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no shangsa



Last Updated: 12/29/2009

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Thursday, December 24, 2009 
"...Dans un tout autre genre, beaucoup plus musclé, et "pêchu", signalons la performance du trio drômois NO SHANGSA, qui s'est livré en 1ère partie à un jeu musical là encore singulier.
Comme si les Doors rencontraient le heavy-métal.
Explosif, drôle et caustique.
...."

le dauphiné libéré 20 nov 2009
Saturday, October 24, 2009 
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Thursday, October 22, 2009 
Monday, October 19, 2009 


en attendant les vidéos de la tournée dure mère / no shangsa

Monday, October 05, 2009 
Chronique CD
No Shangsa et Dure-Mère - Rendre la réalité inacceptable

Taenia Solium, le label (mais pas que) grenoblois, multiplie actuellement les sorties. Petit détour sur cette collaboration avec No Shangsa et Dure-Mère pour un split vinyle.

Première face, les drômois de No Shangsa. La matraque à la main, le trio nous tabasse d'entrée de jeu avec son espèce de noise free rock punk instrumental dansant. Running on mars: un synthé électrifié et possédé, de la wah-wah qui fuse dans tous les sens, break rock'n'roll, kick à donf', 1-2-1-2 et la tête qui picore, certains diraient « ça envoie ! » et je ne les contredirais sûrement pas. Le noise-rock dansant des strasbourgeois d'Electric Electric n'est vraiment pas loin et ce n'est pas en leur déshonneur. On continue, on ne veut pas perdre la frénésie ambiante. Elle met du kebab sur son balcon, en référence à notre Jean-Jacques national. La ressemblance avec le duo strasbourgeois se fait sentir encore un peu plus : guitare en palm mute, rythmique synthé/batterie fracassante, mathématique. Impeccable.
On retourne l'album et sur la seconde face, ça rigole encore moins avec les Dure-Mère. Intro grind, accordéon, percussions, petite guitare, salsa, tango puis accélération, voix écorchées. Du noise-musette que ne renierait pas John Zorn ou Mr. Bungle. Gabacho. Non, pas gaspacho, même si au final on se sentait bien sur cette terrasse, un soleil de plomb et le vin qui monte à la tête. Mini parenthèse culturelle : (Gabacho : terme castillan, péjoratif, désignant les français). Un vinyle 7", deux groupes, trois chansons. 12 minutes, ça passe vite, alors on retourne le disque, encore et encore, jusqu'à ce que cela devienne inacceptable pour nos oreilles.

Genre :
Free noise

Sortie :
2009

Label :
Taenia Solium

Tracklist :
Face A
01 No Shangsa - Running on mars
02 No Shangsa - Elle met du kebab sur son balcon

Face B
01 Dure-Mère - Gabacho

thom de
http://www.under-gre.com/
http://www.under-gre.com/forum/viewtopic.php?id=2231
Sunday, June 07, 2009 

Analyse d'un chef d'œuvre : "elle met du kebab…" clip de No Shangsa

Trois lignes dans le magazine Noise, c'est bien sympa, mais une analyse plus profonde des thématiques et du "c'est quoi qu'ils veulent nous dire par là", ça aurait peut-être été mieux. Mais bien sûr, dès que ça demande un léger effort intellectuel, les mouches changent d'âne. Avant que cette tâche ne m'incombe, je vais quand même vérifier que personne ne s'y est attelé.
Je jette donc un œil dans Psy Magazine… Un article sur la cure analytique, ça doit pas être ça, le dossier enrichir sa sexualité, aucun rapport (mais je mets quand même un marque-page au cas où, pas pour moi, pour un ami, enfin un collègue), la folie en observation, y'a un peu de ça mais aucune mention du clip, ni de No Shangsa, et même pas de musique en général, donc non, et le courrier des lecteurs sur les thèmes de "J'ai la téléphonique aigüe", "Ma fille refuse de s'habiller toute seule" et "mon frère est leucémique et suicidaire", c'est marrant deux minutes, mais c'est à des années lumières de ce qui nous intéresse ici. Allez puisque jusqu'à preuve du contraire Freud est mort, je m'y colle. Accrochez-vous.

