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JONAZ



Last Updated: 12/22/2009

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Signup Date: 12/28/2005

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Monday, June 02, 2008 

Category: Music
"REMIXE CéKiKa?"
et sois sur la prochaine compilation Néjiprod!

1. télécharge les pistes séparées ici (mp3 256kbps / tempo 140 BPM)
2. fais ton remix, comme tu le sens!
3. renvoi ton remix (mp3) à remix@personnekiffe.com avant le 29 août!
4. les titres gagnants seront sur la prochaine compilation néjiprod

La compilation sera dans un premier temps distribuée numériquement sur tous les portails numérique. Un contrat d'artiste sera établi entre les artistes et Néji prod, les royalties seront reversées intégralement aux artistes.

toutes les infos sur
www.personnekiffe.com/remix

Friday, May 30, 2008 

Current mood:  animated
Category: Music
Retrouvez ici une petite revue de presse avec des chroniques concernant Jonaz. Réagissez sur les articles, pour une fois, c'est ni les journalistes ou l'artiste qui auront le dernier mot, mais les internautes puisque c'est vous au final qui êtes les plus importants!
Monday, March 31, 2008 

Current mood:  artistic
PIRATE LIBRE
le nouveau disque de JONAZ
disponible à partir de mai 2008

CLIP CéKIKA?
déja disponible

vos réactions?
Sunday, April 01, 2007 

PERSONNE KIFFE JONAZ, SAUF SA DARONNE !!!

 

CARMA :  Après un passage aux Francofolies de la Rochelle avec la Marmite, au Festival en Oth à Aix avec Diam's et Vibrion, au Nouveau Casino en première Partie D'afurah et à la Condition Publique à Roubaix en première partie de The Streets … Jonaz, le plus doux des provo grinçants du label Néji (il y a le mot Daronne dans son premier Opus ça veut dire Maman quant même), le Kaliméro Sniper… rencontre le CARMA et se livre un peu sur ces espoirs et  sur ses projets !

Au commencement…

 

JONAZ :  Tout a commencé avec mon premier groupe : Ze Gentil's.

C'était un groupe de rock garage, assez punk avec des textes en français, surtout rédigés par Gabriel (Aka Monsieur le Comte du cul) et plutôt rigolo et un peu engagés. J'assumais la basse et les chœurs.

A l'époque, on écoutait la Mano Negra, The Clash, Gun'n' Roses et Nirvana. Les autres écoutaient aussi les Shérifs et The Ramones.

Bon, moi j'étais un ado timide, mais déjà très énergique sur scène. On se peignait les guitares et les cheveux en bleu, vert ou violet avec de la gouache.

La musique ça me faisait rêver… c'était aussi surtout un outil intéressant qui nous évitait de n'avoir rien à faire… tout en se rêvant de devenir super talentueux !

 

 

CARMA :  Tu rencontres les Milgram vers 1997-1998 ? Comment s'est fait le passage du Rock instrumental quasi sans texte à Jonaz l'impertinent ?

 

JONAZ :  J'ai arrêté les Gentils. Je voulais explorer d'avantage les possibilités de mon instrument. Avec les premiers : j'avais plutôt un jeu solo, Jazz Blues.. dans Milgram, c'étais plutôt une basse super grave plus DUB, REGGAE, toujours un peu jazz avec des notes percutantes : un jeu plus épuré.

 

A la fin de mon BTS informatique j'ai décidé de me mettre au travail tout de suite pour être autonome alors que mes amis en avaient encore pour 5 ans d'études !

En bossant, j'ai pris conscience de la valeur du temps et c'était devenu incompatible avec les autres. J'étais entré dans un monde où il fallait faire des pieds et des mains pour booker une répète et ou j'en attendais du coup un résultat. Les autres étaient encore dans l'univers aux répétitions peu optimisées et peu productives, dans un rythme d'étudiant de fac en 5ème première année de Deug.

Je crois aussi que j'avais à l'époque du mal à croire que ce projet me permettrait un jour de vivre de la musique. Mais bon je suis encore pote avec les milgrams, déjà avec Guigui B.Beat avec qui je re-bosse différemment, de manière plus adulte, Nico et Fred qui ont continué et qui se sont élargi à d'autres projets (Cercueil, Radiateur) et avec qui on se recroise souvent sur la longue route des musiciens en voie de professionnalisation.

