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Victoria Tibblin & Sal Jean



Last Updated: 11/30/2009

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Thursday, September 04, 2008 




Thursday, July 10, 2008 

Category: Music
Victoria Tibblin, scène HF6, 10 juin

Suédoise d'origine mais Parisienne d'adoption, Victoria Tibblin a créé la première sensation de cette troisième édition du festival les Ardentes.


Look de mannequin trash comme les photographiait Calvin Klein dans les années nonante, elle délivre un rock brut sans concession et sans la moindre échappatoire. Si on n'accroche pas, on s'enfuit. Mais si les premières notes exercent leur pouvoir charmeur, difficile de ne pas aller jusqu'au bout du voyage. Alternant chansons en français et brûlots en anglais (Selfish, Sober), ballades déjantées et reprises de derrière les fagots (le New Rose des Damned), Victoria fait ressortir tout son vécu avec l'énergie du désespoir mais sa rage est toujours contrôlée.


Derrière ses riffs tendus, la mélodie est toujours là (cf. la plage d'ouverture et premier single Make me pretty), la rythmique métronomique et les nappes de claviers, exécutées par son producteur/manager./protecteur Didier Odieu, d'une redoutable efficacité. Ce qu'on apprécie chez cette jeune artiste de 21 ans, c'est cette fausse assurance, cette fragilité parfaitement assumée et cette volonté d'en découdre.


Cette prestation confirme aussi l'impression laissée aux dernières Nuits Botanique. La marge de progression de Victoria est énorme et on sent que son album est loin derrière elle tant elle révèle déjà une autre dimension et une vraie personnalité sur scène. – L.L.
Saturday, April 12, 2008 

Category: Music
Hosted By: La Scéne Bastille & S.M.P.P.
When: Tuesday Apr 22, 2008
at 8:00 PM
Where: LA SCENE BASTILLE
2 Bis rue des Taillandiers
Paris, Ile-de-France|147
France
Description:
La Scéne Bastille & S.M.P.P.

Click Here To View Event
Saturday, April 12, 2008 

Category: Music


 

S'il vous reste encore des oreilles, jetez les donc sur le rock garage grande classe de Dame Victoria Tibblin, vos sens devraient y trouver leur compte. Vivante et salement émouvante ...c'est donc encore possible.
Les cordes ne sont pas lisses mais arrachées, voix à fleur de peau, funambule sur le fil du rasoir.
Pas de comparaisons, des parallèles : PJ Harvey, Janis Joplin, David Bowie et Catherine Ringer, en ce sens ou les litanies de Victoria sont "caméléonesques" : timbres multiples, large registre ... ça marche à l'instinct et l'intention est toujours juste. La sensation nue.
"Baby don't cry" est une perle digne du "Wild is the wind" de Bowie, tant dans la composition que dans son interprétation vocale "chrooneuse crade ». Une production violemment à la hauteur, messieurs Odieu et Jean Marie s'y sont collés pendant que Michel Dierrixcs (Deus, Arno...) se chargeait des prises.
Mise en son ingénieuse donc..., pianos, guitares et autres sonnent en ouvert : de par leurs étonnantes textures mais aussi du fait d'une constante inventivité harmonique et ce, sans jamais perdre la ligne en filigrane du rock sale et héroïque des Stooges , des Seeds ... l'urgence quoi.
"Sober", "Selfish" chantées en anglais, mais aussi "Plutôt Plus tard" ou "Tue Moi" en français sont autant de recoins sonores particuliers. La voix s'y meut comme elle veut, toujours sensible, brillamment sombre. On aurait tort de donner ce joli disque en pâture à certains médias...pardon...à certains publicitaires qui, mettons en nos mains à couper, étiquetteraient, "chapelliseraient"....en feraient du rock en boîte, comme la vieille se rassure en tondant son caniche....Non, on est ailleurs, Victoria Tibblin traverse de sa voix un univers et un imaginaire qui lui sont propres : ce sont ces fragments essentiels qui touchent et qui pourraient aussi, on lui souhaite ... "Faire la blague".
Ne donnez pas au gens ce qu'ils aiment, donnez-leur ce qu'ils pourraient aimer.
Les sunlights et les petits fours du Rock Français « Corporate » sont loin....si loin...., ouf, on respire. Merci Victoria ( Romain Humeau EIFFEL ).

