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|| Jillian - model & drummer ||



Last Updated: 12/2/2009

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Friday, August 22, 2008 

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Note : 18.5

"Agnosognosic Industry Of The I" ou une nouvelle oeuvre du respectable Vladimir Cochet, qui comme toujours s'aventure seul sur les routes impétueuses du metal extrême... Et pour l'heure Weeping Birth remplacera à merveille Mirrorthrone au sein duquel l'intéréssé a déjà ddévoilé aux yeux du plus grand nombre une musique ténébreuse autant qu'exquise, témoin d'une marginalité et d'un talent sans faille. Autant de qualités qui ne peuvent être à nouveau et sans surprise que confirmées malgré une orientation musicale qui diffère, à savoir celle du death/ black métal en sa qualité la plus dévastatrice qu'il soit. Les comparaisons entre les deux ne pouvant être esquivées, Mirrorthrone et Weeping Birth font preuve d'un même richesse musicale, d'un même adresse de composition et présentent tout deux ces passages mélodiques empreints d'une grandeur certaine ("Shadowless"). Mais ce qui déterminent réellement sa griffe personelle à ce nouvel opus outre sa longue durée (73 minutes) ce sont ses tempos effreînés et ses blastbeats percutants, en d'autre terme il s'agit d'une musique résolumment haineuse et brutale digne des ambiances les plus torturées et par conséquent des plus appréciables. Et pour preuve certains passages rapelleront nos chères Anorexia Nervosa ("Mutisme") ou feront songer aux Américains de Vital Remains plus exactement dans leur manière commune de composer : un son vif et féroce où régnent des mélodies envoûtantes non prédominantes, seulement présentes pour conforter sa puissance au morceau. Un travail magnifique car dosé à la perfection qui jamais ne basculera vers le death métal mélodique et la lassitude qui l'accompagne hélas bien trop souvent. "Agnosognosic Industry Of The I" a conforté son imagerie glaciale et fantastique autant qu'engoissante entrevue au sein d'"A Painting Of Raven and Rape" pour un résultat toujours aussi soigné. Après écoute on ne peut être que vidé de toute rage intérieure par un album qui mériite à être promu au premier rang des groupes extrêmes tant son pouvoir est grand et ne peut décevoir.

Saturday, August 02, 2008 

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note: 19

Il est de ces esprits torturés et créatifs un homme qui décida un beau jour de partager ses étas d'âmes au travers d'une musique des plus obscures et non moins subltile pour autant... Ce jour là naquit Mirrorthrone, formation engendrée en tout point par Vladimir qui se plaît à sortir des sentiers battus du black métal mélodique auquel il est bien trop souvent réduit. En effet le chemin empreinté par ce dernier oscille dans un dédale d'influences et ce depuis le début, jusqu'à afficher clairement dans ce dernier "Gangrene" une mainmise de la musique classique sur une armature résolumment black métal. Avant toute chose il vous faut condamner toutes comparaisons à une énième copie de Dimmu Borgir car il n'en est rien et je prends le risque de froisser tout amateur de ce dernier mais Mirrorthrone joue à un niveau supérieur tout en ayant la qualité de rester sincère dans sa démarche. Et pour appuyer mes dires j'invite à la comparaison entre la musique bien souvent pompeuse des Norvégiens, bien que remarquable en de nombreux points, avec celle du Suisse de Mirrorthrone qui prône à jamais un son classieux empreint d'une grande richesse musicale ("Dismay"). "Gangrene" plus en détails c'est donc six titres qui ne lésinent pas sur la durée (entre 6,40 et 15 minutes) et qui révélent une évolution remarquablement enivrante tout au long des compositions, banissant l'idée même de lassitude notamment grâce à un Vladimir qui se joue de nos émotions avec dextérité. Et pour y parvenir rien ne vaut une ligne de voix alternant guttural, choeurs et chant clair toujours en totale adéquation avec le cortège instrumental, jongleant tour à tour avec la langue de Molière ou celle de Shakespeare sur des textes refletant une grande adresse d'écriture à la hauteur de la musique délivrée. Quand à la guitare elle se cantonne au rôle d'accompagnatrice pour laisser place au piano en sa dimension classique ainsi qu'aux différentes fonctions du synthé, qui détiennent tout deux les pleins pouvoirs pour influencer sur l'auditoire comme il est question avec chaques introductions de chansons où ils s'expriment librement avec une mélancolie enchanteresse ("The Fecal Rebellion") sans avoir rien à envier aux plus grands compositeurs. Un dernier mot sur la batterie, ici seul élément à connotation totalement extrême, qui jouit de la liberté de l'électronique et de toutes ses possibilités techniques même si le son apparaît au final moins naturel. Pour les adeptes déjà épris de Mirrorthrone il faut voir en ce "Gangrene" une oeuvre plus accés sur l'esthétisme musical et donc sur la mélodie même si certains titres ont su garder précieusement la brutalité plus évidente du précédent opus "Carriers Of Dust" ("So frail").

Tuesday, July 15, 2008 


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Note: 15

Avis à tout amateur de doom métal en sa qualité la plus extrême, Ataraxie nous revient plus inspiré que jamais avec cette troisième perle d'une discographie prometteuse, "Anhédonie". Ce dernier libère en cinq titres d'une durée variant de 13 à 24 minutes un tempête d'émotions où déferlent les sentiments les plus funestes et les plus enfouis en chacun de nous. Ainsi dès "Silence Of Death" la voix gutturale grave et profonde de Jonathan Théry surgit de l'obscurité pour ne que mieux renforcer l'ambiance de détresse infinie et planter définitivement le décor d'une solitude inpénétrable suggérée par la pochette elle-même. A cela s'ajoute chuchotements et cris d'effroi, les répétitions flagrantes au sein d'un même titre étant soigneusement évitées, preuve de la progression certaine du groupe. Mais au delà, ce qui captive réellement c'est l'évolution surprenante au sein même des compositions qui semblent vous inviter à suivre leur course infernale dans un univers assiégé par des passages aux tempos ralentis typiques du genre puis bousculés par d'autres résolument plus énervés et dignes d'être considérés comme death métal (voir le titre éponyme à l'album"Anhédonie"). Si malgré tout il vous faut d'autres arguments en voilà car Ataraxie aime à surprendre comme avec un "Walking Through the Land of Falsi" teinté d'originalité ou encore avec une batterie qui pour une fois dans le doom métal n'est en rien simpliste. Ataraxie à donc tout bon et pour preuve on ne peut résister à Anhedonie et à son voyage intemporel duquel on ne peut sortir qu'avec une tranquilité d'esprit déconcertante et libéré de tous états intérieurs...

Tuesday, June 10, 2008 

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Note:15

Herrschaft, à l'entendre on croirait à un de ces groupes nous venant tout droit d'Allemagne et officiant dans un style qui commence à connaître ces premières heures de gloire, j'ai nommé l'électro métal. "Tesla" leur premier opus en titre, nous dévoile bel et bien un combo orienté électro mais surprise tout de même, Herrschaft est en réalité plus proche de nous que nous le pensions puisqu'il demeure en nos saintes terres françaises. Mais quel est donc cet ovni musical si intriguant qui plus est a prit vie au beau milieu d'une scène locale qui se risque si peu dans des formations ne faisant guère l'hunaminité et sortant des limites de l'ordinaire ??! Prenez donc comme tout groupe métal le quator gagnant à savoir guitariste, bassiste, chanteur à la voix indeniablement gutturale et batteur, ajoutez-y un synthé et un but commun: délivrer un message sur l'avenir de l'homme; le tout avec un visuel à la modernité glaciale et vous obtenez la formation électro métal française la plus éfficace et la plus recherchée jusqu' alors. On apprécie en "Tesla" les idées qui fusionnent sans jamais se faire de l'ombre ou encore les ambiances de fin du monde où les lueurs d'espoir entrevues disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues. Pour la comparaison à ce qu'il se fait à l'heure actuelle en matière d' électro/ goth métal avec un Grendel ou un Suicide Commando, disons qu' Herrschaft privilégie les concepts thématiques et voit en "Tesla" un moyen universel de clamer haut et fort leurs idées sur le monde et les êtres qui le peuplent. Ici la musique sonne alors généralement moins électro, j'entends par là que les rythmiques et les plans gardent en mémoire un modèle rock et que les instruments ont su garder un son assez naturel. Herrschaft est donc un ovni français qui méritera de se faire accepter par qui voudrait bien s'y intéresser... et j'espère que ceux-ci seront nombreux !!

 

- Interview du groupe -

-Pour commencer une présentation rapide du groupe et de son parcours s'impose...

