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Olivia Michel


Last Updated: 3/28/2009

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State: Ile-de-France
Country: FR
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Monday, February 02, 2009 
Parce qu'il faudrait faire taire cette menace sévère
Qui plane sur ce nous déjà presque adultère,
Parce qu'il faudrait revivre ces moments où moi, ivre,
Je dandinais mon corps jusqu'à sous tes genoux--Et je cherchais des poux jusque dans tes ratures, pour trouver de ces gens qui sonnent comme des injures', des numéros froissés comme ton haut débraillé, lorsque tu revenais soi-disant du marché...

Parce qu'il fallait se taire, se taire, se taire
Te laisser prendre l'air, de l'air de l'air
Au lieu de pendre mes larmes à ton cou...

J'ai tout laissé se perdre dans un grand vent de pleurs
Et de reproches amères étouffant tes douleurs
J'ai tout laissé pourrir, je voyais dans tes rires
Un affront à mon corps et je t'en veux encore -- De ne pas avoir vu dans tous mes plans-séquences sur la comète le signe de mon amour immense dénué de bon sens que tu laissais crever sous ton inconséquence en feignant la voiler...

Parce qu'il fallait se taire, se taire, se taire,
M'en aller prendre l'air, de l'air de l'air
Au lieu de pendre mes larmes à ton cou...

Parce qu'il était trop tard pour reprendre au hasard
Le cours de cette histoire vouée au désespoir
Tu semais le désordre pour noyer tes bavures
Et je mettais de l'ordre dans ma désinvolture- qui avait remplacé la mouvance passée de mon corps sur le tien, sensation délavée du temps qui a crevé sous nos pas déchirés et nos tendres années


Parce qu'il faudra se taire, se taire, se taire
M'en aller prendre l'air, de l'air de l'air
Au lieu de pendre mes larmes à ton cou...

Je resterai la dernière, dernière, dernière
Pour respirer ton air, ton air, ton air
Et je baisserai les armes... à ton cou...
Friday, January 23, 2009 
Mauvaise passe

http://revuenoiretblanc.blogspot.com/


Tuesday, October 23, 2007 

Top départ. Tu nous tiens baby. On se croyait enfermés dans notre bulle de bonheur sévère. Mais le bonheur, tu le sais, ça n'existe pas en soi, ce sont des pics de chaleur, des danses sensuelles ou des détails frissonnants...

Des détails qui t'abritent de tout un tas de dérisoires fatales dans lesquelles moi, longtemps jsuis tombée. Juste des trucs de filles, comme avoir quelqu'un pour réchauffer ses pieds tout froids.Je retrouve la chaleur de la nuit, des nuits languissantes d'avant, où mon cerveau congelé et imbibé d'alcool murissait des sms improbables, pour le mec insaisissable. Mon coeur qui brulait d'angoisse, d'amour, pour celui qui dit toujours mais. Economiser ce mouvement de danse pour laisser à mes hanches le soin de se réserver pour lui. La tu vis. Point. tu aimes. Tu sais qu'on peut aimer très fort, qu'on peut vouloir vivre des choses, jamais semblables, des pics de vie sans détruire quelque chose. Tu sais toi ce qu'il y a au fond de ta tête et sans te juger ni te flageller, tu ne voudrais pas lui infliger, à lui, des idées qui ne sont pas les siennes, des envies qui ne lui resemblent pas, des dessins qu'il ne comprends pas. Certains dessines doivent rester secrets, pour pas peser trop lourd. Est-ce que je le sais moi, qu'un jour ou l'autre on explose? non, je crains que non. Du moment qu'il est là, quelque part. Qu'il me fait écrire ces mots, qu'il me les dictes presque avec sa maladresse et ses caprices. Je peux bien attendre. Après tout, la vie est longue, la stisfaction incertaine, et le besoin de l'autre; lui, est la seule sensation qui fait que nous sommes vivants.