Thursday, April 10, 2008 

Category: Music

rock

Quand l’allumette se fait dynamite

Alexandre Alajbegovic

Mis en ligne le 12/03/2008

Sa voix est à l’image de son premier album : brut de décoffrage. Rencontre avec Victoria Tibblin. Rock’n roll is not dead !

rencontre

Ceux qui ont assisté au "Festival Clandestins", l’été dernier à Bruxelles, se souviendront sans aucun doute du phénomène. De son image d’abord, celle d’une longue tige blonde, barrée d’une Gibson SG. De sa musique ensuite, un rock sans concession, nerveux, puissant, un brin salasse, du rock comme ces dernières années l’ont souvent oublié. De sa voix surtout, quelque part entre Siouxsie, Catherine Ringer et PJ Harvey. Mon tout ? Un cocktail Molotov du nom de Victoria Tibblin. Son premier album éponyme, sorti fin 2007, est tombé comme un couperet sur le gras de la scène rock française. Victoria, joli nom pour un ouragan, vous ne trouvez pas ?

L’allumette est bien suédoise, née à Stockholm un jour de 1987. Histoire de fric, de mec, Victoria n’a que dix mois quand sa mère rejoint Londres. Education à l’anglo-saxonne donc. Victoria découvre le piano, chante dans les chorales de l’école. Bref, le premier frisson rock n’est pas à chercher de ce côté-là, ni ailleurs... d’ailleurs. "J’ai toujours baigné dedans, inconsciemment, ma mère est une folle furieuse qui a vécu les années 70 à fond. Et puis finalement, le mot rock ne veut rien dire maintenant. On dirait qu’il suffit qu’on te colle une guitare pour que tu sois rock. On ne regarde même plus le vécu que tu as. Pour moi, le rock, c’est aussi une façon de penser, de vivre."

Chanter, pas défiler

La mère, ancien mannequin, verrait bien sa gamine suivre ses traces. Alors qu’elles ont quitté Londres pour Paris (où elle réside depuis), Victoria, presque ado, se retrouve sous les flashes. Flattée que ce corps rejeté suscite l’intérêt. Mais l’expérience tourne court. Victoria, ce qu’elle veut, c’est chanter. L’année de ses 15 ans va marquer le début de sa carrière. "J’ai rencontré René Joly, qui cherchait une voix", raconte la chanteuse, "je me suis retrouvée à chanter ses chansons en studio, mais je me sentais comme à l’époque des photos, ça m’emmerdait plus qu’autre chose."

C’est qu’en parallèle, pour ses 16 ans, elle a reçu un cadeau empoisonné : une guitare électrique. C’est aussi l’époque des premiers pétards, des premières bières. Aux Billie Holiday et Nina Simone de sa mère viennent se mêler les White Stripes, les Smashing Pumpkins ou encore Nirvana. Bref, le bouton disto est souvent poussé sur l’ampli de Victoria. Elle compose alors trois titres, "I’m not sober", "Selfish" et "Baby don’t cry", et se convainc de faire désormais ce qui lui plaît. Ce ne sera pas facile, entre faux espoirs et vaines collaborations.

Il faudra attendre une rencontre improbable avec un Belge, Didier Odieu, pour mettre véritablement l’affaire sur les rails. Lui vieux loup expérimenté, elle jeune louve pleine de fougue, la formule fonctionne. Jean-Marie Aerts se joint à l’équipe et dégote pour le coup la section rythmique d’Absynthe Minded. L’album voit finalement le jour en 2007.

