C'est au coeur d'un hiver particulièrement froid que nous nous frayons un passage dans les glaces, pour rejoindre la tanière de P. et pour vérifier qu'il ne s'y soit pas pris les pieds...
PP: Où en êtes vous dans votre quête de reconnaissance planétaire ?
P. C'est acquis...
PP: J'ai cru comprendre que vous louchiez vers les Etats-Unis en ce moment. N'est ce pas une hérésie pour le défenseur acharné de la francophonie que vous êtes ?
P: Je prospecte. Avec les royalties de « Cap sur l'incertitude », je veux rapidement m'installer dans un palace en Floride, du côté de Malibu, pour des raisons essentiellement fiscales. Je suis totalement solidaire avec tous ces artistes qui partent en exil sous de douces latitudes pour pouvoir jouir d'une piscine en forme de guitare et y faire tremper une gamine avec des seins en plastique... Je pense également à acquérir une voiture rouge, applatie, à forte consommation de carburant pour mes déplacements urbains, histoire de participer activement au réchauffement de la planète. En attendant, je continue à boire de façon métronomique, en espérant que l'alcoolisation continue à faire des merveilles...
PP: Tiens, tiens... Ca me fait penser à un de vos plus fameux titres « C'est facile » où sur le coup, vous y allez un peu fort avec l'espèce humaine...
P: Je crois malheureusement avoir un regard très lucide sur l'Homme (il chante...) « Des êtres minuscules dictant leurs droits, se marchant dessus, s'octroyant des droits, armes en bandoulière, attitudes guerrières, combats, destructions, idéaux au rabais ! »... Bon, c'est pas le tout, mais j'ai un album à finir... (Rires)
PP: (il prend sa guitare et entame "en silence", l'expression de son visage change...)