Saturday, October 06, 2007 
Tictac Tictac , avoir la toujours le crâne collé à ses silences. Se lover dans le creux de son mal-être malgré toute le bruit autour. La vie ça fait un de ces bruits. Un bruit sourd, parce qu'il n'écoute pas tes propres cris, mais sait seulement lancer les siens, morveux, méchants, tortueux, malhabiles. Des klaxons incessants dans cette ville et des langues étrangères mélangeant les ordres et les renseignements.Et des comptes à rendre à ceux que tu aimes.Et le venins des gens mauvais que tu as du affronter qui continue sournoisement à cracher dans tes oreilles? Le bruit, il n'est jamais temps que ça s'arrête. Mais tu as envie de dire stop, arrêtez de piétiner mes neurons. Besoin d'air. Alors il y a le refuge du silence. il est bon ce silence, meilleur ami des âmes qui pensent. Lorsque j'étais jeune fille, je racontais tout dans les détails les plus infimes de ce qui s'était passée de croustillant ou de dramatique dans ma vie. Lorsque désormais je me retrouve assise sur ce banc entourée de ces filles-là, je suis gênée. L'arrogance de la jeunesse rebelle me fatigue. Le silence repose, et connecte les neurones entre eux. Je voudrais que parois ce soit aussi pour simple pour toi que pour moi, et pour moi que pour toi, selon. Que ce bourdonnement s'arrête là, se pose dans le creux de main ou sur le rebord de la fenêtre, que je puisse le bousiller. Il y a ce corps qui change aussi peu à peu. Bonheur dérisoire dans une vie mordue et mordante. Découvrir des rides dans le décolleté, en rire parce qu'on a 25 ans, mais savoir qu'un jour il faudra parvenir à ne pas en pleurer, parce que c'est ainsi qu'on y passe et que ça passe. Mes mots ne me lâchent pas finalement, c'est peut-être grâce à lui. Ca entretient l'encre de mes doigts et permet d'y tisser quelques phrases salvatrices ou non. Des mots qui tournent et qui me retournent , s'entrechoquent et se tricotent de manière discontinue et derrière le premier jet, celui où je souris jusqu'à la niaiserie, où je me réjouis d'un rien qui représente un tout. Celui où un coup de fil qu se passe bien ou moins que prévu m'arrache un peu plus d'émotion, où se posent des faits établis, qui ne changent pas, malgré le temps qui file. Quelques équations imposées par mon rythme et le tien, un rythme saccadé, de pics en chutes, qui ne va pas très bien au teint mais te définis.
Monday, May 28, 2007 
Tu vois ce film, tu trouveras ça peut-être prétentieux, petit. Tu vois ce sentiment-là auquel ça fait appel en moi c'est celui-là même qui régissait pendant des mois les fluctuations de la partie immergée de mon cœur, mon cœur trempé de toi. Trempé ? tu as cru mal entendre. Oui trempé. Un mélange de gouttes salées issues de ton corps sur le mien, et de larmes délavées issues de tes actes sur les miens. Cette peur constante de perdre ce qu'on n'a pas gagné. Une lutte permanente, un rêve qui rougit d'être encore en vie. Une pellicule en noir et blanc qui se fissure de plus ne plus.Une envie turbulente de parler pour ne rien dire de plus ou toujours la même chose avec d'autres pharses semblables à celles d'avant. Envie turbulente de te donner envie de me prendre par la main et de ne plus lâcher, jamais. Fallait-il être tant stupide. Une vraie conne, machine à fabriquer des inepsies. Même pas peur de se ridiculiser contre toi. Contre toi. Un bien grand mot. On dit contre pour dire une opposition ? ou pour dire un câlin ? Paraît que fuir c'est chercher à l'envers. C'est une phrase du dernier livre de Beigbeder. Une de plus pertinente que j'aie lu depuis longtemps. Car ne serait-ce pas l'authenticité même ? Ce snot souvent ceux qui brandissent haut et fort le drapeau de l'insoumission et de la liberté du sentiment, ou du non sentiment, qui finissent par se ranger dans des cases définies avec une méticuleuse banalité. A trop souffrir ou oublie que le simplement beau est à la portée de tous. Sauf qu'il est souvent mal vu, le beau. Les peinés, les malades, ceux dont la peau du cœur est terne, blafarde, qui aiment à demi, et jugent à temps plein, ont la fâcheuse manie de dénigrer le rose bonbon qui unit deux êtres. Ca dégouline d'amour elle l'a dit la chanteuse. N'empêche, comme dirait les enfants, que le monde entier chercher ça, consciemment ou inconsciemment. Le reste, c'est la vie, les aléas, les trous d'airs et zones de troubles. Normal , puisque ce sont deux cœurs qui ne savent pas jusqu'à quel point ils arriveront à cohabiter. Y a juste une chose qui devrait être prise en compte. C'est savoir se tenir. C'est tentant de n'admettre rien et de ne rien s'interdire. Et tellement facile ensuite d'être peiné par les conséquences. S'il y avait une loi et un mode d'emploi ça serait fini. Tout serait fini. Qui sait ? si ça ne serait pas le règne de l'ennui généralisé ?
Sunday, April 01, 2007 
Pas normal ça. Aimer cette foutaise. Putain. Non tu le crois toi que bourrés on est encore plus productif? nan. Moi non plus. Mais vas y on boit quand même c'est dimanche soir. Oui je sais j'ai vu ça cet aprèm. il avait des yeux qui sortaient de leur orbite. Doucement mais assez pour que ce soit visible. c'est quand j'ai dit que je ne voulais pas aller avec lui à ce cirque sans nom. Cubé, qu'il était. Mais voilà que je n'aurai plusjamais le silence total dans mon crâne, ça grouille. Le tumulte. le bruit de son coeur froissé. Je l'aime à mourir . Putain il se marre le con. c'est à cause de Francis. nan . Pas Holmes. Cabrel. Comme si ça n'avait pas existé avant sa putain de chanson. Faut que ça passe. beurk, c'est acide. A force de jouer au plus fort on finit par même plus sentir l'alcool qui va droit au but dans le sang. Cul sec. Pouah.C'est Pessah, tu t'en tapes toi t'es rebeu. nan? bon ok t 'es rien du tout avec un prénom rebeu. On est dans de beaux draps. D'ailleurs va falloir les changer. C'est malin tiens. Pourquoi ce serait toi qui ferait toujours la vaisselle, hein?Tiens ces petites disputes de faux couple c'est mignon. tu sais toi comme je l'aime? Oui je trouve ça chouette que tu le voies dans mes yeux, oui ils brillent, j'y peux rien. ouais je sais. Je fais gaffe. Ca n'a ni queue ni tête ce texte, ouais mais ça part des tripes. Ca va mal finir tout ça. Beurps encore un verre cul sec. Aie aie aie. C'est chouette que tu l'aies vu dans mes yeux , qu'ils brillaient pour lui, c'est vrai que t'as raison, c'est rare de ressentir ça, c'est aussi ça.Jamais je ne l'oublierai. Arrete de me tenir la jambe comme ça, a cause de trois quatre vodkas. C'est toujours la même histoire.Inceste de citron.Comment tu parles à ta mère? "C'est pas le Georges V ici, tu fais la vaisselle." Non mais je rêve. C'est qui qui va chercher de smillefeuilles en plein jour? ouais je sais en pleine nuit ça taperait plus.Ca y est jsuis bourrée.
Monday, March 26, 2007 

