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The Westsinger



Last Updated: 12/3/2009

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September 16, 2009 - Wednesday 

Le Salvagny country tour , c’est un festival country, qui a lieu à La Tour de Salvagny, à côté de Lyon, c'est-à-dire ma ville, et qui va sur ses 8 ans d’éxistence cette année. Bon alors avec le Phenix on l’a déjà fait deux fois, et depuis longtemps, Bertrand Fenouil, l’organisateur, est devenu un ami. Bref, cette année, il m’ a demandé de l’aider à faire la programmation, et d’animer le festival OFF .

Au programme du vendredi, Arly Karlsen, et Jetty Road. Tous les deux ont un point commun, ils ont tous les deux participé à mon CD 2 titres « the inconvenient truth » pour la fondation d’Al Gore contre le réchauffement planétaire, l’un pour la Norvege, et l’autre pour l’Australie.




Ils ont cartonné grave, ce vendredi, et les gens étaient complètement sous le charme… Un show plein de rythme, avec la voix grave d’Arly en premier, et puis les deux voix de Lee et Paula, de Jetty road, qui s’harmonisent à merveille, avec des musiciens d’enfer… Surtout le type à côté qui a une super tronche sympa comme tout et qui mine de rien touche à tous les instruments. ( mandoline, harmonica, guitare, piano, banjo, etc etc …).

Pour cette édition 2009, on a été chercher des musicos aux 4 coins du monde, alors ils emmènent pas leur amplis et batterie et piano, et pedal steel avec eux ...Donc je devais aussi trouver et fournir le Backline, c'est-à-dire des instruments ( piano, steel guitar, basse, etc …) et des amplis, et la batterie, et alouette alouette etc etc … Et ben c’est pas fastoche à faire , et c’est tres tres fatiguant. Ensuite il faut recevoir les artistes, et espérer qu'il y ait du monde et du monde et du monde. Vendredi c'était pas le cas ( mais vraiment pas... Trois chats pelés et une grenouille qui s'était perdue. Non je rigole, plus de monde que ça, mais quand même indigne d'un festival qui va chercher des Américains, des Australiens, des Norvegiens, des Canadiens, merde ça fait du taf !!! Y' avait même un Normand,Kevin Buckley , c'est dire si on était pourvu en étrangers...) , mais le samedi, j'ai respiré un peu plus, le monde est venu. Presque plein ...

Le samedi, justement, je devais jouer pour le festival OFF sur le site vers midi. Pas encore beaucoup de monde, les gens sont arrivés un peu après, beaucoup d’amis, ben c’est normal, on est chez moi.


Et Ella, la violoniste du Phenix qui est venue et avec son violon en plus !! et m’a fait quelques solos improvisés mais à tomber par terre . Et puis Arly Karlsen, qui est venu jouer trois chansons juste comme ça , pour les danseurs et les gens qui étaient là, un grand moment…





Et puis du coup le Canadien de la soirée, Louis Bérubé, qui est venu lui aussi nous chanter une petite chanson. La grande classe.


J’ai terminé vers 16h30, et il a fallu rester derrière le groupe suivant pour vérifier si leur son était bon… Bref, gros coup de fatigue ensuite, et j’ai du aller me coucher, oui !! à 8 plombes du soir… Trop nase. Mais réveillé à 23h, et du coup je suis revenu voir Les 1100 springs pour la fin de soirée. J’avais la trouille, parce que je les ai fait venir des USA, en exclusivité, et sans savoir ce que cela donnerait en France. Je les avait vus aux USA, je savais qu’ils étaient du niveau de Craponne sur Arzon ou d’Equiblues, mais j’appréhendais un peu. Pas la peine, ils ont fait un show d’anthologie…

le violoniste et le steeler sont des tueurs a gages, c'est le haut niveau du haut niveau, avec une âme en plus. En tout cas ce soir là. Et le guitariste a une voix d'enfer... Petard ! c’est ça un festival country, des mecs qui se déchirent avec des sons et des instruments qui sentent l’ouest américain à plein nez, et voila…