Le "Make me pretty" d’ouverture, très Clash, est à l’image de l’album, partagé entre le français et l’anglais. "Au départ, le français n’est pas vraiment venu naturellement", avoue Victoria, "cette langue, très poétique, me semblait inadaptée au rock, et puis j’avais peur que l’on me questionne sans cesse sur les textes. En anglais, tu peux transmettre ta tristesse, mais on ne vas pas te demander le sens de chacune de tes phrases !" Au milieu de l’ouragan rock, des micro-climats servent de refuge à toute l’émotion de Victoria. Comme sur le magnifique "Don’t leave", où il y a quelque chose des Velvet et Nico Icon.

Des hauts et des bas

Dans les textes, le rapport au corps est très présent, sur "Make me pretty" et "Squelette" notamment : "J’ai évacué pas mal de choses, mais il m’en reste encore beaucoup". Egoïstement, on aurait presque envie de s’en réjouir. "A en écouter certains, on dirait que la vie est belle. Je dis non, la vie n’est pas belle, il y a des hauts et des bas, et ce sont eux qui la rendent belle." La maman, elle, voit enfin sa fille sous le feu des projecteurs. "Elle m’a dit récemment qu’elle était fière de moi, fière que j’aie persisté pour faire quelque chose qui me ressemble", raconte Victoria, la larme à l’oeil. Une larme qu’elle verse parfois dans ses prestations live, véritables exutoires : "Quand je sors de scène, je suis comme une petite vieille qui aurait pris toutes les drogues du monde en une seule fois !" Ce qu’elle ne sait pas, c’est que le public sort dans le même état.

Si aucune date n’est arrêtée, la belle devrait passer par le Bota, avant de bousculer l’un ou l’autre de nos festivals estivaux. A voir sous tous les prétextes.

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Thursday, April 10, 2008 

Category: Music

Interview exclusive: Victoria Tibblin

Starlounge a rencontré l’auteur-chanteur-compositeur la plus rock du moment!


Rencontre avec une artiste pas comme les autres. Du haut de ses 21 ans, Victoria Tibblin est belle, blonde, suédoise et parfaite trilingue. Vivant entre Paris et Londres, son rock survolté jouit de multiples influences. Si vous ne la connaissez pas encore, cela ne saurait tarder…

Starlounge : Cela fait longtemps que tu es impliquée dans la musique, peux-tu nous raconter tes débuts ?
Victoria Tibblin : J’ai commencé le piano à cinq ans, mais j’ai arrêté. J’ai toujours chanté dans des chorales, notamment en Angleterre. Je n’aimais pas la rigueur des professeurs et du solfège, donc j’ai été dégoûtée de la musique.

Lors d’un voyage en Suède, j’ai revu mon oncle, qui était musicien professionnel. C’est lui qui m’a donné envie de jouer de la guitare, et à seize ans, j’ai commencé à composer sur une guitare électrique.

J’ai signé à l’âge de dix-sept ans chez Mercury Universal mais je ne me sentais pas à l’aise. Lorsque j’étais mannequin, je m’étais rendue compte que faire la plante ne me plaisait pas, alors être une interprète ne me convenait pas non plus.

STL : Tu te consacres essentiellement à la musique et à la composition maintenant ?
VT : Je me suis mise à composer parce que j’avais une rage à exprimer. Arrivant à Paris à dix ans, je me suis toujours sentie étrangère, ce qui a généré un grand sentiment de solitude en moi. Et puis les gens m’appelaient « le squelette », ce qui m’a vraiment complexée.

STL : Tu exprimes des sentiments forts dans ta musique…
VT : J’essaye car j’en éprouve le besoin. Je trouve que pour l’instant la musique est trop fade. Les folkeux de maintenant ne font que copier Bob Dylan, alors qu’à l’époque il avait des revendications réelles, ce qui n’est pas tellement le cas lorsqu’on écoute ce qui se fait aujourd’hui.. Je ne voulais pas être dans la « branchitude », c’est une vraiment une thérapie pour moi.