Zoé : HERRSCHAFT est né fin 2004 à la suite d'une méprise au sortir d'une soirée qui dégénérait. On s'est donc retrouvé ensemble, MaX (batterie & electro), MaT (guitariste) et M[z]X (chant) et on s'est vite rendu compte qu'au dela du fait que chacun cultivait un mauvais esprit cynique et malsain a l'encontre des autres, nous avions tout de même un point en commun musical. Cela suffisait et remplissait l'unique critère qui permet de monter un groupe.
La suite fût assez lente…
Lente, mais, surement, nos premiers titres ont vu le jour et nous avons enregistré « Architects of the Humanicide », un EP 5 titres que nous avons produit dans nos propres studios "The Lab".
Les critiques, aussi positives que nos rélations étaient négatives avec la presse, nous ont confortés dans nos objectifs de coàntinuer de travailler un peu ensemble.

Après quelques dates, toujours grâce à notre EP, le label italien CODE666 (Aborym, Thee Maldoror Kollective…) nous a proposé un deal afin de sortir un premier véritable album « Tesla ».

-Vous officiez dans un genre musical très singulier dont on ne peut pas encore dire qu'il connaisse son apogée en France. Comment avez-vous découvert cet univers musical si particulier et qu'est-ce qui vous a poussé à vous y investir au final ??

M[z]X : L'electro-metal a connu son « apogée » avec notre chanson du même nom !
Non, nous ne sommes pas les pères d'un genre, tout juste des rejetons batardés de groupes comme Samael, The Kovenant, Rammstein, Gorgoroth (pour ne citer que quelques références Metal qui nous tiennent à cœur).

Zoé : Tu l'as dit toi-même, le genre n'est pas le plus répandu pour l'instant mais j'aime a croire qu'en quelques années il s'est tout de même étoffé de quelques jolis noms reconnus pour produire quelque chose de qualité.

M[z]X : Donc c'est tout de même assez plaisant de rajouter notre nom à un palmarès encore en développement et puis le style n'étant pas trop saturé de groupe, les gens sont encore a peu près attentif à ce qui se fait la dedans.
De toute façcon, nous ne nous posons pas de questions, trop bornés nous sommes, nous mélangeons ce que nous aimons et par chance ça fonctionne plutôt pas mal

- Toujours en restant dans le thème de l'électro métal et pour les novices du genre, quels sont pour vous les groupes qui méritent que l'on s'y intéresse de plus près ??

M[z]X : Je citerai CNK et je conseillerais vivement leur premier album de 2002 « Ultra Violence Uber Alles » qui est d'une spontanéité et d'une violence assez excitante, la suite étant musicalement et conceptuellement différente.
Un incontournable pour moi : « Animatronic » de The Kovenant.

Zoé : Il y a aussi nos collègues italiens de Technophobia et de Edenyzed dont nous sommes très proches.

M[z]X : Maintenant nous avons tous des références mais les mixs entre guitares et Electro peuvent donner des résultats tellement variés qu'il en devient difficile de les associer.

-Tesla votre dernier album a su se démarquer du lot notamment par ses concepts thématiques, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ??

M[z]X : En fait le concept de « Tesla » approfondi celui que nous avions partiellement abordé sur « Architecs… » et que nous développions via notre image et nos visuels.

Le thème est donc le même : il s'agit, avec HERRSCHAFT, de décrire un monde futuriste qui a vu l'évolution de notre espèce atteindre son point culminant, son apogée. L'Homme en etait l'ultime être dominant et la société s'est autoproclamée société « parfaite » mais ce qu'elle a oublié c'est que sans électricité -la véritable sève qui permet aux technologies de pointe d'exister et de faire vivre plusieurs milliards d'humains- cette société s'effondre.

Le concept derrière HERRSCHAFT décrit à la fois cet « idéal » d'une société futuriste prétendument parfaite et son effondrement très certainement dû à l'arrogance et à l'aveuglément de cette société dont la puissance l'a simplement dépassé.


-La pochette de ce dernier opus, tout comme le site ou le myspace, semble être très soignée et recherchée. Quelle place accordez-vous donc au visuel au sein du groupe ??

M[z]X : Les visuels sont très importants car dès qu'il y a concept il est selon moi difficile de ne pas créer des images qui complètent la musique. Une fois de plus, en détaillant le artwork de notre album, tu as là un exemple simple et efficace de la mise en image de notre concept. C'est un point de vue plus personnel mais j'ai toujours été plus attiré par les artistes qui soignent leur image, à condition bien sur que la musique suive quand même.
J'aime que les choses soient faites à fond.
je pense par exemple a Dimmu Borgir ; leur musique a quelque chose de monumental, de monstrueux pour le genre et depuis leurs 3 derniers albums et cette énorme évolution musicale, leurs artworks sont toujours à l'image de leur prod, époustouflants ! Et en prime ils savent jouer avec le kitch !

-Concernant le live, est-ce une priorité pour vous ou un simple moyen de promouvoir votre musique ??

M[z]X : Le live a un côté excitant et j'aime beaucoup cet espace de liberté qu'est la scène, mais pour espérer faire des dates aujourd'hui nous ne pouvons nous retourner que sur nous-mêmes.

Zoé : Pour présenter un show de qualité tant au niveau sonore que visuel, il faut savoir mettre en jeu des moyens qui nous obligent aussi a insister sur la qualité plus que sur la quantité de shows dans l'année.
Certains groupes peuvent partir plusieurs semaines sur les routes, nous passons de notre côté plusieurs mois en studio...

-A ce sujet quelques dates à venir pour nos lecteurs ??

M[z]X : Nous seront à l'affiche du Raimesfest, un festival qui se déroulera sur 2 jours à Valenciennes vers la mi-septembre. On espère jouer à droite à gauche d'ici là mais l'on ne peut rien promettre à personne.

-Quelle est votre vision de la scène metal Française actuelle et à quoi aspirez-vous pour son avenir ??

M[z]X : A dire vrai je ne suis peut-être pas le plus qualifié pour te répondre.
Je suis de très loin l'actu de notre scène ces temps-ci

Je déplore la disparition d'un groupe comme Anorexia Nervosa ou les galères de line-up de Scarve justement, des groupes qui, selon moi, avaient et ont encore sûrement d'ailleurs, un niveau international. Autrement j'ai du mal à avoir une vue d'ensemble de la scène.
Et puis les groupes sont tous tellement différents. J'aimerais avoir des nouvelles de Loudblast ou de groupes moins connus mais dont le premier album m'a scotché comme Scars Of Chaos ou Draupnir… Je pense que le prochain No Return devrait réveiller mes ardeurs de fan de Death Metal et je suis admiratif devant The Old Dead Tree qui touche à la perfection aussi bien sur album qu'en live ! A part ça pas grand-chose à rajouter…

-Quelques projets pour la suite d'Herrschaft peuvent-ils nous être dévoilés ??

Zoé : Moi de mon côté, je dors beaucoup pour récupérer des mois d'enfermement devant mes instruments a enregistrer, effacer et réenregistrer "Tesla".

M[z]X : Autrement nous aurons bientôt quelques « goodies » à proposer aux fans avec notamment un titre inédit qui figurera sur une compilation. Nos habitudes demeurent inchangées : nous restons tapis dans l'ombre et n'attaquons que par surprise.

Zoé : On ne veux pas se lancer trop vite dans un nouvel album, sans considérer à quel concept et à quel « monde » il va appartenir. Nous avons donc du travail. De plus MaX et moi avons plein d'idées pour des projets musicaux parallèles que nous aimerions avancer… Ca promet une année 2009 bien remplie !

-Le mot de la fin vous est donné...
M[z]X : Bienvenue en esclavage… et cela ne fait que commencer…

Monday, May 26, 2008 

- TOMAWOK festival Part.04 - Nice - 17/05/08 -




- BLACK BOMB A - NIGHTMARE - DESTINITY - ARTEFACT - BLAZING WAR MACHINE - SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE -




Ce fut par un pluvieux samedi après-midi que nous nous rendîmes à Nice et à son acceuillant Théâtre de Verdure, malheureusement à ciel ouvert, afin de déguster un subtil cocktail éclectique de groupe français réservant bien des suprises à son auditoire restreint mais non pour autant impassible. Près d'une heure de retard de l'organisation nous laissa le temps d'érer par de là les parcs alentours et ainsi aperçevoir les rangs bien formés de petits bouts tout de noir vétus donnant l'illusion d'une classe apprentie métalleuse en sortie scolaire au Tomawok...mystère qui sera bien vite élucider par la suite.




