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LIGA Quintana



Last Updated: 11/20/2009

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Sunday, August 02, 2009 
Saturday, February 07, 2009 



Nous revenons tout juste d'Espagne. Nous y avons donné 3 concerts en 5 jours de voyage du 28 janvier au 1er février. J'avais eu envie plusieurs fois d'écrire un second blog "carnet de voyage", mais sans que ce soit une répétition du premier ! Et il se trouve que cette fois-ci, il y avait déjà tout un contexte à restaurer. Je m'explique : pour tourner dans des conditions correctes nous avons besoin de plusieurs choses. Premièrement, avoir un technicien du son avec soi facilite énormément la tache, c'est un souci en moins à gérer que de s'inquiéter pour le son. Et il se trouve que cette fois ci le notre n'était pas disponible. Il a donc fallu qu'on en cherche un autre... Deuxièmement, en parallèle avec ce premier problème s'en ajoute un second, et de taille : notre camion a un problème avec la pompe à essence. C'est à dire que nous sommes à quelques jours du départ seulement, et il faut absolument soit le faire réparer, soit le faire remplacer, soit, dans le pire des cas, louer... mais on en a pas les moyens. De plus, nous avons rendez-vous à Barcelone pour le contrôle technique, car il est immatriculé espagnol. Et le contrôle technique en Espagne, c'est tous les 6 mois!  Entre temps nous trouvons un jeune technicien, Steve, ok pour partir avec nous. Cool, au moins ça de fait! Reste plus qu'a savoir pour le camion, s'il peut être réparé avant le départ. Enfin, c'est ce que nous pensions jusqu'au dimanche ou la mauvaise nouvelle tombe : Steve ne peut plus venir... Bon! Tant pis... comment on va faire?!! Nous nous retrouvons donc ce jour là au pire : on va partir sans technicien, et devoir louer un camion, ainsi que réparer le notre a notre retour. C'est-à-dire jouer à perte financière... Ce qui arrive parfois ! Contre toute attente (je veux dire par là qu'on ne l'espérait même plus), mardi, jour de la veille du départ, enfin un miracle : la pompe du camion est réparée ! La réparation ne nous aura en plus pas couté autant qu'on avait pensé. Pfiou! Ça c'est vraiment cool. J'avais vraiment pas du tout envie de partir dans un autre camion, en fait...  Voilà, le contexte est restauré : finalement, on part avec un camion fraichement réparé mais sans un technicien. Ça va être chaud !


Mercredi 28 janvier :

Départ de st egrève à 13h (sachant qu'on avait quand même prévu de partir à 11h !) . Ce soir et demain on dort une nouvelle fois chez César, l'ami de Piero, comme l'autre fois. Après 9 heures de route, on arrive enfin chez lui, à Manresa, à 1 heure  de Barcelone.  Ce voyage  m'a paru très court comme à chaque fois pour l'aller. Les retrouvailles avec César sont vraiment cool, à force de squatter son logement des liens se créent ! Et c'est dans cette "coolitude" qu'on mange ensemble, avant d'aller s'endormir pour récupérer de la fatigue de la route. Demain, on doit jouer à la FNAC de Barcelone pour un show case. Non pas la meme FNAC que la dernière fois mais une autre, parce qu'à Barcelone il y en a trois.


Jeudi 29 janvier :

En Espagne les horaires de vie habituels sont en léger  décalage par rapport à ici : ce qui nous laisse pas mal de temps de l'après-midi avant de devoir décoller pour la FNAC. Le rendez-vous pour le contrôle technique avait lieu ce matin là. Vers 11h piero et benjamin rentrent : verdict : tout est ok, le camion passe haut la main. Cool ! On est tranquilles pour six mois ! On profite ensuite du temps que nous avons pour aller faire les soldes. Et on se gave ! T-shirt à 4 euros, vestes,lunettes... je me dis qu'on doit vraiment paraître étranges aux yeux des habitants de Manresa, 5 français qui fouillent dans absolument tout le magasin par peur de rater quelque chose de génial...Bref, lorsque chacun en a enfin pour son compte (dans tous les sens du terme), on rentre manger vite fait, on a rendez-vous à 18h. On prend le camion à 16h et arrive à la FNAC à temps. Le principal souci d'aujourd'hui c'est qu'on va devoir faire confiance au technicien qui est sur place, qu'on ne connait absolument pas. C'est déjà assez difficile de faire un show case, parce que les conditions ne sont pas celle d'un "vrai" concert. Les gens sont assis devant le groupe, comme s'ils allaient assister à une réunion ou bien une conférence, alors qu'en fait ils vont se prendre du son en pleine face. En plus de ça, nous avons décidé de jouer notre set tel qu'il est, électrique, exactement tel qu'un live "normal". Ce qui pousse encore plus le décalage : un groupe qui joue à fond, devant des gens assis comme au cinéma. Donc à partir de là, le son à tout intérêt à être nikel afin que la musique soit compréhensible ! En faisant les balances, on se rend compte que le technicien gère le truc vraiment pas trop mal. Ça, c'est réellement un soulagement. On va pouvoir faire notre concert la conscience tranquille. Il n'y a pas grand monde ici, je veux dire dans cette FNAC aujourd'hui. On se dit que sur les 3 de Barcelone, celle-ci doit être la moins fréquentée. Arrivent par contre une dizaine de  personnes qui nous connaissent : quelque uns nous ont déjà vu à Barcelone, d'autres sont des connaissances de myspace ou encore facebook (nous sommes un groupe "in"). Il y aussi un type de Subnoise, un webzine dans lequel il avait chroniqué notre disque, une fille qui s'occupe d'un autre webzine, le chanteur d'un groupe assez avancé d'ici... En fait ya vraiment pas beaucoup de monde pour le show case, une douzaine pas plus, mais tous sont là pour nous, pas par hasard. Il y a vraiment un coté rassurant là dedans, on a le sentiment qu'avec le temps on avance enfin. Le show case se passe plutôt très bien, je pense que les gens n'ont pas été déçu par notre prestation. Seulement pour moi, individuellement, la sensation est mitigée car il m'est arrivé un truc assez peu commun : je me suis mis subitement à saigner du nez abondamment en plein milieu du concert, ce qui fait qu'ayant conscience de la "bizarrerie" du truc, j'ai continué à jouer à fond, entre détermination et gêne... Expérience vraiment bizarre, tout ce sang sur scène, sur moi, sur ma guitare, ambiance entre malaise et rock'n'roll. A la fin du show case j'ai filé directement aux toilettes pour me nettoyer, ce qui fait que je n'ai pu parlé avec personne. Je me dis que j'ai vraiment dû paraître louche, avec tout ça. On a du pensé que j'avais légèrement abusé de coke ! Enfin bon, les autres m'assurent que le live était une réussite, je les crois sans problème. Après avoir tout ranger et chargé le camion, on reprend la route pour Manresa, rejoindre César dans un bar pour voir le match du "Barça". Tout aurait pu être aussi simple que ça si à mi-chemin Piero ne se serait pas aperçu d'une grave chose :