...ça donne envie de rester une nuit entière  et une journée à regarder des dvd avec quelqu'un qu'on aime.

 

MARIANNE: Qu'est-ce que j'peux faire? J'sais pas quoi faire!

FERDINAND: Silence, j'écris!

[ il lit son roman à haute voix]: Au fond, c'est de cela qu'il s'agit.Tu m'attends, je ne suis pas là. J'arrive.J'entre dans la pièce. Pour toi, je n'existe vraiment qu'à partir de là. Or avant j'existais, je pensais, je souffrais peut-être. Voilà ce dont il s'agit. Te montrer toi vivante pensant à moi et me voir en même temps vivant par cela même. Je souligne.[Marianne soupire]

FERDINAND: Tu penses plus à ton frère, à cette histoire de trafic d'armes?
MARIANNE : Non/

FERDINAND: Pourquoi t'as l'air triste?

MARIANNE: Parce que tu me parles avec des mots et que moi je te regarde avec des sentiments.

FERDINAND: Avec toi, on ne peut pas avoir de conversation. T'as jamais d'idées, toujours des sentiments.

 

MARIANNE: C'est pas vrai. Il y a des idées dans les sentiments.

FERDINAND: Bon, on va essayer d'avoir une conversation sérieuse. Tu vas me dire ce que tu aimes, ce que tu as envie et la même chose pour moi. Alors vas-y commence.

MARIANNE: Les fleurs, les animaux, le bleu du ciel, le bruit de la musique. Je sais pas moi, tout! Et toi?

FERDINAND: Euh... l'ambition, l'espoir, le mouvement, des choses, les accidents. Euh, quoi encore? Jsais pas moi. Enfin, tout!

MARIANNE: Tu vois, j'avais raison il y a cinq ans. On se comprend jamais [elle s'éloigne] Qu'est-ce que jpeux faire? Jsais pas quoi faire!

 

Pierrot le fou, Jean-Luc Godard ( 1965)

Sunday, March 25, 2007 

04h37 du matin. Le glanzbar. Je la vois. Démarche toujours légèrement chaloupée et à la fois assez masculine. Un bar de pute, immanquablement. Moi sur le pas de la porte de ce bar miteux et elle qui avance vers ou? Je me plante devant elle. Cette fille me hait c'est évident. Mais le challenge me plait. Je voudrais la reconquérir là de suite et ne plus jamais la laisser partir. Elle a les traits fatigués mais toujours fraiche. J pensais que ca partirai avec l'age.