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Nous voilà donc fin prêts à découvrir et redécouvrir les groupes proposés à l'affiche de cette quatrième édition, à commencer par Spheric Universe Experience... Dès lors attroupés au premier rang nous attendons cette formation locale oficiant dans la veine progressive mais dont le son est en réalité encore inconnu à nos oreilles. Voilà que seulement une minute du show est elle passée que le premier pogo éclate non loin de là aspirant à une suite chaotique au sein d'une fosse surexcitée. Malheureusement le destin en décida autrement et l'ambiance se radoucit bien vite par la suite. C'est alors que l'on prend le temps d'observer le spectacle et de remarquer que ces musiciens ne se la jouent pas au gros métalleux purs et durs et choisissent un look passe-partout et une attitude décontractée autant que comique. La fin approche et le voile se lève alors sur le mystère des enfants aux peintures de guerre apperçus il y a peu. Ces derniers parviennent sur scène aux côtés des musiciens déjà présents pour partager en réalité une de leur composition en tant que choristes. Ces jeunes agés de 12 à 15 ans sont en réalité le fruit d'un beau projet pédagogique entre S.U.E et la chorale du collège Ségurane qui sera acceuillie et aplaudie comme il se doit par une foule de métalleux plus qu'enthousiaste.



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S'en suit rapidement les Marseillais de Blazing War Machine porté par le fameux batteur de Dagoba, Franky Costanza. Bien loin de la musique de leur prédécesseur, ce fut néanmoins une autre bonne suprise que de découvrir leur black métal éfficace possédent une pointe d'originalité qui sait faire la différence. Cela reste tout de même du métal extrême et le public l'a bien compris et le prouve en agissant comme tel... Les pogos fusent alors, les têtes s'agitent sur des rythmes effreinés ne saisissant que les quelques secondes d'applaudissement pour se reposer. B.W.M semble être une de ces formations qui accorde beaucoup d'importance au visuel notamment par les tenues des musiciens, ou devrais-je dire des personnages. En effet tous se démarquent en affichant un accoutrement excentrique déterminant un certain climat de folie à leur musique haineuse. Typhus dont le rôle au sein du groupe n'est autre que celui de chanteur, adopte des positions et gestuelles vulgaires très limites et éxagérées pour quelques specimens du pit... Les autres pencheront pour une attitude propre au genre qu'est le black métal. Quand à Franky dont le jeu ne peut être en rien critiqué, semble être moins à son avantage dans B.W.M qu'au sein de Dagoba, ce qui n'enlève rien à son talent rassurez-vous !



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Alors que malheureusement la pluie se remet à tomber sur une fosse qui demeure agressive à souhait, la troupe de chevelus que sont Artefact fait son entrée sur la scène du Tomawok festival. Ce groupe de black métal fantastique que j'ai eut l'occasion d'écouter maintes et maintes fois, vient ce soir-là défendre son dernier opus en titre "Ruins". Ceux qui les découvrent aprécieront la brutalité du black métal alliée à ces mélodies d'influences médiévales qui demeurent en tête par la suite, alors que les habitués reconnaitront la désormais maîtrise de la scène des acolytes qui savent occuper l'espace à bon escient. Au final tous constituent une irascible foule très réceptive et chaleureuse dont Artefact qui est chez lui aujourd'hui, ne reste pas insensible et ne cesse de la remercier. L'atmosphère enragée naissante de Blazing War Machine persiste ici et voit aboutir à quelques slams en plus, avant que ne soit lancé par Runenlyd le mythique braveheart détruisant sans réserve tout métalleux s'y étant engagé. Concernant la retranscription de "Ruins" en live on ne peut qu'observer qu'il est très proche de l'album lui-même, ce qui n'était peut-être moins évident par la passé. On se laisse donc aller sur ces frénétiques et ténébreuses compositions au point de ne plus qu'agir sans réfléchir...




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On s'éloigne désormais de nos chères formations locales avec les Lyonnais de Destinity, remplaçant officiel d'Hacride pour notre plus grand plaisir. Les musiciens sont désormais lancés pour leur set-list furieusement deatheuse aux influences thrash métal dévastatrices extraites en partie du tout dernier "The Inside". Dire que je me plaignais d'une programmation trop peu extrême avant de mettre les pieds sur le site... Fort heuresement mon apétit de brutalité sera finalement rassasié ! Voilà un nouveau braveheart lancé comme un défit à une fosse encore pleine de fougue et qui le prouvera dans ses élans d' acharnement à se vider de toute rage intérieure. On reconnaitra ansi parmis les titres joués un "Enemy process" de la nouvelle bombe "The Inside" ou un "Evolution Devilution" de la précédente "Synthetic Existence" tout aussi féroce. J'ai parlé en introduction de surprises, en voilà une autre... une reprise des mythiques Suédois d'Amon Amarth avec leur tube "An Ancient Sign Of Coming Storm" qui fit l'effet d'une douleureuse tempête dans l'assemblée, achevant toute personne encore impassible au spectacle.




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Le temps d'une balance pour un peu de repos avant que ne soient lachés les premiers riffs heavy/ power d'un Nighmare très enthousiaste ce soir-là. Ces musiciens nous viennent de loin mais c'est avec le sourire tout du long qu'ils défendront leur set tiré en partie de "Genetic Disorder". Alors que la nuit est tombée sur le théâtre, la pluie a céssé et un cadre idéal s'offre alors à nous pour apprécier ces Grenoblois, dont la pochette du dernier opus orne la scène et les superbes jeux de lumières les mettent en valeur. Une ambiance plus posée s'installe alors parmis la horde de barbares, non pour autant fatigués, refletant la musique de Nightmare. Toujours quelques pogos par de ci de là, et quelques headbangueurs réscapés mais avant tout davantage de chansons reprises en coeur par une fosse séduite. Une belle démonstration de leur talent qui s'achèvera sur une suprise de plus... le cultissime "Fear Of The Dark" d'Iron Maiden pendant lequel seront invités tout les chanteurs de la soirée ainsi que Renaud Espeche de Kragens (à ce propos quelques vidéos disponibles sur Kragens.com du festival) ainsi que Ranko, batteur d'Artefact, Spheric Universe Experience et Otargos. Une douce folie qu'est ce titre alors clamé haut et fort par tout métalleux présent et même par les non-innitiés au heavy. Une touche finale tout simplement inoubliable...




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Ainsi s'achevera ce live report sans Black Bomb A dont je n'ai malheureusement qu'entrevu la fin... Voilà donc un festival où je me suis rendue sans grande motivation pensant assister une fois de plus à un simple concert de groupes locaux mais où finalement j'avoue mettre pris des claques dans la gueule par biens des groupes. Une nouvelle édition du Tomawok emplit d'émotions, de loin la meilleure et qui rattrape largement la dernière entendue (Part.02), qui me laisse impréssionnée et impatiente de la prochaine à laquelle je vous conseille de venir nombreux !!



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- Plus de photos sur le slide de ma page... !!! -

Thursday, May 01, 2008 




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note: 17

Qu'il est loin le temps où je découvrais les jeunes Svart Crowniens au fin fond de l'arrière pays Varrois lors du Dark Kekette festival de Seillans... Depuis on peut dire que ces petits gars ont fait du chemin, non sans quelques changements de lin-up, pour enfin sortir ce qui constitue avec tant de fierté leur premier opus: "Ages Of Decay". Fini le temps de "Bloody Crown", première et unique démo du groupe, et de l'à peu près des compositions... Svart Crown joue désormais dans la cour des grands en nous délivrant un death métal des plus efficaces. Au son de riffs d'une extrême puissance comme les redoutables "Deadly March" ou "Apocalyptic Triumph", vous vous surprendrez à monter le son et à en réclamer encore d'avantage. "Ages Of Decay" c'est également des élèments nouveaux ou retravaillés au sein de la formation: des solos de guitares enragés, les éternels thèmes de la mort, de la souffrance, du pouvoir et du sexe ("Orgy and Sodomy") abordés, une pochette recherchée tout droit sortie de l'enfer... Quand à l'évolution du groupe depuis leurs débuts c'est sans surprise que l'on constate que le résultat final est beaucoup plus travaillé et qu'ils ont prit de l'assurance autant que de la technique. Cependant le tempo s'est accéléré, la violence s'est accentuée mais Svart Crown semble avoir un peu perdu de son originalité. Sûrement le prix à payer pour jouer dans la cour des grands... "Ages Of Decay" risque donc d'en suprendre plus d'un par son niveau et son éfficacité, ainsi que l'on espère, portera le groupe au devant de la scène métal française.

 

- Interview de Svart Crown par Ludo Bestial (basse) -

Avant toute chose pouvez-nous nous présenter le groupe et son parcours jusqu'à aujourd'hui ?? Salut ! avec plaisir, le groupe a été fondé sous l'impulsion de JB en 2004. Au départ c'était plus ue groupe avec les potes du lycée. Mais rapidement l'appétit de conquête de JB a dépassé le stade des amicales du dimanche… Ils ont à l'époque enregistrée la première démo « Bloody Crown » qui a avait surtout comme objectif de présenter le potentiel du groupe. Ensuite sont survenus des changements de line-up, qui ont renforcé cette impulsion et crédibilisé le combo. Svart Crown s'est inscrit avec une volonté féroce d'avancer. Ayant déjà arpenté de nombreuses scènes underground en France, nous avons aujourd'hui un premier album « Ages of Decay » à présenter et à défendre.

