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Lill' Crazy Kassy Blog

Friday, July 27, 2007 

Hier, j'étais tranquillou assise devant l'écran de mon PC à relire mes textes et je me disais "A oui quand même c'est sombre tous ça ^^ ".

 

Dans la vie, il y a des hauts, il y a des bas, et écrire me semble être une excellente façon de faire baisser la pression d'un trop plein d'angoisse ou de douleur. Or, depuis quelque temps (pas très longtemps mais bon…) La pression a chuté !

Et dire que la solution était là, en moi ! Dire que je l'ai senti, crié, écrite : JE VEUX DU TEMPS. Faut-il être cruche pour ne pas percuter ???

Il m'a fallut attendre d'être allongée sur un lit trop étroit dans une pièce austère pour que ça jaillisse comme une évidence : «  STOP. Arrête tout. Tu veux du temps ? Et bien prend le ! Il est à toi, il est ton bien ! Concentre toi… Recentre toi ! » Et cette pensé m'a libéré…

 

Alors hier soir (donc), tranquillou assise devant l'écran de mon PC (toujours…) je me suis dit  "quand ça allait pas tu as écrit donc maintenant partage ton soulagement !"... Non parce que contrairement aux apparences, dans la vrai vie et en temps normal, je suis quand même assez loin d'être quelqu'un de sombre (non je ne parle pas de ma couleur de peau là ! Pas d'insolence s'il vous plait !), j'ai donc une réputation de bout en train à tenir que diable ! M'enfin là je m'égare ^^.

 

J'ouvre donc une page Word avec un enthousiasme grandissant mais contrôlé et… Rien. Une belle page blanche qui ne demande qu'à accueillir mes pensés les plus délirantes et rien ne vient. La sécheresse totale quoi !

Je tente une phrase puis je l'efface, une deuxième phrase, le même destin… Rien de concret, rien de construit, rien rien rien, sauf un grand brouillon stérile de sens. Alors au comble du désespoir (si si !), acculé (au moins !) par l'impression de ne pouvoir écrire que dans la douleur des textes noirs et torturés, je jette pêle-mêle mes sensations pour n'obtenir qu'un grand bazar :-/

 

Non-mais-c'est-dingue !

 

Or, au moment où je la sens (l'inspiration bien sûr !), au moment où mes pensés s'organisent, au moment où mes dix doigts commencent à pianoter sur mon clavier le début d'un texte structuré… Ma belle page blanche, un peu noircie, disparaît pour laisser place à un écran d'un noir profond !

 

Me voilà donc coupée dans mon élan d'artiste écrivain (n'ayons pas peur des mots… Puisque le ridicule ne tue pas :p) par un vil et misérable… Bug informatique !

 

Triste monde tragique ! ^^

Sunday, July 15, 2007 

Elle est là, sublime, majestueuse. Son sourire est forcé, ses dents sont pourries, mais elle se dresse devant moi comme un rempart, une évidence. Elle m'appel. Elle m'attire. Ses mains squelettiques sont tendues vers moi et je veux les saisir. La laisser m'enlacer, sentir son froid m'envahir, geler mon corps désespéré.

 

Pourtant, depuis toujours, elle avance et je recule. Elle fait un bon en avant mais moi, j'en fais dix en arrière… Puis sept… Puis trois…

 

J'ai brûlé mes oreilles pour ignorer son tendre appel, amputé mes bras pour qu'ils ne tendent plus vers elle, verrouillé mon cœur, travesti mon âme. Mais je la sens. Je l'entends. Je la désir et l'implore au plus profond de moi… N'abandonne pas… Ne m'abandonne pas, car tu es ma seule issue, mon seul espoir.

 

Il est beau le murmure qu'elle m'envoie. Il est douceur, il est amour. Fait de tendresse et de promesses. Vide de détresse et d'amertume.

Elle m'appel. Et je la veux.

 

Mais je m'obstine. Je me débine. Attends encore… Encore un peu. Il est trop tôt, laisse moi du temps.

 

Alors le temps s'est arrêté. Alors d'un bon elle m'a rattrapé. Je sens son souffle contre ma peau, ses lèvres se posent sur mon visage. Elle me susurre des mots d'amour, elle me promet paix et repos. Repos du corps, repos de l'âme. Mon être s'endort sous ses caresses…

 

Mais son étreinte s'est resserrée. Elle me blesse. Elle me transperce. Je me débats, je la repousse. Je la supplie pour qu'elle me laisse mais elle s'accroche, me tient en laisse. Mais moi je lutte.

 

Je veux du temps.

Saturday, July 14, 2007 

Un pas léger, presque inaudible. Le pas d'une femme, ni pressé, ni lent. Juste un pas dont le martèlement s'insinue à jamais dans l'esprit.

Trois coups frappés sur une porte. Une porte ouverte qui ne mène nul part. Rien que du vide.

Le son d'une voix teinte d'amertume. Une voix si douce, si cruelle…

Quelle arme peut être plus vile que la parole ? Y a-t-il sur terre un seul être qui puisse survivre à l'assaut de mots bien choisis ?

Si. Certainement. Mais à quelle prix ?

