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KITTY KAMERA de VIVRE LA RUE

Tuesday, December 15, 2009 



Bonjour,
nous vous rappelons qu'une manifestation de protestation contre le charter vers Kaboul aura lieu ce soir lundi 14 décembre à 19h devant le CRA de Coquelles (62).
Par ailleurs l'association SALAM appelle à l'organisation d'un rassemblement régional à Lesquin (aéroport de Lille) mardi 15 décembre à 20h.
L'association SALAM Nord/Pas-de-Calais

Communiqué de Presse de France Terre d'Asile

Charter pour l’Afghanistan : une récidive organisée ?

 

 

Paris, le 14 décembre 2009 – Nous ne sommes pas en mesure de confirmer ni d’infirmer qu’un vol de retour vers l’Afghanistan aura bien lieu ce mardi, mais tout est en place pour une récidive organisée, demain ou plus tard. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a d’ailleurs observé dimanche, au micro de RTL, que « tous les pays européens procèdent de la même façon », ajoutant « considérer que les réfugiés afghans sont des réfugiés politiques (…) on est quand même très loin de cette réalité » et « si vous ne le faites pas en France, vous allez créer un point de fixation et un flux massif d’entrées sur le territoire national » (cf dépêche AP du 13/12/2009). Hervé Morin n’y va pas par quatre chemins, avec l’utilisation de ces poncifs.

Il faut vraiment avoir peu de foi et peu de conviction en l’Europe pour s’aligner sur les plus mauvaises pratiques nationales, qui ne dissuadent de rien.

 

Depuis le dernier éloignement d’Afghans à partir de la France fin octobre, la situation sécuritaire dans le pays ne s’est pas améliorée ; le seul événement notable intervenu depuis lors étant l’évacuation par l’ONU d’une partie de son personnel sur place.

 

De notre côté, nous pensons toujours que la situation de guerre en Afghanistan, où la France est engagée militairement, pousse des  milliers d’Afghans à quitter leur pays. La France et l’Union européenne doivent prendre leur responsabilité, et non nier la difficulté persistante de l’accueil de ces populations en se renvoyant le problème de pays à pays, ou en en renvoyant de manière symbolique quelques uns pour Kaboul.

C’est pourquoi nous préconisons également toujours la mise en œuvre de la directive européenne de 2001 sur la protection temporaire pour les déplacés afghans, et félicitons l’initiative du groupe Socialiste, Radical et Citoyen (SRC), qui présente aujourd’hui à l’Assemblée nationale une proposition de résolution à ce sujet.

 

Une nouvelle fois, nous disons que le retour forcé vers l’Afghanistan ne constitue pas, dans l’instant, une solution acceptable. Nul n’est en mesure d’y assurer la sécurité des personnes, pas même la coalition internationale présente dans le pays. Seule la recherche commune d’une solution de protection temporaire nous paraît réaliste et conforme aux engagements de l’Union.

 

Nous suggérons à différentes voix du gouvernement de se faire entendre afin de dissuader cette mauvaise action.

 
Source et info:

Pierre HENRY

Directeur général

06 03 22 65 25

 
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L'association SALAM Nord/Pas-de-Calais appelle à la tenue d'un rassemblement régional contre le charter prévu vers l'Afghanistan. Nous invitons tous à les militants à nous rejoindre le mardi 15 décembre à 20h devant l'aérogare de Lille-Lesquin.
NON AUX
CHARTERS DE LA HONTE
A Coquelles, un 2ème rassemblement a eu lieu aujourd'hui devant le centre de rétention et la mobilisation s'est étendue.
Outre les soutiens déjà présents la veille, des militants de No Border, du NPA, de l'Auberge des Migrants et une élue Verts se sont joints à l'appel lancé par SALAM et relayé par plusieurs associations locales.
Une fois encore les militants ont dû essuyer les propos grossiers et les provocations vulgaires des policiers... c'est tragiquement banal et cela n'entame en rien notre détermination. Surtout, cela n'est rien par rapport à ce que subissent les Migrants.
Amplifions la mobilisation, NON AUX CHARTERS DE LA HONTE.



Tuesday, December 15, 2009 
Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°306]
http://www.agirpourlenvironnement.org
Agir pour l'Environnement a son espace sur Facebook
Nouveau : rejoignez l'évènement Facebook "Jeudi 17 décembre de 19h à 20h, le climat a besoin de toi !"
 
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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- Opération "Le 17 décembre de 19h à 20h, le climat a besoin de toi !"
- N'hésitez pas à commander les actes du Colloque Climat&Transport
- LeMonde.fr - 11 décembre 09 - Point de vue - Automobile : l'impossible électrochoc, par Hervé Leridon
- [CommPresse d'APE et Priartém] Nouveau seuil d'exposition proposé par Bouygues Telecom : 6 V/m = 41 V/m...!
- Lemonde.fr avec AFP - Une étude prouve la nocivité pour l'organisme de trois maïs Monsanto
- Éditions Yves Michel - Edito - La société civile : un contre-pouvoir !
 
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- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fait parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (téléphonie mobile, pesticides, nucléaire, 4x4, climat, déchets ménagers, biodiversité, antipublicité, ogm...)

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Opération "Jeudi 17 décembre de 19h à 20h, le climat a besoin de toi !"
http://www.facebook.com/#/event.php?eid=200069093531&ref=mf
A partir de lundi 14 décembre et jusqu’au vendredi 18 au moins, entre 17h30 et 20h00, la France connaîtra une série de pics de consommation électrique particulièrement néfastes pour le climat dépassant à certaines heures 85000 MW de puissance appelée.

Le système électrique français repose très majoritairement sur le nucléaire, peu flexible et inapte à répondre à ces pointes de consommation. Du coup, l’électricité est produite avec du fioul et du charbon. Chaque kilowattheure consommé aura, durant cette période, un bilan carbone dépassant les 400 à 500 grammes de CO2.

Il est de notre responsabilité d’AGIR. Pour réduire notre bilan carbone et surtout pour faire pression sur les responsables politiques qui font assaut, à Copenhague, de belles paroles, sans pour autant agir ici et maintenant.

Jeudi 17 décembre, de 19h à 20h, l’association Agir pour l’Environnement appelle l’ensemble des françaises et français à éteindre lampes et appareils électroménagers inutiles.

Loin de la communication faussement écologique du lobby nucléaire vantant les mérites d’un nucléaire prétendument garanti sans CO2, nous ne pouvons que constater que la France produit et consomme une électricité radioactive et climaticide. Seule une politique de sobriété et d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables sera à même de répondre aux crises énergétiques et climatiques auxquelles nous sommes et serons de plus en plus confrontées.

Pour le climat, c’est à nous d’AGIR.
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- N'hésitez pas à commander les actes du Colloque Climat&Transport
organisé par Agir pour l'Environnement, le Réseau Action Climat et la Fnaut
 
> Pour pré-réserver ces actes, merci de télécharger le bon de commande
 
Cher-e-s ami-e-s,

Vous nous avez fait le plaisir de vous inscrire au  colloque "Climat et transport : du global au local", organisé le 5 novembre dernier par Agir pour l'Environnement, le Réseau Action Climat France et la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports. Nous vous remercions vivement de l'intérêt que vous avez porté à cette initiative pré-Copenhague dont le contenu, nous le souhaitons, inspirera vos activités, vos messages et/ou vos exigences en matière de transports et de mobilités durables.
 
Pour ce faire, nous avons souhaité mettre à disposition des actes écrits qui reprennent l'ensemble des interventions de cette riche journée, ainsi que les tableaux de données et graphiques présentés en diaporama.
 
Quelques-unes des illustrations de Red effectuées en direct au gré des exposés sont aussi reproduites dans ces actes, afin de ne pas sombrer dans l'accablement, face à l'énormité du défi climatique, ou la désespérance nourrie par certaines politiques schizophrènes.
Les actes seront disponibles à partir du 15 décembre. Vous pouvez dès à présent les commander en complétant le bon de commande à télécharger et nous le renvoyer accompagné d'un chèque de 10 euros qui nous permettra de couvrir les frais d'impression de ces supports et d'organisation du colloque. 
 