- Avant la sortie de ce premier opus Svart Crown a subit plusieurs changements de line-up, pouvez-vous nous en expliquer les raisons et ce que cela à apporté à la musique du groupe ?? Ces changements sont survenus à une époque charnière du groupe. Les renforts de Jean-Marc, Kenny et moi même, ont donné plus de maturité, d'expérience et de sérieux au groupe. JB a laissé sa casquette de « gentil dictateur » pour celle de « moteur ». Les choses se sont naturellement équilibrées, chaque avis compte aujourd'hui, nous fonctionnons comme un vrai groupe, avec l'esprit d'équipe, ce qui est devenu primordial pour nous. Et ceci se ressent dans la musique car chacun a apporté ses idées, son feeling.

- Vous pratiquez une musique définitivement death métal, malgrè tout avaient-vous des influences communes ou même individuelles extra au genre ?? Nous devrions compter les points ! Pour l'instant on nous qualifie plus souvent de « black metal » ou « death black » que « death »mais j'apprécie ! En réalité nous sommes incapables de te dire que nous faisons plus tel ou tel style. Ce n'est pas très important je crois, on ne cherche pas a faire quelque chose pour que ce soit plus « death » ou « black » on essaie juste de faire une musique qui nous vient des tripes et qui nous fait vibrer. Mais oui bien sûr nous avons tous des influences qui diffèrent quelques peu, mais cela ce complète bien au final. Nous pouvons passer d'Immolation à Belphegor, d'Iron Maiden à Motörhead, de Diabolic à Carlos et de Deicide au bar du coin !

- Pour rester dans le death métal, comment en êtes-vous venus à pratiquer cette musique plutôt qu'une autre ?? Quelles sont vos réelles motivations pour ce genre musical ?? Cela s'est fait naturellement. Sans y réfléchir, les riffs qu'apporte JB sonnent tel quel, et les arrangements que nous y mettons derrière suivent cette logique. On se retrouve à faire du Svart Crown, parce que c'est ce qui nous sort des tripes ! Nous aimons les atmosphères malsaines, dérangeantes, choquantes, l'agressivité, le côté lourd et puissant de cette musique. Sûrement parce que c'est la partie de nous que l'on préfère…

- Venons-en à Ages Of Decay... Il s'agit de votre premier opus, avez-vous donc rencontré des difficultés particulières lors de son enregistrement ?? Oui bien sûr, nous manquions de temps, nous nous sommes bien ruinés pour avoir les meilleures conditions possibles. Cela a été difficile d'avoir le temps de tout faire. Sur cet album où il y a quelques parties techniques qui demandent une réelle précision, et pour lesquelles nous étions à notre maximum. Toujours sur le fil. Mais nous nous étions beaucoup préparés, nous avons donc étés très exigeants avec nous même, ne laissant pas passer la moindre imperfection en essayant de garder le cotés « bestial » des compos. Pas facile, mais nous sommes content du résultat.

- Le résultat final correspond-t-il à vos attentes ?? Y'a t-il quelque chose que vous regrettez et dont vous ne ferez pas l'erreur dans le futur ?? Dans l'ensemble nous en sommes satisfait oui. Pour un premier album on a mis le paquet, nous avons réussi a obtenir une signature sur le label « Rupture Music » et cella nous regonfle de motivation et nous est très bénéfique. Je n'oublierai pas aussi d'apporter mon pack de bière pour le studio car on en a manqué !

- Quels sont les thèmes abordés par Svart Crown à travers ses textes ?? Y'a-t-il un message particulier que vous cherchez à faire passer à vos auditeurs ?? Il n'y as pas de « message » particulier dans Svart Crown. Nous allons laisser ce loisir aux hippies et autres résidus glaireux d'intellos, et nous concentrer sur ce que chacun ait envie d'y trouver. Et espérer que ce soit la même chose que nous, à savoir de la rage et de la décadence.
- Le succès pour Ages Of Decay semble être au rendez-vous... est-ce une réelle surprise pour vous ?? Je ne sais pas vraiment si le « succès » est au rendez vous. On a essayé de faire de notre mieux pour faire le meilleur album possible, on espéré avoir de bon retours, apparemment c'est le cas. On ne pouvait pas espéré mieux !

- Si l'on vous donnez la chance de pouvoir jouer avec n'importe quel groupe ("mort" ou "vivant") qui choisiriez-vous et pourquoi ?? Sans hésiter je dirais Slayer ou Maiden. Ces groupes nous ont donné envie jouer de jouer de la zic, partager la scène avec eux serait tout bonnement un honneur et un rêve d'ados qui ce réaliserait ! Et puis boire une petite mousse à la fin d'un concert avec Tom Araya ou Steve Harris ne serait pas de refus.

- Quels sont vos projets et objectifs pour la suite des événements?? Dépasser un jour Lemmy pour le nombre de conquêtes féminines. Pour ce qui est du groupe, nous continuons a travailler pour promouvoir l'album, essayer de le défendre à notre maximum, travailler la précision sur scène. Réussir à jouer prochainement sur de gros festivals, faire des concerts aux côtés de gros groupes, et nous avons commencé des prémices de compos pour notre deuxième déjection musicale. Nous allons donc tout faire pour qu'il enterre « Ages of Decay »…

- Un pti' mot pour conclure ?? Oui, je te remercie pour cette interview, j'espère que ceux qui auront pu lire ces quelques lignes auront envie de découvrir ce que nous faisons, et nous vous donnons tous rendez-vous sur nos prochains concerts car nous avons férocement envie de vous bourrer le mou !

Thursday, April 03, 2008 

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note: 15


Kragens, un nom qui ne dit peut être rien à vos oreilles mais qui sonne familièrement aux nôtres, métalleux Sudistes... En effet le nom de ce combo Niçois est sur toutes les lèvres depuis la sortie de leur troisième et dernier album en date: "Infight". Personellement j’ai découvert ces petits gars lors de leur prestation au Tomawok Fest Part.1, alors qu’ils s’acharnaient à foutre une claque bien méritée à un public avide de thrash metal aux allures heavy tel qu’ils savent si bien le faire... Trois albums à ce jour qui ne présentent guère d’évolution spectaculaire entre chaque mais qui dissimulent tout de même un secret leur permettant de captiver un public grandissant. Attention "Infight" affiche cependant plus de maîtrise, de technique de la part des musiciens et s’est enrichit en influences, le tout sous la tutelle de Mr Tue Madsen (The Haunted, Halford...) au mixage. Voici le résultat de cette belle rencontre: piano et violon commençent par se liguer pour nous délivrer une intro de toute splendeur avant qu’ils ne soient chassés par des instruments résolument plus énervés. Ainsi débute "Deaf And Blind" chanson dans la lignée du reste de l’album possédant une forte domminance thrash agrémentée de passages tantôt heavy tantôt power et qui constituent l’un des titres les plus térassants. En opposition "The Falling Man" repose sur un tempo plus lent, et une atmosphère plus posé. Au final le tout s’imbrique à merveille et laisse place à Renaud Espeche pour s’exprimer d’un petit air malfaisant, accompagné de Denis Malek comme second chanteur. Des solos de guitares éfficaces et bien pensés viennent apporter les dernières touches à cet opus bien construit. Seul point négatif, il s’agit encore d’un de ces groupes ne prêtant pas beaucoup d’importance à l’esthétisme et qui se reflète par le biais de la pochette très peu réussie et recherchée. Mettons nous d’accord, il ne s’agit que d’un détail minime qui se trouve être plus que rattrapé par la qualité de la musique offerte par Kragens. J’ai donc tout simplement envie de conclure sur un "nous pouvons être fièrs de nos groupes locaux !!" .

INTERVIEW DE KRAGENS - RENAUD ESPECHE

- Pour commencer, peux-tu nous présenter le parcours du groupe jusqu’à aujourd’hui en quelques mots ?? Quelques moments clés : formation du groupe en 2000, première démo en 2001, très bien chroniquée. Premier album en 2004, « Dying In A Desert ». On a signé chez Thundering Records. Les réactions des médias sont très positives, surtout en Allemagne, et l’album est sold out. 1 an après on signe pour l’export chez Locomotive Records (Grave Digger, Prong…) pour notre deuxième album « Seeds Of Pain », mixé par Tue Madsen (Halford, Hatesphere…). La on a passé un cap important, car la qualité de l’album a vraiment fait l’unanimité partout. Ca nous a permit de faire des apparitions sur des festivals (Killerfest en France, Agglutination en Italie, Bandsbattle en Allemagne…). Fin 2005 notre deuxième guitariste Ludwig part, remplacé par Gil Giachino (Medusa, Xtrunk). En octobre 2007 nous sortons notre troisième bombe, « Infight », toujours mixé par Tue Madsen, avec en bonus un DVD live. En France les 500 premiers exemplaires partent en 3 semaines, et le label represse. Les réactions des médias et du public sont très bonnes aussi ! Voilà très rapidement comme tu le demandes !