"- Putain ! J'ai oublié la sacoche !!!!
- Mais quelle sacoche ?!!!
- Bah la sacoche !! Celle ou ya tout dedans! Le fric du groupe, les numéros de téléphone, les adresses...
- Meeeeeeeeeeeeerde !"
Que faire, spontanément, face à cette panique ?!!! On fait demi-tour, espérant qu'il restera encore des employés dans le magasin. On arrive devant la FNAC vers 23h, tout est fermé, éteint... Putain ! Piero appelle Malaurie, qui gère la "web team " sur myspace, pour qu'elle retrouve le numéro du technicien de la FNAC, dans ses emails à lui. Ce qu'elle fait !!! Comme elle assure ! Je lui tire mon chapeau encore ! On prend rendez-vous avec lui, pour le lendemain, au téléphone il nous assure que la fameuse sacoche ne risque pas d'être volée ou perdue. Confiance. Nous pouvons enfin rentrer à Manresa. Lorsqu'on arrive dans le bar, il est 1h15, il ne reste plus que César, Carlos (le patron), et une cliente, une française ! Ce qui fait qu'on se retrouve entre français, dans un autre pays. Vraiment pas dépaysant ! On mange alors tous ensemble puis on s'endort enfin, demain on doit partir pour Graus. Mais on doit aussi faire un autre aller-retour à Barcelone pour récupérer la sacoche... C'est donc d'un sommeil vraiment pas tranquille que nous nous endormons.



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Vendredi 30 janvier :

Je me lève vers 11h30. Il n'y a personne dans l'appart, César est parti bosser (enseigner le français) , Simon et Piero sont parti chercher le sacoche, et Benj dort encore. Je décide d'aller voir si je trouve des clopes, tout seul comme un grand. A mon retour, tous sont là. La sacoche est retrouvée, et il ne manque rien dedans ! Encore un nouveau soulagement ! Enfin l'esprit plus tranquille... A 15h départ pour Graus, à 60km de la frontière française, au nord est de l'Espagne. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que la guardia civil nous arrête, et fouille le camion. Le trafic de drogue passe certainement souvent par ce coté là, plutôt désert... Mais voilà, nous, on a rien ! Même pas une odeur de clope dans le camion, même pas une bière. On nous laisse donc reprendre la route sans problème. Arrivée vers 18h au Cafe Solanet, Graus. Graus, un village typique espagnol, avec de vieux immeubles en pierre et le linge étendu par les fenêtres. Là oui, je suis dépaysé! Avec l'expérience on a l'habitude de voir des clubs "rock" dans des villages un peu paumés, mais ça reste quand même toujours impressionnant. En effet, on se retrouve devant un café qui, de dehors, a tout l'air d'être une sorte de PMU ou les anciens du village viennent boire et manger, et parler très fort. Mais lorsqu'on rentre à l'intérieur, une grande partie de la clientèle est jeune, et la scène est plutôt jolie, avec une sono qui semble être de qualité. Ce contraste m'a toujours fait beaucoup d'effet et m'en fera toujours. Nous rencontrons Martin, un mélange de Michael Douglas et Richard Gere. Enfin, plus Michal Douglas quand même, selon moi. Bref, c'est lui qui gère le son ici. Selon Piero il semble savoir clairement de quoi il parle ! Mais "on verra bien..." On s'installe, puis Martin nous demande de quitter la scène pendant qu'il place les micros et les câbles. Pas commun mais extrêmement logique et efficace, finalement. Il nous explique qu'il va y avoir un bingo, et que lorsque ce sera terminé on pourra faire les balances. Il est 21h. "-Mais on va jouer à quelle heure?-Normalement vers minuit et demi-Ah ouais là c'est clair on est en Espagne !"Le fameux bingo se termine enfin et nous pouvons attaquer les balances. Et ça sonne ! Ça sonne grave, même! Il est bon ce Martin !Vers 22h on mange tous ensemble, tapas, puis plat typique du coin : une sorte de soupe au jus de poulet avec des morceaux à l'intérieur. Je suis absolument pas fan de soupe ni de nourriture liquide, mais là je me régale grave ! Les plats n'en finissent plus de défiler, on a trop mangé, dur ! J'ai à ce moment là une sorte de passage à vide ; jusqu'à maintenant on était toujours avec des français et là d'un coup c'est la "vraie Espagne". Mon espagnol est plus que moyen, et là j'ai  beaucoup de mal à suivre ce qui se dit, je suis dans une sorte de deuxième dimension... Mais ça ne dure pas. Vers minuit les gens commencent à arriver. Comme hier plusieurs groupes de personnes ne sont pas là par hasard : merci internet! Au delà de ça il y a pas mal de monde, l'ambiance est bonne. Le live débute à 00h45 et se passe vraiment bien, le son a l'air très bon,  le public est au rendez-vous, on joue jusqu'à 2h30. Puis la soirée continue, musique (pas top) à fond, fiesta etc... Oui, on est vraiment en Espagne, ici, pas de doute. On range le matos sur la scène pendant ce temps là, puis on rentre dormir à l'hôtel. Martin nous explique qu'on pourra charger le camion demain, ici ça ne craint rien. Confiance, à nouveau. Lorsqu'on se couche, il est 4h45... La fatigue physique se fait clairement ressentir."
-Faut mettre une réveil pour demain, Piero ?
-Non c'est bon, on a rendez-vous à midi pour charger, je me réveillerai avant
-ok ! Cool"
Je ne tarde absolument pas à m'endormir, je suis arrivé à un tel point de fatigue, qu'il est impossible de faire autre chose.

