L’Association « La
CobijA » et le groupe « EnBuscaDe »
proposent :
Ateliers
de Chant,
Musique et Danse
traditionnelles
Mexicaines :
Son
Jarocho
ContactOs :
Julien : 06 19 76 99
31
Johann : 06 76 97 92
71
www.myspace.com/associationlacobija
El
Son Jarocho :
l’expression musicale traditionnelle propre à la côte de
Veracruz, au carrefour des cultures
espagnole, indienne et africaine.
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Le Son Jarocho
commença à devenir un genre défini dans la musique populaire
mexicaine à partir des années 1750, en s'étendant tout le
long du littoral central du Golfe du Mexique, dans la zone
d'influence commerciale directe du port de Veracruz. Le répertoire
du Son Jarocho fut pendant des siècles l'expression régionale de
la musique et l'expression lyrique la plus utilisée tout le long
des côtes, autour du port le plus important de la Colonie, et fut
enrichi par d'autres styles de l'intérieur grâce aux routes
commerciales qui allaient de Jalapa jusqu'à Guadalajara.
C'est
ainsi que le Son Jarocho se développa vigoureusement sur la côte
tropicale, peu peuplée et humide, dont la population la plus
caractéristique était les "jarochos", provenant d'une
triple racine: européenne, africaine et indigène.
Au XVlIe siècle,
le mot « jarocho » était méprisant: en termes de
castes, il signifiait le descendant de nègre et d'indienne. Il
voulait dire "porc sauvage", ou peut être, celui qui
portait la "jara" ou "garrocha" (lance,
pique), instrument caractéristique de la région, utilisé par
les vachers noirs pour conduire le bétail vers les marchés de
Veracruz, Puebla et la ville de Mexico. En tous les cas, le terme
signale l'activité la plus caractéristique des afro-métis –
les jarochos de cette région – qui était le travail libre ou
esclave dans les grandes "haciendas". Au XIXe siècle,
jarocho était déjà devenu le nom du paysan non-indigène des
campagnes de Veracruz, et n'avait plus, à partir de la guerre
d'Indépendance, le caractère péjoratif de son origine.

Le répertoire de
Sones Jarochos atteint son apogée et sa meilleure expression
vers la moitié du XIXe siècle et compte presque une centaine
d'airs différents: Sones ou pièces à danser, en mode majeur
et mineur, dont la racine, aussi bien pour la musique que pour les
vers et la danse, montre une forte empreinte andalouse
et une orchestration des cordes qui devient conventionnelle avec
le temps et qui provient du XVIe siècle espagnol.
D'autres influences
musicales proviennent d'Afrique occidentale (percussions,
mélodies et certains usages de la "guitare de son" et
de la harpe), zone d'origine de la plupart des esclaves amenés
dans la région, ainsi que du Maghreb et d'Orient,
certainement à cause de la présence arabe en Andalousie.
Les influences
lyriques se rattachent aux pièces de théâtre du Siècle
d'Or, au théâtre populaire hispano-américain, aux
chansonnettes scéniques et même à des fragments de zarzuelas
qui apparaissent en quelque sorte "fossilisées" dans
des refrains et des couplets, dont la composition littéraire se
présente sous forme de groupes de quatre, cinq, six ou dix vers.
Les thèmes
auxquels font référence les sones forment une espèce de
catalogue très représentatif de la vie et des activités du port
de Veracruz: la vie des marins et des pirates, les expansions
de l'élevage, les habitudes et les stéréotypes des personnages
du monde colonial, des aspects de la défense et de la vie
militaire, les conditions de vie dans les prisons, des éléments
syncrétiques de religion et de magie, les manières de l'amour
courtisan "baroque", des chants de Noël, les cris
publiques urbains et une certaine relation avec les anciens
carnavals et "rumbas" venus des Caraïbes.
L'ensemble instrumental
caractéristique s'est fixé autour de quelques instruments:
* la JARANA,
une petite guitare à cinq cordes dont 3 peuvent être doublées.
Les cordes se jouent en accord avec force pour produire un son
autant harmonique que percussif. Les JARANAS se déclinent en
plusieurs variantes, elles se distinguent par leur taille et leur
timbre, de la plus petite/aigue à la plus grande/grave : la
Jarana Mosquito, la Primera, la Segunda et la Tercera,
* La ligne mélodique est portée principalement par le REQUINTO
JAROCHO, une petite guitare de 4 cordes, parfois 5, Cet
instrument se joue au plectre de manière vive, égraine des
mélodies d’accompagnement sous forme d’arpèges et brille
lors d’improvisations explosives dans les strictes règles de
l’art du son jarocho. La mélodie
peut également être joué par d’autres instruments comme la
harpe, le violon, la flûte…
* L’assise
rythmique est assurée par la LEONA, guitare à 4 cordes
identique au Requinto mais de taille supérieure.