- Votre dernier album "Infight" vient de sortir depuis quelques mois, quels sont les retours de la part de la presse ?? de vos fans ??  En France on est très heureux d’être accueilli aussi chaleureusement par les webzines. Metallian nous a aussi soutenu très activement. Par contre Rock Hard malgré la qualité de l’album a baclé la couverture d’Infight, alors qu’ils soutiennent dans le même temps des combos obscurs…mais bref tant pis pour eux, Metal Hammer Allemagne, le plus gros média metal européen nous a ouvert ses colonnes pour une interview, et Legacy Allemagne aussi ; bref que du bon, et pour les fans, vu le rythme des ventes en ces temps de crise du marché du disque, on peut dire qu’ils ont l’air heureux de notre évolution. Certains nous écrivent de tous les coins du monde, c’est magique !

- Cela fait depuis le début que vous êtes chez Thundering Records. Etes-vous donc entièrement satisfaits de cette collaboration ?? Oh oui, il n’est pas évident d’obtenir un tel degré de communication entre un artiste et son label ! Côté Locomotive, on les a senti un peu à la traine dernièrement. Pendant qu’on obtenait des interviews en particulier en Allemagne ils ne mettaient pas de pubs ! difficile à comprendre. Mais rares sont les groupes, chacun à leur niveau, réellement comblés. Jeff Waters me disait dernièrement énormément de mal d’AFM son précédent label, alors qu’à l’export je suis sur que pour Kragens on serait mieux traité avec AFM qu’avec Locomotive, tout est relatif !


- Quels aspects de Seeds Of Pain, votre précédent album, souhaitiez-vous faire évoluer ?? avez-vous atteint ces objectifs ?? Nous voulions essentiellement plus de cohérence dans le style, et des tempos plus rapides. Ca, on l’a réussi. Le fait que Gil arrive dans Kragens a aidé au recentrage musical. Le plus par rapport à Seeds c’est les claviers plus sinistres, plus tendus. Pierre Laurent Telle notre claviériste a vraiment eu une oreille incroyable, et a su trouver les harmonies et les sonorités nécessaires.


- L’enregistrement d’"Infight" a-t-il rencontré des problèmes particuliers ?? Non tout à baigné. Cette fois tout a été enregistré à Nice, sauf les voix qui ont été faites au NSR studios. Gil a pris en main les guitares, basses et claviers. Ca nous a permit plus de sérénité, et on s’est amélioré techniquement. Les batteries ont été enregistrées par Julien Frémois à l’Arène.


- En général comment fonctionnez vous pour les compositions ?? chacun a-t-il un rôle bien défini ?? Disons qu’on a nos habitudes ! les guitaristes amènent leurs idées que l’on retravaille tous ensemble. Ensuite je met les voix et on pose les claviers.


- On peut dire que votre musique est difficile à classer dans une catégorie bien spécifique. Personnellement dans quel style vous situez-vous le plus ?? Est-ce une volonté du groupe de vouloir se démarquer ou juste le fruit du hasard ?? C’est notre son, tout simplement, et que l’on a pas recherché. C’est l’alchimie entre les différents membres du groupe qui crée ca. Si tu calcules trop, tu te plantes ! Beaucoup de journalistes avec Infight nous on dit qu’on était « uniques ». C’est flatteur ! Je dirai pour ma part qu’on fait du Heavy Trash.


- Niveau live, une tournée est-elle en cours ou programmée ?? et quelles sont les prochaines dates pour nos lecteurs ?? En novembre dernier on a tourné en France et en Belgique avec Nightmare, Freedom Call et Hydrogyn. Et à Nice le 15 mars dernier, on a rassemblé 350 personnes à la salle 700 du Nikaia avec les groupes Cliché Boys, Sideblast, Svart Crown et Indykush. Pas de quoi faire la gueule ! C’était une belle soirée. Sinon on partirait peut être en octobre 2008 avec nos amis américains de Benedictum et Hydrogyn pour une tournée européenne. Touchons du bois !

Quel a été jusqu’à présent votre meilleur souvenir sur les routes ?? et le pire ?? Le meilleur c’était l’accueil des fans à Toulouse, le pire on en a pas pour l’instant! A part « à la recherche du Formule 1 perdu » ?


- Cherchez-vous à faire passer un message particulier à travers votre musique et vos textes essentiellement ?? Oui, on prêche pour plus de justice, moins de crimes, plus d’investissement des gens dans la politique ou dans la vie tout court.


- Vous qui êtes issus de la région PACA, que pensez-vous des formations locales actuelles ?? On peut dire que d’Agressor à Dagoba, en passant par Sikh ou XTrunk la qualité n’est plus a démontrer. La scène est vivace et s’exporte bien, il manque juste un peu d’aide des politiques dans le 06 et ce serait parfait ! 

Thursday, April 03, 2008 

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Note: 12

De nos jours la tendance est à l’extrême, en France comme ailleurs peu de groupes osent s’aventurer dans l’univers risqué du gothique métal. Mais Lands Of Past, jeune groupe d’Aubagne a décidé de se lancer dans cette voie et offrir à qui voudrait bien leur préter une oreille, un goth métal ambiant fleurtant à l’occasion avec le doom métal. Les amateurs du genre seront d’accord pour dire qu’il s’agit d’une musique qui doit permettre d’aller au bout de ses émotions, de s’échapper de la réalité pour être considérée véritablement comme telle. La question va être ici de savoir comment se débrouille Lands Of Past avec leur tout premier opus "Call Of The Depths". Dès le premier titre "Il Seme Maladetto" on se laisse surprendre par des musiciens qui en veulent et délivrent une musique bien rythmée sur des mélodies d’une grandeur remarquable. Malheuresement la première deception survient lorsque Asphodel, la chanteuse lyrique au jolie timbre, s’élance d’une voix à la limite d’être soprano. Une Simone Simons ou une Tarja Turunen peuvent se le prermettre tout simplement car le niveau de production des instruments derrière est énorme. Mais pour Lands Of Past on aspire à de simples voix claires qui suffirait à apporter la puissance nécéssaire aux compositions. Les déceptions suivantes résident dans quelques titres comme "Fallen Pledge" qui débute à merveille jusqu’à ce que la voix masculine entre en scène aux côtés d’Asphodel et donne ainsi un côté théâtral tout juste passable. De la même façon "Slave’s Hope" affiche une touche pop trop prononcée à mon goût et l’ultime titre "Sacrifice" est un concentré d’élèments pompeux à souhait dont on se lasse vite (faux sanglots, synthé imitation horgue etc.). Fort heuresement "Old Times" est là pour relever le niveau en évitant d’en faire des tonnes. Ici la simplicté est de prime, les choeurs et les murmures s’adaptent à merveille et des frissons d’émotions naissent en nous. "Call Of The Depths" est donc un album partagé entre d’excellents élèments correspondant à ce que l’on est en droit d’attendre du gothique métal. Mais malheuresement comme beaucoup d’autres de leur confrères, des éléments pompeux viennent gacher le potentiel du groupe par une mauvaise exploitation de leur idées. Espérons que pour l’avenir Lands Of Past choisira la première direction car le talent et l’originalité est bien présente au sein de la formation.

