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Guillaume Ledoux en quelques mots

Guillaume Ledoux



Last Updated: 12/14/2009

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[09 Sep 2009 | Wednesday] 
Né Guillaume le Doux de la Ribaudière du Chou, je vis une enfance paisible et charmante dans le château familial, au bord de la Loire… Entre mes courses folles dans les hautes herbes du domaine, et mes longues observations des activités de nos serfs au travail dans nos champs, je développe très tôt un goût certain pour la musique et les rapports humains, au contact de ces paysans et leur curieuses chansons de labeurs… Nous passions, ma famille et moi, de merveilleux étés, sans se soucier du temps, et même si mon père, Jean-Arnulf le Doux de la Ribaudière du Chou, était parfois obligé de punir de quelques coups de bâton deux ou trois vilains qui nous volaient des pommes, tous nos gens nous aimaient beaucoup… Enfin je crois. Mère, absorbée par ses travaux de broderie, buvait sans s’en rendre compte 6 à 7 litres de vin par jour,et faisait rire tout le monde, le soir venu, en titubant dans les allées du domaine, balbutiant des propos incohérents… Hââ, que de joies nous eûmes en la voyant tomber dans les gravillons sous le soleil couchant… Tout n’était que farce et bonne humeur, et lorsqu’elle se mettait à chanter d’infâmes chansons paillardes sur le perron de la demeure, c’était l’hilarité générale… Jean-Arnulf, grand humaniste, était passionné de botanique. Il avait eu l’idée, pour améliorer la condition des hommes, de créer un nouveau légume, le chou pré-farci. Invention merveilleuse, sorte de chou poussant déjà rempli d’oignons et d’herbes aromatiques… En 1980, père réquisitionne la totalité de nos terres pour lancer sa production. Malheureusement, à la fin de l’été, les 70 hectares semés de choux pré-farcis ne donnent que quelques tonnes de petites boules violacées de la taille d’une bille, d’une puanteur abominable. C’est la faillite. Nous sommes ruinés, le domaine vendu, et nous partons pour Issoudun, dans l’Indre, pas très loin d’une école pour moi, et pas très loin d’un bistrot, pour ma mère. Nous sommes en 1981, et mes parents ne sont pas au bout de leurs surprises. A l’école, j’évolue parmi les gueux, et je découvre le rock’n’roll. J’intègre un groupe de jeunes gauchistes, Zéro De Conduite, avec lequel je tourne dans toute la France durant neuf ans, chantant des titres évocateurs tels « School junkie » ou encore «Je suis mort ». Nos rencontres avec les Clash, Serge Gainsbourg, ou Jimmy Cliff ne font qu’attiser le feu qui brûle en moi, et dès 1990, je forme les Blankass et je raccourcis mon nom. Ma mère est si triste qu’elle en arrête de boire. Nous obtenons notre premier succès en 96 avec « La couleur des blés », sorte d’hommage à mon père et à l’agriculture expérimentale. Cinq albums plus tard, je me lance dans la chanson, et j’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui mes nouvelles compositions. Je suis à la recherche d’une maison de disque qui saura me soutenir dans ma tâche : Redonner à ma mère le goût du vin, et à la famille le Doux de la Ribaudière du Chou, son lustre d’antan. À bientôt sur les routes……
[16 Jun 2009 | Tuesday] 

Category: Writing and Poetry
Être « gouverné », c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu…Être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garroté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et dire qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon, et qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie………
PJ Proudhon. (1809-1865)
[23 May 2009 | Saturday] 

Category: Music
Fils d’un entomologiste australien spécialisé dans l’étude des mites et de leurs ravages sur les tissus anciens, je décide très tôt de suivre les traces de mon père, dans l’espoir de devenir un jour LA référence mondiale de la mite, et de dresser le premier catalogue complet de leurs multiples espèces.Malheureusement, je découvre le rock’n’roll lors d’un barbecue chez des amis, et vers l’âge de douze ans, j’envisage de devenir musicien.A l’occasion d’un voyage scolaire en France, je fugue pour de bon, et me prépare à conquérir Paris. Là, je dors très souvent dans la cathédrale Notre-Dame, caché toutes les nuits dans la nef. A ma grande surprise, je n’y rencontre ni bossu, ni gitane, ni Luc Plamondon, et je suis très déçu. Je n’ai plus goût à rien et, pour subsister, je dessine à la craie différentes sortes de mites sur le sol du parvis de l’édifice.Les touristes me jettent quelques pièces, et je mange mon pain noir.Un jour, Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges et grand passionné de mites, tombe en émoi devant mes œuvres. Il m’emmène aussitôt avec lui en Berry, pour intégrer un groupe de jeunes punks, Zéro de conduite, qui, me dit-il, utilisent souvent le mot « mite » dans leur chansons. Il doit confondre la lettre M avec la lettre B, car me voilà parti à interpréter durant neuf ans des ritournelles immondes, obscènes et révoltées… Je rencontre les Clash, Jimmy Cliff, Nina Hagen, les Inmates et bien d’autres artistes anglais, mais je me rends vite compte que ma blague « nice to mite you » ne les fait pas rire.Déçu à nouveau, je me tourne vers la chanson française, plus apte selon moi à faire transparaître mes subtilités de language, et je forme les Blankass au début des années 90. J’écris très vite « La couleur des blés », (au départ une chanson sur un doryphore parasite des céréales, mais les autres membres du groupe changent mes paroles), et c’est le succès. Suivront 4 albums, des centaines de concerts et la rencontre d’un public fidèle, souriant, et intéressé par les insectes.Aujourd’hui, je me lance dans un projet solo, plus intime, plus personnel, et j’ai besoin de vous et d’une maison de disques, pour avancer et pour aider mon père, avec qui j’ai repris contact, et qui se lance à son tour dans la musique, avec son groupe, Mite Loaf.À bientôt sur les routes, merci pour votre aide…………
Guillaume.
[23 May 2009 | Saturday] 