 

Pendant Quatre ans de costume cravate au service de grandes entreprises, la musique a été mon loisir. En fait : j'ai tenté de m'arrêter (parce que c'est quand même plus pratique le package métro boulot dodo, prêt immobilier, femmes, enfants chien et twingo) mais je n'ai pas réussi ! J'ai découvert la composition sur mon ordinateur et pendant quatre ans : j'ai petit à petit composé mon personnage de Jonaz dans l'ombre, en appartement.

 

Pendant un moment, avec Gabriel : nous avons mis en place une formation de Rap expérimental qui n'a pas duré mais qui m'a permis d'expérimenter progressivement sur scène, ma nouvelle voie.

 

Ensuite : Jonaz a commencé à exister dans l'underground : sous terre, dans les squatts, dans les appartements. Et puis, j'ai pris la décision de tenter de pousser ce projet aussi loin que possible.

La décision d'arrêter la vie d'entreprise a été prise à ce moment. J'ai estimé que j'avais un peu fait le tour du monde professionnel et que pour être heureux dans ma vie : il me fallait être libre  pour révéler Jonaz au monde et le sortir de sa caverne !

 

Pendant ces quatre années d'incubation, j'ai ingurgité pleins de choses musicalement : de l'underground mais aussi de la variète. Le performer Costes m'a beaucoup influencé, en rap : la Rumeur, la Caution, Doc Gyneco (première consultation) Bobothe Impakt, ou même Booba

 

Certains groupes me plaisent par leurs textes ou leur musique mais manquent à mon goût de hargne. Il m'arrive de trouver par contre un groupe ou un artiste un peu bêbête dans son propos (mais finalement pas plus que moi) mais efficace pour le flot. En fait, j'aime le côté Punk du Rap et ce côté bourrin et revendicatif qui vient du ventre, quand on dit des choses classe c'est encore mieux. Mais comme y a une part d'intellect, et une part de tripes, des fois l'une ou l'autre prennent le dessus.

 

Le personnage de Jonaz est un de mes doubles, qui a décidé de monter sur scène et de se donner intégralement en spectacle.

L'humour

Après moi j'écris de manière assez spontanée. J'ai pas de formule miracle, j'ai plutôt un cerveau « à tiroirs » et je fonctionne par associations d'idées, de sons et de mots. Les textes ne sont pas faits pour être lus, mais entendus. C'est pour ça que sur le livret je les ai transcrit en pseudo langage SMS.

Après on peut me percevoir comme cynique, décalé, absurde, provocateur, désengagé ou encore désillusionné. Gardons juste en tête que comme Jonaz est mon double, il évoluera en même temps que moi. Ce n'est pas un double à un instant, c'est un double pour toujours, et qui n'évoluera pas sans moi (c'est pas un personnage conçu stéréotypé qui s'éloignera de moi à un moment donné, mais c'est vraiment un reflet de moi).

 

La seule donnée constante de toute cette équation est la sincérité. Si un jour je n'en ai plus (et que je m'en rend compte), le personnage de Jonaz sera mort. Mais bon tout ça c'est beaucoup de mots pour pas grand-chose finalement, puisque Jonaz est beaucoup moins important que le médecin le moins connu et le moins compétant de médecins sans frontières.

 

CARMA :  Tes espoirs?


 JONAZ :  Réussir à gagner un Smic en faisant des concerts tous les deux jours au lieu de 15 par ans  pour être indépendant du RMI et du chômage.

 

CARMA :  Tes craintes ?


 JONAZ :  Arriver à un modèle qui ne me plaît pas… avoir beaucoup plus que ce dont j'ai besoin et faire plus que ce dont j'ai besoin, et dans des directions différentes de celles que je veux prendre. Sombrer aussi dans la même spirale bourgeoise (routine, sécurité) qu 'au travail : mais dans la musique : répondre à une demande comme dans une logique de marché, c'est-à-dire concevoir mon art comme produit dès sa conception. Si le disque (et le concert) transforme l'art (écriture) en produit, ça j'en suis conscient,  il y a un problème dès lors que le produit prend la pas sur l'art, c'est-à-dire qu'on opère plus de modifications mineures pour transformer l'art en produit, mais qu'il est déjà conçu comme produit dès sa base. Dès fois ça peut être bien, mais ça peut devenir une catastrophe et en tout cas : m'éloigner de manière trop catégorique de moi et me faire perdre le contrôle de mon art !