Saturday, March 15, 2008 


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Note:17


Voilà déjà deux mois que "Ruins" est sorti et c’est seulement maintenant qu’il est chroniqué me diriez vous?? Je me justifirais donc par le fait que ce tout dernier Artefact nécéssite de nombreuses écoutes pour en saisir les moindres subtilités et qu’il mérite par conséquent que l’on s’y attarde davantage... Pour les petits retardataires qui ne connaitraient pas le groupe, une révision s’impose ! Artefact est un de ces groupes montants de la scène française, originaire de Nice et oficiant dans ce que l’on pourrait qualifier de "black metal fantastique" selon le groupe lui-même. Mais le style pratiqué par ces musiciens de talent ne peux se contenter d’être défini de la sorte tant il est unique et abouti. Et pour cet opus les acolytes ont encore une fois affiché leur volonté de se distinguer des autres en l’enregistrant et le mixant eux-mêmes, afin de lui apporter un son des plus naturels. C’est donc ainsi que le voile se lève sur "Their Cave" révélant une intro toute en douceur et en beauté qui demeure dans l’esprit médiéval du groupe. "Gargoyles Unleashing" fait ensuite surface et déverse sur son auditoir la rage de musiciens qui maîtrisent à la perfection leur instrument et ont ainsi la facculté de leur faire dire tout ce qu’ils désirent. Les neuf compositions suivantes sont dans la continuité de ce titre tout en sachant se distinguer les uns des autres en apportant des éléments nouveaux et des ambiances variées. L’ambiance justement parlons-en... Elle se trouve être plus sombre, plus noire que précédemment, plus directe et plus brutale aussi, les longs passages mélodiques étant un peu plus délaissés ici ce qui n’est pas pour déplaire ! Une interlude de chants Grégoriens ("Catharian Ruins") vient s’immiscer donnant un côté intemporel à la musique d’Artefact, renforcés par ces passages mélodiques si envoûtants et propres au groupe. Le virage musical emprunté ici est des mieux trouvé: "Magic Spellcraft" affichait déjà ce même niveau d’excellence mais "Ruins" semble avoir trouvé l’équlibre parfait et satisfaire les fans autant que les critiques. Le dernier titre "Gargoyles Rest" enfonce le clou et clôture cette oeuvre musicale sur une outro sublimissime toute en piano qui nous transporte définitivement dans un autre siècle... Si ça ne n’est pas une preuve que ces musiciens sont véritablement doués et complets ! Au final on se dit qu’avec "Ruins" la barre a été placé très haute et on peut de se demander comment Artefact parviendra à faire mieux dans l’avenir ??

INTERVIEW = Ranko [batteur]

- "Ruins" est sorti il y a près de deux mois de cela, quels sont les premiers retours de vos fans et de la presse ??
 
Ils sont excellents, on pouvait sincèrement pas rêver mieux. Partout les gens qui nous conaissent depuis le début sont presque tous d’accord pour dire que c’est le meilleur depuis le début, même si évidemment y’aura toujours quelqu’un pour préférer tel ou tel album. La presse a été unanime, et les magazines principaux nous ont pondu de belles chroniques. RUINS a vraiment été bien accueilli, et compte tenu de la masse de travail nécessaire pour le composer et l’enregistrer, je peux te dire que sentir que les amateurs sont satisfaits, c’est un plaisir et un soulagement. 
 
- Ce nouvel album a été enregistré dans des conditions particulières, peux-tu nous en parler ??
 
Avec des musiciens qui jouent dessus ? Héhé, sérieusement, on a voulu jouer toutes nos parties sans rien retoucher, et surtout on voulait réitérer une expérience, celle de la préprod, où on avait enregistré la guitare et la batterie en même temps. En studio on a rajouté la basse et on était tous les trois dans la même pièce, on a ensuite fait les guitares additionnelles, le chant, le clavier, les arrangements, mais l’ossature a été enregistrée live.
 
- Cette façon de procéder pour "Ruins" vous a-t-elle convaincu au point de retenter l’expérience pour le prochain Artefact ?? Et avez-vous rencontré des problèmes majeurs durant l’éllaboration de cet opus ?? 
 
Des problèmes , cette fois, non ! En fait on était tellement préparés qu’on a mis toutes les chances de notre côté pour s’éviter les galères. On a flippé, au début, mais plus le processus avançait, plus on était à l’aise et je crois que ça se ressent à l’écoute de l’album. Il n’y a pas de "passage rajouté au hasard", ou de "truc qui passe à peu près", on a vraiment fait exactement ce qu’on a voulu en contrôlant tout nous mêmes de A à Z. Je ne sais pas si on fera de même la prochaine fois, mais c’est pas impossible parce que ça s’est très bien passé. 
 
- Au sein du groupe qui se charge de l’éllaboration des paroles ?? et quels sont les thèmes principaux abordés ??
 
C’est Runenlyd, il les chante, autant qu’il les écrive. Avant je l’aidais, mais maintenant il préfère tout faire tout seul au niveau des textes. C’est moyen-âgeux, artistique, parfois un peu conceptuel, mais c’est toujours rattaché à une certaine forme de réalité. Disons qu’il essaye de donner un sens à la musique, un sens perceptible, qui rajoute à toutes les images auxquelles renvoient les mélodies.
 
- Ce nouvel album regorge de nouveaux éléments (chants "grégoriens", une outro toute en piano...) plutôt inhabituel dans le metal. Quelles sont donc vos influences et sources d’inspirations communes ??
 
Communes, aucunes!!! C’est vrai ce que je dis, en plus, on est six et on a assez peu de vrais groupes cultes en commun. Comme c’est Aldébaran qui compose l’immense majorité de la musique, c’est surtout chez les groupes de black metal des années 90 qu’il faut chercher, mais pas uniquement: la musique classique, la musique médiévale, de la pop, Queen, énormément de choses. Et je te parle même pas de ce qu’écoutent les autres, on va se faire des ennemis chez les true ! Mais ça va de la plus sombre des formations électro dark au plus débile groupe de grind. C’est pratique, ça permet de n’être hostile à aucune forme d’expérimentation, et du coup on mettra un paquet de temps avant de faire le tour de toute la sphère musicale qui nous intéresse. 
 
- Quelle importance accordez-vous à votre image ?? Et quels liens pensez-vous avoir avec vos fans ??
 
Ben nos fans sont des gens comme nous, amateurs de musique, qui jouent très souvent dans des groupes eux aussi, et qui comme nous font ce qu’ils peuvent pour vivre leur passion le plus intensément possible. On a toujours un dialogue très sain et constructif avec eux. C’est un milieu où tu ne peux pas te sentir meilleur que les autres, tout le monde galère et c’est dans le partage que se trouve la solution. C’est incroyable de savoir que des gens achètent nos cds et les aiment vraiment, viennent en concert, et sont ravis de voir qu’on est pas des brelles en live ! Et quand ils nous le disent, c’est un honneur et un plaisir de déconner avec eux. Certains deviennent des bons potes !
 
- Vous revenez de la tournée Ruins Ages Tour en compagnie de Svart Crown notamment. Quels souvenirs en gardez-vous ??
 
Une galère incroyable mais une expérience plus qu’inoubliable. Monter un groupe, faire un disque, c’est bien beau, mais prendre la route, ça c’est unique. Et là c’était pour de bon ! On a eu de très bonnes surprises, surtout à Paris. Et je ne pense pas me tromper en te disant qu’on s’est pas foutu de la gueule des gens et en jouant chaque soir comme si c’était ça ou la prison. On était prêts, le public était présent, Svart Crown était prêt ausi, et on s’est super bien entendus pendant ces 11 jours. On pouvait pas espérer mieux. Mais maintenant, si !
 
- Quelle est votre actualité sur les routes ?? D’autres concerts ou festivals en France et au delà sont-ils déjà programmés ??
 
On joue à l’Underground festival de millery le 26 avril, au Tomawok au Théâtre de Verdure à Nice le 17 mai avc Black Bomb A , Nightmare et Hacride, dans l’immédiat c’est tout mais certaines dates sont déjà prévues pour la rentrée. On a déjà des nouveaux riffs, on a pas encore fini les dates, je crois quon prendra pas de vacances de sitôt.

- Que pensez-vous de la scène black metal actuelle ?? Vous identifiez-vous à elle ou bien au contraire souhaitez-vous vous démarquer de ces formations ??

J’adore cette question, on nous la pose à chaque fois et chaque fois c’est un concours de démagogie. Mais comme c’est la première fois que c’est une fille qui la pose, je vais essayer d’être le plus "constructif" possible. Pour être honnête, y’a d’excellents groupes, excellentisimes, même, des tas. Mais y’en a 10 fois plus qui ont rien pour eux, et qui font quand même des concerts et je trouve ça assez inquiétant. J’ai déjà vu des groupes incapables de faire de la musique faire un concert. C’est même pas risible, c’est juste très long quand tu es dans la salle. Après les maisons de disque se plaignent que le marché est saturé. Ben arrête de signer n’importe quoi et tu te plaindras moins.Le problème c’est que je ne suis même pas sur que le public se rende toujours compte de la supercherie. Chez moi c’est peut-être dû à une certaine déformation professionnelle, mais j’ai déjà vu des gars tripper comme des malades sur des trucs inommables, en dessous de tout. C’est peut être moi qui ai pas compris. Souvent c’est sans prétention, c’est des groupes qui débutent, et on est tous passés par là. Mais parfois ça tourne depuis longtemps, ça joue pas d’un brin, sur scène c’est inexistant, et ça n’a OBLECTIVEMENT aucun intérêt.  Je t’avoue que dans ces moments là je suis plongé dans des doutes atroces !
Pour nous, ce qui compte, c’est de faire honneur à la musique et d’offrir quelque chose de qualité, sur disque et sur scène, on travaille comme des fous pour ça, et le chemin est encore long, certains sont des malades avec un niveau d’expression musicale complètement dingue. On essaiera d’aller le plus loin possible.
 