"Bonsoir".
Elle est belle. Elle est belle et je lui dis. J'ai trop souvent oublié de lui dire. Elle me hait mais ses yeux me reconnaissent. Elle ne parle pas. Ou va-t-elle? Ca ne me regarde pas, dit -elle. J'espère être sauvé par un garçon qui l'appellerait au loin,être sauvé de ce malaise par une homme qui l'attend pour me laisser là comme un con parce que c'est ça que j'ai toujours été.Mais non rien. Elle sert les dents je le vois et elle ne croit pas que je le vois. Je connais par coeur la forme arrondie de sa machoir et les mois n'ont rien effacé. Et lorsqu'elle sert les dents comme ça il y a ses lèvres qui avancent et ça lui fait une moue délicieusement boudeuse. Et moi je l'aime et je ne l'ai peut-etre jamais autant aimée que ce soir. J'avais pourtant plein de choses à lui dire mais cette fille a trop souffert pour moi et elle regrette d'être là plantée dans mes yeux. Alors bien sur jpourrais me lancer dans un discours très long mêlant excuses et victimisation et elle penserait que j suis toujours le même. Toujours le même à atterir dans ces bars miteux .Dire excuse moi, ce genre de mots trop difficile à dire pour un gars comme moi. Mais elle, elle n'avait rien à faire dans ce quartier. Pourquoi était-elle là seule dans la rue avec ses talons hauts? Elle ne passait jamais innapercut où qu'elle aille. Elle le savait , ça la gênait. Elle faisait partie de ces filles là qu'on remarque, partout. Elle n'aurait jamais voulu trainer seule à 4H38 du matin dans ce quartier un samedi. Je ne comprends pas ce qu'elle fout là et pourtant elle a l'air sure d'elle, un air que je ne lui connaissais pas, un air qu'elle avait du prendre après moi. Elle marchait calmement, avec beaucoup d'assurance tout à l'heure. Ses mots ont cogné contre moi et assommé ma tête, elle a dit: " jsuis désolé jdois partir".Sous-entendu bien sur on m'attend, on m'attend moi qui t'ai tant attendu, des mois et des mois et maintenant que je te vois tu parles et moi j'economise le moidre mot pour ne pas perdre la face et là on m'attend ailleurs et je m'en vais. Là je ne me suis jamais senti aussi con et vide. Aucune ressource aucun stratagème plus aucune excuse elle part et je ne sais que faire. Princesse, elle se retourne après avoir esquissé deux pas francs et solides et elle  demande: " tu vas bien quand même?". Bien sûr que non je ne vais pas bien sinon je ne serais pas à 4H39 du matin et moi je sais qu'elle non plus elle ne va pas bien sinon elle ne serait pas là mais gentiement installée dans un appartment avec un homme qui lui réchaufferait les pieds. Mais on est là tous les deux dans ce Paris noir à cette heure perdue entre deux sexshop et c'est pour ça aussi qu'on s'était trouvé à l'epoque. mais comment le dire? Non je ne vais pas bien ej regrette je pense encore trop à toi et je suis désole de n'avoir jamai été à la hauteur et la laissé filer. Mais non je ne pouvais pas et j'ai répondu "oui , impec." Impec. Tu parles d'un mot. Est-ce un mot qu'on dit à une fille qu'on a aimé et qu'on a jamais su aimer comme il fallait, qu'on a jamais su prendre dans ses bras comme il fallait? J'allais impec. Elle allait me laisser là sur mon trottoir pourave, partir sans me donner l'espoir de la revoir et j'avais toujours été "impec". Alors quoi? rien.Minable, impeccablement minable. Je me suis surrestimé en pensant que cette fille ne m'oublierait jamais et sa machoir serrée ce n'était que pour éviter de me sortie les pires insultes qu'elle avait du répeter des milliers de fois.Elle veut filer au plus vite loin de ses souvenirs et elle me toise. Ses yeux noirs plantés au fond des miens me font mal. Que faire? Rien. Faire impeccablement rien, j'avais toujours excellé dans la matière. Sa voix était torturée, la preuve qu'elle n'avait toujours pas appris à fumer correctement. une gorge de crapoteuse.Elle riait tout le temps à ce sujet. Elle avait cette capacité de passer du rire au drame, de la dérision à la gravité. c'est ce qui m'a effrayé. j'ai cru que c'était un fardeau trop lourd à porter pour un mec paumé comme j'étais et comme je demeure. Me voilà sortant à 4H40 du matin de bar malsain ou je n'ai fait que consummer du temps. J'ai crut bon de préférer ma liberté à son amour qu'elle avait à m'offrir. Là ce sont ses yeux sombres qui me tournent maintenant le dos dans un dernier " bonne soirée Louis". Elle prend bien soin de détacher les syllabes de mon prénom. Elle doit être fière d'elle, d'avoir pu partir. Elle doit être fière. Mais où va-t-elle donc à cette heure-ci?Mais voilà que son portable qui sonne , l'indécent.J'entends sa voix souriante s'éloigner. Je reste avec son regard noir pointé dans le mien.