STL : Quelles sont tes influences ?
VT : B-52’s, Devo, Billie Holiday, Nina Simone, Chemical Brothers, Interpol, Velvet Underground… Je suis très éclectique, j’aime la bonne musique, la musique qui me parle… Et ça peut être de tout !

STL : Qu’est ce qui t’as le plus éclaté en enregistrant ton album ?
VT : Il y a beaucoup de moments magiques, très spontanés.

STL : Si tu pouvais choisir n’importe qui pour un duo ?
VT : Peut-être Allison Mosshart, la chanteuse des Kills.

STL : Ton meilleur souvenir de scène ?
VT : En banlieue parisienne, j’ai commencé à jouer mon single, et j’ai eu un trou de mémoire mortel ! Alors j’ai hurlé « stop » ! Le public est devenu dingue et s’est mis à chanter en chœur avec moi !

STL : As-tu des manies ?
VT : Je suis un peu mère poule, j’aime bien m’occuper des autres.

STL : Le moment de la journée que tu préfères ?
VT : Comme je suis assez feignasse, j’adore passer du temps dans mon lit !

STL : Ton dernier coup de cœur ?
VT : Ipso Facto, ce sont des anglaises pas très connues, mais que je trouve formidables. J’espère vraiment qu’elles vont
réussir.

STL : Ton dernier coup de gueule ?
VT : Suite à une déception amoureuse…

STL : Que penses tu des émissions du style Nouvelle Star ou Star Academy ?
VT : Si, en début de carrière, j’avais beaucoup galéré, je crois que je serais passée par là… Je me souviens, quand j’avais neuf ans, je regardais Graine De Star et j’adorais !

STL : As-tu vu des concerts récemment à Bruxelles ?
VT : Aux Nuits Botaniques, sinon il y a longtemps, j’avais vu Dirty Pretty Things au Botanique et je me suis pris une bonne claque ! Le dernier concert que j’ai vu à Paris, c’était Black Rebel Motorcycle Club, super aussi.

STL : Tu préfères chanter en anglais ou en français ?
VT : En anglais, cela coule plus de source car c’est ma première langue. Mais cela me plaît aussi d’écrire en français, il y a des sonorités intéressantes. Mais je pense toutefois que le rock sonne mieux dans les langues nordiques que latines.

STL : Ton personnage imaginaire préféré ?
VT : Fifi Brindacier ! J’aime beaucoup cette fille, c’est mon héroïne !

STL : Tes projets immédiats ?
VT : En ce moment j’enchaine la tournée jusque août, et puis il y aura aussi beaucoup de promo pour l’album.

Pour en savoir plus :
Site officiel de Victoria Tibblin
Thursday, April 10, 2008 

Category: Music

Victoria Tibblin, un poussin enragé

Lundi 4 Février 2008 à 10:01 par Mallis

Arrivée dans le Gros Mix à l’automne dernier, sur les conseils charmés de Mme Mallis, Victoria Tibblin, m’avait immédiatement séduit avec le titre "Make Me Pretty".

Un rock bien solide, une voix chaude ou stridente à volonté, un texte lui aussi bien rock’n’roll.
Je m’imaginais alors une solide bonne femme, grosse rockeuse avec des années de route au compteur.

Et non, Victoria Tibblin ressemble à un petit poussin jeté prématurément du nid, un oisillon qui aurait dû se démerder tout seul à coup de pelle, une sorte de canari élevé par Bernie !

Victoria Tibblin une révélation rock

Victoria Tibblin est suédoise, a 21 ans, a vécu in London pour s’établir à Paris.
Elle est complètement autodidacte, écrit ses textes (dans la langue de Shakespeare ou de Molière, à volonté), compose ou co-compose ses musiques, et les crache sur scène.

Car voilà, l’occasion a fait que j’ai découvert la miss en concert ce samedi 2 février dernier à l’Usine à Chapeaux de Rambouillet. En effet, la première partie étant tenue par Sheeduz qui fera le Gros Boeuf le 7 mars prochain, nous avons décidé d’aller voir ça dans la vraie vie !
Je reviendrai sur Sheeduz dans un autre papier, car le groupe est digne de gros intérêt.