Nous vous remercions à nouveau de votre soutien. Au regard de la mobilisation grandissante en faveur d'un accord climatique qui tarde à se dessiner à Copenhague, il y a lieu de rester mobilisés afin que les grandes négociations internationales se traduisent également dans les politiques publiques au niveau hexagonal, notamment par l'abandon immédiat de tous les projets climaticides qui "fleurissent" aux quatre coins du territoire. A ce titre, nous vous invitons également à participer et amplifier la campagne "Copenhague : Un Sommet... d'incohérence ?" : http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c31.htm

Cordialement,
Agir pour l'Environnement
2, Rue du Nord - 75018 PARIS
Tél. 01 40 31 02 37
colloque@agirpourlenvironnement.org
 
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- LeMonde.fr - 11 décembre 09 - Point de vue - Automobile : l'impossible électrochoc, par Hervé Leridon

Le monde est aujourd'hui à la veille d'une révolution technologique sans précédent… ou d'un énorme fiasco aux conséquences incalculables. Il s'agit bien sûr de l'avènement de la voiture électrique, qui devrait faire son apparition dans nos villes dès l'année prochaine et devenir rapidement un élément incontournable du paysage urbain.

Mais cette révolution aura-t-elle bien lieu ? Il faudrait pour cela que les automobilistes acceptent de remplacer leur chère voiture "thermique" par une voiture électrique, et c'est là qu'est tout le problème. L'automobiliste étant une créature présumée rationnelle, il ne passera à l'électrique que s'il y trouve son intérêt. Certes l'écologie est "tendance", mais voter écolo entre une séance de Home et un film de Nicolas Hulot est une chose ; acheter un véhicule qui vaudra plus de 20 000 euros pour une autonomie de 160 kilomètres en est une autre. Les aides de l'Etat pourront réduire quelque peu ce prix les premières années, mais il est clair qu'elles seront temporaires et limitées dans leur montant, comme c'est le cas pour les primes à la casse. Un calcul simple montre que si le gouvernement gagnait son pari d'atteindre deux millions de voitures électriques en 2020, le super-bonus annoncé de 5 000 euros lui coûterait au total 10 milliards d'euros, qui s'ajouteraient aux autres mesures de soutien à la filière électrique ! C'est évidemment impossible. Or cette prime est indispensable pour ramener le prix de la voiture électrique à un niveau acceptable pour l'acheteur. On touche là une des contradictions majeures du plan Borloo.
 
Autre problème crucial : la recharge des batteries. L'autonomie très limitée des voitures électriques obligera l'automobiliste à recharger ses batteries assez fréquemment. Il sera alors confronté au problème majeur de la voiture électrique, à savoir le temps de charge de la batterie. Trois solutions s'offriront à lui : effectuer une recharge "lente", une recharge "rapide", ou changer sa batterie vide contre une batterie chargée. La recharge lente nécessitera 5 heures au minimum, et la recharge "rapide" 30 à 40 minutes. Le changement de batterie devrait être beaucoup plus rapide, mais ne pourra se faire que dans des stations spécialisées équipées de robots ad hoc, sachant qu'un pack de batteries pèse plusieurs centaines de kilos, qu'il faudra stocker tous les différents modèles de batteries existants, et aussi résoudre des problèmes de compatibilité qui nécessiteront la coopération des constructeurs automobiles, qui est loin d'être acquise.
 
La question essentielle est de savoir où l'automobiliste pourra recharger sa batterie. La solution la plus simple sera évidemment d'effectuer la recharge dans son garage pendant la nuit, en la branchant sur une prise de courant ordinaire. Le problème est que ce sont les habitants des grandes villes qui utiliseront ce genre de véhicules, or ceux-ci habitent presque tous en appartement, et ils n'ont pas tous un parking (les immeubles anciens en sont dépourvus). La recharge dans les garages publics et les stations-service posera d'autres problèmes : il faudra que les gestionnaires de ces garages acceptent de réserver un nombre suffisant d'emplacements pour les voitures électriques, avec le risque que ces emplacements restent vides faute de demande suffisante, ce qui représentera un manque à gagner pour le gestionnaire, qui aurait pu louer la place pour une voiture classique.
 
Le même problème se posera sur la voirie. Le nombre de voitures électriques sera évidemment faible les premières années, mais il faudra quand même installer rapidement un nombre suffisant de bornes de recharge pour permettre à ces voitures de circuler sans risquer de tomber en panne. Même avec un système dit "rapide", l'automobiliste ne va pas attendre trente ou quarante minutes dans sa voiture. Il va vouloir utiliser ce temps pour aller travailler, faire ses courses ou…dormir (la nuit), et la place risque donc de rester occupée assez longtemps, au détriment de ceux qui attendent. Il faudra donc prévoir un grand nombre d'emplacements, ne serait-ce que pour rassurer les propriétaires de voitures électriques, et aussi parce que la demande sera concentrée sur certaines heures. Cela posera des problèmes au niveau du stationnement disponible sur la voirie, déjà très restreint par les autres usagers : stations taxis et Vélib', parkings pour les deux-roues, zones de livraison, couloirs de bus… et bientôt stations Autolib' à Paris.
 
Or ces emplacements de recharge réservés seront inoccupés la plupart du temps, ce qui suscitera la colère des autres automobilistes qui n'arrivent déjà pas à trouver de places de stationnement. La question du prix de la recharge se posera aussi : fera-t-on payer à l'automobiliste seulement le prix (dérisoire) de l'électricité, ou aussi le coût du stationnement ? Le prix de la recharge ne sera pas du tout le même dans les deux cas, surtout dans un parking en concession. Et l'on imagine mal le concessionnaire offrir le stationnement aux voitures électriques, pour recueillir deux ou trois euros qu'il devra reverser à EDF.
 
Tout cela implique que les voitures électriques seront en fait réservées aux automobilistes ayant un parking privatif équipé, le problème de la recharge étant dissuasif pour les autres. Mais aux yeux de presque tous les automobilistes, la voiture électrique apparaîtra donc comme une voiture chère, à l'autonomie limitée et compliquée à gérer, réservée à quelques écologistes aisés, bref une "bobomobile". A titre de comparaison, qui accepterait d'acheter une voiture à essence avec un réservoir limité à 12 litres, qu'il faudrait plus de cinq heures pour remplir, et cela pour un prix majoré de 50 à 100 % ?
 
On comprend pourquoi beaucoup d'experts et de constructeurs sont plutôt "électrosceptiques", même s'ils n'osent pas trop le clamer sur les toits. Leurs prévisions vont de 1 à 3 % de part de marché en 2025. Si l'on considère en outre les gaz à effet de serre générés par la production de l'électricité consommée par ces véhicules, on peut considérer que dans les quinze à vingt années qui viennent, l'impact des voitures électriques sur le réchauffement climatique sera insignifiant, et certainement très inférieur aux progrès que l'on pourrait obtenir avec l'amélioration des moteurs actuels.

Hervé Leridon est consultant en économie des transports, actuellement directeur d'études chez Catram Consultants.
 
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- Lemonde.fr avec AFP - Une étude prouve la nocivité pour l'organisme de trois maïs Monsanto

Une étude publiée dans la revue International Journal of Biological Sciences démontre la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés du semencier américain Monsanto, a annoncé vendredi 11 décembre le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen), qui a participé à cette étude.

"Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés. […] A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes", a indiqué Gilles-Eric Séralini, expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'UE.

Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Criigen se sont basés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques. Selon le Pr Séralini, les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.
 
"Les tests de Monsanto, réalisés sur quatre-vingt-dix jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans", a expliqué un chercheur. Les scientifiques demandent en conséquence la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture de ces OGM.
 
Ces trois OGM (MON810, MON863 et NK603) "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis" notamment, précise ke Pr Séralini. "Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés", ajoute-t-il encore. Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi.
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Saturday, December 12, 2009 
Prix Pinocchio du développement durable 2009

Notre participation a permis de doubler le nombre de votants. Nous avons demandé à être associés à l'opération l'an prochain.

Et les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009 sont…

Montreuil, mardi 24 novembre 2009

Les Amis de la Terre ont décerné ce soir à Paris les prix Pinocchio du développement durable 2009, sur la base des votes des internautes. Cette année, les lauréats sont Bolloré dans la catégorie « droits humains », Total dans la catégorie « environnement » et EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Dans la catégorie « droits humains », c’est le groupe Bolloré qui a reçu le prix avec 35 % des votes pour les conditions de travail déplorables des travailleurs dans les plantations d’huile de palme de sa filiale Socapalm (Cameroun), dont elle est actionnaire majoritaire.

Le groupe Total a quant à lui reçu le prix Pinocchio dans la catégorie « environnement » avec 29 % des votes de cette même catégorie. Les internautes condamnent la multinationale française pour son implication dans le méga-projet pétrolier Kashagan (Kazakhstan), qui s’annonce comme une catastrophe environnementale et sanitaire. Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image moderne et éthique qu’il cherche désespérément à se donner, continue à investir massivement dans des projets fossiles polluants et archaïques.