Wednesday, March 21, 2007 

Justement: à l'heure où j'avais décidé de n'attendre plus personne. Ca tombait à pic. J'étais dans le même cours de théâtre que le jeune acteur qui est en train d'être révélé et salué par la critique, il était dejà prodige à l'époque. Lorsqu'il passait sur scène, je comprenais ce qu'était le théâtre et ça me foutais une putain de claque. Donc le film. une grande finesse, très française pourrait-on dire.Mais surtout juste, tellement juste qu'on y rentre jusqu'au fond.Bien au fond des yeux de Sylvain Dieuaide, magnifique. Mais pas seulement. Chronique de vie poignante, le réalisateur offre quelques plans d'une remarquable sincérité. Profondément animal, le jeune comédien séduit Emmanuelle devos dans une scène qui m'a embarqué loin, très loin, du côté de Brando et d'Un Tramway nommé désir. Il ya toujours un peu de toi dans un film réussit. certain diront le contraire mais je suis pourtant persuadée du contraire. La preuve: le nombre d'entrée d'un Taxi IV.. Concluons ce qu'on veut. Mais bon y a qu'à voir la Bridget Jones. Générationnel ils appellent ça. ouais. Bon. On se frotte, doucement ou brutalement, on se pousse un peu, je recul t'avances, t'avances hop attends laisses moi reculer avant! et patati et patata. J'm'en fous j'avais pas bsoin de leur test féminin ou de leurs films, avant y avait eu le duo fabuleux entre Voulzy et merde, Véronique Janot... allez juste pour le plaisir...

Mais toutes les chansons
Racontent la même histoire
Il y a toujours un garçon
Et une fille au désespoir
Elle l'appelle
Et il l'entend pas
Il voit qu'elle
Mais elle ne le voit pas

C'est du vague à l'âme teen-ager
Ou bien des nuits de désir à mourir
Pendu à l'hameçon de l'âme sœur....
Mais toutes les chansons racontent la même histoire...

Mon premier c'est désir
Mon deuxième du plaisir
Mon troisième c'est souffrir ouh ouh...
Et mon tout fait des souvenirs ouh ouh...

Evidemment dans le film de Jerome Bonnel, personne n'attends vraiment quelqu'un et tout le monde trouve un peu quelqu'un qu'il n'attendait pas. Evidemment on entend la fatalité de certains actes, on voit cette putain d'histoire ratée , des corps pleins de désir, ces gens qui se loupent. Je ne veux pas qu'on se loupe encore. Finalement c'est vrai que c'est personne qu'on attend à part peut-être nous-même. En attendant on espère se trouver un peu nous même. L'amour c'est rencontrer quelqu'un qui vous donne de vos nouvelles. Je ne parviens jamais à me souvenir de l'auteur de cette phrase! Jamais!Breton peut-être? C'est encore une question de chimie. Mais voilà, moi j'étais nulle en chimie. Mais alors zéro. C'est pour ça que j'ai vite essayé de mélanger ma salive avec des garçons plutôt doués eux. Comme ça on aurait pu avoir mention très bien. Seulement j'ai pas mal progressé en danse du ventre mais eux, les hommes, ont peu avancé en matière romanesque, peu compris le sens du don, du sentiment tout ça. Sortir un peu de leur orbite, c'était dejà super compliqué. Alors y avait toujours un ou deux cultivés mais évidemment ceux là ils n'avaient pas la barbe ébouriffée, les yeux perçants et le blouson en cuir tendance, mais plutôt des lunettes et des chaussettes dégoutantes. Celui que j'aime aujourd'hui il a pas toujours des chaussettes à la Dany Brillant mais j pourrais lui embrasser mille fois. Mais j'ai décidé de ne plus attendre personne.

A l'écran, Sylvain Dieuaide manie les gestes du désir à la perfection et les émotions c'est absolument naturel. Lorsqu'on était plus jeune mon amoureux avait joué une scène très tendancieuse avec une fille. Je me rappelle c'était une pièce de Michel Deutsch, Skinner. Je reviens ces jours-ci au théâtre, je suis retournée lire ma pièce culte de l'époque: Autour de ma pierre il ne fera pas nuit, de Melquiot. Géant. Ca vit le théâtre, même sur un papier c'est nerveux, c'est un enthousiame pur. Ce mec a un talent fou. IL y en a pleins d'autres. satah kane etait des leurs. Deutsch, Serge Kribus aussi...Un monde ou il n'y aurait pas de musique ni de livres je ne sais pas si j'oserais exister.

