pizzicano le corde. La cassa di risonanza è composta da mezza zucca, coperta da un piano armonico (che può essere in pelle di antilope o di mucca) e munita di un lungo manico su cui vengono tese le corde, che si ripartiscono su due file parallele di 10 e di 11 corde ciascuna, separate da un cavalletto.

Le corde sono tradizionalmente costruite in cuoio, ma oggi si sta diffondendo sempre di più l'uso del nylon.

Alcune kora moderne (in particolare costruite nella regione di Casamance, nel Senegal meridionale) hanno alcune corde aggiuntive (fino a quattro) dedicate ai bassi.

Tradizionalmente le corde sono fissate al manico tramite lacci di cuoio mobili, ultimamente vengono utilizzati due metodi nuovi che fanno uso di chiavi.

La kora è uno strumento utilizzato dai djeli mandengue, i  Griots , per raccontare, con la musica e con il canto, le gesta dei grandi eroi. Sembra infatti che sia comparsa alla fine del XVIII° secolo nella regione che oggi comprende il Gambia, ..la Casamance..  e  ..la Guinea Bissau.

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Una leggenda sostiene che fu sottratta a uno spirito femminile nelle grotte di Kansala, nell’attuale Gambia, da Touramakan, un generale di Soundjata della stirpe dei Traore, che in seguito la donò al suo djeli, Djelimaly Oule Diabate. Un’altra leggenda sostiene invece che la kora era in possesso di uno spirito che viveva nel lago Sanementin, nel regno del Gabou, che comprendeva il Gambia, il sud del Senegal e ..la Guinea Bissau.., e che fu trovata da un djeli della stirpe dei Cissoko. Le due leggende assegnano rispettivamente il primato della kora a due delle più importanti famiglie di djeli della regione, ma gli etnomusicologi sono invece propensi a datare l’origine dello strumento tra la fine del 1700 e la metà dell'800.

Ogni composizione viene eseguita seguendo una accordatura specifica, che sono quattro: tomora ba o sila ba, hardino, sauta e tomora mesengo: corrispondono grosso modo alla scala maggiore, alla scala minore, alla scala lidia e alla scala blues.

L'esecutore suona la kora ponendola di fronte a sé, sorreggendola con le due dita medie che fanno presa su due asticelle di legno. Le corde vengono pizzicate con l'indice ed il pollice di entrambe le mani. 11 corde sono suonate con la mano sinistra, e 10 con la destra. I suonatori esperti sono in grado di eseguire contemporaneamente un accompagnamento ostinato (detto kumbeng) e un'assolo improvvisato (biriminting)





La Kora from http://www.toumani-diabate.com/





Legende:





Tiramagan Traoré, un général de Soundjata Keïta, fondateur de l’empire mandingue à la fin du XIIè siècle, partit vers les hauteurs de Kabou avec son griot Djelimadou Woulen Diabate et deux chasseurs. Au cours de cette expédition, Tiramagan repéra devant une grotte une Djin, une femme-génie qui connaît comme quiconque les montagnes.  Lorsque celle-ci aperçut l’expédition, elle prit peur et se réfugia dans la grotte.





De retour à la maison, Tiramagan raconta cette aventure à Waligelenjan, un descendant de Kamisoko. Tous décidèrent de repartir le lendemain matin avec un filet de pêche dans l’idée de capturer cette fameuse Djin.





Lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, la femme-esprit était assise devant la grotte. Aussitôt, les chasseurs lancèrent sur elle le filet pour la capturer. La femme-génie s’est à nouveau réfugiée dans la grotte et en est ressortie dans le filet accompagnée d’une kora.





Tiramagan épousa cette femme très belle et remit la kora a son griot car lui, en tant que noble ne peut en jouer. Djelimadou Woulen annonça alors : « hé mon noble, ça c’est un instrument à nous, peuple du mandingue ».





C’est de cette histoire que la kora, instrument cordophone de vingt-deux cordes aux sonorités de cristal, tire son genre féminin. La première personne en ayant joué fut donc ce griot. Quand il est décédé, en son honneur, on a retiré une corde et c’est depuis cette époque que la kora en compte vingt-et-une avec un anneaux de cuir libre.