Pour le « greenwashing » enfin, c’est EDF qui remporte le prix avec 42 % des votes de cette catégorie pour sa récente campagne de communication « Changer d’énergie ensemble » qui a coûté plus cher que les dépenses du groupe en recherche et développement dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne représentent elles-mêmes qu’une part infime du chiffre d’affaires du groupe par rapport au nucléaire.

Les Amis de la Terre organisent chaque année les Prix Pinocchio du développement durable pour dénoncer le bilan désastreux de grandes multinationales, en termes économiques, environnementaux ou sociaux. Les multinationales, toujours aussi peu encadrées, ont de plus bénéficié de financements publics sans précédent pour éviter de pâtir de la crise et ce sont les contribuables et les salariés qui doivent assumer les coûts.

Pour Gwenael Wasse, chargé de campagne pour la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, « malgré les beaux discours, les multinationales continuent à faire ce qu’elles veulent sans être inquiétées, en s’en tenant à des accords volontaires dont l’inefficacité est flagrante. Dans la crise systémique actuelle, il est plus que jamais temps que les décideurs prennent leurs responsabilités et mettent enfin en place des lois contraignantes. Il n’est plus admissible que les intérêts privés des multinationales continuent à primer sur l’intérêt général, l’avenir de la planète et le bien-être de ses habitants ».

Nombre total de votant : 7 494. Les résultats des votes détaillés par catégorie sont accessibles sur le site www.prix-pinocchio.org

Les images de la cérémonie sont disponibles en ligne, le 25/11 au matin sur : www.flickr.com/photos/amisdelaterre-france/
Saturday, December 12, 2009 
Chers amis,

La polémique alimentée par les "climato-sceptiques" suite à la publication d'e-mails piratés issus de conversations entre scientifiques, risque de détourner l'attention de ce à quoi nous aspirons tous: un traité climatique fort à Copenhague. Mais Avaaz est entrain de riposter dans les médias du monde entier. Contribuez maintenant pour arrêter l'imposture et sauver les négociations climatiques:

Les sceptiques du changement climatique et le lobby des énergies fossiles sont prêts à tout pour faire échouer les négociations de Copenhague.

Il y a deux semaines, des pirates informatiques ont volé des milliers d'e-mails échangés par quelques scientifiques du climat, puis ont soigneusement sélectionné quelques citations sorties de leur contexte pour affirmer de façon ridicule que ces quelques extraits remettaient en cause les fondements scientifiques du changement climatique.

Soutenue financièrement par les lobbys industriels, cette stratégie de désinformation vise à détourner l'attention des médias et du public de la Conférence la plus importante de notre temps qui a lieu en ce moment à Copenhague -- nous devons faire en sorte que cette stratégie échoue.

Nous devons maintenant rassembler des fonds pour multiplier nos campagnes dans la presse et nos manifestations prévues à Copenhague et dans quelques villes importantes, afin de répondre à cette campagne de négation en mobilisant l'attention des médias et des politiques. Le lobby des énergies fossiles a décidé d'intensifier le combat, à notre tour de faire monter la pression:

https://secure.avaaz.org/fr/climate_denial_lets_fight_back

Ces dernières 48 heures, l'appel des membres d'Avaaz en faveur du climat a été relayé dans les médias du monde entier, notamment le Financial Times, le New York Times, le China People's Daily et la chaîne d'information câblée chinoise, le Guardian, l'Agence France Presse et beaucoup d'autres. Notre voix est entrain de rivaliser directement avec la polémique orchestrée par les industries polluantes. A nous d'augmenter le volume pour continuer à se faire entendre.

30 ans de science du climat sont confirmés chaque jour par la réalité et l'année 2009 clôt la décennie la plus chaude jamais enregistrée. Une étude estime que le réchauffement climatique tue 300 000 personnes chaque année. Malgré tous ces faits, le scepticisme climatique -- un mouvement financé depuis des décennies par les entreprises du pétrole, du gaz et du charbon -- menace aujourd'hui notre chance d'obtenir un traité climatique juste, ambitieux et contraignant .

C'est un déni de responsabilité terrifiant pour la planète. Mais nous ne devons pas nous laisser décourager. Nous avons déjà l'infrastructure en place: des veillées à la bougie aux quatre coins du monde le 12 décembre et une équipe de jeunes militants à Copenhague appelés Climate Action Factory. Votre soutien peut permettre d'augmenter les capacités d'Avaaz à lancer des campagnes du jour au lendemain, afin de maintenir la pression sur les négociateurs et les représentants politiques. Notre stratégie est simple: concentrons-nous sur l'action plutôt que de perdre un temps précieux à débattre de faux arguments scientifiques. Merci de contribuer ci-dessous:

https://secure.avaaz.org/fr/climate_denial_lets_fight_back

Avec espoir et détermination,

Ben, Iain, Taren, Luis, Ricken, Sam, Alice, Milena, Paul, Julius, et toute l'équipe d'Avaaz

Sources:

AFP -– “Un "Climategate" fait des vagues à la veille du sommet de Copenhague”:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jL3gGn4a6PxtM9d3Ztgy06m0kfQw

Libération -- “La revue Nature riposte et défend les scientifiques”:
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/12/climategate-nature-riposte-et-d%C3%A9fend-phil-jones.html

Le Monde – “Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis ”:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/climat-les-negateurs-du-rechauffement-ignorent-les-faits-etablis_1270788_3244.html

L'Express – “Comment plomber la politique verte d'Obama en cinq leçons” - le poids des lobbys industriels:
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/comment-plomber-la-politique-verte-d-obama-en-cinq-lecons_834131.html

Les Echos -- "Les sceptiques du réchauffement se saisissent du « Climategate » ":
http://www.lesechos.fr/info/inter/020255719530.htm

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Saturday, December 12, 2009 
Communiqué de presse du Réseau « Sortir du nucléaire »
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ACTION SYMBOLIQUE
"DON'T NUKE THE CLIMATE"

A COPENHAGUE SUR LA PETITE SIRENE

 Le nucléaire masque les vraies solutions à la crise climatique


Copenhague, le 10 décembre 2009 – Le Réseau « Sortir du nucléaire » et ses partenaires internationaux (italien, russe, américain, allemand, danois, hollandais…) [1] de la campagne « Don’t Nuke the Climate ! » ont mené une action symbolique ce midi pour dénoncer la tentative du nucléaire d’utiliser la crise climatique pour assurer sa survie. Les représentants des associations ont « masqué » la Petite Sirène, monument national danois, pour dénoncer le danger de cette industrie, mais aussi pour rappeler qu’en réalité le nucléaire entrave la lutte contre le changement climatique en masquant les vraies solutions. Recourir à l’atome dans cette lutte serait donc parfaitement contreproductif en plus d’être dangereux.

> Suite du communiqué de presse après la photo.




Lors du Sommet de Copenhague, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre 2009, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface.....

De nombreux pays, dont la France, souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse être reconnue à Copenhague comme une solution au changement climatique. Si le prochain accord climatique accorde une place au nucléaire, certains Etats pourraient « s'acquitter » de leurs objectifs de réduction d'émission en vendant des réacteurs aux pays en développement ; ils éviteraient ainsi la remise en question de leurs modes de production et de consommation, pourtant à l'origine du problème climatique. Par ailleurs, si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source majeure de subventions publiques.....

L’action de ce matin, quelques jours après le déploiement d’une grande banderole à 100 m du lieu du Sommet sur le climat, s’inscrit dans le cadre de la campagne citoyenne internationale « Don’t Nuke the Climate ! » coordonnée par le Réseau « Sortir du nucléaire ». Cette campagne rassemble aujourd’hui plus de 350 organisations dans 45 pays, qui refusent le nucléaire comme « solution » au changement climatique.....

Le nucléaire est trop dangereux (déchets, accidents, prolifération…), trop lent face à l'urgence climatique (10 ans pour construire un réacteur), trop coûteux et inapproprié pour le développement du Sud. Si cette technologie était incluse dans le nouvel accord climatique, elle priverait de financement les vraies solutions que sont notamment l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Recourir au nucléaire, c’est donc condamner à l’échec la lutte contre le changement climatique.....

Les citoyens de tous les pays sont appelés à signer la pétition « Don’t Nuke the Climate ! », traduite en dix langues. Déjà 50 000 personnes ont signé l’appel.....

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Pour plus d’information : www.dont-nuke-the-climate.org

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Photos disponible sur : ftpperso.free.fr – login : sdnphotos – public09 ....