Dimanche, une journée tranquille ( tres drole), il faut juste que je sois sur le podium du centre ville vers 8h ( du mat !!) pour jouer a 9h30 pendant le départ de la parade en motos et bagnoles américaines. Et ben c’était génial !! noir de monde,


et des gens qui dansaient et criaient de partout. Je me suis régalé, mais à 11h, pliage de la sono et du matos, direction Chezeneuve à 80 bornes de là, on est attendu avec le Phenix par une dame qui fête son anniversaire et qui nous a engagés spécialement pour cette après midi. Je retrouve les gars du Phenix là bas, on monte le matos en 1h, on se gave de petits fours et de verrines, ( miam !!!) on se saoule à la sangria ( hic !!), on joue comme des malades devant un public d’enfer ( 80 personnes mais complètements crazy )




et on retrouve mes potes de Temps dance country, à Roche, qui nous font des initiations et des démos d'enfer !! ( Christine, t'es la meilleure)


on prend de la poussière plein des narines, et aussi, on regarde les chevaux, parce que l’on joue dans un club hippique, et les gens sont tellement sympa, que je vais probablement venir monter à cheval chez eux tres vite, parce qu’en plus le club est à 15 bornes de chez moi… Et puis le club, il s’apelle : « Le Sermet » Dieu existe et c’est un vrai comique. Il devrait faire des spectacles, il a l’humour dans le sang, c’est certain… ( cherchez pas, c'est une private joke).
Et hop, de retour à La Tour de Salvagny, pour les fins de concerts et pliage du matériel, et on recase le tout dans le gros camion, que je ne conduis pas d’ailleurs, ( trop gros pour moi)… J’arrive trop tard pour voir Kevin Buckley, mais je le connais tellement que je sais d’avance qu’il a assuré un max…

Voila, c’était un reportage sur un festival que j’aime, il y a encore des choses à améliorer, mais j’ai l’impression d’être chez moi. Il n’y a qu’à Craponne sur Arzon et ici que je suis aussi zen et serein…




Le reste des photos ? ben sur l'album "Photos"... Comme d'hab.




August 23, 2009 - Sunday 




C’est un petit voyage dans le sud, et des photos de deux concerts où là encore j’ai vécu des choses magiques et rencontré des gens géniaux.



D’abord, le Sud country rock festival c’est dans le Gard, c’est le premier weekend du mois d’Aout, c’est le bébé de deux passionnés, Michel et Myriam, c’est la 8eme édition cette année, et comme d’habitude, c’est un festival crée et organisé sans aucune aide d’aucune sorte, pas de subventions, pas de pub faite dans les brochures des Offices de tourisme, comme d’habitude, il y a du monde, plein, et ça fait vivre le pays de Sommières, et les commerçants et les hôtels sont ravis, mais Myriam et Michel se débrouillent seuls, désespérément depuis 8 ans… Si vous allez à Junas , allez les voir, eux et tous les bénévoles qui se sont occupé de moi ( avec la petite loge derrière la scène et le frigo plein de bouteilles de rosé frais…) et dites leur de ma part que je les aime.



J’ai déjà joué ici il y a 4 ans avec le Phenix country band, et je me rappelle d’un endroit magique, une ancienne carrière pleine d’ombres et de lumière, un des sites les plus beaux que j’ai eu à voir pour un festival. La taille est humaine, entre 5000 et 8000 personnes sur les trois jours, et on peut voir les gens de près, discuter avec eux… Passer du temps avant et après le concert.


J’ai bu deux litres de leur « antigel » ( appelé comme ça parce que ça ressemble à de l’antigel que l’on met dans sa voiture, c'est-à-dire que c’est bleu fluo… Curaçao, gin, tranche de citron, et des ingrédients secret…), et j’ai rencontré Angie, une chorégraphe du Sud, qui donne l’impression d’adorer danser, et qui m’a fait le plaisir, la surprise, et l’honneur, de me chorégraphier deux de mes chansons, qu’elle a apprises au public juste avant que je joue… Et ainsi j’ai pu voir les gens danser sur mes morceaux en live.





