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Asociación La CobijA



Last Updated: 8/28/2009

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City: Strasbourg-MéxicO
State: Alsace
Country: FR
Signup Date: 7/7/2009

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July 24, 2009 - Friday 




Rendez vous à partir du 13 septembre 2009 pour suivre pas à pas le périple mexicain du groupe EnBuscaDe

D'ici la faites comme nous, prenez du bon temps!




July 10, 2009 - Friday 
L’Association « La CobijA »  et le groupe « EnBuscaDe » proposent :

Ateliers de Chant,
Musique et Danse
traditionnelles
Mexicaines :

Son Jarocho

 


ContactOs :


Julien : 06 19 76 99 31
Johann : 06 76 97 92 71


www.myspace.com/associationlacobija




El Son Jarocho : l’expression musicale traditionnelle propre à la côte de Veracruz, au carrefour des cultures espagnole, indienne et africaine.





Le Son Jarocho commença à devenir un genre défini dans la musique populaire mexicaine à partir des années 1750, en s'étendant tout le long du littoral central du Golfe du Mexique, dans la zone d'influence commerciale directe du port de Veracruz. Le répertoire du Son Jarocho fut pendant des siècles l'expression régionale de la musique et l'expression lyrique la plus utilisée tout le long des côtes, autour du port le plus important de la Colonie, et fut enrichi par d'autres styles de l'intérieur grâce aux routes commerciales qui allaient de Jalapa jusqu'à Guadalajara.

C'est ainsi que le Son Jarocho se développa vigoureusement sur la côte tropicale, peu peuplée et humide, dont la population la plus caractéristique était les "jarochos", provenant d'une triple racine: européenne, africaine et indigène.
Au XVlIe siècle, le mot « jarocho » était méprisant: en termes de castes, il signifiait le descendant de nègre et d'indienne. Il voulait dire "porc sauvage", ou peut être, celui qui portait la "jara" ou "garrocha" (lance, pique), instrument caractéristique de la région, utilisé par les vachers noirs pour conduire le bétail vers les marchés de Veracruz, Puebla et la ville de Mexico. En tous les cas, le terme signale l'activité la plus caractéristique des afro-métis – les jarochos de cette région – qui était le travail libre ou esclave dans les grandes "haciendas". Au XIXe siècle, jarocho était déjà devenu le nom du paysan non-indigène des campagnes de Veracruz, et n'avait plus, à partir de la guerre d'Indépendance, le caractère péjoratif de son origine.







Le répertoire de Sones Jarochos atteint son apogée et sa meilleure expression vers la moitié du XIXe siècle et compte presque une centaine d'airs différents: Sones ou pièces à danser, en mode majeur et mineur, dont la racine, aussi bien pour la musique que pour les vers et la danse, montre une forte empreinte andalouse et une orchestration des cordes qui devient conventionnelle avec le temps et qui provient du XVIe siècle espagnol.
D'autres influences musicales proviennent d'Afrique occidentale (percussions, mélodies et certains usages de la "guitare de son" et de la harpe), zone d'origine de la plupart des esclaves amenés dans la région, ainsi que du Maghreb et d'Orient, certainement à cause de la présence arabe en Andalousie.
Les influences lyriques se rattachent aux pièces de théâtre du Siècle d'Or, au théâtre populaire hispano-américain, aux chansonnettes scéniques et même à des fragments de zarzuelas qui apparaissent en quelque sorte "fossilisées" dans des refrains et des couplets, dont la composition littéraire se présente sous forme de groupes de quatre, cinq, six ou dix vers.

Les thèmes auxquels font référence les sones forment une espèce de catalogue très représentatif de la vie et des activités du port de Veracruz: la vie des marins et des pirates, les expansions de l'élevage, les habitudes et les stéréotypes des personnages du monde colonial, des aspects de la défense et de la vie militaire, les conditions de vie dans les prisons, des éléments syncrétiques de religion et de magie, les manières de l'amour courtisan "baroque", des chants de Noël, les cris publiques urbains et une certaine relation avec les anciens carnavals et "rumbas" venus des Caraïbes.



L'ensemble instrumental caractéristique s'est fixé autour de quelques instruments:


* la JARANA, une petite guitare à cinq cordes dont 3 peuvent être doublées. Les cordes se jouent en accord avec force pour produire un son autant harmonique que percussif. Les JARANAS se déclinent en plusieurs variantes, elles se distinguent par leur taille et leur timbre, de la plus petite/aigue à la plus grande/grave : la Jarana Mosquito, la Primera, la Segunda et la Tercera,

* La ligne mélodique est portée principalement par le REQUINTO JAROCHO, une petite guitare de 4 cordes, parfois 5, Cet instrument se joue au plectre de manière vive, égraine des mélodies d’accompagnement sous forme d’arpèges et brille lors d’improvisations explosives dans les strictes règles de l’art du son jarocho.


La mélodie peut également être joué par d’autres instruments comme la harpe, le violon, la flûte…




* L’assise rythmique est assurée par la LEONA, guitare à 4 cordes identique au Requinto mais de taille supérieure.