                                   et www.flickr.com/photos/43160621@N08/sets
Saturday, December 05, 2009 
Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°305]
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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- TRIBUNE LIBRE - 03/12/09 - Happening à l'Assemblée... Un crime de « lèse République » ?
- [CommPresse APE - Priartém - 03/12/2009] Cartographie des fortes expositions aux ondes de la téléphonie mobile
- [CommPresse APE - 02/12/2009] Projet de circuit de F1 à Flins : Sortie de piste !
- [Lettre ouverte à M.BORLOO - 01/12/2009] Publication du Schéma national des Infrastructures de Transport
- Flash-Mob le samedi 5 décembre à 12h18 pour le climat, deux jours avant Copenhague !
- http://www.journaldelenvironnement.net - 02/12/2009 : Pointe électrique: les pouvoirs publics ne s'attaquent pas au problème par Victor Roux-Goeken

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TRIBUNE LIBRE - 03/12/09 - Happening à l'Assemblée... Un crime de « lèse République » ?
par Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement

Lettre ouverte aux parlementaires français
 
Il est des symboles qui frappent les consciences. L’action de Greenpeace hier, durant un débat sur le climat, dans le saint des saints de la République, l’Assemblée nationale, a entraîné le courroux de certains parlementaires. A quelques jours du Sommet de Copenhague, les députés se pliaient, une fois encore… une fois de trop !, à l’exercice de style qui consiste à parler fort et agir peu.
 
Combien de belles formules enflammées sur le registre chiraquien ont émaillé les discours depuis tant d’années ? Combien faudra-t-il d’années avant que la Représentation Nationale s’astreigne à mettre en conformité le discours et les actes ? Combien d’élu-es nationaux s’engagent oralement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique tout en poursuivant le développement de projets climaticides localement ?
 
Le scandale est-il de profaner symboliquement un sanctuaire républicain ou consiste-t-il à ne plus laisser ronronner une représentation nationale qui tend à s’endormir sur ses lauriers dorés ? Ne faut-il pas, au contraire, s’offusquer du double discours parlementaire systématique qui délégitime profondément la crédibilité des représentants du Peuple ?
 
A quelques jours du Sommet de Copenhague, les enjeux climatiques nous conduisent à tirer un premier bilan des interventions et décisions de nos brillants orateurs : Par dizaines, localement, des projets climaticides sont en train d’être décidés ! Aéroports, mine de charbon, autoroutes, contournements, doublements de routes… une vague de bitume sans précédent est en train de se répandre sur la France ! Pire, nos parlementaires, si sourcilleux quant à leurs prérogatives et la défense de LEUR maison du Peuple, oublient soigneusement de rappeler que deux ans… oui deux ans après le Grenelle de l’environnement, ils n’ont pas su trouver quinze jours pour approuver définitivement la loi qui est censée traduire dans le corpus législatif et réglementaire les « avancées » du Grenelle !!!
 
Alors, oui, nous considérons qu’un happening, fût-il quelque peu déstabilisant pour des élus trop habitués aux joutes verbales surjouées, vaut bien tous les renoncements écologiques. L’heure n’est plus aux faux débats mais aux vraies décisions. L’heure n’est plus à la polémique sur la forme mais aux décisions de fond.
 
Nous attendons la Représentation Nationale ! Nous l’attendons de pied ferme afin que cette dernière, face à l’urgence écologique, n’engage plus une course de lenteur où les bons mots se suffiraient à eux-mêmes. Agir est un devoir impérieux. Le rappeler aux représentants du Peuple ne peut être considéré comme un crime de « lèse République !
 
Stéphen Kerckhove,
Délégué général d’Agir pour l’Environnement
 
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Agir pour l'Environnement - Priartém
 
-Communiqué de presse daté du 03 décembre 2009-
 
Mise en ligne d’une carte répertoriant les fortes expositions aux ondes de la téléphonie mobile
> Pour visualiser cette carte, cliquez ici 

Paris, le 03 décembre 2009 : Les associations Agir pour l’Environnement et Priartém viennent de mettre en ligne une carte répertoriant les points chauds électromagnétiques en France. Les données constituant cette première cartographie sont issues du site de l’Agence nationale des fréquences.
 
Agir pour l’environnement et Priartem ont analysé les 500 dernières mesures réalisées en septembre et octobre 2009 et publiées sur le site de l’ANFr. Elles ont découvert des résultats tout à fait préoccupants.
 
Sur ces 500 mesures, 59 sites font apparaître des niveaux de champs électromagnétiques forts, voire très forts, soit 11,8% des mesures effectuées. Sur ces 59 sites, une vingtaine dépasse les 5 V/m dont 6 sites dépassent les 10 V/m (
Corbeil-Essonnes, Paris 6è, Aigues Mortes, CourbevoieTroyes, Montpellier). Il s’agit, dans tous les cas de zones urbaines, la plupart du temps fortement urbanisées.
 
A la lecture des données disponibles sur le site de l'ANFr, il est à noter que la téléphonie mobile est le contributeur principal dans plus de 95% des cas mesurés. La télévision, la radio et les autres sources (pompiers, gendarmerie, armée...) ne représentant qu'une part infime du champ global.
 
Ces résultats montrent l’urgence de prises de mesure de réduction des expositions recommandées au gouvernement par son agence d’expertise, l’Afsset. L’Afsset vient, dans un récent avis de préconiser une réduction des valeurs d’exposition du public, prônant l’application à la téléphonie mobile du principe ALARA. La proposition de l’Afsset vise à repérer les points dits « chauds » ou « atypiques », définis par l’Agence comme ceux qui dépassent la valeur moyenne d’exposition. Celle-ci, selon les récentes données de l’ANFr se situerait aux environs de 1 ou 1,5 V/m.
 
Les situations d’exposition que révèlent les associations dans cette première carte des points chauds, sont totalement inacceptables. Toute inaction de la part tant des pouvoirs publics que des opérateurs serait non seulement irresponsable mais totalement condamnable.
 
Les associations insistent, par ailleurs, sur la nécessité de la plus grande transparence sur la réalité des expositions que subissent les populations riveraines des stations de base. La profusion des informations nuisant souvent à leur lisibilité, les associations Agir pour l’Environnement et Priartem ont décidé de mettre désormais à jour chaque mois une cartographie des points chauds électromagnétiques afin que le droit et l’accès à une information validée ne soit plus un vain mot et afin que personne ne puisse plus dire « on ne savait pas ».
 
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Agir pour l'Environnement
 
Communiqué de presse daté du 02 décembre 2009
 
Projet de circuit de F1 à Flins : Sortie de piste !
 
Paris, le 02 décembre 2009 : Le président du Conseil général des Yvelines vient d’annoncer l’abandon définitif du projet de circuit de Formule 1 qui était prévu à Flins. La mobilisation des collectifs locaux et associations de protection de l’environnement a ainsi eu raison de l’entêtement du Gouvernement et du Conseil général des Yvelines. Les terres réservées à l’agriculture biologique seront rendues à la Safer.
 
Pour Agir pour l'Environnement, « le Sommet de Copenhague commence à produire ses premiers résultats et rend caduque un certain nombre de projets climaticides. Un constat s’impose après cette victoire : les dizaines de projets contre-climatiques encore présents dans les cartons du Gouvernement et des collectivités locales doivent être abandonnés. L’aéroport de Notre Dame des Landes, la Mine de charbon dans la Nièvre, les multiples projets d’autoroutes… doivent connaître le même sort que ce circuit de F1 : l’abandon pur et simple ».
 
La sensibilisation écologique grandissante de l’opinion publique commence à produire un effet significatif sur des décideurs politiques sous pression. L’abandon du circuit de F1 à Flins démontre qu’il est possible, moyennant une forte mobilisation, d’empêcher que certains projets destructeurs ne voient le jour.
 
Pour que Copenhague ne soit pas un Sommet d’incohérence, le Gouvernement français ne peut faire l’économie d’une mise en cohérence des discours et des actes. Pour Agir pour l'Environnement, « l’abandon du projet de circuit de F1 à Flins ne doit pas être la fin d’un combat mais le début d’une longue série de victoires écologiques. »

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- [Lettre ouverte à M.BORLOO - 01/12/2009] Publication du Schéma national des Infrastructures de Transport

De la part de Agir pour l'Environnement - RAC-F - FNAUT

Monsieur le ministre d'Etat,

La loi Grenelle1, en son article 17, rend obligatoire l'élaboration et la publication d'un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT). Adoptée en juillet 2009 et publiée au Journal Officiel dans le foulée, cet article stipule que ce SNIT sera « élaboré en 2009 en concertation avec les parties prenantes du Grenelle ».

