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DAVID LAFORE



Last Updated: 12/24/2009

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Sunday, July 08, 2007 

David Lafore, étonnant poète

(Libération / Ludovic Perrin / juin 06)

Enregistrant cette année son deuxième album à Paris, David Lafore en profite pour effectuer quelques concerts solo lors de premières parties. Il a pu offrir une lecture différente de ses anciennes chansons et roder les nouvelles. Mixées par Olivier Lude (M), elles pourraient voir le jour à la rentrée prochaine. On n 'en sait pas plus. Avec David Lafore, plus que beaucoups d'autres, on peut s'attendre à tout. Il y a deux ans on le découvrait avec son groupe, Cinq Têtes, dans un spectacle dont il assurait lui même la première partie schizophrène, en slip, chaussures, chaussettes et chansons paillardes. Rien  à voir avec ce qui allait suivre. Un regard en biais à la Vian, une écriture serrée à la Dutronc, comme il faut, sans effusion dans un fin mélange des contraires: cet homme a de la poésie à revendre. L.P

 

 

Séléction critique par Valérie Lehoux

Télérama juin 2006

Un vrai parti pris, celui de décalage grinçant et du poil à gratter, de la poésie bancale et de l'ironie. Il ya du Gainsbourg dans l'air. Au milieu d'une jeune chanson foisonnante, mais menacée par le syndrome rampant du mimetisme, sa voix est singulière.V.L

 

 

 

Libération

Les voix blanches

Petits cousins de Katerine et de Dominique A, ces auteurs-compositeurs français attendent leur heure.
Par Ludovic PERRIN
QUOTIDIEN : lundi 12 février 2007
 
 
Bertrand Betsch «La Chaleur humaine» (Pias). David Lafore «II» (Opéra/l'Autre distribution). Le 15 mars à l'Européen. 5-7, rue Biot, 75017. Florent Marchet «Rio Baril» (Barclay). Du 6 au 9 mars au théâtre de Ménilmontant, 15, rue du Retrait, 75020.
Dominique A, Katerine et Miossec doivent se sentir moins seuls. Douze ans après avoir été propulsés fers de lance d'une nouvelle chanson française ne faisant aucunement écho à la précédente (celle des Souchon, Sheller, Chedid), ils n'ont jamais tant été cités en modèles par une pléiade d'artistes qui pourraient être leurs petits frères. Cousinant avec la branche plus souchonienne des Mathieu Boogaerts, autre influence de cette dernière décennie décomplexant Albin de la Simone, Fabien Martin ou Miro, ces lecteurs trentenaires des Inrocks jettent pareillement des ponts entre Barbara et Joy Division, Caussimon et Elliott Smith, Dutronc et Mac Cartney, les années 1960 et la pop anglaise.
 
(...)
 
Causticité. Dans des arrangements et une production à l'élégance pas ramenarde, le bohème David Lafore est une des plus belles surprises qu'il nous ait été donné d'entendre depuis longtemps. Entre tendre causticité à la Gainsbourg première période et détachement glabre mélancolique à la Vian, il serait plus proche de Katerine que de Dominique A ou Miossec, quand il effectue ses premières parties en caleçon, chaussures et chaussettes sur une chanson grivoise («Pour la fête des mamans/Faites un cadeau charmant/Offrez-lui un cunni/ 20 francs»).  «C'est mécanique, analyse le Marseillais, comme quand un chien te court après en aboyant, tu te mets à courir. La plupart de mes chansons sont tristes, voire nostalgiques, pour employer un gros mot. Sur scène, je serais gêné de les présenter telles que je suis quand je les écris. Ce qui explique cette envie de n'importe quoi.» 
A partir de phrases entendues dans un hôpital psychiatrique («J'ai massacré tout un pays», une femme à propos de son frère), il fait des chansons sans âge, de berger (Au bord de la mer), avec des collages à la Apollinaire («Un baiser une bombe/De ta bouche explose/Sur ma bouche en plein jour» : deux textes croisés). Deux ans et demi après son premier album, David Lafore, depuis peu parisien, se situe dans l'exact compromis de ce que l'on aime de Florent Marchet et de Bertrand Betsch.


http://www.liberation.fr/culture/musique/234552.FR.php
© Libération

 

Wednesday, March 07, 2007