UN PEU PLUS TARD, JE SIGNAIS L' EQUATION D'UN NOUVEAU DESORDRE/DEPART : COLLEGE + COLLAGE = ANTIPUNK CHEVAL BLANC... j'en suis là, la suite est à construire.interview batofar Jérôme-David Suzat-Plessy (COLLEGE / COLLAGE) août 2005
Tu as participé au groupe No One is Innocent... que c’est-il passé entre la (première) fin du groupe et le début du projet Collage ?
"MEZZO LITRO", un duo piano/guitare, avec mon maître et ami Henri Ancillotti m’aura servi de sas de décompression pour me reconnecté à la realité d’une pratique artistique pure, dégagée de toutes contingences économiques, démagogiques et spectaculaires... un six titres d’art-dèche existe, pour le posséder il suffit de me le demander poliment ou d’être mon ami.
Je changeais la vitesse du temps en m’intoxiquant volontairement au nectar-drogue de mes ancêtres :
l’alcool.
Parrallèlement, je faisais mes premières chansons sur de mystérieux textes apocryphes de Ian Curtis et de Lord Byron, l’anglais m’aidait à sortir un son rester figé, caché, minéral... d’abord un mince filet gutural puis peu à peu , un chant.
Je mettais en forme mon accordage.
Puis un soir de vin, je contactais mon amie-soeur britanique d’ardèche-nord Victoria Davis, elle était douée de vision, et possédait le pouvoir des môts.
De Notre Union Nâquît Collage.
On sent beaucoup d’intimité dans tes chansons. Les vis-tu comme un exutoire ?
Intime et caché, ou le secret secret de "Collège Collage" !
Ton coeur balance toujours entre langue française et langue anglaise...Deux modes d’expressions différents pour toi ?
TOUT DANS COLLEGE COLLAGE EST BI-POLAIRE
L’anglais est la langue maternelle de Victoria, sa langue d’enfant, d’écolière, son langage naturel et instinctif. Paradoxalement, il me falait une langue hors de moi pour que je puisse débloqué mon chant oublié, le français me mettais beaucoup trop à nu pour commencé, ma pudeur est joueuse ! 12 songs later nous nous sommes mis naturellement au français, d’abord, en allant fouillé dans un cahier quasi vide de Victoria, je suis tombé sur le texte "Quand", ce qui m’a valu une volée de bois vert...mais vu la beautée du texte j’étais bien obligé de le lui demandé ! Elle me le remettais quelques jour plus tard,
De Ma Transgression Naissaît Collège.
Je pouvais dorénavant assumé une voix plus grave, plus posée, moins lachée, plus à l’écoute des môts, moins torturée... ... quoi que ?
La musicalité intrinsèque à nos deux langues m’ouvre, élargît mon champ d’action, à l’anglais le punk et le jazz, la communauté, le cri et l’electricité...au français la chanson, le texte, le calme de la solitude, les sons d’ambiance et l’acoustique...
Depuis, moi aussi j’écris.
Pour le projet Collège, la frontière semble mince entre rock, variété et chanson de qualité. N’as tu pas peur d’ être un peu rapidement catalogué "chanson bobo" ou nouvelle scène française"...?
(Pour l’instant le "rock" est entre parenthèse dans Collège, il me semble nécessaire de séparé, pour l’instant, d’un point de vue formel les deux projets, pour que justement, il n’en forme plus qu’un, s’ajoutant l’un l’autre, donc -voir au dessus-) Pour la chanson de qualité, merci...c’est gentil, quand à la dernière question, elle y répond d’elle même vu qu’elle acte l’étiquette ! Mais sans peur et sans reproche, peut être est-ce aussi pour cela, que le COLLEGE COLLAGE , sachant que je ne peux éviter les rafales d’étiquettages, je parle à tout le monde, je n’ai pas d’apriori, qui m’aime me suive, les autres se condamnent.
Tes morceaux changent pas mal au fil des démos, et apparitions scéniques. Comment savoir quand une chanson a atteint sa maturité, et ne doit plus être retouchée ?
Certainement qu’un enregistrement commercialisé est une mort pour l’idée que se faît l’artiste de son oeuvre. Les choses sont des cadavres d’âmes. Mais elles agissent.
La voix est-elle l’épicentre de ton écriture ?
Je dirai plutôt ceci : l’écriture est l’épicentre de mes voix
cordialement, jérôme-david suzat-plessy