Or, à l'approche de la date fatidique, nous craignons que l'Etat français soit dans l'incapacité de respecter la loi. Bien plus qu'une anicroche liée à des contingences d'agenda, nous avons tendance à penser que ce contretemps s'explique pour partie par la multiplication de projets climaticides qui voient le jour aux quatre coins de l'Hexagone ; projets que nous avons patiemment répertoriés (http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c31carte.htm) et qui rendraient la publication de ce SNIT quelque peu contradictoire avec les grandes déclarations en faveur de l'intégrité climatique qui ne manqueront pas de fleurir dans le cadre de la préparation du Sommet de Copenhague.

En effet, parallèlement à cette non-diffusion, nous assistons localement à une explosion de projets énergivores et fortement émetteurs de gaz à effet de serre dont certains d'entre eux font même actuellement l'objet de débats publics. A notre stupéfaction, nous avons même pu constater que le maître d'ouvrage de certains projets autoroutiers était... le ministère de l'Ecologie !

Nous estimons que la lutte contre le dérèglement climatique mérite un engagement sans faille de la part de l'Etat français. L'absence de transparence en matière d'infrastructures de transport ne peut faire illusion longtemps et le report de la publication du Schéma National des Infrastructures de Transport n'est pas à la hauteur des enjeux climatiques. Nous nous étonnons par ailleurs de l'arrêt de la concertation avec les ONG depuis juin sur ce dossier majeur.

Vous comprendrez, à n'en pas douter, notre trouble et notre inquiétude. La réponse à l'urgence climatique ne peut être une course de lenteur institutionnelle. Or, la non-publication de ce SNIT s'apparente implicitement à une procédure dilatoire, certes habile mais inefficace et incohérente.

Dans le cadre de notre campagne de mobilisation intitulée « Copenhague... un Sommet d'incohérence ? », soutenue par 17 organisations nationales et locales, nous aurions souhaité pouvoir vous rencontrer afin d'obtenir de plus amples informations quant à la méthode d'élaboration du SNIT, notamment la concertation avec les ONG et aux délais de sa réalisation ainsi que sur son contenu précis.

Comptant sur votre écoute et vous remerciant par avance de votre attention, nous vous prions d'agréer, Monsieur le ministre d'Etat, l'expression de salutations les plus respectueuses.

Stéphen Kerckhove, Délégué général d'Agir pour l'Environnement
Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France
Jean Sivardière, Président de la FNAUT
 
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- Flash-Mob le samedi 5 décembre à 12h18 pour le climat, deux jours avant Copenhague !

Deux jours avant l'ouverture du sommet de Copenhague, les onze ONG réunies au sein de l'Ultimatum Climatique appellent à une Flash-Mob (une mobilisation éclair) le samedi 5 décembre à Paris et dans plusieurs autres villes. Tous ensemble, nous ferons du bruit et monterons le son pour faire pression sur Nicolas Sarkozy.
 
 
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- http://www.journaldelenvironnement.net - 02/12/2009 : Pointe électrique: les pouvoirs publics ne s'attaquent pas au problème par Victor Roux-Goeken

La pointe hivernale de consommation pose des problèmes structurels en France, selon l'association Négawatt. Le phénomène s'aggrave depuis 20 ans, mais les pouvoirs publics ne font rien pour l'enrayer. Un paradoxe, alors que plusieurs groupes de travail planchent sur la question de la réglementation thermique.

Pour Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Négawatt, «le problème de la pointe électrique va demander des choix politiques de plus en plus difficiles à prendre s’il n’est pas réglé maintenant». Principal responsable de cette pointe, selon l’association: le chauffage électrique (1). Le 7 janvier 2009, jour du «record» de consommation électrique (92.400 mégawatts), celle de chauffage électrique a représenté une surconsommation en puissance de 34.000 MW, soit l’équivalent de la moitié du parc nucléaire français.

De plus en plus installé dans les logements (¼ de l’existant, ¾ du neuf), le chauffage électrique implique en hiver une puissance appelée sur le réseau croissante, et contribue fortement à la hausse des pics de consommation depuis 1981. Depuis cette date, l'écart entre le niveau de la consommation de base (puissance minimale appelée toute l’année) et le maximum d'hiver s'est accru de 21.400 MW, soit l'équivalent du tiers du parc nucléaire français.

Plusieurs problèmes structurels en découlent, expliquent les membres de l’association Négawatt: le surdimensionnement du système de production électrique pour pouvoir répondre à une demande qui n’aura lieu que quelques jours dans l’année; le développement des centrales à cycle combiné gaz (20 tranches autorisées à la construction, 40 projets identifiés) alors que la transformation du gaz en électricité «impose d’importer 2 à 2,5 fois plus de gaz que si l’on choisissait de consommer ce même gaz pour chauffer directement les logements». Enfin, une capacité nucléaire sollicitée pour la production qui peut varier de 15.000 MW entre l’hiver et l’été, «ce qui l‘éloigne de son optimum technique et économique». Elle ne suffit même pas à assurer la demande totale, couverte par des moyens de production thermique, donc carbonés, et par les importations. «Même EDF y perd», relève Thierry Salomon, président de l’association.

Ainsi, lundi 19 octobre dernier, les prix de marché de gros de l'électricité livrée en France ont atteint 3.000 euros par mégawatt-heure entre 8h et midi, quand le tarif réglementé est de 34 euros par mégawatt-heure… Une première depuis la création de la bourse de l'électricité en France en novembre 2001.

Or, cette aberration énergétique n'est pas près de s'arrêter, selon l‘association Négawatt. «Chaque fois que nous abordons la question [le poids du chauffage électrique] au sein du groupe de travail sur la pointe [présidé par le député Serge Poignant et le sénateur Bruno Sido], on nous répond: ‘Nous sommes là pour gérer la pointe’», affirme Yves Marignac, de l’association. Comprendre: plus de centrales nucléaires et thermiques pour faire face à l’accroissement de la demande.

De nombreuses mesures aggravent le problème, estiment les membres de l’association: crédit d’impôt sur des pompes à chaleur air-air peu performantes, qui contribuent à peine moins à la pointe qu’un convecteur électrique; le label BBC («bâtiment basse consommation») de 50 kilowattheures par an et par mètre carré en énergie primaire initialement, en passe d’être détricoté; et le nouveau tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), part «fixe» de la facture d’électricité, qui a augmenté de 15%, et qui favorise les gros consommateurs d'électricité.

Pour Marc Jedliczka, peu de gens y gagnent, et surtout pas les consommateurs, hormis les traders et les opérateurs, qui ont «besoin» de cette pointe pour vendre cher leur électricité. Aussi, Négawatt fait-elle plusieurs propositions: revoir la politique tarifaire de l’électricité pour favoriser les économies d’énergie et faire «payer plus selon la puissance souscrite et la consommation annuelle»; imposer un seuil unique de 50 kWh primaire par an et par mètre carré pour le bâtiment neuf dans le cadre de la réglementation thermique 2012; arrêter les subventions pour les pompes à chaleur les moins performantes et contribuant à la pointe; donner la priorité à l’isolation et la conversion des bâtiments chauffés à l’électricité vers les énergies renouvelables; et mettre en place une véritable contribution climat-énergie (CCE) et non une taxe carbone exonérant l’électricité.

(1) Dans le JDLE «‘Le chauffage électrique est le principal responsable des pics de consommation’»
 
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5525 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
Thursday, November 19, 2009 
Ils nous soutiennent
4 D
Agir pour l’Environnement
Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières
Alofa Tuvalu
Association Santé Environnement France
ATTAC
AVES France
Bolivia Inti-Terre Soleil
CCFD-Terre Solidaire
Colibris – Mouvement pour la Terre et l’Humanisme
Collectif de Liaison des Energies Renouvelables
Ecologie Sans Frontières
Fac Verte
GERES
Goodplanet
GRET
Handicap International
L’Alliance pour la planète
Ligue de Protection des Oiseaux
Max Havelaar France
Planète Urgence
Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable
Réseau Sortir du Nucléaire
Scouts et Guides de France
Solar Generation
Tara Océans
L'Ultimatum climatique est aussi soutenu par de très nombreuses collectivités, syndicats, entreprises et partis politiques.
"L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Pour plus d'information sur la mobilisation internationale cliquez ici"
Si vous voulez vous désinscrire, cliquez ici
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COMME MARION COTILLARD ET LES NOMBREUX ARTISTES QUI SOUTIENNENT L'ULTIMATUM CLIMATIQUE : FAITES SIGNER L'APPEL POUR COPENHAGUE
Nous sommes à 28 jours de la conférence de Copenhague où tous les pays du monde vont décider de notre avenir en signant un accord ambitieux ou pas sur le climat.
Vous êtes aujourd'hui plus de 320 000 citoyens à avoir signé la pétition Ultimatum climatique et nous vous en remercions.
A cette occasion, les 11 ONG* qui sont à l'origine de cet appel vous proposent une vidéo mettant en scène une dizaine d’artistes, chanteurs, sportifs qui sont mobilisés à nos côtés et vous remercient par avance de faire connaitre cet ''Ultimatum Climatique'' à vos amis...
MOBILISEZ VOS PROCHES – FAITES SUIVRE CET E-MAIL
Plus nous serons nombreux, plus nous ferons entendre notre voix, votre voix... Nous comptons sur vous pour mobiliser vos proches
Faites suivre ce mail à 5, 10, 20 personnes de votre liste de contact mail et proposez-leur de signer l’appel
sur le site www.copenhague-2009.com
Merci
 
