voici les dernieres chroniques de l'album travelling in travel edition collector sorti le 18 avril 2008 ! merci a eux !!
a tres vite , du neuf tres rapidement !!
-------------------------------------------------------------------------------------------------
VACARM : Dysfunctionnal by choice – Travelling in travel
Début 2000, Dysfunctionnal by Choice, Dysby pour les intimes défraye la chronique puis chute dans l'ombre. Douze années d'activisme, des milliers de kilomètres parcourus sur les routes de France et une hargne toujours à l'œuvre, 2008 sonne le retour sur le devant de la scène de Dysby. Travelling in travel est un album d'une rare intensité que nous allons tenter de vous faire découvrir …
La chute est un sujet riche que Dysfunctionnal by Choice a exploité durant toute sa carrière. D'abord au travers de ses artworks, puis de ses textes avant de trouver toute la profondeur d'un concept dans les compositions instrumentales à la fois lourdes et aériennes. Chuter, c'est vivre des sensations inoubliables mais impossible de dire si le talent de ce groupe provient d'un accident ou d'une incroyable impertinence à vouloir défier les magnats de l'industrie du disque. A l'heure où iTunes règne en maitre, dans la musique, business et politique ne font pas bon ménage …
La chute, c'est aussi une faute morale, au sens chrétien, comme l'expulsion d'Adam et Eve du jardin d'Eden. Dysby s'offre en totale autoproduction un coffret sublime, des compositions à l'excellence millimétrée, une production parfaite. De quoi faire blanchir quelques liasses de billets dans les coffres forts de nos majors !
Laissez-vous tomber dans une chute sans interruption, comme un flot insubmersible d'ondes électriques. Oubliez vos préjugés car rien n'empêchera la chute de votre fort intérieur pris d'assaut par un rock lourd, feignant une légèreté pop tout en rappelant les codes du hardcore. Des influences ? Des milliers, elles dépassent de loin le simple domaine musical et s'éloignent vers d'autres pratiques artistiques au travers de compositions imagées, sculptées dans le marbre. Cependant, les titres phares de l'album pourront vous rappeler Sna Fu, Flying Pooh, Oneyed Jack ainsi qu'une troupe de bands post-hardcore.
Vous vous demandez quelle sera la chute de cette chronique ? Vous l'avez sous les yeux et à portée de vos oreilles : « Travelling in travel ».
----------------------------------------------------------------------------------------------------
MUSICAL JAM : Voilà un album qui m'a donné du fil à retordre… Je ne savais vraiment pas par quel bout l'attraper… J'ai aimé dès la 1ère écoute mais de là à cracher une kro là comme ça sans réfléchir… Gasp !! Je ne pouvais pas non plus me contenter d'un basic « Ah ouais trop cool, c'est top mortel ce skeud ! » Non clairement pas, il fallait aller plus loin que ça !! J'ai donc écouté en boucle le « skeud » en question, à m'en faire saigner les oreilles… Enfin presque !!
De fait, DysBy, pour les intimes, n'est pas un groupe récent. Originaire de la région parisienne le combo existe depuis 1996 et après un EP « Gamma » sorti en 2002, le groupe disparait quelques années pour revenir en force avec ce « Travelling in Travel ».
Mélange de gros rock et de métal, n'hésitant pas non plus à utiliser sampler et autre technologies musicales, dites « modernes » ;o) cet album est bourré d'influences diverses. Pour moi la plus évidente a été Faith No More… Le son, le rythme. Mais il y en a bien d'autres. Et le secret de DysBy est de faire de ce melting pot d'influences quelque chose de neuf, avec son identité propre. A aucun moment on ne ressent une impression de « vulgaire collage » de pièces musicales entre elles.