La scène est immense, j’ai placé mon matériel un peu partout pour occuper le terrain ( je suis tout seul, et je ne veux pas que ça se voit trop) et je suis un peu perdu sous les lumières, mais ça ne dure pas, et je peux passer une heure et demi au milieu de tout ce monde, sous les étoiles, au milieu des cigales… Un concert dont je me souviendrai longtemps, trois rappels, des gens debout, la classe !. Si tout va bien, je reviendrai jouer à Junas en 2011 pour leur 10 ans…



Et puis il y a eu Lanuejols, et Randals bisons. C’est perdu au milieu des Causses, et c’est tenu là aussi par des passionnés. C’est un élevage de Bisons, et c’est plein de chevaux, de cascadeurs, de gens géniaux et complètement fous, qui tiennent la baraque en faisant tout. Une dizaine de personnes que je vais voir servir à table, nourrir les chevaux, puis faire un spectacle équestre ou ils seront cascadeurs, cowboys, apaches, pour faire à manger ensuite et servir à table le soir…



Les deux boss s’appellent Muriel et Laurent, ils me reçoivent avec sourire et générosité, et je passe la journée a regarder leur spectacle, et les bisons, un peu partout tout autour…




Je suis conquis par la gentillesse des bénévoles autour de moi, et je joue pour une centaine de personnes, qui vont tres vite se laisser avoir par l’ambiance surchauffée du lieu, et l’énergie de Laurent et de ses acolytes… Ce sont de vrais malades mentaux, ils dansent sur les tables, ils chantent ( tres mal !!)





autour de moi, ils crient, ils communiquent leur joie de vivre et d’être là, en pleine nature, ils ont de l’énergie à revendre et pourtant leur journée à été longue, je le sais, j’étais là… Laurent va même me vendre mes CDs en passant au milieu des gens, et pour finir, ils réalisent sans le savoir un de mes plus grands fantasmes, ils me font jouer et chanter « dust in the wind », sur un cheval…



Je n’ai qu’une idée en tête, retourner la bas, et revivre la même magie. Allez passer une journée la bas, vous verrez un monde à part, et des gens merveilleux. Je suis rentré chez moi en me disant que je venais de vivre quelque chose de grand.





Les photos de Junas sont de Stéphanie, les photos des Randals bison sont de Joël Rocheteau.

August 22, 2009 - Saturday 



C'était à la fin du mois de juin et de juillet. Je me rappelle de sept concerts tous différents, dans des auberges, des pubs, sous le soleil lors de grands festivals au dehors, dans la poussière, pour des clubs de line dance, pres de la mer. Comme à chaque fois que je viens en Bretagne et en Normandie, rien ne serait possible sans mes amis Jacques et Michèle Goascoz, qui m'hébergent et me transforment en coq en pâte tellement ils me gâtent, et aussi Pierre et Thérèse Hervieu ( ça c'est pour la Normandie), qui font pareil, avec la révision de la Laguna en plus... Et aussi Dominique et Yvonne Le maréchal, des amis fidèles, et Kevin Buckley qui me trouve quelques concerts, et bien sûr Isabelle, qui me trouve tous les autres,et qui s'occupe de tout comme une vraie pro.




A l'Auberge du Mesnil Rogue, je suis arrivé très en retard, j'ai été filmé pour une télé, et j'ai vendu plus de CDs que de gens dans la salle, je ne sais pas pourquoi...



Au festival de Dives sur mer, j'ai fait un boeuf avec Kevin Buckley,


J'ai beaucoup ri avec lui et son groupe de fous,


et j'ai mangé des saucisses frites, et beaucoup de poussière, j'ai joué devant des selles de cheval


.
A Tourlaville, chez "oncle Scott", pour le Country day festival, j'ai retrouvé le mêùme restaurant que la première fois au mois de mars,


j'ai cassé plein de cordes,


joué et bu du whisky avec le groupe Milwaukee, des gens adorables,


fais danser le club de Coutances que j'avais déjà rencontré plein de fois, et joué dans un camion.



Au Suroit, à Clohars Carnoet, j'ai joué devant des bateaux,


au bord de la mer, j'ai vu des pêcheurs ramener leurs poissons devant moi, pendant que je chantais, et j'ai reçu un sms d'encouragement de la gardienne du Phare tout proche, qui avait déjà mon CD et qui me demandait de jouer plus fort pour qu'elle m'entende mieux ... Et j'ai fini en pleine nuit sans lumière, devant trois tables chauffées à blanc qui tapaient dans leur mains et faisaient du bruit comme 1000.