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Samedi 31 janvier :

En fait, on se réveille vers 13h. On avait rendez-vous à midi !! Le temps de se préparer et de rejoindre Martin au café, il est déjà 14h. Dès que j'entre à l'intérieur j'entends une musique qui me dit vraiment quelque chose. Je lève la tête et sur les écrans je vois notre live de la veille ! Il était intégralement filmé en caméra fixe, et apparemment il a marqué les esprits des gens présents. "ça fait trois fois qu'on le repasse !" Ouah putain ça fait plaisir ! Une copie nous est remise , excellent ! On nous offre des tapas en petit dèj, ça passe super bien en fait. On charge le camion et on part pour Cretas, un peu plus au sud. Il est 15h30. La route est clairement magnifique, une sorte de désert rouge avec des plantations qu'on ne voit pas en France. Nous arrivons à Cretas à 19h30, dans ce café concert ou nous avons déjà jouer : la BARRACA. Dès mon arrivée je me rappelle de la première fois que j'ai vu cet endroit. C'est en venant ici que j'ai eu envie d'écrire ces carnets de voyage. Ou plutôt, ma première idée spontanément était un reportage, pour que tout le monde puisse voir ça, que tout le monde puisse être au courant que ce lieu existe. Il s'agit d'un village vraiment ancien (peut-être type 16eme siècle ? J'y connais rien...) ou tout est fait de pierre,  habité par pas mal d'anciens. Lorsqu'on se promène à l'intérieur il y a une odeur de cuisine qui rafraichit, qui donne envie. Je la reconnais cette odeur, c'était déjà celle là la dernière fois. Et comme hier, quand on rentre à l'intérieur de la BARRACA, c'est un véritable club rock, bien urbain, avec des photos encadrées sur le mur des soirées d'ici, avec les groupes qui jouent, de la grosse ambiance. Il faut vraiment le voir pour savoir ce que c'est, c'est vraiment dingue ! Enfin , en tous les cas, moi, ça me fait un effet dingue. On retrouve Fernando, le jeune patron du bar. Un mec excellent de générosité, de sympathie. Et on retrouve aussi Jean-pierre Guitard, un truc de fou : un ex grenoblois, activiste de la scène locale des années 90, avec son groupe cold wave gothique : Lobo. Il s'est installé ici en 1999, il me semble. C'est pas incroyable?!!! Se retrouver au fin fond du désert Espagnol, à mille lieues de chez nous, pour y rencontrer un autre grenoblois ?!! Je ne le connaissais pas, ni lui ni son groupe, mais Piero le connaissait. Quel drôle d'effet. Et il travaille ici comme technicien, c'est lui qui nous fait le son ce soir. Il a également monté son propre studio ici, à Cretas, ou il enregistre des tas de groupes du coin et ailleurs. On s'installe vers 19h30 puis on enchaine avec les balances, longues à souhait. Puis on mange tous ensemble, en évoquant, entre autre, la scène grenobloise des années 90, avec des groupes comme Delarue , Virago ou encore l'ex groupe de Piero, Quintana Roo. La dernière fois qu'on a joué ici, il n'y avait pas grand monde, parce qu'il se trouve qu'il y avait un festival à quelques kilomètres d'ici, ce qui nous arrive souvent. Mais selon Jean-pierre, ce soir on aura sans doute plus de chance ! Effectivement au fil de la soirée le bar se remplit, et c'est dans une salle bien pleine que nous attaquons le direct, vers 00h45, comme la veille. Et ce soir aussi, très bonne ambiance, beaucoup de chaleur, de sueur, de fête...J'ai l'impression que notre sauce prend ! C'est une sensation assez géniale. Notre disque a été chroniqué cette semaine là dans un journal régional, et il y a quelques personnes qui sont venus nous voir par rapport à cet article. Encore une sensation concrète de progrès, ça nous fait tenir dans le temps, vraiment. Après le concert c'est le frère de Fernando qui prend les platines et passe des morceaux. C'est un type franchement décalé qui a un look de prof de lettres, et qui passe des trucs excellents, on reconnaît entre autre du LCD sound system, et des tas de trucs vraiment bien que nous découvrons. Et il est tellement bon qu'a une certaine heure, sans que personne ne s'en soit rendu compte , la musique a viré salsa et autres trucs du genre. Selon moi les bons D.J savent emmener des trucs, comme ça, super variés, sans qu'on sente passer les transitions. Pour moi, lui il est vraiment bon ! Alors que la soirée n'est pas terminée on décide d'aller se coucher parce que cette fois la fatigue est réellement très forte. On dort chez Fernando ce soir, comme la dernière fois, il habite dans une maison magnifique près de son bar. Il est 4h30, on se dit que si on avait un autre concert le lendemain on ne pourrait sans doute pas y arriver. Je soutiens que cette sensation est due au fait qu'on savait que c'était notre dernier concert, et que du coup on a tout relâché spécialement ce soir. Enfin bon, on s'endort, demain on a évalué le temps de voyage à 12 heures, ce qui n'est vraiment pas rien.