 

CARMA :  C'est très romantique tout ça ! Quels sont tes conseils pour tes collègues ?

 

JONAZ :  Surtout, je crois qu'il faut toujours avoir envie de progresser et surtout : ne pas se prendre pour une bête et faire comme si on avait tout compris au milieu professionnel sans l'avoir fréquenté réellement. Il y a beaucoup de myto dans le monde de la nuit, de la musique.

Si le monde du travail en entreprise semble enlever des libertés, il fixe d'un autre coté un cadre de travail nécessaire pour avancer le projet. Dans les métiers artistiques et musicaux, au début, on se gère seul la liberté peut aussi être nuisible au projet. En fait il faut faire la part des choses et faire le point régulièrement sur ce que l'on veut et où on veut aller.

 

Néji, par exemple, notre label indépendant (ça fait classe a notre époque de dire indépendant), c'est avant tout un outil collectif. Un outil de travail, un outil de partage d'expériences, en terme de production, de promo, de recherches de dates mais aussi d'échange artistique.

L'autoproduction, on se dit que c'est un choix politique pour se rassurer mais c'est aussi une fatalité. Je considère qu'il faut que se soit une étape pour comprendre les ficelles, être plus fort en bande mais ça ne doit pas servir à se donner des excuses, à se cacher et à se refermer.

 

Je crois aussi que c'est une bonne arme pour avoir un peu d'expérience et savoir ou on veut aller si on doit signer. Mais que, un jour ou l'autre, si on veut toucher plus de monde, il est nécessaire de s'entourer de personnes, car il y a plein de métiers dans des registres différents qu'il est quasiment impossible de réaliser tout seul (tourneur, éditeur, manageur, promo, attaché de presse, label,  licence…).

Aujourd'hui, en cumulant l'argents des aides et l'autofinancement liés aux concerts, on peut contrecarrer quant même le gros circuit et exister tout de même en tant qu'artiste professionnel. Des gens se bagarrent pour ça : par exemple l'aide de Domaine Musique : c'est vraiment bien pour cela (coucou a mon principal et unique financeur hé hé hé…).

Mais le but du jeu : c'est d'utiliser au mieux ce soutien pour ne plus en avoir besoin à l'avenir. Ce n'est pas juste de l'argent à dépenser: c'est un premier budget un peu professionnel d'entraînement qui ne doit pas servir à vite s'acheter des autocollants et des instruments, ou vite presser 1000 disques pour se faire plaisir sans avoir réfléchi à qui il faut les envoyer.

 

C'est un peu comme le défi jeune. On peut passer du bon temps et le dépenser sans vraiment réfléchir à une  stratégie, mais après il y en a plus. En dehors du fait que ce budget n'est pas un dû, on a du se casser la tête (entre 10 minutes et quelques jours) pour monter le dossier. C'est déjà une première construction.  Si on a fixé des grands axes, en phase avec son projet, l'avoir ou pas l'avoir ça change juste le budget. Enfin c'est facile de parler quand on fait partie des élus qui l'ont eu ! Je voulais juste dire que si je l'avais pas eu, j'aurais essayé d'atteindre mes objectifs de l'année quand même, avec moins de budget, moins d'éclairage local (éphémère) médiatique, donc en plus de temps mais je pense qu'il y a moyen d'y arriver quand même avec un peu de patate puisque tout les chemins mènent à ta darone (7€ sur www.personnekiffe.com) .

Etre pro c'est comprendre ce qu'est un plan promo, comment on organise une tournée etc… et apprendre ! Même si un jour j'intéresse des gens pour bosser avec moi, comprendre les ficelles est un élément crucial pour ne pas perdre la maîtrise artistique de ce que je fait. Parce qu'a un moment, même si on ce dit que l'artistique c'est juste dans les chansons, le choix que l'on fait d'être diffusé ici ou là change l'image que les gens ont de l'artiste et donc changent le contenu artistique.