Soyons fous, commençons par le début. Un mur de couleur kraft, un étrange petit personnage tout de noir vêtu à côté duquel une cravate-piano géante se tient à la verticale, et cette porte camouflée située à quelques dizaines de centimètres du sol. Aux premières notes de musique, le petit être nous ouvre la porte par laquelle sortent d'autres individus costumés de chemises blanches, de cravates, de jupes ou pantalons et tenant en leur bras ce que l'on appellera des "animaux en faux poils" et des "enfants en plastique".
La symbolique de la porte en hauteur est évidente : No Shangsa ne joue pas une musique accessible à tout le monde, aux personnes de petites tailles et aux handicapés en fauteuil notamment. Pour s'ouvrir au monde de No Shangsa, il vaut mieux être accompagné d'un guide, qui nous ouvre la porte vers celui-ci; vêtu de noir, car il porte le deuil des idées que le spectateur se faisait de la musique et parce que c'est moins salissant et plus classe. Alors qu'on s'apprête à répondre à l'invitation en franchissant cette porte, en sortent des dizaines de milliers d'individus au nombre exact d'à peu près onze ou douze. Référence ici au Seigneur des Anneaux et à la bataille du Gouffre de Helm, qui en comptait le même nombre. Que veulent-ils, pourquoi cette régression infantile, pourquoi sont-ils tous de type caucasien ? Il est clair que l'on a affaire ici à ce qu'on appelle vulgairement des anticonformistes de second niveau, qui recherchent à s'exclure de la société dans laquelle ils ne se reconnaissent plus, tout en en créant une nouvelle forme par un rassemblement autour de valeurs communes qui sont les chemises blanches et les jouets pour enfants. Ils se démarquent de la civilisation dans laquelle ils ont été conçus et ont grandi pour se tourner vers celui ou celle qui entretiendra leurs certitudes qu'il y a mieux ailleurs et pour un prix modique. C'est là qu'intervient ce qu'on appelle communément le gourou de la secte, ici un trio musical. On peut avancer sans trop risquer de se tromper qu'il s'agit d'une manipulation de type hypnotisme sonore qui fait perdre le sens des réalités aux victimes, et qui les entretient dans un univers métaphysique et addictif que le papa pingouin ne renierait pas. Pour la non diversité et le non respect des quotas ethniques des embrigadés, il est très probable que la supériorité de la race blanche soit un des préceptes de cette "foi", à moins qu'il ne s'agisse d'une erreur de casting, le doute reste permis.

On s'intéresse ensuite à la déambulation de ce que nous appellerons les "adeptes" car Word propose en synonyme d'individus "hominidés" ou "unanimités", que je me refuse d'utiliser car pour le premier j'ai des amis qui pourraient mal le prendre, et pour le deuxième, c'est complètement hors sujet. Ces adeptes descendent des escaliers en colimaçon, dansent autour, devant, à côté du groupe dans diverses pièces, se frottent à un papier peint indescriptiblement laid, ou caressent (et frappent) un ou deux lapins géants dorés dans un lit. Tous sauf un, qui veut bien danser et tout ça, mais n'est pas dans le trip du lapin géant. Un cas intéressant pour la psychanalyse sur lequel je ne reviendrai pas. D'autres plans nous montrent les maîtres spirituels seuls avec leur instrument (de musique), ou recueillant les prières des initiés qui s'inclinent devant l'instrument sacralisé dans une chapelle réaffectée.
Nul doute qu'on assiste là à un état de transe collectif indissociable de la musique écoutée, tel des drogués en free party dans un champ de Lozère. Ils sont totalement déconnectés de la réalité, n'usant leur énergie qu'à s'agiter sans but, pour leur plaisir solitaire et individuel. Ils exposent ainsi leur fragilité dont les gourous ne sauront que trop profiter par la suite. L'état de manque engendrera une totale soumission à ceux qui ont "le don" de les satisfaire, en échange vraisemblablement d'argent ou de prestations sexuelles. Il suffit de voir la prosternation des hommes comme des femmes devant la guitare et sa forme phallique pour y voir clair dans les intentions malsaines des profiteurs.
Reste à perce le mystère du lapin doré. Fantasme sexuel ou message de propagande adressé aux spectateurs ? Le lapin est un animal populaire chez les enfants comme chez les adultes, du lapin d'Alice aux Pays des Merveilles au magazine Playboy, en passant par le lapin blanc du magicien qui sort du chapeau. Entouré d'autant de partenaires féminines et d'homosexuels, on tend à penser qu'il s'agit ici d'une référence à l'activité intense de copulation du lapin qui est mis en exergue. Faut-il y voir le besoin de prouver quelque chose ? Un traumatisme dû à l'enfance peut-il ressurgir ici ? Tout ceci n'est qu'hypothèse qui ne demande qu'à être vérifié, mais faute de matière, l'analyse se conclura ainsi. Peut-être un prochain clip nous donnera l'occasion d'en comprendre davantage.

Pour regarder le clip et admettre que tout ce que vous venez de lire tient debout par l'opération du Saint Esprit, c'est ici ou

xavier theret
http://thebloggingcircus.blogspirit.com/

Monday, May 18, 2009 
"Cool clip, mais c'est le titre de cette chanson ( elle met du kébab sur son balcon...), hommage à jean-jacques que nous tenons à saluer ici.
Et surtout la musique en fait : électro rock dynamique bardé de synthés lunaires, énergique et mélodique.
Les fans de trans am, electric electric et marvin devraient s'y retrouver."

O.drago, rubrique kill your TV, noise mag mai 2009
Tuesday, April 28, 2009 
"...

Ensuite No Shangsa enflamme la salle, ils jouent bien et leurs riffs puissants emballent le public éclectique et de tous âges qui se trémousse sur les rythmiques tarabiscotées et envoutantes des 3 zigotos. Ils auront du mal à quitter la scène pour me laisser la place, le public réclamant des rappels encore et encore !.."

L'Heureux Cycleur

http://heureux.cycleur.free.fr/infos.html