L'album débute avec une courte intro instrumentale « Fog » qui met de suite dans l'ambiance. Puis derrière déboule « Alert », le chant est en anglais, mi-clair/mi-hurlé, de gros riffs de guitares mènent la danse et nous entrainent dans un voyage qui durera 37 petites minutes, mais quelles minutes !! «Travelling on travel (out trap) » fait belle part à un punk débridé mais cependant sous contrôle. « Optimum » offre 48 secondes d'une ambiance outer space glauque puis arrive « Sleep and Learn », définitivement mon morceau préféré de l'album. On reste dans cette ambiance un tantinet hors du temps, de notre temps, une sorte de ballade au tempo lourd et prenant avec en fond une voix désincarnée qui rajoute au dépaysement. L'électronique se joint aux instruments et le résultat est tout simplement superbe. « Feedback Disease » nous ramène sur terre. Par le chant et le rythme global qui la compose, l'ombre de Faith No More plane sur cette chanson, mais sans pour autant s'imposer. Encore un excellent titre. « Iced Bed » court interlude instrumental composé de quelques notes cristallines, tel le fantôme d'un clavecin qui se serait perdu ici, allège l'atmosphère. Mais la paix ne dure pas et derrière déboule « Non Reached Lights » d'une facture presque trop classique que le décapant « Pimple » fait vite oublier. Ici, le chant est crié, hargneux et les guitares assassines avec une bonne touche hardcore. Le tout dure moins de 2 minutes, mais ça ébouriffe sévère !!! Enchainement brutal sur « C Ut » qui d'entrée calme le jeu… Encore un instrumental très spatial dans sa composition qui fait sans peine imaginer des hommes fragiles et flottants dans le cosmos noir et glacé… ici la musique est sombre et sans espoir. Mais les dernières secondes relient intelligemment « C Ut » à « Gotham » et on repart dans du lourd, mâtiné de gros riff, soutenus par des voix graves. « Underworld » qui clôture l'album est un long morceau de 7'47''. Il démarre doucement sur quelques notes de guitares, puis monte subtilement en puissance. Le chant rejoint bientôt les instruments, tantôt grave, tantôt clair. Une chanson presque mélancolique d'ailleurs qui donne une seule envie, appuyer sur la touche « replay »…
Pour avoir vu DysBy en concert il y a environ 2 mois, je peux vous dire qu'ils passent bien l'épreuve du live, même si à cette occasion, le groupe, débutant tout juste une tournée, il se cherchait encore un peu. Pas évident avec toutes ces ambiances… Mais ça marche !!
Alors longue vie à DysBy et qu'ils continuent à nous sortir des galettes de cette qualité et surtout qu'ils ne perdent pas cette inventivité et cette fraicheur qui fait de cet album une grosse réussite !!
-------------------------------------------------------------------------------------------
PROGRESSIVE WAVES : Dysfunctionnal By Choice (Dysby pour les intimes) n'est pas tout à fait un groupe comme les autres. Douze longues années et quatre EP après sa naissance en 1996, voici son premier album, autoproduit, qui, disons-le d'emblée, confirme tout le bien que l'on pouvait penser de ses précédents efforts. Puis, signalons-le tout de même, car c'est en somme assez rare sur nos pages, Dysby, malgré un chant en anglais, est une formation française venue des contrées franciliennes. Les influences musicales, elles, ne sont pas nationales, mais purement anglo-saxonnes : au fil des titres, on retrouve avec plaisir Tool, Deftones, Guns n' Roses, Nirvana, et sans doute Faith no More, référence ultime pour tout groupe de métal fusion qui se respecte.
Qui dit métal fusion dit aussi exploration sonore, et c'est peut-être le premier aspect marquant de cet album. Le travail effectué sur la voix, généralement agrémentée d'effets « industriels », est d'une rare qualité et fait écho à l'introduction systématique de sonorités électroniques en soutien atmosphérique. Pour autant le son ne perd pas en authenticité, délivrée ici à coups de riffs rageurs empruntant aussi bien au rock'n'roll, au punk, qu'au métal le plus heavy. Une urgence sonore qui n'est pas sans rappeler Faith no More, notamment dans ce formidable brûlot rap/métal hardcore qu'est la neuvième piste, "Pimple".
Les transitions entre les morceaux paraissent mûrement réfléchies et apportent une cohésion nécessaire pour un album qui, de toute évidence – et c'est là aussi sa plus grande qualité – part dans tous les sens. L'introduction "Fog" nous plonge d'emblée dans une ambiance extrêmement sombre, évoquant un champ magnétique saturé de stridences électroniques duquel nous sortons pour plonger dans un rock/métal très immédiat qui porte fort bien son nom ("Alert"). Le guitariste nous gratifie d'ailleurs d'un court solo, brouillon mais bouillonnant, qui colle parfaitement à l'ambiance du morceau. "Optimum", titre très court purement atmosphérique, tient lieu de transition entre un morceau clairement punk/émo et un instrumental plus apaisé dont la qualité principale est de mêler légèreté mélodique et pesanteur rythmique pour un résultat tout à fait convainquant, d'une urgence mélancolique qui curieusement évoque le Radiohead de « OK Computer ». Enfin, "Cut" n'est rien de plus que ce qu'indique son nom et propose, en guise d'ouverture à une fin d'album fort inspirée, trois minutes électronico-athmosphériques d'une élégante sobriété.