Victoria TIbblin arrive sur scène dans une tenue inqualifiable, un bustier sans forme un peu lâche, des collants foncés qui laissent apparaître sa petite culotte, et des botillons rouges. Un peu comme si elle avait été attirée sur scène sans qu’on lui laisse le temps de mettre un jean ou une juppe !

Le concert commence, je me dis secrètement que la fille a effectivement une putain de voix, mais en regardant le look des 3 lascars zikos qui l’accompagnent (costards noirs, chemises blanches, cravates frippées, mal rasés et cheveux en bataille) j’ai un peur peur que tout ça ne soit du marketing, de la provocation made in Universal (on ne se refait pas lol), et qu’avant de m’emballer je vais attendre un peu.

Après deux morceaux Victoria s’adresse enfin à nous d’un air détaché :

- "Bonsoir la Suisse" (moi ça me fait rire)
- "Nan c’était hier la Suisse" balance quelqu’un dans le public
- "Ta gueule" conclue Victoria

Ca m’a fait rire, mais ça continue d’attester ma thèse de la provoc préparée, même si la fille assume 100% sa connerie et qu’elle a l’air bien solide dans ses pompes rouges.

S’en suit un set hyper rock, et il faut mentionner ici la présence, le feeling et l’inventivité du guitariste qui colle des ambiance épousant parfaitement les textes, il faut mentionner le jeu du bassiste, lui aussi inventif (notamment avec un son de basse bluffant sur un morceau parodiant la tektonik si chère à TF1).

Il faut aussi rendre hommage au batteur, un type à l’allure de bon père de famille quadra qui a visiblement passé plus de temps en salle de répète qu’à faire les courses à l’hypermarché.
Il tape bien en tous cas, très bien même.

Victoria aussi gratte à donf, elle s’énerve tellement sur scène qu’elle désaccorde irrémédiablement sa guitare ! Après le morceau elle tente de la réaccorder, en vain, en fait elle a l’air préocupée. Le public n’est pas super chaud même s’il applaudit bien. Elle finit par nous dire qu’elle n’arrive pas à accorder sa gratt", que c’est pas pro, qu’elle n’est qu’une merde, le tout en se marrant avec un naturel et un "applomb fragile" déroutant. Elle change de gratte et ça repart, on ne lui en veut pas.

A cet instant, je crois que le public lui a ouvert ses oreilles en grand.

On en arrive au titre phare "Make Me Pretty", aussi bien chanté que sur le disque, bien joué, mais sans fioriture, comme si elle en avait marre qu’on la résume à ce titre. Elle a d’ailleurs arrosé le public avec sa bouteille d’eau après. Pour qu’on garde la tête froide ?

Victoria Tibblin à Rambouillet
Pardon pour la qualité de la photo prise sur le vif

S’en suivent deux titres tristes, des ballades magnifiques. Après le premier, (don’t cry baby) elle pleure, et tente de ne pas trop le montrer, elle enchainera avec une autre ballade, deux titres qui ont l’air de la perturber. On se rend compte aussi à ce moment que ses musiciens sont des vrais potes, ils sont autour d’elle, chacun a leur poste, pour l’accompagner bien sûr, mais on le voit, pour la protéger, elle qui a l’air si forte à d’autres moments.

Victoria Tibblin passe des voix chaudes et chaleureuses à des voix d’hyper tête en une fraction de seconde, de la sensualité à la tristesse, du sourire à l’utraviolence, et des pleurs à la provocation au gré des messages qu’elle est venue nous délivrer, à volonté.

Les applaudissements sont nourris, il faut un peu ramer pour le premier rappel mais le groupe revient au complet.

Et puis ça s’arrête, et moi je suis sur le cul. Je prends conscience que je viens de prendre une grosse baffe dans la tête (et dans les oreilles aussi d’ailleurs car les ingénieurs du son aiment les aigües dans cette salle...). J’en veux encore, alors je gueule "une autre" en bon fan, Mme Mallis et Matt aussi en veulent encore, et le public nous suit dans nos applaudissements, on insiste, on insiste et... elle revient !