* Les percussions principales sont la TARIMA DE MADERA (l’estrade de bois) qui vibre au rythme d’un ZAPATEADO énergique, mais aussi les PANDEROS (tambourins à cymbalettes) et la QUIJADA de BURRO (mâchoire d’âne)







Avec des variations dans le "zapateado" [la danse podorythmique formant partie intégrante de la musique], avec des conventions chorégraphiques et mimiques qui dépendent des thèmes en question, les « sones » se divisent par « sones » de couple (un ou plusieurs couples) et « sones d'ensemble » (plusieurs femmes et/ou hommes). D'autres différences s'établissent entre sones majeurs et mineurs, humains et divins, grands et petits, etc.

De nos jours, la fête associée au Son ["fandango" ou "huapango"] a disparu dans beaucoup de régions et la zone où elle a eu lieu traditionnellement s'est réduite considérablement. Elle a pratiquement disparu du Veracruz central, sauf le son stéréotypé et commercial qui se pratique à Boca del Rio et Alvarado. Le son traditionnel, associé à la fête survit toujours dans des zones du fleuve Papaloapan, les Tuxtlas et la région d'Acayucan-Minatitlán. Une nouvelle génération de musiciens s’occupe de la récupération et de la réinsertion du genre dans les campagnes et les villes. La revitalisation du genre constitue encore un défi considérable à l'égard du futur de cette spécialité de la musique populaire mexicaine.




ATELIERS :

Les trois ateliers, chant, instrument, danse, sont intimement liés. Chacun peut donc y trouver sa place, soit comme chanteur, instrumentiste ou danseur et, selon l'aptitude, alternativement tout cela !
Si un groupe est constitué et motivé, il peut aboutir à un concert.

Enjeux et objectifs :

* Développer l'éveil musical
* Aborder la musique comme pratique d'épanouissement individuel et social
* Trouver sa « place », son autonomie dans un groupe
* Créer et développer une énergie collective
* Souligner la diversité culturelle


Atelier de chant :

* Aborder la langue espagnole et la culture mexicaine de manière originale et vivante au travers de chants séculaires et populaires fonctionnant sur un modèle de « question/réponse » et de chœur
* Découverte et apprentissage de « Son » propres au répertoire traditionnel
* Enseignement de tradition orale (stimuler la mémoire)
* Développer l’écoute et le placement de la voix
* Initiation aux techniques de chant et de respiration, travail de la posture et du souffle.
* Développement de la justesse, l’articulation, la résonance
* Prendre conscience de ces capacités vocales, position et fonction des organes de la bouche
* Être à l’aise avec sa voix et son corps et ainsi plus à l’aise avec les autres.
* Installer une écoute de la musique et de son corps comme une sensibilité à sa propre production sonore.




Atelier d’instruments :

* Enseignement de tradition oral
* Découverte et apprentissage du répertoire, des rythmes, harmonies et mélodies propre à chaque « son » traditionnel (jarana, requinto, percussions…)
* Apprendre à jouer d’un instrument peu commun mais relativement abordable
* Apprendre à jouer en groupe, stimuler et développer l’écoute
* Créer et développer une énergie de groupe
* Travail des polyrythmies, des polyphonies
* Atelier ouvert à tous les instrumentistes (violon, flûte, guitare, sax…..)
* Développement de l’improvisation





Atelier Danse :

Cette danse PODORYTHMIQUE fait partie intégrante de la musique au même titre que les autres instruments.

* Apprentissage des pas de bases (accompagnement et variations)
* Découverte et apprentissage du répertoire, des chorégraphies caractéristique à chaque « son »
* Danse de couple ou en groupe
* Créer une énergie commune
* Développer le sens du rythme
* Prendre conscience de son corps, être a l‘aise avec lui et ses mouvement
* Danse « sportive » : condition physique
* Développer lien écoute/mouvement





Les intervenants :


Julien Gutbier, est né et réside à Strasbourg depuis le 23/01/1982. Diplômé d’une maîtrise d’archéologie, il étudie parallèlement la musique et le théâtre depuis 7 ans. Pratiquant les percussions digitales du Maghreb, de l’Afrique de l’ouest et de l’Inde, il joue dans différentes formations musicales strasbourgeoises (L’Ensemble du Prince Oreille, Karma Nota, Patchw’Orkestra…).Il étudie également le chant et se dédie aux répertoires tsigane et mexicain. Il anime également des ateliers de Cajon flamenco et d’éveil musical dans des structures strasbourgeoises.

Johann Edelmann, né et résidant à Strasbourg depuis le 31/01/1981, titulaire du B.A.F.A. et diplômé d'une maîtrise de philosophie est un musicien autodidacte. Pratiquant la guitare jazz à consonance manouche et orientale, il se dédie notamment aux répertoires klezmer, tzigane et mexicains.






Pour en savoir plus sur le son jarocho et son instrumentarium :


-concernant les jaranas:
-concernant le requinto :
-concernant la leona :
-concernant la machoir d’âne :
-concernant la danse (zapateado) :