Le morceau qui conclut l'album, s'il reste dans l'ambiance générale du disque, semble fait d'un autre alliage. Musicalement, il paraît investi d'un sens plus profond car les contrastes entre les sons clairs et saturés, la voix agressive ou bien plus mélodieuse (et là encore, Radiohead apparaît, avec cette fois-ci une réminiscence « creepienne »), les riffs puissants, rythmiques, et les phrasés mélodiques plus techniques, la longueur même du morceau qui permet des développements plus amples et des ruptures climatiques plus travaillées, font de ce titre une composition très personnelle, introspective et torturée (jeu sur le larsen durant la dernière minute), qui prouve la maturité de ce groupe incontestablement audacieux.
Cette audace, et la nécessaire ambition artistique qui la nourrit, représentait un pari risqué ; « Travelling in Travel » le concrétise avec réussite et devrait apporter au groupe la reconnaissance qu'il mérite. Si l'album n'est pas exempt de tout défaut – malgré une durée relativement courte, la monotonie guette au coin de certains titres – , il n'en possède pas suffisamment pour être ignoré ou traité avec nonchalance. D'autant plus qu'à la recherche musicale et sonore répond une recherche visuelle (l'album est vendu en coffret collector, autour d'un design d'une rare élégance) et conceptuelle (le groupe explore depuis ses débuts le concept de la chute), qualités qui se font rares dans le paysage musical français. A se procurer d'urgence donc, et à écouter attentivement…
----------------------------------------------------------------------------------------------------
VS WEBZINE : 16,5 /20 : 6 ans que DYSFUNCTIONAL BY CHOICE n'avait pas donné signe de vie excepté quelques dates de concert ici et là. Le combo parisien décide en cette année 2008 de refaire parler de lui avec "Travelling in Travel". Et autant le dire d'entrée de jeu, le groupe frappe fort.
On avait eu l'habitude avec DYSBY à des galettes de qualité et cette nouvelle offrande ne déroge pas à la règle. DYSBY c'est avant tout un groupe qui mixe un grand nombre d'influences rock et métal pour en ressortir un style unique mais qui rappellera à plusieurs reprises des influences telles que HELMET, STONE TEMPLE PILOT, THERAPY?, SOUNDGARDEN, TOOL ou AT THE DRIVE IN. Si DYSBY n'hésite pas à balancer la purée avec des titres accrocheurs et puissants (l'excellent "Alert", "Travelling in Travel (out of trap)", "Feedback Disease" et son riff rock sudiste dévastateur ou "Pimple"), le groupe sait jouer sur les ambiances à l'image du très lourd "Sleep & Learn" qui flirte avec une sorte de post-rock alourdi sur lequel s'égrainent quelques notes légères de piano, ou de l'ahurissante dernière plage "Underworld" qui combine en 7 minutes tout le savoir du groupe.
Une finesse que l'on retrouve tout au long de l'album même sur les titres les plus écrasants, avec quelques couplets parfois popisants qui feraient penser à la scène anglaise comme sur "Travelling in Travel (out of map)".
On sent dans ces 4 musiciens un vrai bonheur de jouer rendant ces 12 titres ultra efficaces et directs. Un groupe loin d'être manchot qui plutôt que de jouer la carte de la technicité démonstrative met tout son talent au service d'une musique fraîche et jouissive.
Si musicalement le groupe varie les plaisirs, le chant n'est pas en reste avec des passages hurlés, chantés, en voix claires, mais surtout marqué par un déluge d'effets le trafiquant quasiment constamment. Un traitement de la voix qui colle à merveille aux ambiances distillées par les instruments et qui en font un ensemble cohérent. Une cohésion renforcée par de nombreux interludes fourmillant de sonorités synthétiques et dont les ambiances redondantes cimentent le tout.
Enfin, un album qui suit le concept de la chute qui caractérise le groupe depuis ses débuts et qui est marqué par la sortie d'un coffret collector atypique. En effet, pour illustrer son concept, DYSBY proposera "Travelling in Travel" sous forme d'un digipack troué de la pochette au CD, une "symbolique du trou faisant échos au concept de la chute" dixit le groupe lui-même. Et pour couronner le tout, vous aurez même dans ce coffret des codes pour télécharger la trilogie enfin achevée du groupe "Delta, Gamma, Beta" sur un site dédié, ces EP étant également téléchargeables directement sur leur site à un prix qui sera fixé par l'internaute. C'est pas beautiful ça, dit??? Bref, fans de metal et de rock, ruez-vous sur cet opus qui, sans révolutionner le genre, propose une approche ô combien intéressante et qui mérite largement le coup d'oreille...