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Sunday, November 15, 2009 
Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°304]
 
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SOMMAIRE

- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- [Bilan du Colloque Climat&Transport : du global au local] AUTOsatisfaction !
- [CommPresse - 04/11/09] Lancement de la campagne « Copenhague : Un Sommet d’incohérence ? »
- Actu-Environnement.com - 08/11/2009 - La voiture électrique, dernier sursaut d'une chimère en déroute ?
- [RéactionPresse - 02/11/09] Moins la France consomme d’électricité, plus elle en importe… et plus elle en exporte !!! De l’inefficacité du tout nucléaire…
- [CommPresse - 04/11/09 - APE-Priartém] Rapport de l’Office parlementaire sur la téléphonie mobile : Le rapporteur a-t-il lu l’avis de l’Afsset ?
- Réunion-débat du Cercle René Dumont - 18 novembre 2009 : Le climat avant Copenhague
- Le Monde - 05/11/09 - Biodiversité : menaces sur plus d'un tiers des espèces
 
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- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fait parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (téléphonie mobile, pesticides, nucléaire, 4x4, climat, déchets ménagers, biodiversité, antipublicité, ogm...)

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- [Bilan du Colloque Climat&Transport : du global au local] AUTOsatisfaction !
 
A l'invitation d'Yves Cochet, député de Paris, les associations Agir pour l'Environnement, le Réseau Action Climat France et la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ont pu organiser un colloque intitulé "Climat et transport : du global au local" jeudi 05 novembre dernier à l'Assemblée nationale.
 
A l'approche du Sommet de Copenhague et dans le cadre du lancement de la campagne associative "Copenhague : Un Sommet d'incohérence ?", les acteurs impliqués sur les enjeux climatiques ont pu, durant une journée riche en contenu, évoquer les ambiguïtés et risques d'un accord global qui ne se traduirait pas par un changement radical dans les politiques de transport menées localement.
 
Tant le nombre de participants que la qualité des intervenants ont donné à ce colloque un relief et un contenu qui ont contenté les organisateurs. Nous espérons, au nom des associations, que ce sentiment a été partagé par celles et ceux qui nous ont fait la joie de venir y participer. Nous faisons tout notre possible pour que la publication des actes soit la plus rapide possible. Dans un avenir tout proche, les présentations des intervenants seront disponibles sur notre site (http://www.agirpourlenvironnement.org).
 
Pour celles et ceux qui n'auraient pu se libérer (et le regrettent déjà :), les actes sur support papier ou support numérique devraient être édités courant décembre. Vous pouvez dès à présent les pré-réserver en envoyant un chèque de 10 euros à l'ordre d'Agir pour l'Environnement en indiquant au dos de chèque "Actes du colloque Climat et transport" et spécifié "CD" ou "Papier". Votre chèque est à envoyer à Agir pour l'Environnement - 2, Rue du Nord - 75018 Paris.
 
Une fois encore, nous vous remercions vivement de votre participation et espérons que le contenu et échanges issus de ce colloque nous permettrons collectivement d'aboutir à un accord à Copenhague qui ne soit pas seulement de belles paroles sans liens tangibles avec la réalité.
 
Stéphen Kerckhove,
Délégué général d'Agir pour l'Environnement
 
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-Communiqué de presse datée du 04 novembre 2009 d'Agir pour l'Environnement, RAC-F, FNAUT
 
Lancement de la campagne « Copenhague : Un Sommet d’incohérence ? »
 
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- Actu-Environnement.com - 08/11/2009 - La voiture électrique, dernier sursaut d'une chimère en déroute ?
http://www.actu-environnement.com/ae/news/voiture_electrique_8797.php4

Objet d'un engouement tardif de la part des industriels, la voiture électrique est présentée comme le remède aux maux du climat et comme une alternative écologique. Mais les performances annoncées ne sont-elles pas une manière de déplacer le problème ?
''Who Killed the Electric Car ?''. C'est le titre d'un documentaire de l'Américain Chris Paine, qui retrace la fascinante épopée de l'automobile électrique EV-1 (Electric Vehicule 1), mise sur la route par General Motors en 1997 avant d'être envoyée à la casse. Quelque 10 ans plus tard, l'EV-1 a complètement disparu de la circulation et GM est en faillite. La voiture à essence n'est plus au goût du jour, mais l'industrie automobile, inféodée à l'industrie pétrolière, a raté le rendez-vous. Résultat : la voiture américaine électrique est passée dans les poubelles de l'histoire et la Prius Toyota a conquis les autoroutes californiennes. Aux Etats-Unis, General Motors a reçu quelque 50 milliards de dollars de la part de l'Etat américain qui a racheté 65% des parts de l'entreprise. Pour autant, les contreparties environnementales se font attendre. Certes GM a vendu en octobre dernier sa marque de gros 4x4 Hummer au groupe chinois Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery, le premier rachat par des intérêts chinois d'une filiale d'un constructeur automobile américain. Et la mise sur le marché de la berline hybride rechargeable de GM, la Chevrolet-Volt, est annoncée pour 2011. Entre temps, la Prius est devenue l'emblème du véhicule hybride. Et le géant automobile américain vacille. Dans son rapport annuel, remis aux autorités boursières en mars 2009, il a admis être au bord de la faillite.

Saturation de l'espace, des esprits et du marché

Pourtant, le mythe automobile demeure enraciné dans les imaginaires. Roland Barthes, dans un texte sur la DS paru dans ses fameuses Mythologies (1957), décrit l'automobile comme ''l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques''. L'imaginaire occidental mondialisé est façonné par le rêve de voiture individuelle toute puissante, à grand renfort de campagnes publicitaires. Sans scrupule de greenwashing, BMW, dans une campagne récente, fait l'apologie de la ''joie'' procurée par ses surpuissants engins métalliques : ''la Joie est une énergie positive'', ''la Joie adore la technologie de récupération de l'énergie au freinage'', ''la Joie est généreuse en équipements, en financements, en avantages''… Tout un programme existentiel. Dont l'emprise est réelle. Ce fétiche moderne qu'est l'automobile est bel et bien parvenu à occulter d'autres manières d'envisager la mobilité. On ne relira jamais assez le texte phare d'Ivan Illich, Energie et équité (1973), où le penseur de l'écologie politique assimile les déplacements et la recherche de la vitesse à une manie qui aboutit à dessaisir l'usager de son autonomie, confondant liberté de mouvement et liberté d'être transporté, dont la ''perception traditionnelle de l'espace, du temps et du rythme propre a été déformée par l'industrie''. Dans le même ordre d'idées, l'historien des techniques Jean Robert distingue vitesse de circulation et vitesse généralisée d'un mode de transport, laquelle tient compte de la quantité de travail nécessaire pour acquérir le moyen d'être transporté. Si l'on considère la vitesse généralisée comme le résultat de la division du kilométrage annuel effectué par le temps passé dans ce mode de transport et, à l'extérieur, à gagner de quoi le payer, seuls les très riches gagnent du temps en auto. Les autres ne font qu'effectuer des transferts entre temps de travail et temps de transport. Résultat : les sociétés industrielles consacrent entre le quart et le tiers de leur budget-temps social à la production des conditions d'existence de la vitesse. C'est l'envers, encore largement impensé, de ce que le philosophe Peter Sloterdijk désigne comme ''l'automobilisation'' complète de la société : ''Qui conduit une voiture s'approche du divin, il sent son petit moi s'élargir en un Soi supérieur qui lui donne en patrie le monde entier des voies rapides et qui lui fait prendre conscience du fait qu'il a vocation à une vie supérieure à l'existence semi-animale du piéton'', ironise-t-il dans La Mobilisation infinie (1989).