Elle revient toute seule, un peu désorientée, très seule, elle attrape la guitare du gratteux, la sono est déjà coupée. Elle tente de rallumer l’ampli guitare, sans succès, pas de son.

Alors, Victoria s’approche au bord de la scène, et chante, sans micro, s’accompagnant d’une guitare électrique débranchée, elle s’en fout, elle nous fait ce cadeau, parce que je crois qu’elle ne s’attendait pas à ce 2ème rappel, et parce que cette fille a à l’évidence beaucoup à donner, parce que c’est vital pour elle. (Voir vidéo d’un spectateur tout en bas de cette page...)

Les cris et applaudissements qui ont suivis ont été énormes.

Pour conclure ce papier élogieux, je voudrais vous inviter à découvrir cette grande artiste, à écouter ses titres sur son site
victib.com (ils sont écoutables intégralement et gratuitement dans la rubrique "discographie"), je ne saurai trop vous inciter à acheter son album (ce que j’ai tenté de faire hier, mais Planète Saturne ne connait pas la dame...), et surtout, surtout à aller la voir sur scène, allez-y c’est du très bon.

Je ne comprends toutefois pas trop le silence des médias. Victoria Tibblin est jouée sur OUI FM (bravo), mais je vois pas de trace d’elle ailleurs, absente du classement Ferarock, on peut cependant voir une vidéo de son passage à Taratata sur le net.

Pourtant Victoria Tibblin est signée chez Universal/Mercury, mais visiblement, l’usine de l’industrie musicale a d’autres priorités que de promouvoir le talent de cette jeune artiste, qui pourtant, à mon sens pourrait être une sorte de fer de lance de la vraie nouvelle scène rock.

Alors, du Tibblin vous allez en entendre sur la Grosse Radio !

Merci Victoria, merci à vous les musiciens, merci pour ce moment fort, dans une MJC de Rambouillet remplie d’une centaine de personnes à tout casser.

Visiblement, Victoria a choisi de défendre son art sur la route, à la force du poignet et des cordes vocales, l’âme à nue, les tripes à l’air, la rage au vent, le naturel au galop et le talents comme seul cocon.

Gros respect.

Site officiel de Victoria Tibblin
Victoria Tibblin sur MySpace
Victoria Tibblin dans l’antenne interactive

PS : J’adresse un gros coup de gueule aux quelques abrutis du public qui se permettent de papoter pendant que des artistes se donnent sur scène. Qu’on aime ou pas, quand on assiste à un concert on ferme sa gueule ou on sort.
Merci pour les artistes et merci pour les spectateurs qui les respectent...



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Victoria Tibblin - Make Me Pretty - [C) 2007 Mercury


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Don’t leave
envoyé par Nicocooo

Victoria Tibblin - Don’t leave unplugged en deuxième rappel à Rambouillet
Thursday, April 10, 2008 

Category: Music
A priori, elle a tout pour que je me méfie: une (très) jolie blonde qui fait du rock énervé, ça pue le plan marketing à deux balles.

Sauf que ce n’est pas le cas. Je vous invite vivement à aller visiter son myspace:
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=85878629

Histoire de vous faire une première idée. Déjà, ça vous donnera une idée des capacités vocales énormes de la demoiselle, qui, quoique suédoise de naissance, s’exprime (et chante) indifféremment, et aussi bien, en français qu’en anglais.



Son premier album vient de sortir et, cocorico, il a été produit en Belgique, et par deux fameux accoucheurs: Odieu (Didier Kengen, "artiste maudit" belge retraité des affaires, une sorte de croisement avant l’heure d’Higelin, Arno, Brel et Johnny Rotten) pour certains textes et Jean-Marie Aerts (ex-guitariste de TC Matic et d’Arno) à la direction artistique. Croyez-moi sur parole, ces deux-là ne se mouillent pas pour n’importe qui!