A concarneau, j'ai été invité au magasin Hoka ( http://www.hoka-artisanat.com/..) à une séance de dédicaces, et j'ai rencontré Joëlle et Williams, qui sont des gens incroyables, ils sont en train de monter un projet fantastique pres de chez eux, et j'espère que j'en serai....



Au Pub le Milton, à Plouescat, j'ai revu tous mes amis de Bretagne, qui sont venus en force me voir chanter. Le patron avait remplacé les chaises par des ballots de paille, et les jeunes qui étaient un peu chauds se sont amusés à les ouvrir, et à déballer la paille un peu partout, pour se jeter dedans... C'était un peu comme "soirée mousse au Xyphos complex", mais avec de la paille partout, sur 80 cm de haut... Je me suis beaucoup amusé, mais c'était un peu chaud sur la fin...



A la Chapelle Neuve, j'ai rencontré des organisateurs qui prenaient soin de nous comme jamais je n'ai vu, encore joué avec Kevin, retrouvé avec un plaisir sincère mes amis de Saint Gilles...


Joué devant très peu de monde mais fait une interview très marrante avec une journaliste un peu étrange... Et je suis reparti vers 11h, pour traverser la France dans la nuit et dans ma voiture pour jouer à Saint Laurent du pont , dans l'Isère, le lendemain à 17h. Mais c'est déjà une autre histoire.

D'autres photos dans le dossier "photos", du myspace, et sur le site internet: www.thewestsinger.fr
August 21, 2009 - Friday 

Ca commence par un coup de téléphone de Patrick Sidoun, le directeur du journal Dreamwest : « Pierre, est-ce que ça vous dirait d’aller à Nashville, représenter le journal, et aussi un peu la France là pas, pendant la semaine des CMA Awards ? » Et voila, 7 jours plus tard, ce diable d’homme me trouve un billet d’avion, offert gracieusement par l’agence de voyage Promotour, et son acolyte Tony Taylor se démène comme un fou pour organiser mon séjour. Je voudrais demander conseils aux artistes m’ayant précédé dans cet exercice, mais il n’y a jamais eu de Français invité par les CMA awards, je suis le premier. Jeff Walker, de la société Aristomédias, qui organise les Awards, à tranché, et c’est finalement sur moi que son choix s’est porté, j’ai mon billet en poche, je pars à Nashville…


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Je connais déjà beaucoup de monde à Nashville, mais pas vraiment dans le milieu de la country music, plutôt du bluegrass et du folk… C’est un « autre Nashville », qui ressemble aux années 70, et je vais habiter pendant ces 5 jours dans une immense bâtisse pleine de gens qui rentrent, qui sortent, toujours la guitare à la main… Ainsi, je vais me retrouver la journée à Downtown, pour boire bière sur bière dans les bars de Broadway Street, et écouter de la Nashville pop assez musclée, et puis le soir ou la nuit, je vais jouer avec des gens merveilleux du flat picking au bord d’une piscine.

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Downtown d’abord.


J’y arrive chaque matin, par la 8eme avenue, dans ma jeep de location. D’abord il fait très chaud. Genre le Sahara, d’ailleurs Nashville est à la même latitude que Casablanca, et on n’est pas au bord de la mer, donc, c’est les 40 degrés assurés à midi… Tous les bars sont déjà opens. Les bands sont aux « tips » (pourboires), ils gagnent entre 200 et 300 dollars jour. A quatre, ça fait pas lourd ( 40 à 50 euros chacun). Leur musique ressemble beaucoup à la country que l’on écoute en France, le même style, la même ambiance, et les mêmes chansons que celles que je joue avec mon groupe, le Phenix country band. Les musiciens sont au top, et font des solos incredibles, les doubles voix sont tirées au laser… On sent que la country music, c’est leur musique à eux, qu’ils ont trempé dedans depuis leur naissance. Et ils ont tous un twang à tomber par terre.


