
Longueur d'Ondes fév/avr 2009

Sur Les Rails - décembre 2009

Leitsmotiv - décembre 2009

New Box Magazine - décembre 2008
Allez,avec la crise, c’est peut-être les dernières fêtes de fin d’annéepotables que nous allons passer, alors sortons les cuivres, astiquonsles hélicons, et faisons péter le swing. Qu’on en finisse, et enfanfare s’il vous plait. Comme celle des six d’Oncle Strongle, qu’onpourrait imaginer sortie tout droit du New Orleans des années 30, etqui nous met du baume au coeur dans la froide grisaille des derniersjours de 2008. En réalité, Oncle Strongle a concocté son swing neworleans cajun quelque part dans un garage du Sud-Ouest, d’Agen plusprécisément, d’ici quoi, mais d’une manière tellement énergique qu’onsent siffler les balles des types d’Al Capone dans les tripotsclandestins sous la prohibition. Chauddonc, et diablement dansant, ce groupe à forte concentration de sax ettrompette (sans oublier le banjo) va faire fondre la neige de vosangoisses existentielles. Qu’ils reprennent des standards du genredepuis Duke Ellington jusqu’au Sing Sing de Louis Prima, ou qu’iljazzifie des classiques du rock contemporain comme “Guns of Brixton”des Clash, ou encore qu’ils concoctent eux-mêmes leurs titres comme “Mygal, my fellow and me” ou “Heart break Hot Hell”, l’Oncle Strongle laisse transparaître à chaque plage une énergie propre à émanciper plus encore les belles à robe lamée des années folles. Et vu que le monde devient fou, ne nous privons pas de gesticuler nos rotules. C’est bon,c’est chaud, c’est dansant, c’est efficace, ça mêle d’autre singrédients venus d’Afrique, d’Amérique latine ou des Balkans, ça remue, ça secoue, enfin bref et c’est le plus important, ça vous donne le sourire. New Orleans oublie sa Katrina, et nous autres un peu tous nos problèmes grâce à ces 12 morceaux vitaminés. C’était tout ce qu’on demandait.
Monsieur l’ouïeaveyron-concert.info