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RIT



Last Updated: 12/1/2009

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Status: Single
City: Marseille
State: PACA
Country: FR
Signup Date: 5/10/2006

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Thursday, October 23, 2008 

Category: Music
Une chronique du concert du projet "Temenik Electrik" (création "Nuit Métis") au Nomad'Café à Marseille:
http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/nuits-metis-temenik-elecrik-karpienia/critique-concert-3-3-24714.htm
Thursday, June 26, 2008 

Category: Music

"Son précédent album, Sans tambour ni trompette l'avait installé sous les projecteurs, Bric à brac va l'y remettre, sûrement pour un moment (...) Robin des quoi et son gros riff de guitare quasi-rock, c'est un tube, tout simplement. (...) Et son Tonton chocolat, ça vaut largement renan Luce et sa lettre"
La Marseillaise 11/05/08

"La France n'a rien à envier de la Jamaïque et de sa facilité à produire de grands artistes de reggae."
Métro 11/05/08

"un album réjouissant"
Le Figaro Magazine 31/05/08

 

"RIT redessine la carte du reggae façon brassens, et rêve de rebâtir Kingston sur les bord de la Méditerranée…Un univers sensible, proche de celui de Tryo. "

 Phosphore





Monday, April 07, 2008 

       Dans « Morning Drop », joyeux ragga introductif aux accents bluesy, Rit décline une métaphore zen disant à peu près : « il est vain de chercher la source d'un torrent qui trouve son origine dans chaque goutte de rosée ».

    Parmi toutes les particules constituant « Bric à brac », le contre-temps caribéen reste une matière de premier plan. Tel un soleil de Kingston se miroitant dans les calanques, le reggae illumine le sentiment amoureux de « L'âme sœur », la révolte écologique de « L'horreur est humaine » (avec le slam de Paul Morgan, complice de Burning Spear et chanteur des Messengers), tout en dessinant en filigrane sa douceur débonnaire dans nombre d'autres titres.

    En cousin blanc, le folk frissonne avec nostalgie dans « La mer ». Doué depuis toujours pour les comptines et leur façon naïve d'aborder la gravité, Rit les rappe - le sifflotant « C'est la vie » (avec le Beatboxer Ezra)- ou les pare de cordes pimpantes - « Tonton chocolat », « Toi et moi » (l'histoire vraie d'un couple franco-africain cassé par l'administration).

    Son dégoût des abus de pouvoir s'exprime avec drôlerie dans « T'es qui toi » - l'histoire d'un fumeur de joint contrôlé par la police - au son des amis tziganes de Poum Tchak, pour un pastiche de swing années 30. Quand tabla et blues hindouïsant enfument l'anglophone « In My Mind ».

    Mais Rit le « cool » peut aussi cacher son sourire derrière un regard charbonneux. Electronique et guitare rock durcissent la musique de « Robin des quoi », pamphlet d'actualité contre les politiciens prêts à renier leurs engagements face aux exigences des plans de carrière.

    On a désormais hâte de retrouver sur scène cette séduisante mosaïque.

Tuesday, September 19, 2006 
Au début du siècle, avec « Ailleurs Man », en seulement quatre chansons, un grand jeune homme souriant et dégingandé, répondant au (sur)nom de Rit prouvait quil était possible d éviter la surenchère, pour délivrer un reggae concerné par le monde avec subtilité dans léveil des consciences. Cette année-là, le Printemps de Bourges sous le charme élut notre homme « Découverte des découvertes 2001 ». Le 4 titres (prod. UDCM) est alors distribué dans le réseau national Fnac (opération « Attention Talent FNAC ») et lhomme-orchestre enchaîne une tournée de prestations scéniques marquées par le bel aplomb et lhumour plein dautodérision du maître de cérémonie.

   Entre autres, lannée 2002 fut marquée par le Bénin où il part en residence-creation avec Jaya et Bernardo Sandoval suivie dune série de concerts (il y retournera en 2004) et une tournée PACA avec Zenzile qui laissera des traces... Nayant cessé de peaufiner son style et détrenner les planches, ce fils spirituel de Renaud et de Bob Marley, enregistre « Auprès de mon arbre » (coprod. UDCM-distrib. Mosaïc), un album militant et joyeux, où en quelques notes, lhomme et la nature, lamour et lamitié, les rêves et les espoirs trouvaient pour porte-parole un sorcier débonnaire et sympathique. Lalbum sorti le 13 novembre clôt une année charnière. Le titre « Au nom de qui ? » est choisi en Janvier 2003 pour la compilation « Indétendance Fnac ».

   Sa route croise à nouveau celle de Zenzile en Avril. Riche de ses nouvelles inspirations au fil des errances, concerts et rencontres diverses, Rit nous fait la surprise dun nouvel album « Sans tambour ni trompette », sur le Label Yotanka (sortie automne 2005).
   Loin du vacarme de la ville, loin des agitations de notre quotidien, un homme presque seul, guitare sèche en main et une poignée de chansons en poche risque de bouleverser le petit monde de la chanson française. Bien loin des clichés, Rit, inspiré par le reggae, le blues, se défait des conventions habituelles de ces genres musicaux pour en extraire de petites perles musicales.
Difficile de dire que cet artiste est authentique ou engagé tant ces mots sont utilisés à tort et à travers, or il lest bel et bien ! Chuchotis à loreille, mélodie en plein coeur, instrumentatAion minimale, poésie essentielle, cet album vient des silences qui nous manquent. Ou alors cest que Rit avec ses onze titres tendres et dépouillés revient des déflagrations sonore de notre monde fou.

   Ainsi, dès les premières chansons, Sur la colline puis Bonsoir aux étoiles, il fait part de sa vision détachée d une société où le profit prévaut sur les vies humaines, où les hommes sont enchaînés à des valeurs futiles. Ces mêmes chaînes dont il semble se jouer dans Les pieds nus, chanson faisant lapologie de la liberté, de la révolte. Le naufragé nous invite à ouvrir les yeux sur la misère qui sévit au pas de nos portes puis comme un appel du large, Sur les flots (instrumental) évoque le voyage, de désertion entre sonorités dOrient et dAsie. Cest sur Où va ce monde que les arrangements dub-rock de
Vince (Zenzile) accentuent un texte désabusé, évoquant la grande machination du conflit Américano-Irakien. Après la pluie et La goutte deau, vient le beau temps et Fleur des champs, histoire tendre dune fleur sauvage qui éclos dans son jardin (secret...). Pourquoi ces canons ?, étonnante reprise dAntoine avec ses airs de fausse comptine, stigmatise l industrie de larmement. Rit nous ballade parfois sur un ton plus amusé avec le titre Je latte, sur les accros de la fumette ou plus ému et nostalgique de La vie était belle évoquant l innocence de l enfance.

   Tout le monde se retrouve dans ces morceaux de vie et on se dit peut-etre que lon peut dire tout bas, calmement, sans s énerver, à ceux qui nous prennent de haut, que des chansons peuvent encore changer le monde. A voir sur scène « en solo », tantot drole tantot émouvant, pour un show Maxi minimaliste, ponctué de quelques envolées « dub psychédélique ».