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Dimanche 1er fevrier :

On se lève vers 11h30, cette fois ci on a mis le réveil ! Mais on sait qu'on a encore le camion à charger, on ne pouvait pas la veille, avec les gens en plein milieu de la salle. Du coup on est moyennement tranquille. En attendant que les autres soient prêts on regarde la télé avec Fernando en écoutant Dinosaur Jr. C'est marrant, on arrive très mal à se comprendre, dans le langage, mais je sens qu'en réalité on s'entend super bien. Je suis sur que si on vivait au même endroit on serait super potes. Puis, on va prendre un petit dèj tous ensemble, au même endroit que l'autre fois, un café familial avec tous les anciens du village. Dépaysement total ! Ça fait du bien. Après ça, on va visiter le studio de Jean-pierre, où il nous fait écouter ses nouveaux projets ainsi que des vieux Lobo. Ensuite on  charge le camion, et là, ça y est, nous devons partir. J'éprouve une drôle de sensation, entre envie de rester ici discuter, et super pressé de rentrer chez moi... Toujours est-il que nous prenons la route vers 14h  après un 'au revoir' intense de sincérité, du moins c'est comme ça que je l'ai vécu. Le voyage  est très silencieux, pensif. Ça arrive, parfois. D'ailleurs, pour moi, ce retour n'en finit pas. Encore une de ces drôles de sensations que me procure ces mini-tournées. On arrive quand même à faire le bilan, à savoir : on a fait des bons concerts, qui nous serviront vraiment pour la suite, entre du public "gagné" en plus, et quelques connexions de faites. Et cerise sur le gâteau, entre l'argent gagné, les disques vendus, et les dépenses du voyage et de réparation du camion, il semble que nous n'avons pas tourné à perte. Cool ! Le point final est positif. Lorsque je rentre chez moi, il est près de 2h du matin, je suis complètement lessivé, je dors tout le jour suivant.

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 Pour terminer, nous donnons un MERCI, un vrai "MERCI" de fou qui ne pourra jamais égaler les services rendus à : César, Albert de la FNAC, Martin  du cafe solanet, Fernando et Jean-Pierre guitard de la barraca, Malaurie, et Bora pour avoir prété son camion lorsque nous en avions besoin....Ainsi que toutes les personnes qui ont fait un déplacement pour venir nous voir, revoir ou encore nous découvrir. Sans l'aide de ces gens rien de tout ça ne pouvait être possible.








Tuesday, October 07, 2008 

Category: Music
Lors de notre avant dernière tournée en Espagne, je me suis dit que ce qu'on vivait était si énorme, et les endroits qu'on a vu si excellents, que tout le monde devait savoir que ça existait, savoir ce que ça faisait. Alors pour celle là je me suis décidé à écrire cette sorte de "carnet de voyage" , en témoignage de tout ça, même si ces phrases et ces photos ne peuvent pas décrire exactement ce que c'est...
Cette fois-ci on est  partis une semaine, pour 4 concerts, de Barcelone à Madrid, en passant par Saragosse.


Lundi 22 septembre :

Départ de st égrève vers 13h. ça faisait longtemps que le camion avait pas été si chargé : backline + sono + sacs de voyages et de couchage pour 5 personnes (nous avons la joie infinie d'être accompagné par the crooner : une bonne grosse dose de stress en moins, on aura pas a s'occuper nous-même du son). Enzo Corato soutient qu'on pourrait en charger encore plus du double à l'intérieur du véhicule ; je le crois, j'ai jamais été bon au tetris.
Direction Manresa : commune de banlieue de Barcelone , chez César, pote à Quintana, français enseignant le français en espagne . On loge chez lui jusqu'au jeudi . Après 9h de route dont au moins 2 de plein de diesel et de pause café et sandwish, arrivée chez César. Cool! on est vraiment contents de le revoir. Pour fêter ça on se fait un apéro bouffe avec un vin rouge génial dont je ne me rappelle plus le nom (arf) puis on va boire un verre dans un bar ou bosse la copine d'un pote à lui ,Carlos,  qui, au passage , adore notre groupe! Ca fait plaisir de le revoir aussi, Carlos! Il a la sympathie et la générosité de la plupart des espagnols que j'ai eu l'occasion de rencontrer. On se boit quelques cervezas et on en profite pour faire découvrir LIGA au patron du bar . Marrante la réaction du gars : on sent que ça lui déplait pas mais quand même , ça le déroute un peu , genre " c'est quoi comme style, ça?"
Bref. Apres avoir parlé musique pendant 2 heures on rentre chez César, pour dormir, enfin. Il est 3h du matin, on ne tarde pas à s'endormir.