---------------------------------------------------------------------------------------------------
METALORGIE : 15 /20 :
Dysfunctional By Choice revient Travelling In Travel, album concept d'une chute sans début ni fin. Rock noisy, passages calmes et mystérieux, c'est le disque que nous livre Dysfunctional By Choice, 7 ans après leur première sortie dans les rayons… Couplé avec la trilogie des Ep (Beta, Gamma et Delta), disponibles sur le site du groupe après achat du (magnifique) disque, on obtient un produit vraiment fouillé, recherché…
Dès les premières notes de Fog, courte intro d'une minute, on est en droit de se demander si l'on ne s'est pas trompé de disque : bruitiste, étrange, elle reste à l'image de son nom. Mais à peine les quelques notes débutant Alert audibles, on devine que l'on aura affaire à quelque chose de lourd…
Le disque, parsemé d'interludes en tout genre (Optimum et son coté oppressant, Iced Bed sonnant tel les échos d'un salon hors du temps, C Ut et ses étranges messages disséminés le long des 3 minutes), décompose le disque en 4 parties de 2 « vraies » chansons. Certains morceaux se rapprochent d'un Sleeppers, à l'image de Alert ou Sleep & Learn avec ce son si noise, ce timbre si proche d'un Signals From Elements, cette manière de poser des riffs à la fois lourds et dévastateurs, avec quelques samples discrets mais efficaces. Le jeu de la batterie, à l'image du groupe, se veut précis, à la fois serein et enragé (Travelling In Travel (Out Of Trap) par exemple, morceau multi facettes).
Peu de choses peuvent être reprochées au groupe, si ce n'est une chute peut être trop courte comparé à l'ampleur et à la qualité des compositions. Bien que d'une durée d'environ 40 minutes, le temps passe si rapidement qu'on se surprend à entendre les dernières notes de Underworld. Ce morceau, justement si lent, clôt magistralement cette excursion avec 7 minutes mélodieuses, comme si la fin était proche, l'esprit s'allégeant avant de replonger dans cette boucle sans fin…
Au final, Dysfunctional By Choice livre un très bon album, fils musical de Sleeppers, mais avec 12 compositions aussi personnelles que variées. Travelling In Travel représente une chute dans l'inconscient musical du groupe, presque sans fin, à l'image de l'artwork. Voyage musical sans espoir, on écouterait bien l'album de Dysfunctional By Choice lors d'un pèlerinage au bord du monde, mais on se retiendrait d'arrêter la musique de peur de perdre ce sentiment de continuité…
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
ZONE METAL
Dysfunctional by choice
Chronique d'une chute sans fin.
De tous les albums de 2008 je dois bien dire que ce « travelling in travel » est mon premier véritable COUP DE CŒUR. Enfin un véritable album de bon rock ! Je peu vous dire que ça fait un bien fou !
Premier choc lors de la découverte de cet album : sa pochette. Toute en originalité cette dernière mérite à elle seule l'achat du disque, rien que pour la beauté de l'objet.
Mais parlons de la musique, l'album démarre sur l'intro « the fog », sonorités étranges sur fond de samples, troublant. Enfin arrive le premier véritable morceau, « Alert » et la c'est la claque ! Le groupe joue un rock puissant et lourd, mais reste néanmoins très intelligent dans sa construction.
Le chant, plutôt singulier balance entre le chanté et le grogné, on pourrai un peu le rapprocher de celui de Jaz Coleman de « killing joke ».
Ce qui frappe en premier lieu c'est la réussite avec laquelle les 5 parisiens ont réussit à allier efficacité et originalité. Le groupe joue ce qui lui plait, et parfois même s'autorise des moments complètement barrés « travelling in travel, c ut » et cela fait vraiment plaisir à entendre.
Par moment l'instru oublie un peu lourdeur et puissance pour se laisser aller à des sonorités légèrement plus aériennes « non reached lights » qui ne sont pas sans rappeler celles de Dredg, ce qui n'est certainement pas un défaut.
L'album est également parsemé d'interludes souvent constituées de samples qui accentuent le concept de voyage de l'album et lient d'une bien belle manière l'ensemble des morceaux.
Petit point noir peut être, la durée de l'album un peu courte
Pour conclure, cet album est un véritable coup de cœur, un mélange de folie et de génie créatif qui fait de ce « travelling in travel » une œuvre unique. Notez en plus un code caché a l'intérieur de la pochette qui une fois entrée sur le site du groupe vous permettra de télécharger gratuitement les 3 précédents opus de la discographie de Dysfunctional by choice.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------
PAVILLON 666 : 8/10
Dysfunctionnal by choice, que l'on surnomme aussi (affectueusement) Dysby, est un groupe français vraiment à part dans le petit monde du Rock au sens large. Il aura fallu 7 ans pour voir le groupe revenir au devant de la scène, suite à d'évidents soucis de line up (entre autres), avec cet album pour le moins original et qui fait toujours suite au concept du groupe, à savoir « la chute »! D'une part l'acquéreur de ce nouvel opus obtiendra un code (contenu dans le cd), lui permettant via leur site Internet de télécharger gratuitement leur trilogie « Beta » « Gamma » « Delta », d'autre part le visiteur lambda pourra, toujours via le site Internet, fixer son tarif afin de les télécharger également. Initiative assez à la mode en ce moment, mais pas inintéressante !