Entre célébration de la jouissance et projet d'émancipation métaphysique, les constructeurs tablent sur l'addiction des consommateurs, qui selon Marie-Jeanne Husset, directrice de 60 Millions de consommateurs, ne sont pas prêts à renoncer à la voiture individuelle. Pourtant, le marché donne des signes de faiblesse. En France, c'est un million de voitures en moins qui sortent en 2007 des chaînes de production par rapport à 1990. Les capacités industrielles, structurellement excédentaires, se tassent, même si, en Europe, la stagnation du marché est en partie compensée par l'ouverture à de nouveaux Etats-membres. En Chine, la production connaît une accélération sans précédent, plus de six millions de véhicules y ont été assemblés en 2007, soit beaucoup plus que le marché chinois ne peut en absorber. L'Union européenne et les Etats-Unis connaissent eux aussi un tassement des marchés. Du coup, le secteur entre dans une phase de surcapacités mondiales, et la crise de l'automobile n'est pas prête de se terminer.
Car il s'agit d'une crise structurelle : outre que le marché est saturé, en occident tout du moins, les ménages éprouvent de plus en plus de difficultés à financer les dépenses liées à leur véhicule : le commerce des voitures d'occasion prend le pas sur celui des véhicules neufs, la circulation automobile baisse en France depuis 2005… La chute de la demande semble durable, et pourrait plaider en faveur d'une reconversion partielle du secteur au service de la mobilité collective. D'autant que les créations d'emplois ne sont pas précisément quantifiées. L'industrie automobile est très automatisée, contrairement au bâtiment et aux transports collectifs, qui restent des industries de main d'œuvre. Quant aux petits véhicules neufs, ils sont fabriqués à l'étranger, la prime à la casse ne fera donc qu'encourager la délocalisation des emplois. Au titre du plan de relance de 2009, constructeurs et sous-traitants bénéficient d'un fonds d'investissement doté de 400 millions d'euros pour financer la recherche sur les véhicules propres et d'un fonds sectoriel de modernisation doté de 300 millions d'euros. Deux prêts de 500 millions d'euros chacun ont été accordés aux filiales bancaires de Renault et de PSA, sans éco-conditionnalités particulières…

Vous avez dit efficacité énergétique ?

Les politiques publiques prennent-elles la mesure du phénomène en cours ? Le projet de loi de finances pour 2010 accorde un bonus de 5.000 euros pour les véhicules électriques. Les subventions d'Etat encouragent ce que Benjamin Dessus, président de Global Chance, qualifie de ''fuite en avant technologique'', lors d'un colloque sur les transports organisé le 5 novembre par l'association Agir pour l'environnement à l'Assemblée nationale : ''il y a vingt ans, l'Agence française de la maîtrise de l'énergie avait lancé le programme « 3 litres ». Ce véhicule léger et économe n'a jamais vu le jour. En revanche, 20 ans plus tard, les véhicules pèsent le double et sont pleins de gadgets. On est très loin de résoudre le problème des émissions de gaz à effet de serre par le progrès technique'', regrette Benjamin Dessus, qui souligne que dans cette affaire, la technologie a une importance relative. Selon lui, auteur d'un article intitulé ''La fée électricité sous le capot'', paru dans Les Cahiers de Global Chance1, ''la traction électrique présente des avantages certains en termes d'efficacité, mais il faut évidemment vérifier qu'ils ne sont pas en partie perdus, en amont du moteur électrique, pour produire l'électricité et éventuellement la transporter et la stocker dans le véhicule''. Le moteur électrique a un excellent rendement mécanique (supérieur à 90%, alors qu'un moteur thermique ne dépasse guère 40%), mais c'est en amont que le problème se pose : les étapes de production, d'acheminement et de chargement de l'électricité comportent des pertes souvent importantes. Ainsi le rendement global de la filière de production d'électricité (production, nucléaire compris / transport-charge de batteries) n'est-il que de 18 à 24%, alors que celui du charbon serait de 21 à 28%. Les fourchettes ''du puits à la roue'' des différents véhicules ''non conventionnels'' susceptibles d'être mis sur le marché dans les 10 ans à venir s'étagerait donc entre 8 et 40%. Reste que le doublement de la demande de véhicules prévu par l'Agence internationale de l'énergie ne pourra être satisfait par ces progrès technologiques, qui selon Céline Mesquida, chargée de mission transports à France nature environnement, sont une ''fausse bonne solution'' à un ensemble de questions qui ne sont pas posées à savoir : à quoi va servir le véhicule électrique et à qui va-t-il profiter ? Quelle est son efficacité énergétique ? Résorbera-t-il la congestion automobile en ville ? D'où viendra l'électricité produite en amont ? Les réseaux dits intelligents (smart grid) régleront-ils le problème des pointes ? Y'aura-t-il assez d'énergies renouvelables pour couvrir la demande ?

Si, comme l'annonce le dossier de presse du ministère de l'écologie2, il s'agit de ''rouler partout et tout le temps'' plutôt qu'abaisser les vitesses, brider les moteurs et financer massivement le transport à la demande, c'est bien le modèle qui reste inchangé, et la mobilité de demain ressemblera singulièrement à celle d'hier : individuelle et coûteuse. Pour entretenir la croissance, désormais étiquetée verte ?

Agnès SINAI
 
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Réaction Presse d'Agir pour l'Environnement datée du 02 novembre 2009
 
Moins la France consomme d’électricité, plus elle en importe… et plus elle en exporte !!! De l’inefficacité du tout nucléaire…

Paris, le 02 novembre 2009 : Alors que la consommation électrique française a baissé de 1,2% depuis le 1er janvier, le Réseau de Transport de l’Electricité vient d’annoncer qu’en cas de « froid intense et durable », la France devrait importer 4000 MW d’électricité.

Pour Agir pour l’Environnement, cette annonce est la preuve définitive de l’incapacité du système nucléaire français à répondre à la demande hexagonale. La consommation française est de plus en plus marquée par des périodes de pointe principalement dues à l’omniprésence du chauffage électrique qui solidarise la courbe de consommation avec celle des températures.

En privilégiant un système de production reposant très majoritairement sur le nucléaire, la France a opté pour un système peu flexible incapable de répondre aux demandes de pointe. La France a donc exporté 9.7% de sa production en 2008 mais doit paradoxalement en importer lorsque cette électricité est rare et donc chère !

Une fois encore, l’association Agir pour l’Environnement relève que le nucléaire n’est pas seulement une erreur écologique, c’est aussi un non-sens économique ! En privilégiant, contre vents et marées, le nucléaire, la France s’astreint à exporter une électricité nucléaire de base lorsque personne n’en veut et s’oblige à en acheter en période de froid, période où l’électricité est la plus couteuse sur les marchés internationaux.

Pire, alors que tous les signaux sont au rouge depuis de nombreuses années, que les pics de consommation sont de plus en plus marqués et nombreux, la France s’entête en programmant la construction de deux nouveaux réacteurs qui ne feront qu’ajouter à la surproduction actuelle une électricité de base dont on ne sait que faire !

La communication de RTE met également en lumière l’extrême vétusté des centrales nucléaires mises à l’arrêt les unes après les autres. En autorisant EDF à exploiter ses centrales dix ans de plus (soit désormais 40 ans !), l’Etat français a dégoupillé une véritable bombe à retardement.

Enfin, l’association constate que la mythique « indépendance énergétique de la France » promue par les tenants du tout-nucléaire semble belle et bien avoir vécu.

Agir pour l’Environnement appelle l’Etat français à revoir sa position sur la question des nouvelles centrales nucléaires EPR à Flamanville et Penly et réaffecter les sommes prévues à l’élaboration d’une véritable politique de maîtrise de l’énergie, de lissage des pics de consommation et de développement des énergies renouvelables.
 
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Communiqué de presse daté du 04/11/09 d'Agir pour l'Environnement et Priartém
 
Rapport de l’Office parlementaire sur la téléphonie mobile : Le rapporteur a-t-il lu l’avis de l’Afsset ?
 