- A quels groupes, toutes catégories confondues, vous identifions le plus ?? Et de qui vous-même pensez-vous vous rapprochez le plus ??
 
On nous compare très souvent à Opeth et Emperor, à égalité. Et oui, ça fait plaisir. Je pense que dans l’approche "technique", de la chose, notre façon de travailler, d’envisager la musique, de travailler nos prestations scéniques, ce sont effectivement des modèles qui définissent les critères de qualité et une manière de faire qui a fait ses preuves. Quand je vois Opeth en concert, je passe un moment complètement fou, ces cinq là semblent capables de tout, et délivrent des prestations scéniques monstrueuses. Je sors chaque fois en me disant "le jour où on arrive à faire ça, on pourra se dire qu’on a bien bossé". Ce sera pas une raison pour arrêter, mais ça fera plaisir d’être en mesure de se dire ça. Pour l’instant, on travaille, mais on a le temps !
  
- Quels sont vos projets pour l’avenir d’Artefact ??

Aller plus loin dans la recherche, faire un prochain disque de qualité, améliorer nos compétences, et surtout, se faire plaisir, parce qu’avec l’âge (j’ai 25 ans, m’enterrez pas tout de suite, quand même!!!) c’est surtout le plaisir qui compte. Il en reste , du pain noir, plein, mais le pain noir de noir, celui là on l’a mangé, et on peut maintenant entrevoir la suite un peu plus sereinement. Le nom a circulé un peu, les gens savent à peu près ce qu’on vaut sur scène. L’exportation, ça me paraît un bon challenge.

Friday, February 22, 2008 


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Note: 13

The Old Dead Tree... voilà un groupe que l'on ne présente plus ! Depuis quelques années maintenant ces jeunes Parisiens ont su se créer une véritable identité et se faire un nom dans le paysage musical français. Hissés sur les scènes en premières parties des plus grands (Paradise Lost, Opeth, Epica etc.) TODT nous revient avec un nouvel opus "The Water Fields" produit par Andy Classen. Encore un groupe qui sait ce que veut dire manier la douceur et l'extrême avec dextérité mais qui demeure cependant difficle à classer dans telle ou telle catégorie. Et voilà précisément ce qui fait sa force au groupe, une singularité musicale suffisant à expliquer leur succés au sein de nos terres françaises s'éttendant même peu à peu à d'autres horizons plus lointains... Quand à l'objet lui-même de tous ces dires, il convient de le présenter comme un digne sucesseur de "The Perpetuel Motion" qui délivre toujours ce combat acharné entre des lignes de chants clairs et une voie gutturale d'un Manuel Munoz qui choisira au fil des morceaux de privilégier le chant clair. Cependant quelques légers changements se font sentir : les musiciens ont déployé leurs efforts afin de donner à cet album que plus d'émotions par le biais d'une atmosphére plus sombre et des riffs plus heavy. Mais le tout reste résolument très calme et ne s'énerve jamais trop méchamment voire se rapproche d'un doom metal, certes très mélodique je vous l'accorde, par moment. Ce choix rend les chansons accessibles à un public plus large dont le répertoire habituel se situe d'avantage dans la lignée de groupes rock. Ceux-ci retrouveront ainsi des influences frappantes comme celle de Muse au son de "Regarding Kate" ou des ryhtmiques de batterie qui semble bien souvent mettre de côté les blast beats, "The Water Fields". Un dernier détail qui traduit la volonté de soigner au maximum cet opus, la pochette, qui met ainsi en avant l'originalitée du groupe grâce à son esthétisme novateur et plutôt réussi.

Monday, January 28, 2008 


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Note: 15


Voilà que débute "Chemins de Souffrance" et notre esprit entame un voyage de quarantes-huit minutes en terre Bretonne au coeur de paysages sonores hivernaux et résolument menaçants créés de toutes pièces par Loïc Cellier. Ce dernier constituant le one-man-band qu'est Belenos n'en est pas à son coup d'éssai et offre avec ce sixième album une nouvelle dose de pagan black métal à ses fans. En apparence des plus homogène, ce dernier opus cache en réalité deux parties distinctes ou plus exactement deux chapitres. Le chapitre premier "Allégorie d'une souffrance" contient quatres titres réédités de la démo éponyme de 1998, quand au second chapitre "Les Chemins de la Mort" il propose quatres nouveaux morceaux dont une outro des plus brillantes. Les présentations faites entrons dans le vif du sujet... "Chemins de Souffrance" est un concentré de compositions aboutis desquels transparaîssent merveilleusement bien les éternels thèmes de la mort et de la solitude. Belenos nous conte d'une belle écriture des promenades funestes et solitaires au son de mélodies refletant parfaitement l'ambiance. Quand à la langue voilà enfin un groupe qui n'oscille pas éternellement entre anglais et français: Loïc Cellier a tranché pour la langue de Molière et lui reste fidèle tout du long. Globalement le son reste d'une violence terrassante mais Belenos sait se calmer quand il le faut et frôle le doom-black métal par moment ("War Hent an Ankou") et l'utilisation de chant clair et de coeurs ("Funeste et Hivernal") renforce cette atmosphère froide de l'album. Mais s'il y aurait un reproche à faire à Belenos ce serait bien celui de son manque d'évolution par rapport à ses débuts, le membre unique du groupe a trouvé sa valeur sûre et hésite désormais à s'en éloigner... Mais le petit dernier de Belenos reste un album dont il est difficle de faire mieux dans le genre de nos jours, possédant une identité païenne qui lui est propre et qui lui va si bien !!

Monday, January 21, 2008 

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Note: 16

Que retentissent les coups de tambours et sonnent les premières notes de synthé...nous voilà fin prêts à découvrir Scars Of Chaos et son tout dernier "Humanitarian War Machine" ! Quelques secondes pour planter le décord d'une noirceur absolue et sans surprise avant que le rideau se lève sur ce combo d'effrénés officiant dans la veine black métal symphonique. Un terrain incertain déjà bien exploité par des formations telles que Dimmu Borgir ou Emperor, pour ne citer qu'eux, amenant à se poser la question suivante: Scars Of Chaos serait-il une pâle copie de plus d'un genre auquel beaucoup prétendent mais où peu adviennent réellement ? Etonnement non...Ce jeune groupe a réussi le pari risqué du parfait équilibre entre la violence démoniaque du metal extrême et la mélodie accrochante qui déterminent toute leur grandeur aux morceaux sans pour autant tomber dans le pompeux. Ainsi ces cinq musiciens usent de leur technique pour offrir à leur auditoire une musique bien dosée qui sort du lot, partagée entre chant français/ chant anglais et apportant un lueur d'espoir au devenir de la scène black metal française. La sublimissime interlude "Intro Darker Than All" témoigne de l'étendue de leur faculté mais gagne à être d'avantage exploitée pour apporter cette dimension intemporel aux compositions. En effet le groupe est encore loin des illustres Anorexia Nervosa auxquels ils sont sans cesse comparés, cet album manquant de clarté: les instruments éclipsent trop souvent la voix, qui peine à se distinguer du tout. Espérons que pour la suite Scars Of Chaos prendra davantage exemple sur ces regrétés de la scène française, tout en évitant soigneusement une totale imitation et travaillerons à une pochette un peu plus ésthétique... "Humanitarian War Machine" reste tout de même un opus d'une extrême qualité sur lequel il faut s'attarder ne serait-ce que pour admirer le talent de ces chers messieurs.

