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Last Updated: 11/23/2009

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August 23, 2009 - Sunday 
Edouard Dumoulin, juillet 2009.
© Tous droits réservés


« Volte-face »


Sans mot dire
J’ai fait volte-face
J’ai quitté le navire
Qui brisait la glace
J’ai laissé un soupir
Debout à ma place

Sans mentir
J’avais peur en masse
J’ai manqué d’élixir
Pour refaire surface
Je t’avais dans ma mire
Mais j’ai fait l’impasse

Comme le temps passe
Mais pas assez vite
Comme un deuil froisse
Un cœur sans limites

Comme le vent porte
Mais pas assez loin
Les amours mortes
N’ont plus de chagrin

Sans sourire
J’ai fait volte-face
J’me suis mis à courir
J’ai fendu l’espace
J’ai laissé retentir
Ton cri sur la place

Sans mot dire
De toi je m’efface
Ton musée tout en cire
N’aura pas ma face
J’ai laissé refroidir
Mon cœur sur ta glace

Comme le temps passe
Mais pas assez vite
Comme un deuil froisse
Un cœur sans limites

Comme le vent porte
Mais pas assez loin
Les amours mortes
N’ont plus de chagrin


June 28, 2009 - Sunday 
Edouard Dumoulin, octobre 2008
© Tous droits réservés


"L’Amour possible" 


Et le vent semait l’automne
Sur le seuil de nos années
Et le ciel pesait des tonnes
D’aimer

Et l’on voit fâner nos champs de roses
Et l’on voit sécher nos larmes écloses
   

Et nos yeux erraient dehors
Pour se taire, pour respirer    
Et nos mains cherchaient encore
À nous emporter

Et l’on voit rouiller les jours paisibles
Et l’on voit sombrer l’Amour possible

Mais les anges vivaient ailleurs
À des miles de nos rivages
Se cachant de nous, pilleurs
De nuages

Et la fin semait l’automne
Sur le quai de nos deux gares
Dans un rêve qui se chiffonne
En retard


June 28, 2009 - Sunday 

Edouard Dumoulin, novembre 2008
© Tous droits réservés


"Les heures passent"


Les heures passent
Sur ma vie
Comme du papier de verre
La peur chasse
Mes envies
D’aller prendre l’air

De guerre lasse
Je m’invente
Des Dieux en colère

Les heures passent
Sur mes nuits
Comme un marchand de terre
Et l’espace
Se réduit
Aux mots que j’espère

Je trépasse
D’une attente
Sans trait de lumière

Les heures passent
Dans mes yeux
Comme un vent de poussières
Et fracassent
Tous mes vœux
En éclats de pierre

C’est l’impasse
La gagnante
De ce bras de fer

Les heures passent
Sur ma faim
Comme un refus amer
Et elles froissent
Dans mes poings
Le chant de mes prières 

Je me glace
Sur la pente
De ce conte d’hiver


June 23, 2009 - Tuesday 

Edouard Dumoulin, juin 2009
© Tous droits réservés


"Décembre"


Décembre est mort
Je rentre au port
Un banc de peines
À bord

Les cieux se vident  
Mes yeux liquident   
Mes voiles sont pleines  
De rides
    
Interlude 1

Décembre tu sombres  
Comme tout est sombre  
De toi mes veines   
S’encombrent  
 
La mer en crise
Mes rames se brisent
Sur une baleine
Grise

Interlude 2



April 26, 2009 - Sunday 

Edouard Dumoulin, octobre 2008
© Tous droits réservés


"En dessous de mes fenêtres"


En dessous de mes fenêtres
Abondent le ciment
Les cris, les parcomètres
Le sourire des mendiants
Et les papiers volants

En dessous de mes fenêtres
Défilent les moteurs
Vos envies de paraître
Les noms de vos ancêtres
Et le clan des odeurs

J’ai vu se crasher la planète
Dans ma rue bien trop souvent
J’ai des ruines plein la tête
Je n’en peux plus, vraiment
J’ai vu s’égarer mes fenêtres
Dans vos vies bien trop souvent

En dessous de mes fenêtres
Je voudrais voir des champs
Des vignes, des bois peut-être
Et des papillons blancs
Dans les yeux des enfants