Ça vient du fait que en musique, on fait un truc à mi chemin entre un produit artistique et une œuvre d'art, et qu'on est à mi chemin entre un homme de média et un artiste. On est une sorte de bâtard qui est ni l'un ni l'autre, entre le vendeur de cravates et l'artiste prophétique et du coup il faut faire gaffe partout où on met les pieds car on n'y est pas à sa place.

Enfin, le luxe, c'est de trouver des conseils. En entreprise, quand on fait un stage, on bosse avec des cadres, des gens qui ont « réussi ». Quand on débute, on bénéficie de leur exemple et leurs éventuels conseils. En musique, on se retrouve souvent entre musiciens qui voudraient être pros : un peu comme si on se retrouvait entre chômeurs. Si psychologiquement c'est bien aussi, ce côté réunion des alcooliques anonymes, c'est cool aussi d'avoir des conseils de vrais gens qui ont réussi leurs objectifs. Mais bon, c'est sans doute plus facile d'être pote avec un Jonaz (quoique) qu'un Bouba, même si personne kiffe Jonaz sauf sa daronne (7€ sur www.personnekiffe.com )...

Mais bon, c'est bien sûr sur scène que ça commence. C'est en fait la scène qui est la seule vraie place où l'on doit être (enfin, sauf pour ceux qui ne sont pas musicien, dans ce cas, c'est dans leur magasin de cravates, sur leur terrain de foot, dans leur boucherie halal ou dans leur camion qu'on va les retrouver…).

 

CARMA :  C'est quoi pour toi un bon concert de Jonaz :

 

JONAZ :  Un son irréprochable, un one man show bien éclairé et bien scénographié, et surtout, qui a la pêche et qui transmet des émotions au public.

Un encore mieux concert c'est la même chose mais payé.

Et un top concert, c'est un cachet suffisant pour me salarier, salarier l'éclairagiste et l'ingé son, et  payer les frais de déplacement (il paraît que ça existe, je l'ai lu dans des livres…).

Après pour les gâteaux et les haribos dans les loges, ça dépend des goûts de la salle et ça contribue à la bonne ambiance… on va dire que c'est un bonus presque acquis.

Enfin le top c'est un bon contact avec les autres groupes, mais là, ça dépend du niveau des groupes avec lesquels on joue, souvent proportionnel au stress de leurs maisons de production.

 

CARMA :  Où en es-tu aujourd'hui ?

 

JONAZ :  Où j'en suis : un peu au niveau zéro. Quelques scènes en octobre novembre (rif HIFI festival, festival de rentrée étudiante à De Kreun…) et surtout ma promo qui recommence en Septembre. Sinon coté amélioration scénique, je préparerais cette année un master pour la scène, et de la scénographie. Pour le reste, je le garderais secret pour ne pas que d'autres groupes fassent comme moi pour avoir le même succès que moi…

 

 

 

CARMA :  As-tu eu des retours en live et dans la presse spécialisée avec la chanson sur Kery James

 

JONAZ :  J'ai eu une chronique par Melle Lavocat dans un magazine de grande diffusion spécialisé en rap (que je ne citerais pas pour conserver la neutralité de l'interview).

Cette chanson a en effet marqué la chronique puisqu'ils n'ont retenu presque que ça. Je pense que c'est juste une anecdote, qui a sa place dans le disque mais qu'il ne faut pas lui donner une importance démesurée. Bien sûr, le texte est provocateur et agressif (et même injuste), c'est une réaction (que j'assume et que je défends) sans pour autant vouloir en faire une opération de « clash marketing ». Je pense que la chanson n'est pas faite pour être un single, pour être sortie du contexte du disque puisqu'elle n'offre pas une image assez complète de mon travail.

Sinon elle marque beaucoup plus la scène rap, puisqu'elle comporte encore quelques tabous. Bizarrement le tabou n'est pas tant dans l'attaque de  l'homophobie dans le rap ,  mais dans l'égratignure faite au rappeur en question, puisqu'il bénéficie d'une bonne image aux yeux de certains spécialistes.

C'est donc ce qui a marqué le magazine de rap (que je remercie au passage de m'avoir chroniqué), et qui marque quelquefois certains membres du public dans un registre rap. Pour les autres registres, ça reste anecdotique puisqu'ils ne connaissent pas Kerry James, ils retiennent juste le thème principal de « clash » contre l'homophobie.

