Mélancolie, Espoir, Beats sans concessions, la musique de Plastic Machine est née de la rencontre de Guillaume G. et de Frédérick B. aka Cold Colors, deux jeunes artistes passionnés par les musiques EBM, Cold Wave mais aussi le rock des The Cure par exemple. Pour ces deux compositeurs Bordelais, tout est allé très vite depuis leur EP autoproduit et présenté en écoute sur leur myspace : l'état de mon esprit.
En effet, des remixes ont été produits par des artistes américains et un titre a été choisi pour apparaître dans la cinquième Yet Another Electro Compilation.
Aujourd'hui, de nouveaux morceaux sont en cours de création pour des compilations françaises ou encore allemandes... Cela n'est certainement pas le fruit du hasard. A l'écoute, Plastic Machine séduit par son côté Sobre, pop, noir, profond, positif...
sans concession sur la puissance du rythme... oui, oui, tout cela à la fois !
Découvrons sans plus attendre ces 2 artistes émergents du paysage électronique français.
Guillaume G., Tu es plus discret que Cold Colors mais pourtant on sent la même passion qui t'anime. Tu proposes sur ton myspace 3 titres : "it happens again", "wrong or right", "what do you want". Ton son est plus discret et à fois plus sec. Peux-tu nous décrire ta démarche créative en solo ? J'écris comme ça vient... "it happens again" est par exemple un remix de Hvitur & Kubii... Ils m'ont envoyé la voix et l'instru du morceau et j'ai reconstitué un nouvel arrangement dessus qui n'a rien à voir avec l'original... Pour les 2 autres morceaux, ils sont inspirés par l'esprit qui m'anime sur le moment.
Qu'est ce que cela t'apporte d'écrire en duo ? Ça aide surtout à structurer toutes les idées qui me viennent... être confronté au regard de l'autre me permet de compléter et surtout de finaliser, concrétiser des idées et des morceaux.
Cold Colors est né en 2002, c'est un projet assez récent. Tu dis que ton approche de la musique se fait uniquement à partir des machines physiques et sentiments qui naissent de la vie. Quel est ton univers, ton approche, où puises-tu ton inspiration ? J'écoute de la musique assez froide, de la cold wave principalement d'où mon nom Cold Colors qui est une référence à The Cure, c'est le nom qu'ils avaient pris lors de leurs premières démos.
J'écoute beaucoup de musique dark mais aussi beaucoup de rock.
Je crée depuis pas mal d'années... et depuis le début, je crée un même type de son qui est très personnel puisque je tente de décrire par les sons les sentiments qui m'habitent, liés à ma vie et à ce que je ressens.
Généralement ce que je crée est assez noir.
Sur ton myspace, tu présentes 5 titres de ton travail en solo dont "l'amour sans toi", "no future", "soldiers of life" que tu interprètes au vocodeur. Qu'apportent à ta musique le texte et la voix ? Je commence à prêter de plus en plus d'attention aux textes. Je passe de l'anglais au français maintenant, ce que je n'aurai pas imaginé auparavant. Les textes sont plutôt des phrases et des idées... Je ne pense pas qu'à l'avenir, il y aura un texte long et cohérent. Le vocodeur remplit beaucoup l'espace. Pour les prochains morceaux je le supprimerai sur certains et je mettrai en avant ma voix ou utiliserai aussi des samples de voix. Nous avons déjà commencé avec Guillaume à travailler sur le remplacement des vocodeurs par de vraies voix chantées.
Ce que nous mettrons en avant à l'avenir dans les textes ce sont donc des idées, des états d'esprit, et surtout en français.
« I went away alone with nothing left but faith », peux-tu nous dire ce qu'évoque pour toi cette phrase ? C'est mon morceau préféré de The Cure et ce sont des paroles qui traînent souvent dans ma tête.
Est-ce que Cold Colors est un projet que tu souhaites mettre en avant aujourd'hui ? Plastic machine est le projet que nous voulons mettre en avant aujourd'hui.
Le projet Plastic Machine est né en 2006, c'est l'union de vos travaux respectifs. Quel est votre processus de création ? F : Nous ne nous partageons pas le travail et nous créons totalement en commun. Il arrive chez moi, on va au studio, on branche les machines : chacun de nous deux avons un synthé sous les doigts et une boite à rythme et on construit tout à 2. C'est un travail totalement mutuel. On commence une mélodie, on continue en sifflant et on avance dans l'écriture comme cela.
G : Par exemple je vais sortir une ligne de basse et Frédérick va décider de la mixer de telle ou telle manière, nous choisissons ensuite ensemble ce qui nous parait être le mieux. Nous travaillons aujourd'hui beaucoup sur le côté instinctif. Ce qui facilite notre travail c'est que nous avons les mêmes goûts musicaux et aujourd'hui les mêmes envies. Parfois nous sommes surpris de la rapidité avec laquelle nous arrivons à créer ensemble.
Les morceaux de Plastic Machine sont vraiment des créations communes... et proches de l'esprit live.
Décrivez-nous le son de Plastic Machine. F : Ce que je voudrais pour Plastic machine c'est un son proche de l'EBM avec un esprit new wave... sec et froid.
Pour vous faire connaître, vous avez autoproduit vos premiers titres sur un EP que l'on peut écouter et commander à partir du myspace de Plastic Machine : « l'état de mon esprit »
Aujourd'hui, le titre "New York Paris" a été remixé par des artistes américains du label Stir Records. Le titre "elle s'imagine" quant à lui est présent sur une compilation téléchargeable « Yet Another Compilation vol 5 ». Racontez nous comment ces liens se sont créés ? F : Cela a été assez vite, nous avons donc mis ces titres en écoute et il y a eu un réel intérêt de part et d'autre pour nos compositions. Stir ont flashé sur New York Paris. Pour YAEW, il nous a également contacté, je lui ai envoyé notre démo et il a choisi « elle s'imagine » pour apparaître sur cette compilation téléchargeable gratuitement.
Comment envisagez-vous l'avenir de Plastic Machine ? F & G : Radieux, nous le souhaitons (rires)
Des prochains titres sont-ils prévus ? Nous avons été sollicité par Axess Code et Das Drehmoment pour apparaître dans des compilations mais pas encore de réel projet de CD de Plastic Machine.
Envisagez-vous un live ? F & G : Pour le moment nous attendons d'avoir plus de morceaux mais cela ne nous fait pas spécialement peur car quand nous enregistrons les morceaux c'est en live, cela devrait bien se passer.
Vous dites dans la bio de Plastic Machine que vous formez un groupe électro et mettez l'accent sur la dualité entre l'utilisation unique des machines en y intégrant l'humanité. Comment cela se concrétise-t-il ? F : Cela se concrétise dans l'importance que nous accordons aux mélodies et à l'esprit des morceaux. Nous avons d'un côté le coté martial des beats et l' EBM et d'un autre côté nous explorons l'esprit new wave romantique, un peu plus pop en tout cas... Quelque chose qui envoit mais qui est joli.
En effet, une certaine beauté s'échappe de leurs créations mais aussi une simplicité et une humanité. Plastic Machine est le fruit d'une collaboration qui a fait émerger une identité unique, un univers singulier.
Leur parcours musical ne fait que commencer. Encouragez les en achetant leur CDR.
Depuis maintenant 3 mois, 5 titres font ma joie à chaque écoute. "L'état de mon esprit", "elle s'imagine", "New York Paris", "she said", "nos souvenirs".
Plastic Machine is born and will be... follow us !
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