En dessous de mes fenêtres
Vient s’écraser le temps
T’as laissé le thermomètre
Se pendre dans le vent
J’ai pris froid maintenant

J’ai vu se crasher la planète
Dans ma rue bien trop souvent
J’ai des ruines plein la tête
Je n’en peux plus, vraiment
J’ai vu s’égarer mes fenêtres
Dans vos vies bien trop souvent


April 26, 2009 - Sunday 

Edouard Dumoulin, novembre 2008
© Tous droits réservés


"Petite âme"


Et même
Si elle n’aura pas mes yeux
Même si elle n’est pas cousue du fil
De nous deux
J’espère qu’elle volera ton sourire
Tes cheveux

Je sens
Cette petite âme qui me devine
Quand mon absence au bout du fil
Te chagrine
Quand elle voit fleurir dans son cœur
Mes racines

J’ai peur
D’y rêver sans toi
J’ai peur
De manquer tout ça
Je me sens père
C’est plus fort que moi

Je pars
Dénouer un ‘peut-être’
Mais dans ce film, l’amant devra
Disparaître
Car quelques fois se pardonner
C’est renaître

Quand même
Ce ne sera pas facile
Il faudra oser, nos demains
Sont fragiles
Mais par Amour, c’est le plus beau
Des mobiles

J’ai peur
D’y rêver sans toi
J’ai peur
De manquer tout ça
Je me sens père
C’est plus fort que moi

Je sens
Une vie nouvelle qui se dessine
Sur mon parcours, sous les coutures
De ton jean
J’espère qu’elle aimera mes sourires
Mes comptines


April 26, 2009 - Sunday 

Edouard Dumoulin, avril 2009
© Tous droits réservés


"Rose"


Quelque chose
A dû te cacher dans le fond
D'une rose
Et j'attends
Et tu attends
Que le vent

Te dépose
Au bord de ma vie dans un grand
Éclair rose
Et je tremble
Car tu me ressembles

Mais qu'est-ce qui nous arrive
Nos coeurs s'en vont à la dérive
L'un contre l'autre
Un peu trop vite
Un peu ermites

Quelque chose
A dû m’attirer sur le pas
De ta rose
Et je prends
La main que tu me tends
D’un élan

Qui m’expose
Au bord de ta vie dans un grand
Éclat rose
Et tu trembles
Où irons-nous ensemble ?

Mais qu'est-ce qui nous arrive
Nos coeurs s'en vont à la dérive
L'un contre l'autre
Un peu trop vite
Un peu ermites

Mais qu’est-ce qui nous attire
L’un près de l’autre en un soupir
Nos cœurs s’envolent
Vers l’autre rive
Vers… l’autre rive


April 25, 2009 - Saturday 

Edouard Dumoulin, octobre 2008
© Tous droits réservés



"Les allées de nos murmures"



As-tu chanté sur nos sentiers
Sous le dôme, sous le vent
La nuit avait redéployé
Ses vieux regards d’antan
As-tu déchiré ton armure
Dans les allées de nos murmures
Étourdis
Dis-moi que oui


As-tu guéri ton cœur de verre
De son nénuphar géant
L’as-tu remis dans la rivière
Vêtu d’un nœud coulant
As-tu trempé tes yeux d’amande
De ton reflet sur l’eau dormante
Et souri
Dis-moi que oui


Je t’ai laissé t’endormir doucement
Dans chacune de mes secondes
Où nos pas, même distants
Se confondent
Le temps n’a pas voulu nous retenir
J’ai perdu le compte des jours
Mais les ponts pour les franchir
Sont si courts


As-tu vu fondre les saisons
Sur nos arbres récemment
As-tu vu brûler l’horizon
Du feu de nos serments
Vas-tu quelques fois te blottir
Dans les années de nos délires
Endormis
Dis-moi que oui


As-tu guéri ton mal de terre
D’être à terre justement
À battre des ailes de poussière
On ne vole pas vraiment
As-tu pardonné à ces heures
D’avoir résisté au bonheur
D’être en vie
Dis-moi que oui


Tu m’as laissé m’endormir doucement
Dans chacune de tes secondes
Où nos pas, même distants
Se confondent
Le temps n’a pas voulu nous retenir
T’as perdu le compte des jours
Mais les ponts pour les franchir
Sont si courts