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Terrone & Crooner lisent "public"

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César & Quintana dans le bar du pote à Carlos



Mardi 23 :

Apres le petit dèj, direction supermarché pour faire quelques courses, ou on remarque une fois de plus qu'ici tout est gras, fluo et mauvais pour les artères! On remarque aussi qu'un bonne dizaine d'employé s'active sans trop de stress : un fait oublié en france , là ou on embauche 4 jeunes inexpérimentés bons à tout faire , pour économiser. Passons.
Apres manger, on a 3/4 d'heure de route pour Barcelone, on nous allons nous produire en show case dans une des Fnacs de la ville. Tout est hyper bien ficelé contrairement à ce que j'aurai pu m'imaginer, la plaque d'immatriculation du camion avait été au préalable enregistrée pour pouvoir nous laisser rentrer dans le sous-sol . Apres dix bonnes minutes de vérifications en tous genres on nous laisse enfin entrer. Ici , le forum show case est plutot pas trop mal foutu, ya une petite scène , ya meme un sub! Cool! The crooner va  peut-etre pouvoir faire du son! Enfin, pour ça faudrait qu'on joue moins fort... Pas vraiment possible. En tout cas on nous fait pas trop chier pour le volume pendant la balance, puis finalement pas du tout pendant le set. On essaye de guetter avant de commencer s'il va y avoir du monde , ou pas trop, etc...Anabelle, (la copine à césar), arrive.  Cool! C'est bon de voir des tetes de gens qu'on connait . En tout cas notre skeud est plutot bien placé, pas facile d'échapper à la pochette poulpe exposée juste devant les caisses. Finalement, la salle du forum sera à moitié remplie, avec les eternels vieux assis sur les chaises, attendant patiemment le début de concert, avant de se barrer illico dès les premieres notes. L'ambiance n'est pas spécialement chaleureuse, c'est assez difficile de faire se rapprocher les gens dans une Fnac, mais on sent qu'on est plutot bien écouté , avec beaucoup d'attention. On essaye de donner le max, comme à chaque fois, jouant sur le décalage : on a pas eu le temps de bosser une version accoustique, on envoie comme un "vrai" concert: plutot marrant de faire ça dans une Fnac. Perso je m'attendais à pire. On saura pas combien de disque on a vendu le jour même, peut-etre 3, peut-etre 8, ce qui est plutot maigre. Enfin bon, pas grave. Retour à Manresa. Le soir, Anabelle nous cuisine une paella : Enorme! C'est quand meme autre chose quand c'est une "vraie" qui cuisine.

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Spanish dessert

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Décalage





Mercredi 24:

Aujourd'hui on a pas de concert c'est le jour "off". On en profite pour faire les touristes ! Shopping etc... On trouve une boutique de fringues excellente. J'avais envie de tout avoir tellement tout était bien. On va aussi dans le magasin de musique, évidemment, un groupe dans une ville, ça va toujours rentrer chez le vendeur de guitares local , puis de toute façon , Enzo Corato doit se racheter une peau de tom. Le vendeur doit  croire qu'on est super connus, ça fait plusieurs fois qu'il nous voit, alors il nous file le skeud de son groupe.
Le soir arrivé , on va dans le bar de Carlos ( le "Mama Luz") , ou on se mate le match du real de Madrid , que César supporte. C'est un peu suicidaire de supporter le réal, à Barcelone, mais  "c'est par esprit de contradiction". Toujours est-il que ce soir là le Real démonte le Sporting Gijon par 7-1! N'étant pas ultra fan de foot je me dis que si on avait un championnat aussi excellent que celui là en France je serai  un adepte . Retour chez César, ou je découvre l'album "beat em up" de Iggy pop. Putain ! Comment j'ai fais pour vivre jusqu'a 23 ans sans ce skeud! Ou j'étais quand il est sorti, en 2001??? Dès que je rentre à Grenoble je l'achète.
Derniere nuit à Manresa avant le départ, le lendemain, pour La Almunia, petit village pres de Zaragossa, dans lequel on a déja joué plusieurs fois.




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Tourisme à Manresa

Jeudi 25:

Départ vers 15h de Manresa , arrivée vers 20h à la Almunia. Oui, en Espagne, on balance vers 20h-21h, et on joue vers 00h-1h, c'est comme ça, en fait ya un vrai décalage horaire.Retrouvailles avec Arturo, organisateur du festival ,qui nous a déja accueilli plusieurs fois. On est invité à poser nos affaires à l'hotel. Cool! le meme que l'autre fois! un 3 étoiles aux douches multi-jet! J'ai l'impression d'etre U2. Aujourd'hui ici le village est en fête pendant toute la semaine, ya des stands de partout, de la musique tres fort (et pas super)  . Enfin bon, on s'installe, on fait la balance. The Crooner gère tant bien que mal la non-organisation espagnole , les tas de trucs qui marchent pas , et la barriere de la langue. Mais il s'en sortira comme un chef, il est bon! Et puis Quintana , on le sent vachement plus détendu , c'est clair que c'est nettement moins stressant d'avoir un technicien en face que de faire soi-même le son de son propre groupe! Ensuite on nous offre des tapas dans un bar parce qu'on creve la dalle. Putain! Quelle géniale invention, les tapas... Apres ça on visite un peu le village, on nous emmène dans une arene à corrida, ou est prévue une sorte de "lacher de vachette " le soir meme. J'avoue que je suis assez impressionné, c'est la premiere fois que j'en vois en vrai, je trouve ça presque beau, malgrè les horreurs qu'on y fait à l'intérieur. Quintana, à lui,  profondément militant pour le droit des animaux , ça ne lui fait rien, alors que Crooner fait le con au milieu de l'arene et que j'essaye tant bien que mal de faire une photo pas floue. Bref, on va au Malaka, un ancien café concert ou les autres ont eu le plaisir de jouer alors que je ne faisais pas encore partie du groupe. Le patron qui nous aime bien n'est pas encore là, tant pis! On se boit quand meme une bière. Puis on est invité au resto. On vient de se mettre 1h de tapas dans le buffet, on est pas trop d'humeur à se déchirer la panse! Alors on fait les français délicats, on se prend chacun une salade et un verre d'eau. Le décalage avec l'autre groupe espagnol est plutot marrant : d'un coté les français avec des petites salades et de l'autre les espagnols avec les steacks frites et autre grassetés ragoutantes en tout genre . On est vraiment fatigués, déja, et on regrette de ne pas s'impliquer plus dans les discussions, de passer pour des mecs froids et timides. Enfin bon, on prend congé du resto assez rapidement, on va se poser un peu à l'hotel avant d'attaquer le concert, il est bientot minuit, heure à laquelle on est censé commencer. A notre retour sur la place , on constate que celle - ci s'est plutot bien remplie, on est assez contents! S'ajoute à ça l'arrivée de José, ami "myspacien" vivant à Zaragossa, rencontré lors de la tournée précédente dans la ville en question. Puis encore d'autres têtes connues, Helena et son copain dont le prénom m'échappe. C'est toujours rassurant de voir des gens qu'on connait un peu, je trouve. On attaque le concert, qui se passe vraiment bien , on donne tout, on sent qu'en façade le son est bon, les gens dansent, réagissent bien. Même Quintana qui habituellement peut paraitre un peu froid, voire un peu connard, arrive à faire de ses  défauts d'espagnols un avantage , et faire rire les gens. Cool! Apres ça on réussit a vendre quelques skeuds et t-shirt. Ca paiera le gaz oil! une fois le matériel chargé dans le camion on assiste au concert du second groupe "The Buffones", qui délivre une sorte de chanson ska-punk rock festive, bien efficace. C'est pas notre style de musique favori mais faut reconnaitre que quand ça joue bien comme ça, ça fonctionne vraiment bien! On reste pas jusqu'au bout, on décide d'aller au Malaka, retrouver le patron du bar, Manolo, qui finalement avait pu voir une bonne partie de notre set. J'en profite pour me payer deux  Pall Mall; avec mon billet de 5 euros et 2,45 le paquet, je peux m'en prendre 2! J'adore ce pays! Le Malaka est génial, esseulé dans un petit village , ambiance plutot rock'n'roll, personne ne pourrait y croire sans l'avoir vu. On discute pas mal (enfin surtout on braille pour passer par dessus la musique déja super forte , aigue et agressive). Terrone et Crooner font les cons, c'est plutot tres cool. Manolo nous offre tout, on a rien à payer. Encore un de ces espagnols à la gentillesse incroyable , comme on en rencontre beaucoup ici. vers 5h on dit aurevoir à Manolo et Arturo, comme ça se fait ici, en se prenant dans les bras. Les gens sont tres tactiles, c'est déroutant au début mais je m'y fais vraiment tres vite, comme tous les autres. On retourne à l'hotel, s'offrir un sommeil profond qu'on estime ne pas avoir volé.

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Toréador!

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Le Malaka!!!!





Vendredi 26:

Aujourd'hui on a encore pas mal de route à faire, environ 300/400 kms, direction Madrid. Je suis super excité malgré la fatigue, c'est la premiere fois que j'y vais. Je suis à l'arriere du camion avec Crooner et on arrete pas de faire les cons, sa présence offre au groupe une sérénité et une bonne humeur qui peut parfois nous manquer. Arrivée à Madrid vers 18h, le café concert dans lequel on joue "la sala Imperio Pop", est fermée. Evidemment elle est fermée! On a rendez- vous à 20h30! Sur le sol devant la salle il y a des tags de Bunbury et de son ancien groupe Heroes Del Silencio, culture tres chère à notre chanteur Quintana. Ca fait plaisir, on sent bien le truc. On a rien à faire pendant  2heures, on se dit qu'on va visiter un peu le coin, et s'offrir encore des tapas, dans un bar super convivial ou la patron hyper sympa nous fait du zele en nous proposant un jambon de super bonne qualité. On  se régale jusqu'a l'adition : 60 euros! "Ok, c'est pour ça qu'il était sympa le gars!" Bref. On retourne vers le café ou on joue, toujours fermé, et on rencontre Rafa , ami "myspacien" , bien décidé à nous filer un  coup de pouce sur la promo du groupe et nous aider à tourner en Espagne. Rafa, un gars tres serviable et cultivé. On parle beaucoup, on essaye de le cerner, est-ce que c'est un beau-parleur (comme on en rencontre beaucoup, en Espagne comme en France) ou un type fiable et efficace?! Dur d'en juger, l'avenir nous le dira. En tout cas on le sent vraiment sincère dans son envie d'aider, et on aime ça. Le bar ouvre enfin ses portes , et les gars de Joven Larry, le groupe madrilène avec qui on partage l'affiche aujourd'hui et demain, vient d'arriver. On valide comment on fait pour le matos, quelle batterie  on prend, quels amplis on utilise en commun, etc... Ils décident de nous faire jouer en second, car en Espagne le public arrive tard, voire tres tard.C'est sympa! Les balances se passent plutot bien , malgre le stress du patron pour son matos. On rencontre aussi Irene, jeune "fan" de liga myspacienne. Elle a fait le voyage avec une copine à elle de Toledo, à 80/90 km de Madrid, elle ne nous a jamais vus. On la sent timide en présence de Quintana, ce qu'on trouve plutot marrant. Rafa propose de nous offrir à manger mais on a vraiment pas faim. On assiste ensuite au concert de Joven Larry avant de nous préparer au changement de plateau, délicat dans un endroit si petit. En meme temps, il ya pas grand monde dans la salle, ça nous inquiete pour le concert, mais ça facilite le truc. 5 minutes avant de commencer, Irene malheursement nous dit au revoir, précisant qu'a cette heure ci elle doit prendre le dernier metro pour rentrer chez elle. Elle n'assistera pas au concert ce soir, ni a celui du lendemain , comme elle l'aurait esperé. Dommage!
Finalement, on fait notre concert devant une dizaine de personne, nous rappellant pourquoi on avait décider de nommer notre skeud et notre tournée "Fiasco total"! C'est exactement ça: parcourir plus d'un milion de metres, gerer la fatigue et le stress , pour jouer dans un bar vide! Le "fiasco total tour" prend ici tout son sens. Quoi qu'il en soit, sur le moment on y pense plus, on donne tout ce qu'on a, parce que quand meme, on est là, et  c'est une chance, et on a pas le droit de déconsiderer ce type de situation. A juste titre, car Rafa et son ami Florencio (qui l'a rejoint un peu plus tard) sont conquis, et on sent sa motivation a nous aider décuplée... Bref, on en sort quand même un peu dépités et encore plus fatigués. Terrone me dit "je crois que la dizaine de personne présente ce soir n'avait pas du tout cette culture musicale, je crois meme qu'ils ne savaient pas que ça pouvait exister" . Je pense qu'il a raison, il me semble meme que quand on a joué notre reprise de Nirvana "come as you are" (Ven como eres) , pas tout le monde ne l'a reconnu. Enfin , j'extrapole peut-etre. Surement, meme, mais c'est ma sensation. Enfin, direction 30km de Madrid, cette nuit et la suivante on dort chez Manolo (A croire qu'ils s'appellent tous comme ça ici) , le bassiste de Joven Larry. Et là on hallucine! C'est un quartier gigantesque avec des dizaines d'immeubles, mais sans aucun appart éclairé et sans aucune bagnole garée!!! Pas le temps de se donner une explication, on se fait arreter par les flics. "Putain non pas ce soir!" Heureusement, rien à dire, tout est en règle. Je me dis, pas étonnant qu'on nous arrete, vu l'état du camion et nos têtes de gitans mafieux, ya du gros potentiel d'aprioris néfastes. On continue notre route et on se gare devant un immeuble vide : en fait, ils sont en train de construire une ville et ya encore quasiment personne qui y habite, ya meme des tags en bas des immeubles, en prévision des vitrines futures "restaurante chinese" , etc... Et Manolo , lui, a un appartement ici. Trop bon! Enfin , à part que ya pas encore l'eau chaude, donc demain matin ça va etre café et douche froide... On s'en jette une derniere avec Manolo avant de se coucher dans nos duvets. Il est 5h à peu pres.