Friday, December 28, 2007 

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Note: 14,5

Voilà bien un an et demi que les fans de Balrog se délectaient d’un "Bestial Satanic Terror" aux allures de black / death et dont les critiques furent très partagées. Toutefois la bête au coeur du débat ne s’est pas térrée et ressort ainsi fièrement de sa tanière avec un nouvel opus "Ars Talionis : The Art of Retaliation", prèt à écraser son auditoire à coups de riffs rentre-dedans, de chants ravageurs et de batterie percutante. L’évolution principale résulte en un changement, non radical mais changement tout de même, de style musical: nos Français retourne à un black métal de leur début que l’on pourrait qualifier d’authentique, de droit au but, qui n’est pas sans rapeller leur tout premier "Kill Yourself". Ainsi retentit "Le Chant Des Anges De La Mort", prélude nous perdant dans un univers des plus glauques où de sombres créatures crient leur détresse... Nous ne pouvons qu’être hypnotisés et sommes donc désormais préparer à la suite des hostilités. S’en suit alors onzes titres se voulant toujours plus extrêmes les uns que les autres, mêlant chant français et chant Anglais mais ne proposant malheuresement rien de bien nouveau au genre. Une pointe d’originalité émane malgré tout dans les compositions où le groupe oscille encore entre true black metal et death / black. Il est possible de distinguer quelques influences death / black comme sur "The Left Hand Of God", rapellant ainsi le précédent album "Bestial Satanic Terror". Néanmoins la dominance black métal est incontestable ici, le groupe affiche clairement sa volonté de revenir à un son plus primitif, "Lolth", grâce à une excellente production (enregistré et mixé au BST Studio) ce qui ne donne que plus de réalisme à la musique haineuse des fidèles de Satan. Et que ceux qui n’ont pas eu leur dose de violence se rassurent, cet opus comprend deux bonus qui devraient les assagir pendant un certain temps, "A Call From The Grave" de Bathory ainsi que "Sacrificial Suicide" de Deicide, deux reprises à la sauce Balrog qui au final assurent plutôt pas mal !! Par le biais de ce "Ars Talionis : The Art of Retaliation" Balrog nous démontre une fois de plus son talent de composition que l’on savait déjà acquis et nous étonne par un retour au sources au niveau musical. Cependant on peut lui reprocher son manque d’originalité même si cellui-ci est une critique propre au genre qu’est le black métal, voire le métal extrême dans sa globalité. Il ne s’agit pas du chef d’oeuvre de cette fin d’année et aucune chanson sort réellement du lot mais au bout du compte on s’en fout... Balrog ça s’écoute avec bohneur tout simplement !! A conseiller donc comme idée cadeau sur la liste du Père Noël pour tout métalleux avide de sensation forte.
Thursday, December 13, 2007 
 

GORGOROTH + ENTHRONED + TYRANT

17 novembre 2007

Portail Coucou - Salon de Provence

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Après plus d'une heure et demi à attendre dans le froid glacial qui régnait sur la petite ville de Salon de Provence, le Portail Coucou s'ouvrit enfin à nous, métalleux de tout horizon [Aix, Cannes, Clermont-Ferrand, Nîmes...et même quelques specimens d'Italie] réunis ce soir pour une affiche placé sous le signe du black metal. Malgrè les récents problèmes rencontrés par GORGOROTH, le groupe sera finalement présent ce soir là aux côtés des Belges d'ENTHRONED et des Suèdois de TYRANT pour le plus grand plaisir de nos oreilles.


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Nous voilà donc au chaud dans la fosse à attendre que retentissent les premiers riffs d'un groupe jusqu'alors inconnu au bataillon: TYRANT. La brutalitée n'est pas au rendez-vous ainsi que le pit qui semble loin d'être conquis... Les musiciens nous délivrent un black metal certes carré mais beaucoup trop simpliste, un manque terrible de violence et de rapidité se fait très vite ressentir. Il faudra attendre la 3éme chanson, "Remain Enslaved", pour aperçevoir l'ombre d'un pogo. Le hurleur du groupe n'a pas le charisme d'un chanteur de black metal et c'est seulement sur "Hell has broken loose" [avant dernière chanson du set] qu'accompagné de ses acolytes il réussira à faire légèrement décoller l'ambiance... il était temps !!

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Vient ensuite le tour d'ENTRONED qui eux attaquent sans ménagement avec un black metal d'un tout autre niveau. Dès lors le rythme s'accélère, les premières têtes se secouent, la frénésie s'empare de la salle, le tout au son de leur dernier Tetra Karcist. La musique des Belges est agressive et comprant tantôt quelques solos de guitares, tantôt quelques choeurs mystiques constituant l'ambiance ténébreuse et menaçante du groupe. Les changements de tempo sont appréciables comme sur "Deviant Nerve Angelus" et constituent d'infimes moments de repos avant que ne resurgisse la tempête. Musicalement parlant il n'y a rien à redire, ENTRONED assure et si le temps ne me manquait pas je serais bien revenue avec un exemplaire de Tetra Karcist, néanmoins les membres du groupe ont encore leurs preuves à faire sur scène... En effet les musiciens semblent clouer sur place et n'effectuent aucun déplacements ce qui finit par lasser à la longue.


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La fosse ne tient plus en place, tous attendent l'un des pilliers de la scène black metal actuelle... GORGOROTH. Suite aux tensions qui ont récemment éclaté au sein du groupe, les Norvégiens confirmeront finalement leur tournée Européeene mais à noter tout de même un petit changement: un nouveau lin-up qui comprendra notamment Nick Barker derrière les fûts [ex-Dimmu Borgir/ Cradle Of Filth/ Testament] et son atypique batterie toute verte. La 1ère bombe du set "Procreating Satan" est enfin lâchée, l''effet est immédiat parmi la masse d'excités. La musique haineuse et destructeuse des adeptes de Satan fait des ravages comme avec un "Wound Upon Wound" ou un "Destroyer". Gaahl qui s'impose par sa prestance nous fixe tour à tour, métalleux du premier rang, d'un regard perçant tout en pronant les cornes du diable en direction de sa victime. Les amateurs de true black metal sont servis: c'est toujours plus extrême, ça s'agite autant sur scène qu'à côté, les headbangueurs peuvent s'en donner à coeur joie, en trois mots: l'ambiance est énorme ! Personnellement les albums passent assez difficilement mais je peux affirmer que GORGOROTH est une vrai bête de scène !! Les dernières notes d'un "Revelation of Doom" s'engoufrent dans nos oreilles pour nous achever sans aucune pitié. Ainsi s'achève un set laissant la fosse sur sa faim et qui criera donc au rappel... mais en vain, Gorgoroth ne reviendra pas [le groupe semble peu se soucier de ses fans comme nous l'a confié un des membres du staff...].

Il est plus de minuit et le calme se réinstalle au Portail Coucou... les premiers avis s'échangent et tous s'accordent à dire que TYRANT n'était pas un bon choix pour un groupe d'ouverture, que les Belges d'ENTRHONED assuraientt plutôt pas mal mais qu'ils avaient cependant du chemin à faire pour égaler un groupe tel que GORGOROTH. Ce sera donc sur une impression générale plus que satisfaisante que nous nous faufilons hors de la salle encore blindée pour retrouver Salon et son froid glacial.


Pics: Nico & me

Saturday, November 10, 2007 
DIMMU BORGIR + AMON AMARTH
Espace Julien - Marseille
6/10/2007

Pénétrer Marseille un jour de quart de finale All black/ France fut un peu le parcours du combattant mais quel soulagement au final d'atteindre l'Espace Julien qui acceuillait ce soir là deux groupes et pas des moindres: DIMMU BORGIR et AMON AMARTH. Ce fut donc dans la mêlée de ces métalleux plus qu'impatients et venus en très grosse majorité pour DIMMU BORGIR, que nous entrâmes dans la fosse où c'étaient déjà rués au 1er rang les fans inconditionels.

Une fois la salle plongée dans le noir, apparu sur l'écran non comme attendu le nom d'Hatesphere mais celui d'AMON AMARTH... (un mystère dont nous n'aurons pas plus d'explications par la suite). Une entrée fracassante des musiciens du groupe Suédois annonce dès lors l'ambiance du show à venir: explosif !! Le public est vite conquit par nos vikings, et même les fidèles de DIMMU BORGIR se laissent aller au son d'un "An Ancient Sign of a Coming Stor" ou d'un "Runes to My Memory". L'interprétation est niquelle, le son fidèle aux albums, les musiciens prennent plaisir à jouer et le chanteur n'hésites pas à taper la causette entre deux chansons, que demander de plus ??! La fosse en est ravie et le témoigne en reprennant en coeur un "Death in Fire" plus qu'efficace ! A noter quand même que les gros métalleux purs et durs en manque de violence et à la recherche de brutalitée seront surement déçu ce soir...

Après un set bien trop court d'AMON AMARTH, les cultissimes DIMMU BORGIR sont attendus par une salle pleine à craquer et ne demandant qu'à libérer leur rage au son du dernier "In sorte Diaboli ". Côté interprétation musicale rien à dire, la machine est bien rodée depuis le temps et les musiciens conaissent parfaitement la set-list qui fera vibrer leur public. Côté ambiance c'est déçevant... on assiste ni à l'attitude typique froide et distante des groupes de black metal ni au spectacle théâtrale (effet pyrothecnique et autres...) que l'on pourrait attendre d'un groupe tel que DIMMU BORGIR. Deux faux flambeaux trônent ridiculement de chaques côtés de Hellhammer et de sa batterie surèlevée d'au moins deux mètres. Le contexte y est surement pour beaucoup avec une salle peut-être un peu trop étroite pour ce groupe Norvégien désormais habitué aux plus grandes scènes internationales. On gardera donc en mémoire uniquement la superbe maîtrise et le jeu assurément carré des musiciens qui en donnent pour leur argent à leur public sans chercher néamoins à donner plus.

Une soirée constitutée donc d'une bonne claque lancée par AMON AMARTH et d'une déception de la part de DIMMU BORGIR qu'il faudra absolument revoir dans d'autres conditions...