Dysby faisant dans l'originalité à ce niveau là, que vaut donc le contenu ? Le groupe propose 12 titres tapant dans une large palette musicale vraiment fort intéressante. Le « touche à tout » serait peut être le mot exact pour ce groupe, de part l'ouverture musicale du groupe : d'une intro post-electro, l'on traverse des paysages sonores très diverses, à la fois entre la frontière d'un Nirvana et R.A.T.M. avec « Pimple », d'un gros Rock bien saturé (Smashing Pumpkins, Therapy ?) et voix sans effet (ce qui n'est pas le cas de tout les titres) avec « Alert ». Il me faut aussi vous parler de « Sleep & Learn », presque un instrumental s'il n'y avait pas cette voix traficoter par ci par là, qui nous fait redescendre un instant sur terre avec ses riffs en boucle d'une simplicité et efficacité tous simplement géniaux ! Multi univers et multi ouverture, ce « Travelling By Travel » qui est la 1ère signature du jeune label Gandhi's Revenge, côtoie des sources d'inspiration diverses (Rock, Pop, un peu d'Indus et beaucoup d'émotions) et traverse une palette de sensations que l'on a peut-être déjà entendu chez d'autres groupes, mais bien souvent moins inspirés ! Simple peut aussi signifier efficace !! Tout bonnement.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Papercuts
4/5
Après six années d'absence, DYSFUNCTIONAL BY CHOICE revient sur le devant de la scène rock et metal française au meilleur de sa forme avec son petit dernier, "Travelling in Travel". Un album qui aura nécessité deux années entre leur entrée en studio et sa sortie. Mais le jeu en valait la chandelle! Articulé autour du concept récurrent pour DYSBY de la chute, "Travelling in Travel" est une pépite au sein de laquelle viennent se télescoper des influences en voulant autant à THERAPY? qu'à STONE TEMPLE PILOTS en passant par HELMET, AT THE DRIVE IN, SOUNDGARDEN voire KYUSS. En résulte un joyau rare, qui fleure bon le rock dans tous ses états. Si on sent un gros potentiel chez ces 5 parisiens pour botter le fessier de son auditoire comme sur le titre d'ouverture "Alert", le groupe livre malgré tout des titres limite post-rock à l'image de "Step & Learn". Mais ce qui marque clairement la musique de DYSBY, c'est cette aisance à allier riffs plombés et finesse d'écriture. Car si la musique du groupe tartine sévère et sent bon la spontanéité et le plaisir de jouer, on découvre rapidement que ce que l'on nous propose là est un travail d'orfèvre où les ambiances sont savamment dosées et les arrangements travaillés à l'extrême. Les titres défilent avec une cohérence déconcertante si bien que l'on se retrouve en fin de disque avec une seule envie : celle d'appuyer de nouveau sur la touche play pour se refaire ce voyage musical. 12 titres dont quelques interludes énigmatiques pour cimenter le tout et donner une âme à "Travelling in Travel", voilà ce que DYSBY propose aujourd'hui en 2008 et c'est peu dire que ce disque est une sacrée réussite. Si pour clore le chapitre, je vous apprends que l'album est proposé dans un digipack atypique de toute beauté et accompagné de la trilogie enfin achevée du groupe (celle des EPs "delta, gamma, beta"), vous comprendrez que DYSBY vient de signer un disque certes un poil court mais ô combien intéressant. [Dam]
Vous mag ( coup de cœur )
-----------------------------------------------------------------------------------------------
vous mag ( coup de coeur )
Enfin arrive le nouvel album du groupe rock parisien Dysby après quatre maxis autoproduits et surtout plusieurs années de concerts. Un son travaillé, un magnifique coffret de deux disques où l'on retrouve leur homme qui chute, une envie irrésistible de secouer son corps en chantant à fond…. Un conseil, allez les voir sur scène, vous en ressortirez la tête pleine et avec une envie de réécouter non seulement l'album, mais aussi vos vieux disques de Nirvana, Smashing pumpkins, Rage again the machine, Tool…
Et comme le dirait leur label prometteur Gandhi's revenge : « écoutez, vous tombez… »