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Je vais retrouver là bas Jean Agostini, de Highway FM, et son copain Jean Claude, animateur de radio, et Hélène Dagorn, journaliste et animatrice Radio aussi, qui va d’ailleurs me piloter pour aller au Nashville palace plus tard dans la semaine. On est contents de se voir, et ils sont tous là lors de mon premier show au Second fiddle, pour me photographier et me dire ce qu’ils en pensent… Le second fiddle, c’est un des plus gros bars de l’avenue. On est le 09 juin, j’ai rendez vous à midi avec le house band, pour une répétition. J’ai envoyé les mp3, les scores, et lorsque les musicos arrivent, il ne faut pas 15 ans pour que l’on soit super en place… Ce sont des tueurs professionnels, ils jouent de la musique comme vous mettez vos chaussettes le matin, le son est énorme, les chœurs sont justes, pas de fausses notes, ça tourne comme une horloge…


Evidemment l’organisation est à l’américaine… Ca veut dire qu’il y a les gens de radios et TV qui se pressent pour des press shots à cent à l’heure Photos sur photos, tout s’enchaine à la vitesse du son, sans temps mort et toujours avec des sourires de partout, pleins de dents...

Je ne peux pas trop parler du concert, je ne l’ai pas vu, j’étais sur scène. Je sais que je suis content de moi (ce qui m’arrive rarement), les gens semblent contents aussi, les musicos ont assuré, mais ça c’était évident, et je peux aller voir un peu tout le monde, dire quelques mots aux uns et aux autres. Mon plus grand bonheur aura été de retrouver deux très grandes dames venues ensemble au second fiddle, tout d’abord Jo Walker Meador qui n’est rien de moins que l’initiatrice de la CMA , et Trisha Walker-Cunningham, que je connais bien maintenant, et qui s’occupe de la promotion d’un nombre incalculable de grands artistes, elle est depuis 21 ans la représentante à Nashville du Festival de Craponne Sur Arzon, qui reste encore et toujours le festival le plus cher à mon cœur, et c’est la bas que je l’ai rencontrée la première fois… Alors on parle tous les deux de Craponne, et de Georges Carrier, notre ami commun, et organisateur du festival, en se promettant de se revoir là bas le mois prochain (le country rendez-vous de Craponne sur Arzon, toujours le dernier week end de juillet). Des grands artistes qui ont été à jouer à Craponne sur Arzon, il y en a plein à Nashville, d’Eric Church à Kathy Chiavola, et tant d’autres, les deux villes sont liées…




Le soir même, je dois aller jouer près du grand Ole Opry, au Nashville palace, pour un gala au Bénéfice de l’IFCO, une association caritative montée il y a 30 par les Johnson Sisters. Ici je rencontre des gens comme Billy Yates ( le mec le plus souriant du monde), Buddy Jewel, Tommy Cash, The Mac Clymonts , Charlie Mac Coy que je connais bien pour avoir souvent partagé les mêmes festivals que lui


, Moore and Moore, et Tant d’autres… Là aussi tout est nickel, et tout se déroule sans temps mort… Chaque artiste chante deux chansons, les gens se suivent dans la bonne humeur, avec photos, interviews, etc, etc … Naturellement c’est là encore un house band qui assure la musique. Six musiciens, des tueurs à gage, comme d’hab, (avec Weldon Myrick à la steel Guitar, pour ceux qui ne connaissent pas je vous assure qu’à Nashville c’est une légende vivante). Cette fois-ci je n’ai pas eu le temps de répéter, et lorsque j’arrive sur scène, les musiciens me disent qu’ils ne connaissent pas mes chansons, ils n’ont jamais entendu ni reçu quoi que ce soit… Ils me proposent de descendre et de me laisser jouer en acoustique, seul avec ma guitare… Mais il est hors de question que je laisse passer l’occasion de jouer avec de si grands bonshommes… Alors je leur propose de m’accompagner sur deux chansons universelles, des trucs américains connus dans le monde entier… Je démarre par une version très honky tonk de » Blowing in the wind » de bob Dylan. Ca, je sais qu’ils connaissent… Mon harmonica est calé sur un pied de micros, je démarre à fond les manettes, juste à l’harmo, les gens tapent dans leur mains, ça commence pas mal… OK je continue comme ça trente bonnes secondes, tout seul, à faire mon solo d’harmonica tout en torturant ma guitare… Bon, ça bouge bien, mais je suis toujours désespérément seul... Pourtant, je les entends chuchoter derrière… Ils ont pris le temps de voir comment je jouais, presque de prendre la température du morceau, et puis j’entends discrètement un « one two three four ! » et c’est parti !! D’un coup j’ai tout le band autour de moi, et le morceau prend une dimension surréaliste. Ils vont assurer comme des bêtes, sans fausse notes, et chacun y va de son solo, à ma demande… « Good job « comme ils disent là bas…