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Bunbury!

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Bide total à Madrid

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Terrone, Rafa , moi , Enzo Corato






Samedi 27:

Ce soir on joue encore à Madrid, donc on aura moins de route à faire. Du coup on se leve vers 14h, on traine dans l'appart. Je me mate Dragon Ball en espagnol, c'est toute mon enfance, je me marre bien. Manolo est fan de Heroes Del Silencio , il a tous les disques en vinyles, ça intéresse pas mal Quintana, normal. On se fait des pates, et on se refait une sieste avant de partir, on commence vraiment a etre super nazes.
"Ca fait combien de temps qu'on est partis, déjà?"
"Au moins dix jours!"
"Tu te rappelles quand on a joué à la Fnac de Barcelone, c'était ya longteeeeemps!!!"
Vers 17h on prend la route pour retourner à Madrid, dans le café concert "sala  mala". On s'arrete manger au McDo , comme de stupides français que nous sommes. On arrive à la salle et on la trouve plutot classe, et vachement propre comparé à l'endroit de la veille. Et puis vu tous les skeuds qu'il a on est  rassurés aussi : tous les Nirvana, des Sonic youth et autre Queen Of The Stone Age. Oui il y a un "milieu" rock alternatif en Espagne! ouf! Le gars est vachement sympa, quoique un peu déprimé et stréssé . "Aqui vivimos como ratones" , c'est à dire "ici on vit comme des rats". Ce gars est rock'n'roll! ça nous régale. Il me rappelle les gars des années 90 qui tirent tout le temps la tronche, j'aime bien. Seul hic, ya un limiteur à 105db, mais bon, The crooner ça le gene pas, il peut bosser à 104, ça suffit pour la petitesse de l'endroit. Arrivée des Joven Larry, plus sympas et détendus que la veille. C'est des gars bien cools. Ensuite on retrouve Rafa et Florencio, avec qui on va s'envoyer encore une fois des tapas dans un bar "le tour Eiffel" . Marrant. Rafa nous raconte sa passion pour la France et pour les mysteres de l'histoire. C'est hyper intérréssant, je regrette mon espagnol minable , je rate de grosses subtilités, il me semble. Ensuite on retourne à la sala mala, histoire de voir Joven Larry, on les a pas trop regardés la veille. Ils sont bien meilleurs ce soir là que la fois d'avant! Faut dire, ya bien plus de monde. Ouf! Ca me faisait stresser de finir la tournée sur une pointe négative! A notre tour de jouer , et ce soir là on a fait le meilleur concert de la tournée! Yavait le son, les gens étaient hyper réceptifs , nous on s'est lachés encore plus que les autres fois, car c'était le dernier concert, et puis on était tellement soulagés que ça se passe si bien...  Terrone et Enzo Corato ont  meme surpris un gars devant la scène qui connaissait toutes les paroles par coeur, il avait chopé le skeud puis était devenu fan! Trop bon, ça fait plaisir! Le patron du bar a meme dit à the crooner de laisser tomber le limiteur, qu'il s'en foutait. Cool! Ceux qui connaissent the crooner, faudra qu'il vous le raconte, il imite vachement bien le gars. Rafa et Florencio ont encore plus kiffé que la veille, et Joven Larry aussi. Rafa me demande mon mediator, j'ai l'impression d'etre Metalica. "Brutal"! En rechargeant le matos on a surpris une fille de myspace à papoter avec celui qui connait les paroles par coeur. Ils sont finalement repartis ensemble. On a crée un couple! Excellent! Quintana me dit "Ils vont avoir un gosse et l'appeller Piero" . J'éclate de rire.
Finalement on se boit un dernier verre avec tout le monde. Le dj passe "paranoid android", "no one knows" , "light my fire" , et d'autres trucs comme les foo fighters et autres nirvana... Avec Terrone et Crooner on se dit que putain, c'est bon d'etre à madrid avec ce son, boire un verre et fumer une clope . Ce soir là on aura vendu pas mal de skeuds et de t-shirt, on a assez pour rentrer en France, cool! Apres s'etre dit aurevoir avec Rafa et Florencio ainsi qu'avec Joven Larry, on retourne chez MAnolo, pour la derniere nuit à Madrid, avant de reprendre la route en sens inverse , le lendemain.Dommage on aura pas eu le temps de profiter de Madrid, d'autant plus que les deux fois on jouait pas dans le centre. Mais du peu que j'y ai vu , j'ai été impressioné de voir à quel point tout ici est grand, démesuré: les immeubles, les arbres, les rues... On a meme vu des sortes de rocades à 20 voies! C'est ouf! Bref, on arrete pas de faire les cons chez Manolo il doit vraiment nous prendre pour des tarés. Je sais pas quelle heure il est, mais je m'endors illico, demain on doit se lever super tot, Manolo bosse à 10h...