En plus, sur scène, elle est bourrée d’énergie et joue bien ! On est loin des poses "mon dieu je suis rrôôôôôôck" d’une Mlle K, on est dans le pur jus 100% de la première à la dernière minute. Du vrai, pas du simulé. En plus, elle a clairement un sacré caractère et du tempérament à revendre. Drôle aussi.

Perso, une femme ne m’avait pas autant enthousiasmé dans le rock pur depuis ... PJ Harvey? C’est dire. A suivre de très près donc (d’autant qu’elle commence 2008 par une sacré tournée française, ne la manquez pas!).

http://www.youtube.com/watch?v=kmExQuAbxGg
Wednesday, April 09, 2008 

Category: Music

Attention, bombe musicale deuxième ! Fidèle à son principe qui pourrait se résumer ainsi, « d’abord je défriche, ensuite j’offre une nouvelle chance à ceux qui n’ont pas saisi la première », la Gespe rappelle sur scène Victoria Tibblin. Et là, mieux vaut ne pas manquer le second tour si vous voulez rester vraiment sans voix. Car Victoria Tibblin est du genre à ne pas s’oublier comme ça. L’autre fois, en première partie de la formation Staël qui parut finalement bien pâle, la Suédoise à la vingtaine tout juste sonnée nous avait laissés sur le fessier. Seule, accompagnée d’un improbable pianiste qui lui servait de manager ou de mentor, elle trimbalait sa frêle silhouette, maladroite et dégingandée mais avec un charme scénique subjuguant.

AND THE ? ! ? F**K !!?.

Car Tibblin, c’est une manière de se mouvoir et puis c’est du rock comme on n’en a pas vu depuis longtemps. Nourrie à la mamelle de Lou Reed, des Smashing Pumpkins, de Billie Holiday, de Catherine Ringer ou du blues de Nina Simone, l’audacieuse chanteuse et guitariste balance un rock grunge dépoussiéré, un punk rock démentiel ou des ballades comme seuls les artistes de rock purs peuvent en délivrer. Cela cognera dur, d’autant plus que la belle s’est désormais entichée de trois musiciens pour former le Victoria Tibblin and the ? ! ? F**K ! ? !. Tout un programme, avec des morceaux en français et en anglais, c’est bien sûr à ne pas manquer, et c’est à la Gespe, faut-il le préciser.

Friday, April 04, 2008 

Category: Blogging
Suède, Royaume-Uni, France. Victoria Tibblin fait partie de ces enfants saltimbanques qui ont eu la chance de voir du pays dès l’époque du berceau. Âgée de 18 mois, elle quitte sa Scandinavie natale pour s’installer à Londres avec sa mère puis finalement à Paris quelques années plus tard. C’est dans la capitale hexagonale, que la Suédoise d’origine commence à jouer de la guitare électrique. À 17 ans, influencée par le rock underground à la sauce british, Victoria écrit déjà ses propres morceaux.

Quatre ans plus tard, cette rockeuse pure jus sort son premier album éponyme. Derrière sa beauté froide et ses cheveux blonds étincelants, se terre une musique écorchée et sans concession. Trilingue parfaite, Victoria passe avec aisance de la langue de Shakespeare à la langue de Molière. Sans tabous, elle évoque ses amours déçus, les femmes battues ou encore le souvenir d’une passion évanouie. Acrobate des mots, la chanteuse suédoise manipule aussi avec dextérité les cordes de sa guitare. Étiquetée "rock" au sens large, elle nous offre du rock’n’roll brut (Make Me Pretty), des ballades torturées (Don’t Leave, Plutôt Plus Tard) et de sombres morceaux alternatifs (Sober). Rebelle musicale, Victoria semble à l’étroit dans un seul registre. Sans excès de virilité, la jeune artiste enragée tient la comparaison avec les rockeurs mâles. Elle réussit même à apporter une touche de sensibilité efficacement dosée. Quand le rock se conjugue au féminin.