 





Origines:
Symbole identitaire, la kora tire aussi son aura de son histoire. Selon la légende, c’est un instrument offert par les esprits de la montagne de Kabou (l’actuelle Guinée-Bissau qui fut anciennement un territoire de Gambie), il y a sept cents ans.





Initialement, à l’époque de Soundjata Keïta, la kora était appelée korinbato. Korin provenant  du nom de Keïta et Bato signifiant la calebasse en malinké. La kora était jouée uniquement en l'honneur des rois. Elle est le premier instrument accompagnateur des griots-chanteurs déclamant les louanges et épopées des guerriers et nobles, ce qui lui doit d’être le premier instrument dans la classification des instruments de musique mandingues.





Dans son premier ouvrage consacré à un grand maître de la parole, un ouvrage ayant pour vocation de revaloriser les traditions orales, Camara Laye, précise en s’agissant de la kora « la kora est la harpe africaine de vingt-et-une cordes. Elle fut créée à une date lointaine par les griots de Kabou. Elle servait à bercer les soirées de la noblesse de l’empire du Mali. Aujourd’hui les griots s’en servent pour bercer de rhapsodies les soirées de quiconque le désire. Le répertoire de la kora est riche. Le premier air qu’un griot apprend à jouer est : Kelefaba ou le grand Kelafa, en l’honneur de Kelefa Saané, un redoutable guerrier mandingue, petit-fils de Tiramagan Traoré. Il y a aussi le Douga, le Soundjata, le Soumaoro, le Boleoba ou grand air joué pour les hommes célèbres et des airs pour tous les anciens rois du Mali ».





Tous les griots sont unanimes à reconnaître que dans l’apprentissage de la kora, la première pièce à maîtriser est l’air dédier au grand héros guerrier Kelefa Saane, pièce qui s’interprète sous l’accord de silaba : les korakolas soutiennent que c’est la maîtrise de cette pièce, interprétable sous plusieurs façons, qui vous donne la capacité d’exploiter judicieusement les 21 cordes que compte la kora. Sidiki Diabaté précise « Si tu commences par apprendre Kelefaba, tu peux donc jouer tous les autres morceaux » !





Le grand maître joueur de kora Sidiki Diabaté, décédé en 1996 en Gambie, père de Toumani, a donné un ultime concert au Centre Culturel Français de Dakar. Il a commencé par interpréter Kelefa, et c’est au cours de cette pièce qu’il livra au public, tel un testament, les origines de la kora et de sa famille : « Si je commence par jouer Kelefa, c’est parce que c’est une obligation chez nous les korafolas. Quand on joue Kelefa, sur la kora, c’est qu’on sait ce qu’est la kora. C’est moi Sidiki Diabate qui salue tous les griots d’ici et d’ailleurs. La kora vient directement de Kansala Berokolon du Gabu jusqu’à moi. Waali Jemejan Kamasoxo et Tiramagan Traore ont été des inspirateurs qui ont permis aux femmes génies du Gabu de donner la kora à Djeli Madi Wulin et à Fili Makan Diabate. Ce dernier était le mari de Mba Madi qui a donné naissance à Madu Sarra, Madu Sarra a épousé Taxina qui a donné naissance à Taxina Bukari qui est le père de Djeli Bula qui était le mari de Norama ; ce dernier était le père de  Noraba Mamadu, qui est le père de Djeli Amadou qui a donné naissance à Djeli Fili père de Djeli Bala qui lui est mon père, moi Sidiki Diabate, et je suis né à Bansan en Gambie. Je demande à tous les griots d’ici et d’ailleurs  de bien vouloir me pardonner et que Dieu nous pardonne tous ».