Liga en la sala Mala by Samuel Perez




Dimanche 28:

Plutot tres dur de se lever à 9h et prendre une douche froide avant de partir! On a tous vachement pris sur nous pour le faire! Bref, un petit café et on se barre. Adieux et mercis à Manolo, à l'hospitalité infinie. Avant de partir on le suit, il nous montre une station ou le diesel est à 1euros et 7 centimes. Excellent le luxe d'un 3/4 de plein à 40 euros! On rentre en deux étapes: aujourd'hui on retourne chez César à Manresa et Lundi on fait Manresa-Grenoble. Vu qu'on est parti tres tot , on arrive chez César vers 19h. On arrive tellement tot qu'il est meme pas là! On avait l'air vraiment cons avec nos sacs et nos guitares en bas de son immeuble, à l'attendre. Le soir on s'est fait encore une super bouffe avec lui et Anabelle, apres quoi on s'est fait une mission clope the crooner et moi vers 1h du matin. Marrant Manresa by night un dimanche soir. Apres avoir trouvé notre bonheur dans une sorte de casino clandestin, on rentre se fumer LA clope avant de se coucher.

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Chez César : Annabelle, César, Crooner





Lundi 29 :

Derniers moments avec César avant de partir , vers midi. On se remet le Iggy pop pour bien l'avoir dans la tete pendant le voyage. Trop bon! Arrivée en France, et retour dans l'enfer des péages abérants toutes les deux secondes, du prix scandaleux de l'essence (et je parle pas des clopes!). Drole de sensation que de  comprendre à nouveau ce que les inconnus disent autour de soi: moi j'aime pas. Enfin bon. Retour  à St egreve vers 20h30.On se dit aurevoir, ça fait bizarre, on vient de passer 7 jours entiers 24h sur 24 ensemble... Meme si c'était énorme et que j'étais un peu triste de partir , je suis quand meme super content de retrouver ma femme, mon appart et Grenoble, ma ville que j'affectionne tellement.




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Premier plein de diesel de retour en France



Un Merci ENORMISSIME à: César, Anabelle, Manolo de Joven Larry(pour leur hospitalité) The crooner(pour ta patience et ta gay attitude), Arturo, Manolo du Malaka, Joven Larry ,Rafa et Florencio, Alex de la sala mala,  et salva de la sala imperio pop, grace à qui tout ça a pu se dérouler.


Disco Noise


Monday, November 20, 2006 

Voilà , les prises sont terminées !

Ces dernières semaines se sont bien passées avec les prises percu/choeur et surtout voix.

L'album est pret à etre mixé !

Voilà donc les dernières photos :

 

Fatigue

 

Benjamin fait des choeurs/Benjamin joue des percussions

 

 

 

Olive et Piero

 

 

Prises porte-voix/voix

 

 

Ce qu'il sait faire de mieux...

 

 

Fiasco Total

 

 

Piero nature/Piero megalo

 

 

Sim, Benj, Dav

 

 

"Ansia de vivir"

 

 

Piero & Simon flous.

Sunday, October 29, 2006 

L'enregistrement suit son cours. les prises guitares sont terminées !

 voilà quelques photos :

 

 Pause-discute

 

 Olive et David

 

David flou

 

La théiere et olive

 

David enregistre en rouge

 

Repas !

 

 

Piero enregistre

 

 

Pédalier

 

 

"La tregua"

 

David.

 

 

Voilà Voilà!

 

bientôt + d'infos!

 

ciao

Wednesday, October 11, 2006 

Category: Music

10 jours que l'enregistrement a commencé, photos :

Café

 

Olivier Depardon

 

 

Piero

 

 

Benj

 

 

Benj enregistre

 

 

Préamp Lancia

 

 

Lorenzo

 

 

Micro Bass

 

Notes

 

 

 

Olive

 

 

 

Olive, benj, dav

 

 

 

Piero, Olive

 

 

Pause

 

 

Simon enregistre

 

 

Prises basse-batterie

 

 

Mini-box

 

Bientôt nouvelles photos!