Category: Music
Issu d’une riche famille ougandaise, je passe mon enfance dans un palais somptueux, au bord du Nil Victoria, vibrant du cours du fleuve, humant l’air du temps, ignorant le peuple et ses contraintes… Jusqu’au jour où ma mère, ingénieur à Kampala, invente le radiateur portatif. Un ingénieux système de chaufferette d’une quinzaine de kilos, munie d’une sangle permettant de porter cet appareil de fonte à même le cou. Malheureusement, la température moyenne en Ouganda avoisinant les 45 degrés, le succès n’est pas au rendez-vous, et ce, malgré la deuxième génération de radiateurs portatifs, munis d’un radiocassette et personnalisables à souhaits, suivant les différents coloris… Au fil des mois, c’est la faillite, la vente des terres, du palais, puis l’exil. J’arrive en France à l’âge de douze ans, pauvre et mal habillé, et, ne sachant rien faire d’autre que de jouer du tam-tam, ventilé par des esclaves nues, j’accepte une place de batteur dans un groupe de jeunes-à-problèmes à vocation punk, Zéro de conduite. Habitué au luxe et aux étoffes coûteuses, je reste néanmoins neuf ans dans cette drôle de troupe, faisant l’apologie de la drogue, de l’échec scolaire, et des Sex-pistols… A côtoyer les Clash, les Lordzofzenioucheurch, Youtou ou bien Johnny feundeurss, je deviens vite fou, et forme, dès 1990, Les Blankass, un groupe de dégénérés chantant bille en tête la couleur des blés, défendant la chanson française, alors même que je confonds Charles Trenet et Alpha Blondy. Seule consolation, l’accordéon en bandoulière me rappelle ma mère, et son radiateur maudit. Curieusement, les Blankass m’apportent gloire et richesse, et lors d’une tournée en Moldavie, je décide de partir dans une carrière solo, afin de retrouver le confort d’antan. Après quelques centaines de concerts, je compose une poignée de chansons stupides et intimistes, et aujourd’hui, j’ai besoin de vous et d’une maison de disque, pour aider financièrement ma mère, retrouver mon palais, mes esclaves nues, et me foutre du temps……. Je sais, c’est un peu choquant, mais bon. A bientôt sur les routes………….. Guillaume.
[14 May 2009 | Thursday] 

Category: Music
Né en Argentine, d’un père allemand et d’une mère aveugle, je trouve très tôt ma voie en m’inscrivant à l’âge de cinq ans à un cours de tambour tibétain. Après quelques années de travail acharné, je deviens une star énorme dans mon pays. En 1979, je suis le plus grand joueur du continent sud-américain, le maître argentin du tambour tibétain… Dès lors, je mène une vie de palaces et de grandes scènes, où l’argent et le champagne chilien coulent à flots… Poussé par une ambition dévorante, je tente ma chance en France vers l’age de douze ans et là, c’est l’échec. Pour subsister, je suis obligé d’être batteur aux cheveux verts d’un groupe de punks en culottes courtes, Zéro de conduite. Moi, élevé par mon teuton de père dans le respect de l’ordre, de la morale et de l’uniforme, me voilà sur les routes en compagnie des Clash, ou autres Gun-club de la pire espèce. J’y reste 9 ans, allant à l’encontre totale de mes principes, côtoyant Pierre Desproges, Serge Gainsbourg ainsi qu’une multitude de gauchistes crasseux du même acabit… Je touche le fond quelques années plus tard, en devenant leader des Blankass, chantant l’amour et la révolte, le partage et la joie, la régularisation des sans-papiers, enfin n’importe quoi. Mon père se morfond de tristesse, mais pas ma mère, qui ne voit rien du tout. Aujourd’hui, j’ai repris mes esprits, et c’est les cheveux courts et les idées larges que je repars pour l’aventure, à la recherche d’une maison de disque qui saura m’aider à soutenir financièrement mon père, qui, je ne sais pas pourquoi, se fait refaire le visage tous les dix ans.
A bientôt !

Guillaume.
[24 Mar 2009 | Tuesday] 

Category: Romance and Relationships
Apres une enfance passée dans les Balkans, je décide de devenir flûtiste japonais en Afghanistan. Malheureusement, le succès n'est pas au rendez-vous, et vers l'âge de 12 ans, je pars tenter ma chance en France où, me dit-on, la flûte japonaise fait l'objet d'un engouement spectaculaire. Là, je suis enrôlé de force dans une troupe de cirque enfantin appelée Zéro de conduite.. J'y reste neuf ans avant de pouvoir m'échapper, mais je suis aussitôt capturé par une autre troupe de cirque, les Blankass. Des êtres hideux, chevelus et avinés, qui m'obligent à chanter leurs chansons paillardes avec un accordéon ! Le manque de nourriture, les kilomètres avalés dans la soute d'un camion forgent peu à peu ma personnalité. Aujourd'hui, amaigri et marqué à vie, je cherche une maison de disque qui saurait m'aider à surmonter ma peur du noir et des cyclotouristes.
à bientôt sur les routes,          

Guillaume.