"Kaluun, ne me demandez pas comment ca se prononce, est nettement plus "moderne" dans le propos. Entre trip hop et simple pop ou pop, doté d'une chanteuse douée, de musiciens qui ne semblent pas l'être moins, on alterne ici les ambiances, même si l'efficacité reste le maître mot. Et le 'Confusion' qu'ils vous proposent ici n'a de confus que le nom. Tout ici est réglé au millimètre, pour atteindre sa cible, vous. Et ce titre n'est même pas le single, c'est dire." Sucrepop
"C'est avec du sucre que l'on attrape les abeilles. Si vous rajoutez un rien de rosé au fond du verre l'abeille connaîtra son seul et unique coma éthylique de sa vie, point final grisant. C'est rarement avec des efforts de production que l'on m'attrape préférant toujours la chanson dans une cabane pas forcément au fond du jardin, aux productions multipistes et sources de leurres. Kaluun est a coup sûr un objet d'étude parfait pour une étude de cas sur l'art de produire, et donc d'attraper, mais même les moins sensibles d'entre vous ne peuvent ne pas sentir la musique être sublimée par une chanteuse aux portes de la PJ Harvey de 'C'mon Billy' ('Infatuation'). Que dire des efforts sensuels de 'The rats', qui allient propreté et relâchement vocal. Et puis comment ne pas programmer 'Beside you near me' pour donner à sa journée des montées d'adrénaline. 'Beside you near me' tube imparable fait la joie de mes jambes trop souvent adeptes d'un ralentissement coupable. Kaluun donne à la fois l'ivresse, donne ce sucre qui nous fait du bien en pleine morosité, et la fêlure qu'une chanteuse qui mérite qu'on la suive longtemps. Que demander de plus ? Que les esprits malins nous reprennent notre envie de simplicité et notre droit à la facilité. Jouissif."
A découvrir absolument
"Les complices de Kaluun ont cette verve des groupes qui semblent déjà être capables de faire surgir en vous la fièvre d'un trip-hop doux amer, à la fois enivrant, urbain et indéniablement fataliste. Jonglant avec des références franchement anglaises (...), le sens des compos de Kaluun garde une constante puissance." trip-hop.net
"En écoutant init , on a immédiatement un petit doute sur sa provenance. Vérification rapide sur leur fiche… Non, Kaluun est bien un groupe 100% français. Et pourtant, après avoir appuyé sur Play, on s'est instantanément retrouvé de l'autre côté du "Channel". Kaluun revendique des influences anglaises sur ses compositions : c'est peu de le dire. Et c'est très rafraîchissant. Evidemment, cet aspect "so british" doit beaucoup au chant, intégralement dans la langue de Shakespeare. Sans en avoir l'air, la chanteuse fait des miracles, avec des intonations tour à tour puissantes ou suaves, quelque part entre Skye Edwards (ex-Morcheeba) et surtout Nina Persson (The Cardigans). Il y a une vraie personnalité dans cette voix-là, quelque chose qui séduit immédiatement et qui est pour beaucoup dans la réussite de certaines pistes ( A mermaid in uniform , planant) et plus généralement de ce premier album. Musicalement aussi, Kaluun développe des sonorités intéressantes, à travers des cocktails musicaux qui penchent alternativement vers le trip-hop (Infatuation), le rock british ( I need to kill Alice , Alone ) ou les balades plus classiques ( Betty ). Dans l'ensemble, toutes les chansons sont d'excellente qualité et s'écoutent avec un égal plaisir (petit coup de coeur personnel pour Beside you near me … sans vraiment pouvoir l'expliquer). Bref, un joli travail musical, complexe sans être surfait. Pleasant, indeed." Info-groupe
"Les Français de Kaluun arrivent à nos oreilles avec un album faisant la part belle à l'électro. Plus précisément, une galette nous remontant dans le temps: quand on appelait encore cette musique la trip hop et qu'on en appréciait le côté atmosphérique. Mais Kaluun n'est pas du tout à contre époque, car ils musclent ces ambiances d'un déjà « autre âge » à coup de guitare ou d'élévation du rythme, qui viennent enrichir la formule des samples et du piano. Mais ce qu'on retient immédiatement de la formule Kaluun, c'est la voix de Delphine qui oscille régulièrement entre Sundays et Cardigans et apporte un petit supplément de charme sexy ou juste fragile à l'ensemble. On songe à une version musclée de Dubstar (et vu le nombre de fois où je cite ces Anglais cette année, je vais finir par demander un pourcentage sur les ventes). On placera cet autoproduit quelque part près de ceux de M83 , et on est prêt à parier que si le groupe parisien parvient à trouver le single accrocheur, on les retrouvera bientôt en hôtes de choix d'une maison de disque." Benzine Magazine