*
Les percussions principales sont la TARIMA DE MADERA
(l’estrade de bois) qui vibre au rythme d’un ZAPATEADO
énergique, mais aussi les PANDEROS (tambourins à
cymbalettes) et la QUIJADA de BURRO (mâchoire d’âne)

Avec des variations dans le "zapateado"
[la danse podorythmique formant partie intégrante de la
musique], avec des conventions chorégraphiques et mimiques
qui dépendent des thèmes en question, les « sones »
se divisent par « sones » de couple (un ou plusieurs
couples) et « sones d'ensemble » (plusieurs femmes
et/ou hommes). D'autres différences s'établissent entre sones
majeurs et mineurs, humains et divins, grands et petits, etc.
De
nos jours, la fête associée au Son ["fandango" ou
"huapango"] a disparu dans beaucoup de régions et
la zone où elle a eu lieu traditionnellement s'est réduite
considérablement. Elle a pratiquement disparu du Veracruz
central, sauf le son stéréotypé et commercial qui se pratique à
Boca del Rio et Alvarado. Le son traditionnel, associé à la fête
survit toujours dans des zones du fleuve Papaloapan, les Tuxtlas
et la région d'Acayucan-Minatitlán. Une nouvelle génération de
musiciens s’occupe de la récupération et de la réinsertion du
genre dans les campagnes et les villes. La revitalisation du
genre constitue encore un défi considérable à l'égard du futur
de cette spécialité de la musique populaire mexicaine.
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ATELIERS :
Les trois ateliers, chant,
instrument, danse, sont intimement liés. Chacun peut donc y
trouver sa place, soit comme chanteur, instrumentiste ou
danseur et, selon l'aptitude, alternativement tout cela !
Si un groupe est constitué et motivé,
il peut aboutir à un concert.
Enjeux et objectifs :
* Développer l'éveil musical
* Aborder la musique comme pratique
d'épanouissement individuel et social
* Trouver sa « place », son
autonomie dans un groupe
* Créer et développer une énergie
collective
* Souligner la diversité culturelle
Atelier de chant :
* Aborder la langue espagnole et la
culture mexicaine de manière originale et vivante au travers de
chants séculaires et populaires fonctionnant sur un modèle de
« question/réponse » et de chœur
* Découverte et apprentissage de
« Son » propres au répertoire traditionnel
* Enseignement de tradition orale
(stimuler la mémoire)
* Développer l’écoute et le
placement de la voix
* Initiation aux techniques de chant et
de respiration, travail de la posture et du souffle.
* Développement de la justesse,
l’articulation, la résonance
* Prendre conscience de ces capacités
vocales, position et fonction des organes de la bouche
* Être à l’aise avec sa voix et son
corps et ainsi plus à l’aise avec les autres.
* Installer une écoute de la musique
et de son corps comme une sensibilité à sa propre production
sonore.
Atelier d’instruments :
* Enseignement de tradition oral
* Découverte et apprentissage du
répertoire, des rythmes, harmonies et mélodies propre à chaque
« son » traditionnel (jarana, requinto, percussions…)
* Apprendre à jouer d’un instrument
peu commun mais relativement abordable
* Apprendre à jouer en groupe,
stimuler et développer l’écoute
* Créer et développer une énergie de
groupe
* Travail des polyrythmies, des
polyphonies
* Atelier ouvert à tous les
instrumentistes (violon, flûte, guitare, sax…..)
* Développement de l’improvisation
Atelier Danse :
Cette danse PODORYTHMIQUE fait
partie intégrante de la musique au même titre que les autres
instruments.
* Apprentissage des pas de bases
(accompagnement et variations)
* Découverte et apprentissage du
répertoire, des chorégraphies caractéristique à chaque « son »
* Danse de couple ou en groupe
* Créer une énergie commune
* Développer le sens du rythme
* Prendre conscience de son corps, être
a l‘aise avec lui et ses mouvement
* Danse « sportive » :
condition physique
* Développer lien écoute/mouvement
Les intervenants :
Julien Gutbier, est né et
réside à Strasbourg depuis le 23/01/1982. Diplômé d’une
maîtrise d’archéologie, il étudie parallèlement la musique et
le théâtre depuis 7 ans. Pratiquant les percussions digitales du
Maghreb, de l’Afrique de l’ouest et de l’Inde, il joue dans
différentes formations musicales strasbourgeoises (L’Ensemble du
Prince Oreille, Karma Nota, Patchw’Orkestra…).Il étudie
également le chant et se dédie aux répertoires tsigane et
mexicain. Il anime également des ateliers de Cajon flamenco et
d’éveil musical dans des structures strasbourgeoises.
Johann Edelmann, né et résidant
à Strasbourg depuis le 31/01/1981, titulaire du B.A.F.A. et diplômé
d'une maîtrise de philosophie est un musicien autodidacte.
Pratiquant la guitare jazz à consonance manouche et orientale, il se
dédie notamment aux répertoires klezmer, tzigane et mexicains.
Pour en savoir plus sur le
son jarocho et son instrumentarium :
-concernant les jaranas:
-concernant le requinto :
-concernant la leona :
-concernant la machoir d’âne :
-concernant la danse (zapateado) :