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Je suis comblé, vraiment, j’ai le temps de faire quelques photos, et de rencontrer Terri Church, qui s’occupe (tres bien d’ailleurs) de promouvoir le journal Dreamwest aux USA. Cette femme pourrait vendre des frigos aux pôle nord…


Elle se dépense sans compter, pour présenter le journal et les projets qui germent dans le cerveau de Patrick, le directeur… On ne le sait pas assez, mais ce journal est tres implanté à Nashville, il est partenaire de cette soirée, et je vois le logo un peu partout dans la salle. Je n’ai aucun mal à dire à ceux qui me posent la question que c’est au journal que je dois d’être ici, et a personne d’autre… Et que c’est grâce au travail acharné de Tony Taylor, qui se dépense sans compter en coups de fils et mails divers, que je peux jouer au milieu d’une telle assemblée…

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Mais il y a aussi l’autre Nashville, loin de Down town, mais qui m’a réservé des moments inoubliables. D ‘abord, ma rencontre avec Jack Clement,


une légende vivante introduite au hall of Fame, meilleur ami et producteur de Johnny Cash, découvreur de Jerry Lee Lewis, et qui a écrit pour tellement de monde que c’est presque impossible de trouver quelqu’un qui ne chante pas une de ses chansons. Chez lui tout est tapissé de disques d’or, ou de plaques indiquant des récompenses,


et lui est là, au milieu de la pièce, assis à son bureau. Il me tend une guitare et me dit : « play for me, please… ». Et je joue, je chante rien que pour lui. Et puis au bout de deux ou trois chansons, il se lève, il prend une guitare à son tour, et on joue ensemble, quelques instants ... Un moment magique, comme ma rencontre avec Nanci Griffith, Crystal Gayle


et surtout Emmylou Harris, d’une simplicité sans égale. J’ai chanté ses chansons à travers le monde pendant des années, il y a même un album que j’ai produit dans une autre vie qui porte le nom d’une de ses chansons… Et me voila en face d’elle… Et je passe là encore un moment magique… Cette femme est une vraie lumière.


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Ma dernière soirée se passe avec Kathy Chiavola et ses amis…


Piscine, guitare et folk songs. Kathy est devenue une amie grâce à (encore !) Georges Carrier qui me l’a fait connaitre il y a quelques années. Cette fille, c’est de la dynamite, toujours en train de bouger de chanter, de rire, de parler à moitié en Italien… Je chante du Bob Dylan, elle chante du Joan Baez, avec une voix à l’identique… Je suis mort de rire, j’ai l’impression que tout cela me poursuit !!

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Le lendemain, avant de partir, je laisse mes CDS dans tous les bars de la ville ( et ça en fait un paquet !!) je sais déjà que je reviendrai l’an prochain . Je roulerai en jeep, vivrai sous les étoiles, dans la maison pleine de gens partout, et je jouerai pour 100 dollars, ce sera le paradis !!


Broadway street

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Le seul cours de Line dance de Nashville
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Mon Badge VIP !!
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Les sites internet :

http://www.thewestsinger.fr

http://www.cowboyjackclement.com/

http://www.kathychiavola.com/

http://www.emmylouharris.com/

http://pagesperso-orange.fr/country.rendez-vous.festival/

http://www.dreamwest.net/

http://www.phenixline.fr/

www.highwayfm.com/

http://www.prometour.com


D'autres photos sur le site : www.thewestsinger.fr