Depuis Djélimadou Woulen Diabaté, la kora est transmise de père en fils. Sidiki Diabate en est l’héritier de la 70ème génération et Toumani, son fils, de la 71ème génération. « Toutes les koras proviennent de la même maison ; elles ne quittent pas la famille Diabate »






Aujord'hui:
La kora se joue dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest comme le Mali, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée Conakry, la Sierra Léone, mais cette harpe-luth de vingt et une cordes, bénéficie d’un statut particulier au Mali. Elle ne s’entend pas obligatoirement sur les marchés et dans les taxis mais elle est de tous les baptêmes et mariages.





La kora représente l’identité même de la culture mandingue. C’est pourquoi on lui adresse tant d’honneur. Le président de la République Amadou Toumani Touré offre systématiquement aux invités du palais présidentiel une kora et fait appel à Toumani Diabaté pour leur remettre ; on retrouve des instruments comme le n’goni ou le balafon sous différents noms dans d’autres endroits du monde, mais la kora, elle, n’est nulle part ailleurs que dans les pays mandingues.






L'avenir:
Naguère apanage des griots mandingues, caste de musiciens et chanteur, cette harpe luth tend à s’adapter aujourd’hui à tous les styles.





La kora essaie de sortir de son carcan traditionnel. On la retrouve de plus en plus souvent dans des musiques modernes tels le jazz, la salsa, le funk et bien d’autres. Elle se fond désormais dans tous les paysages. Nombreux sont les musiciens qui, tout en étant profondément imprégnés par la tradition et respectueux de ses enseignements, veulent ouvrir l’horizon de la kora.





Toumani Diabate, en chef de file collabore fréquemment avec d’autres musiciens aux univers musicaux différents tels Ali Farka Touré, mais aussi le bluesman new-yorkais Taj Mahal, le joueur de koto japonais Brian Yamakoshi, l’ensemble flamenco Ketama, les rappeurs maliens les Escrocs ou encore la chanteuse islandaise Björk en constante recherche de renouveau.





Certains musiciens rajouteront des cordes, pour plier l’instrument aux désirs de leur esprit aventureux. La kora du guinéen Djeli Moussa Diawara de Kora Jazz Trio possède trente-deux cordes pour augmenter le nombre notes possibles à l’instrument. « J’ai pu ainsi jouer des notes qui manquaient » explique-t-il.





Des koristes tels que Ba Cissoko et son cousin Sékou Kouyaté, ou le sénégalais Ali Boulo Santo, ont branché une pédale wah-wah sur l’instrument. Toumani y ajoute de la reverb.





Soriba Kouyaté explique « Moi, aujourd’hui, je préfère jouer d’une kora de Keur Moussa (kora à clés), car c’est l’instrument qu’il me faut. Il est plus facile à accorder ; même en jouant d’une main, je peux corriger et ajuster l’accord d’une corde. Même si je suis fils de griot, moi je me considère comme un artiste qui veut vivre avec son temps. Après avoir maîtrisé le répertoire classique et populaire mandingue, j’ai décidé pour mieux exploiter les possibilités de la koa, d’abandonner le chant pour me concentrer entièrement à la pratique intrumentale. Je me suis mis à écouter les grands jazzmen américains pour cultiver mon oreille à d’autres musique, à la musique du monde. Nous, les jeunes korafolas d’aujourd’hui devons apporter quelque chose à l’héritage que nos ancêtres nous ont légué ».





Tous, avec un immense respect de leurs traditions estiment que la kora est un instrument essentiel de communication avec les autres cultures.





Systems d'accordage:
Dans le système de musique occidental, tous les instruments, quel que soit leur registre, sont accordés à partir de la note La. Elle est considérée comme la note de référence.





Dans les systèmes musicaux relevant de traditions orales, par contre, le seul et unique référent sonore reste la voix humaine. Parfois celle de l’instrumentiste-chanteur, ou alors celle du chanteur que l’instrumentiste doit accompagner. C’est de ce deuxième procédé que relève l’accordage de la kora.





Le système d’accordage de la kora est équiheptaphonique, c’est-à-dire que les 7 intervalles qui le composent sont tous égaux. Il en existe trois utilisés selon les régions : Le Silaba, le Sawta et le Tomora.