 

Les mots avaient fusés, tranchant et sans appel. Des mots parfaitement réfléchis, échos de pensés haineuses et méprisantes. Ces mots lâchés comme une bombe ont fait naître du néant une boule de souffrance. La boule grandit, la boule mûrit. Elle donna vit à quelque chose.

 

« Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité ». Et quoi ? Qu'a bien pu engendrer l'union du dégoût et du néant ? Quelle est donc cette chose qui résulte de cet improbable mélange ? Tant de questions veuves de réponses… Tous ces doutes, toutes ces routes… Vanité des vanités.

 

Mais la chose est là. Elle vit, elle s'accroche comme un parasite laissant son emprunte purulente partout où elle passe. Partout où elle "est". Enfant du mal et du vide elle n'est pas moins humaine et consciente. Telle une plante qui pousse sur une terre ravagée par les flammes, elle croît, toujours plus grande, toujours plus forte.

 

Car tout est vanité ici-bas. Tout, sauf la vie.

Tuesday, July 03, 2007 

Depuis quelques temps, l'air me semblait oppressant. Le soleil n'illuminait plus mon monde et les gens autour de moi semblaient tous être devenus mes prédateurs... Parano ? Imagination débordante mais quelque peu macabre ? Sans doute... Il n'en restait pas moins que la peur qui m'étreignait jour après jour, mêlée à une excitation refoulée faisait de moi une petite boule de nerf prête à imploser. A tout moment, certes, mais surtout au mauvais moment.

"Mais pourquoi ?" me demanderez-vous ! Et bien à cause de cette petite chose... Ce "petit rien" auquel je pensais depuis si longtemps et qui s'était insinuer en moi au fil des années, devenant de plus en plus présente, grandissant et se renforçant nuit et jour, bien au chaud dans le nid douillet de mon esprit.

Toujours pas d'idées ?? Cherchez encore un peu... Aller quoi ! Un effort ! Non ? Toujours rien ? Alors je continue...

J-2. Pourquoi le "-2" ? Juste parce que je l'aime. C'est comme ça. Et de toute façon, revenir 7 jours avant LE jour servirait-il à grand chose ? Je ne pense pas. De plus, c'est à J-2 qu'une petite boule encore inoffensive est venue se loger dans mon ventre, le tordant imperceptiblement, pour le moment, mais sûrement. Les choses se précises. La tension monte quelque peu. "No problème : je gère. I'm a warrior et les warriors survivent à tout !"

Arrive alors J-1 et son monde chaotique ! Les idées s'entremêlent. Les actions s'enchaînent en dépit du bon sens. Réfléchir. Ou plutôt non ! Ne pas réfléchir ! Surtout pas ! Laisser les choses aller d'elles même en attendant demain. Demain sera le jour "J", celui tant espéré... Celui tant redouté... Se transformer en automate et vivre machinalement. Pendant un jour. Puis le dernier.

Car "J" arrive, précédé d'une nuit agité, pleine de doutes, de "Et si..." qui ont eu pour effet non pas de refaire mon monde, mais juste d'alléger un peu plus un sommeil déjà de plume.

La tension monte... Faut-il le dire ? A son maximum... L'attente est longue... Trop longue... Difficilement supportable... Une cigarette ? Pourquoi pas deux ?!

Puis "il" arrive. Sûr de lui, souriant, insouciant. Il lance un "on y va" qui, pour moi, est pur inconscience. Mais je le suis. Ne pas réfléchir. Juste le suivre. Lui obéir. Il s'y connaît, lui. Il sait ce qu'il fait et moi je ne fait que subir ma vie depuis près d'une semaine.

"Retire ton haut."... J'obéis.

"Assied-toi là et pose tes mains ici."... Je m'exécute.

"Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer."... Je n'en doute pas.

Ne pas réfléchir. Se laisser bercer par la musique, par le bruit des instruments. Se laisser envahir par l'odeur environnante, mais ne pas réfléchir.

Et curieusement ça marche. C'est doux, chaud et agréable. Tant de stresse pour ce moment de détente ? Tant d'effroi pour cette sensation si envoûtante ?

Depuis quelques temps, l'air me semblait oppressant. Le soleil n'illuminait plus mon monde et les gens autour de moi semblaient tous être devenus mes prédateurs... Parano ? Imagination débordante mais quelque peu macabre ? Sans doute… Pourtant au jour "J", jour où il s'est encré en moi, mon tatouage m'a semblé être le plus plaisant des supplices.

Monday, May 14, 2007 

Un vieux texte  écrit lors d'un moment "sans"...

 

Rien que des mots, sans importances

Vides de tous sens,

Sans conséquences.

Des promesses creuses et hypocrites

Faites par lâcheté, à la va-vite.

Un geste tendre non désiré,

Un rien forcé et calculé.

Une utopie d'amour bafoué,

Un tourbions de joies violées.

Rien que des mots sans conséquences,

Pour une histoire sans consistance,

Nourrie en vain, dans l'ignorance.

Laissée en plan, lors d'une fuite

Oubliée Comme elle le mérite

Kassandra



Last Updated: 7/2/2007

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