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Battements de Coeur!

Coeurdanik



Last Updated: 1/4/2010

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Signup Date: 4/4/2008

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Monday, December 28, 2009 
Traiter l'adversaire comme on repasse sa chemise:
Doucement et bien chaudement jusqu'à temps que la vapeur monte

Coeurdanik
Saturday, December 26, 2009 
Si vous êtes chanceux
vous allez avoir
un accident avec
quelqu'un que vous
n'aimez pas.

Abattez vos voitures comme
des chevaux blessés et
brûlez-les.

Faites crier les
craies de couleurs
sur vos coeurs
noircis.

Brûlez les banques.

Gardez votre argent
sous votre matelas et
faites l'amour
dessus.


Poème de Patrice Desbiens
Tiré de son recueil: En temps et lieux 2
Éditions: L'Oie de Cravan
Page 30
Thursday, December 24, 2009 
patiner sans patins
marcher sans bottes
skier sans skis
glisser sans traîneau
pelleter sans pelle


Coeurdanik


Saturday, December 19, 2009 
Le vent tourne
sur lui-même
sur la Terre.

Il prend toutes
les couvertes
et

toutes les grossièretés
de l'homme
de la guerre à
la gomme balloune
sont
mises à nu.


Poème de Patrice Desbiens
Tiré de son recueil: En Temps et Lieux 2
Éditions: L'Oie de cravan
Page 35
Friday, December 11, 2009 
L'oiseau vole
Le chien court
Le coeur bat
Le ciel s'ouvre
La terre tremble
Les veines éclatent


Coeurdanik

Thursday, December 10, 2009 
La fleur s'épanouit sous les rayons de soleil
c'est naturel, c'est naturel
Les rayons de soleil brillent
sur elle
c'est naturel, naturel

Les tracteurs arrivent sous la peur éventuelle
c'est pas naturel, pas naturel
Les moteurs grondent devant la prise
sur elle
c'est naturel, naturel

La tempête annonce son air bête
c'est naturel, c'est naturel
La conquête se voit défaite
sur elle
c'est pas naturel, pas naturel 

Coeurdanik


Sunday, December 06, 2009 
Le train passe
passe, passe
et repasse


Coeurdanik
Saturday, December 05, 2009 
Je t'offre des bretelles
et te nomme cousin
Je t'amène en carroussel
et te révèle un destin

Coeurdanik



Thursday, November 26, 2009 
À repoussoir, à tiroir
À cordes, à tambours
À ressort, à rebours
À cors ou à velours.

Attirés, étirés
Retirés, déchirés
Plaisants, déplaisants
Doux, durs, mous, mûrs.

Elle, antre, lui ressort
En accord, en désaccord
Placés, déplacés
Toujours en mouvement
Le coeur et le corps
À repoussoir ou à tiroir.


Texte de Dominique Desbiens
Tiré de son carnet de création:  Il manque aux humains un prédateur
Éditions: Cités Internes
Page: 60
Saturday, November 21, 2009 
Alors, il paraît que
notre bonne étoile
ne va pas bien.
Le vent a pris dans le
même sens que la marée.
Les Yankees n'entendent
plus nos voix.
Ils usinent des coeurs de
pierre.
On croirait que la mer va
se refermer sur nous.

Les anciens nous avaient
pourtant prévenus:
Tout nous lie,
icitte,
sous le soleil

À bord d'un petit vaisseau
favorisé par la course
des planètes,
bâti pour remonter les
pistes,
nous sommes partis.
Partis ouvrir les vannes,
nous joindre aux tziganes.
Partis à marcher
vers la source de
l'Ashuapimushan.
Refaire nos forces,
fonder une île...
Un sanctuaire gorgé de
musiques.
Nous sommes nombreux
à rêver la chute
de l'Amérique.

Ils offrent une résistance
en bois deboutte.
Ils ont une réserve
d'épinettes,
un puit de poètes.
Sourciers, navigateurs,
ils espèrent,
un autre siècle de 
Lumières.
Ils espèrent,
l'ouverture
d'une autre voie,
sur la face nord
de la comète.

Ils donnent à voir
un paysage sage,
interstellaire!

Texte de Hugo Latulippe
Texte du film d'ouverture du documentaire: Manifestes en série de Hugo Latulippe

Monday, November 16, 2009 
Ce que tu as vu
est où tu vas.

Ce que t'as eu
n'est plus là.

Ce que tu sais
n'est pas 
grand-chose.

Reste où tu es et
ne touche
à rien.


Poème de Patrice Desbiens.
Tiré de son recueil: En temps et lieux 3.
Éditions: L'Oie de Cravan
Page: 21

Saturday, November 07, 2009 
La nature n'a jamais fait de promesses
et le pourquoi ne se demande pas.
Être suffit à garder espoir
que sa mémoire conserve les graines de  demain
comme hier est aujourd'hui plus certain.


Texte de Dominique Desbiens
Tiré de son Carnet de création: Il manque aux humains un prédateur.
Éditions Cités Internes.
Page 145 
Thursday, November 05, 2009 
Parfois on regarde
personne

on regarde dans
le vide

le vide nous
regarde

et

soudainement

un camion de
Hector Larivée
nous croise
le regard.


Poème de Patrice Desbiens
Tiré de son nouveau recueil: En temps et lieux 3 
Éditions L'Oie de Cravan. Page 26