A portrait should never only be a photograph, but a moment shared with someone & to be shared with someone else.
Then, I invite you to come and see some 45 handprinted photographs (size 30x40cm), both portraits & live photography, as well as to discover original artworks by SOPHIE THUNDER.
If you're free on Thursday 5th February, you're wellcome to have a drink with us at the gallery, else, you can see the exhibition till 22nd February.
VERNISSAGE LE JEUDI 5 FEVRIER à partir de 18h.
Galerie Chappe,
21 rue Chappe
Montmartre
PARIS
Exhibition from 1st till 22nd February.
* LIVE PHOTOGRAPHS * 20 photographs :
Jack White (The Raconteurs & The White Stripes) – Daniel Kessler (Interpol) – Alison Mosshart (The Kills) – Iggy Pop (The Stooges) – Morrissey – Luke Pritchard (The Kooks) – Pete Doherty (Babyshambles) – Oasis – Andrew VanWyngarden (MGMT) – Adrien Gallo (BB Brunes) – The Rascals – Carl Barât (Dirty Pretty Things) - Adam Green ...
* PORTRAITS. Backstage or posed * 26 photographs :
Miles Kane (The Rascals & The Last Shadow Puppets)
Alex Turner & Miles Kane (The Last Shadow Puppets)
Alison Mosshart (The Kills)
Adrien Gallo & Karim Reveillé (BBBrunes)
I am un chien!! (Douglas Cavanna & David Fontao)
Second Sex (Arthur Verret)
Gaspard Augé (Justice)
... Tirages argentique (30x40cm) à l'agrandisseur, avec liseré noir & marge blanche, sur papier Ilford perlé.
HANDPRINTED PHOTOGRAPHS with white margin.
You may see some of these photos at the link bellow (quelques photos de l'exposition au lien suivant) : Facebook link
& last but not least … very special thanks to Miles Kane, Ian McAndrew, Alison Mosshart, Alex Turner, Adrien Gallo, Flora Richard, Bruno Alexandre, Valérie Talagas, Mathieu Pinaud, Chris Delamare & Clémentine Goldszal.
Text written by Clémentine Goldszal:
" Qui a jamais assisté à un -bon- concert de rock, connaît bien cette sensation que l’on éprouve en quittant la salle, d’en sortir plus riche qu’on y est entré. Comme si guitariste, bassiste, chanteur, batteur, nous avaient laissé en tribut un petit bout de leur humanité, un peu d’eux-mêmes en somme. Give’em all you’ve got !
Cette parcelle d’eux-mêmes que certains musiciens, les plus doués, les plus généreux, les plus incarnés sans doute, offrent à leur public pendant les quelques dizaines de minutes qu’ils passent sur scène, Sophie Jarry sait la capter. Et mieux que de la saisir en mots, elle sait l’imprimer en négatif.
Ses photos sont belles, certes, esthétiques, oui (bien que jamais esthétisantes), mais elles ont surtout une qualité rare et essentielle, une qualité qui fait autant le bon photographe que la bonne photo : l’empathie. Son incroyable talent, c’est de capturer chez les autres de petites poussières d’humanité, des étincelles d’intimité, qui font les vraies photos, celles qui racontent une histoire...
Et là, il n’y a qu’à regarder. Des Last Shadow Puppets de Miles Kane et Alex Turner, Sophie semble avoir compris la mécanique interne, la chimie propre à ces deux meilleurs potes qui font de la musique ensemble. Et ces clichés d’Alison Mosshart, la moitié féline des Kills : des images intimes, presque privées, où passent sur le visage de la chanteuse des émotions qu’elle croyait n’appartenir qu’à elle. Et pourtant, ces photos ont été prises en pleine conférence de presse. Même chose pour Pete Doherty, qui a été « shooté » tant et tant, mais à qui elle est parvenue à voler quelque chose que les tabloïds n’auront jamais.
Alors bien sûr, les situations comptent, le rock est par essence une musique esthétique, mais s’attacher aux groupes quand ils ne posent pas, attendre son heure, discrètement et en silence, se faire presque oublier pour que son sujet baisse la garde, Sophie Jarry le fait depuis des années, avec un talent de professionnelle et une âme d’amateur.
Elle est venue tard à ce métier, pas de tics, de réflexes ou de facilités, ses photos ont l’engagement d’une vraie passion, l’amour du photographe pour son sujet suinte par chaque pixel. Ultime preuve de talent : les premiers admirateurs du travail de Sophie sont les musiciens eux-mêmes, qui se reconnaissent dans ses photos.
Alors regardons-les presque comme des autoportraits."
Clémentine Goldszal