Tuesday, March 20, 2007 

Ca me gratte de nouveau. Le doigt qui démange , les méninges qui s'activent. Merci à toi le suisse qui m'a refilé la flamme de l'écrit. Charlotte m'a raconté sa peine à se trouver efficace devant le garçon qui lui plaisait terriblement. Trois tentatives délirantes pour qu'elle parviennent à retrouver son bon code d'entrée. Juste ce qu'il faut pour qu'il la prenne pour un cas avancé d' Alzeihmer ou qu'il la trouve touchante et sexy. Au choix. Un drôle de poker. Mon père il croyait ça, que la vie était un jeu de poker, le buff etc... et moi j'ai été m'enfouir dans les livres. Je pense à ce livre d'Alain Bonnand, joli titre: Je vous adore si vous voulez... "Pour gagner il faut que quelqu'un ait peur de perdre quelque chose". Il vient de le dire à la TV Bruel. C'est ça. Je refuse. Dans ce livre d'Alain Bonnand il y avait cette phrase sympathique: " J'ai toujours beaucoup de talent le lendemain". Magnifique. C'est nous, lui , moi et lui et moi. Les spountz. Elle a raison Charlotte. Moi c'est pas les codes que j'oublies. Enfin si mais pas ceux là. Les autres, les codes de conduites. J'écoute un message et pour le réécouter je suis obligée de ma taper les huit autres messages archivés. et vlan, en pleine face. Que Lui. Y a que lui que j'ai crut bon d'archiver.Bon. JN me dit qu'on n'est pas seuls puisqu'on est ensemble. Je crois mieux: Je ne suis pas seule parce qu'il existe et qu'il est à l'intérieur de moi. La vie est inépuisable. Aucun romancier n'en viendra à bout. Des jolies titres j'en ai vus pleins d'autres, Le pluie n'enlève rien au désir, je t'oublierai tous les jours... Immense titre que celui-là, je t'oublierai tous les jours. J'ai tenté. Chaque jour que je t'oubliais je pensais un peu plus à toi puisqu'il fallait penser que je devais t'oublier. Parait qu'un matin on se réveille et voilà tout. On a oublié. Il ne me tarde pas que ce jour arrive. Je voudrais coller mon corps contre le sien toute la nuit et que la nuit ne finisse plus. Je m'égare. Je voudrais que tout avance, que ses doigts serrent mes doigts trop fort quitte à les écraser. risques du métier. Je prend. Et qu'il assume tout ça. C'est lourd les sentiments mais comme ça devient léger lorsque c'est assumé.Je me fous de savoir s'il mérite ou non .


J'ai avancé sans un mot de plus. J'ai croisé la silhouette d'un amour de jeunesse qui m'a rappellé le temps où il me dessinait des chateaux aussi hauts que ses espérances en me désignant la porte de notre chambre nuptiale. A 13 ans nos nuages sont amples et clairs. Je ne lui ai pas précisé que j'ai troqué les chateaux pour des cahutes nébuleuses, que l'homme de ma vie ne veut pas de moi et que je cherche encore un moyen de gagner assez d'argent pour respirer. J'aurais pu lui dire aussi que c'était bon de faire l'amour avec lui pour la première fois même si je ne savais pas très bien ce qu'on faisait. J'ai maquillé un sourire de circonstance et gribouillé un faux numéro sur son chéquier usé. Y avait les marques du temps sur son visage et j'ai pensé que je ne voulais pas que l'oubli grignote mes souvenirs à venir. J'ai acheté de la patience cette semaine. Sur ebay y avait un bon prix. Mais j'ai preféré la prendre neuve, gage de qualité et j'ai décidé qu'il me fallait la meilleure. Si j'ai encore un peu de sous, demain j'irai prendre un peu d'endurance et je mélangerai tout ça à mon amour.Je pense à toi parce que toi, toi et toi.( encore Alain Bonnand) Merde ça déborde. Même pas capable de réussir un magnifique plat une fois dans ma vie quand j'ai des invités! Mon poulet-légumes-curry au wok va être gluant.Sans patience j'aurais pu t'accuser d'avoir encore gaché une de mes soirées!