Je pense que globalement, en terme de diffusion grand public et de promotion, cette chanson pénalise mon disque. Je pense aussi que artistiquement elle y a une place importante et qu'elle devait y être. Elle prend une place de chanson moins modérée du coup qui modère l'aspect modéré des autres. Je voulais donner aussi un aspect tripes, punk, bébète et provoc et il est donné par cette chanson. Donc l'aspect artistique a pris le dessus cette fois.

 

CARMA :  Cherches-tu délibérément à déranger dans le milieu ?


JONAZ :  J'aime bien déranger  dans les milieux (et sur les bords aussi comme dirait Biguard). En fait, comme j'ai pas de milieu et que j'en fréquente quelques différents, je me débrouille pour composer et  chanter des chansons sur mesure pour critiquer les milieux devant lesquels je joue. J'aime pas brosser les gens dans le sens du poil (à part mes financeurs… hé hé hé…) et surtout j'aime créer la discussion. Et puis un des trucs qui me fait peur c'est l'aspect consensuel, où on fait de l'engagement un bon package pour un produit vide de sens. Crier « à mort le racisme » devant un milieu de squatt anti spécistes, c'est consensuel et inutile. On prêche des convaincus en se mettant sur la scène un peu comme un messie à qui tout est acquis d'avance. C'est comme dire « vive l'anarchie » dans un Centre Culturel Libertaire. Ce n'est pas mon but dans la vie. Moi je veux susciter des émotions, des réactions et des discussions. Je ne vais pas faire exprès des textes en total esprit de contradictions avec mes convictions, mais je ne vais pas forcément aller là où on m'attend.

 

CARMA :  Tu t'en prends aussi rageusement à la scène underground  et au conformisme dans les milieux artistiques ? Mais n'est-ce pas inévitable : les musiques actuelles sont très identitaires et communautaires.

 

JONAZ :  Dans la même logique, si je me permets de critiquer, c'est que c'est l'un des milieux que je fréquente. C'est justement un peu contre l'aspect communautaire que je me bats. Au risque de passer pour un « social traître », je peux jouer un jour dans un squatt anti-majors et le lendemain dans un festival France Inter (enfin si je pouvais). Pour moi ça ne pose pas de problème puisque j'aime bien rencontrer des gens différent et discuter avec tout le monde sans préjugés. Les squatts paient moins mais acceptent un peu plus tous les projets et les grosses structures sont plus sélectives mais plus payantes en terme de professionnalisation.  Je pense que néanmoins, je jouerais toujours dans les squatts, parce que j'aime ça.  Je n'aime pas QUE ça mais J'AIME çA. Pour moi tous les réseaux sont complémentaires, et parfois même ils peuvent (ou pourraient) cohabiter, mais ils sont malheureusement souvent trop cloisonnés.
Sunday, April 01, 2007 
la sauce verte

-3 gousses d'ail                            
-3 oignons                                    
-de la viande de boeuf tendre          
-1 litre de bonne eau                      
-1 pot de bonne harissa maison      
-de la bonne huile de bonnes olives    
-du bon coriandre                                
-du bon carvi                                        
-de la molokheya en poudre            

se prépare avec la Molokheya
tu rappes 3 gousses d'ail & 3 oignons
tu tailles de la viande de boeuf en morceaux
tu met le tout sur le feu a mijoter bien chaud
avec du coriandre, carvi et harissa

attention la harissa : c'est de la maison
pas celle en tube du "cap bon" (ça pique
et c'est pas bon... c'est pas du dentifrice..)


mélange avec les épices, salé / poivré
mets les dans l'huile a mijoter (l'huile d'olive s.v.p.)

la molokheya : c'est la poudre verte :
6 cuillers a soupe et de l'huile : un bon fond...

laisse cuire et revient quand ça sent
fous y 1 litre d'eau dedans et attend l'ébulition
verses la préparation mijotée de viande épicée...

et oublies pas de baisser le feu mets le a 1 ou a 2
(il faut que ça chauffe longtemps)...

dans la tradition des grands mères
ça cuisait des journées entières
dans un canoun sur la braise
c'était vraiment balèze

la sauce ce sauce avec du pain
se mange a la main avec du vin ou de l'eau