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- Réunion-débat du Cercle René Dumont - 18 novembre 2009 : Le climat avant Copenhague

Date : mercredi 18 novembre 2009 de 17:00 à 20:00
Lieu : Amphi René Dumont AgroParistech
Adresse :16, rue Claude Bernard - Paris 5è
 
Premier débat (17h/18h30): AGRICULTURE & CHANGEMENTS CLIMATIQUES

A la veille de la Conférence de Copenhague, le défi est de pouvoir nourrir correctement plus de 9 milliards de personnes en 2050 en adaptant l’agriculture à l’inéluctable réchauffement climatique global et en atténuant le plus possible nos émissions de gaz à effet de serre.
Des solutions techniques n’existeraient-elles pas d’ores et déjà dans les pays du Sud pour que ces derniers parviennent à retrouver leur sécurité et souveraineté alimentaires sans avoir à détruire des forêts, en fixant du carbone dans l’humus des sols, et sans pollution majeure pour l’environnement?
Mais ne faudrait-il pas que les pays du Nord cessent d’abord de vouloir y exporter à vil prix leurs surplus agricoles et acceptent de leur apporter le capital éventuellement nécessaire? Plutôt que de vouloir produire à tout prix des agro-carburants, ne conviendrait-il pas alors de recentrer prioritairement notre propre agriculture sur des productions plus artisanales, de plus grande qualité nutritive et sanitaire, et moins émettrices de gaz à effet de serre?

Présentation et animation du débat : Marc DUFUMIER
Participants à la table ronde :
- Pierre RABHI (à confirmer)
- Aurélie TROUVE: ingénieur agronome, vice-présidente d’ATTAC,
- Samuel FERET: coordinateur du groupe PAC 2013,
- Jacques MORINEAU: président du Réseau Agriculture Durable
- Patrick SADONNES: responsable du groupe de travail agro-carburants à la Confédération Paysanne

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Deuxième débat (18h30/20h): COMMENT LES POLITIQUES SE SAISISSENT-ILS DE CES QUESTIONS ?

L'urgence écologique apparaît comme incontournable et nécessaire dans de nombreux débats, envahit les médias, devient un enjeu majeur depuis quelques années. Souvent, c¹est sous l¹angle des catastrophes que ces questions viennent à la conscience du public. Avec les risques de laisser la plupart d¹entre nous dans un état de «sidération», plus que prêts à l'action.
Est-il déjà trop tard pour discuter, négocier, afin d'agir ? L'urgence nous conduit-elle vers une politique autoritaire, imposée, face aux défis ?
Au fond, on peut se demander comment sortir du constat, aussi dramatique qu'écrasant, pour passer dans l'action et surtout la capacité à agir de façon cohérente et à long terme. D'autant que l'évolution rapide de l'opinion sur ces enjeux ne modifie pas automatiquement et irrémédiablement les comportements en proportion, et surtout les attitudes (dont les attitudes politiques, mais aussi les usages sociaux).
Enfin, pour être efficace, qui doit agir en premier ? Les responsables politiques ne sont pas les plus enclins à modifier leurs propres comportements. Parfois même, les élu-es semblent en retard par rapport au reste de la société, sur ces sujets (OGM, énergies, logement, etc.).
La question qui surgit : la politique peut-elle modifier les attitudes dans le bon sens ? Et comment les enjeux liés aux changements climatiques peuvent-ils être débattus, puis pris en charge par les responsables politiques, à côté des autres acteurs (entreprises, ONG, publics) ?

Présentation et animation du débat : Erwan LECOEUR: sociologue et consultant
Participants à la table ronde :
- Ronan DANTEC: porte-parole mondial des réseaux de collectivités locales dans la négociation internationale
- Sandrine MATHY: présidente du Réseau Action Climat – France,
- Benjamin DESSUS: ingénieur et économiste, président de l'association Global Chance
- Yves COCHET: député, ancien ministre de l’environnement
 
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- Le Monde - 05/11/09 - Biodiversité : menaces sur plus d'un tiers des espèces

Année internationale de la biodiversité, 2010 s'annonce mal. Selon la Liste rouge publiée mardi 3 novembre par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 17 291 espèces animales et végétales, sur les 47 677 espèces répertoriées par l'organisation, sont menacées d'extinction. 21 % des mammifères connus sur Terre, tous couverts par l'étude, courent un risque d'extinction, tout comme 30 % des amphibiens connus et 12 % des oiseaux connus. Parmi les catégories dont le recensement de l'UICN ne couvre pas totalement la population mondiale, 28 % des reptiles, 37 % des poissons d'eau douce, 70 % des plantes et 35 % des invertébrés recensés sont menacés.

Les causes de ce risque d'extinction sont multiples. La principale est la destruction de l'habitat (forêts, massifs coralliens...) de ces espèces, par exemple par la pratique de la culture sur brûlis, explique Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du programme espèces de l'UICN. L'action humaine peut aussi prendre la forme de plans d'assèchement de zones ou de terres cultivables. La surexploitation des ressources, notamment par une pêche excessive, et la pollution jouent aussi un rôle, tout comme l'influence d'espèces invasives.

Des espèces sont aussi touchées par des maladies, à l'image de la grenouille Ecnomiohyla rabborum qu'une maladie fongique place en danger critique d'extinction. "A cela s'ajoute le changement climatique, que l'on ressent déjà, et dont l'impact sera massif", note M. Vié.

La France, dont les collectivités d'outre-mer abritent une faune et une flore très riches, se situe au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces en danger au niveau mondial. Avec 778 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, la France se place parmi les dix pays les plus concernés par ce phénomène, aux côtés de l'Equateur, des Etats-Unis, de la Malaisie, de l'Indonésie, du Mexique, de la Chine, de l'Australie, du Brésil et de l'Inde.

Bertrand d'Armagnac
 
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Sunday, November 15, 2009 
Chers amis,

La crise économique a aggravé la pauvreté et la faim dans les pays en développement. Les Chefs d'Etats et de gouvernements qui se réunissent à Rome la semaine prochaine semblent vouloir renoncer à un investissement de 20 milliards de dollars promis pour lutter contre la faim -- signez la pétition les appelant à tenir leur promesse:

Signez la pétition!
Aujourd'hui 1 personne sur 6 souffre de la faim dans le monde. La récente crise financière a fait exploser la pauvreté, mais nos gouvernements tardent à prendre les décisions nécessaires.

La semaine prochaine, les Chefs d'Etats et de gouvernements participeront au Sommet Mondial de l'Alimentation à Rome pour répondre à cette crise alimentaire grandissante. La meilleure solution consiste à investir dans l'agriculture durable pratiquée par les paysans dans les pays pauvres, mais la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon sont entrain de reculer en refusant de débloquer une enveloppe de 20 milliards de dollars promise il y a quelques mois pour soutenir cette agriculture.

Des millions de vies sont en jeu et c'est l'occasion d'appeler nos gouvernements à tenir leurs promesses. Signez la pétition ci-dessous, elle sera remise directement aux Chefs d'Etat et à l'occasion d'une action spectaculaire au Colisée de Rome la veille du sommet:

http://www.avaaz.org/fr/world_hunger_pledges

La planète produit assez pour nourrir tous les habitants du monde. Hélas le nombre de personnes souffrant de faim chronique dans le monde a dépassé le chiffre record de 1 milliard cette année.

Nos gouvernements ont dépensé des centaines de millions pour renflouer les banques et les institutions financières. Pourtant les pays du G8 essaient de revoir leur promesse d'investissement agricole à la baisse en proposant seulement 3 milliards de dollars de fonds réellement nouveaux sur les 20 milliards annoncés il y a quelques mois. Alors que des millions de vie sont en jeu, c'est un vrai scandale.

Le sommet de Rome est aussi pour nous la meilleure occasion de demander à nos gouvernements de promouvoir l'agriculture familiale et durable pratiquée par les petits paysans -- l'expérience montre de plus en plus clairement que l'agriculture intensive ne permet pas de lutter contre la faim et a un impact désastreux sur notre environnement.

Nous nous associons à l'organisation de lutte contre la pauvreté ActionAid et aux réseaux paysans internationaux pour montrer à nos gouvernements que nous refusons un monde dans lequel une personne meure de faim chaque minute. Signez la pétition pour le Sommet de Rome -- chaque signature sera rendue visible lors d'une remise de pétition spectaculaire au Colisée de Rome :

http://www.avaaz.org/fr/world_hunger_pledges

La crise économique et le changement climatique font de plus en plus de victimes et aggravent l'extrême pauvreté et les ravages de la faim. Il est temps de montrer qu'ensemble nous sommes mobilisés aux côtés de ceux dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. Signez la pétition ci-dessous:

http://www.avaaz.org/fr/world_hunger_pledges

Avec espoir,

Luis, Alice, Benjamin, Graziela, Ricken, Pascal, Iain, Paula, Paul, Véronique et toute l'équipe d'Avaaz

Sources

La FAO craint une nouvelle crise alimentaire:
http://www.lexpress.fr/actualites/2/une-nouvelle-crise-alimentaire-menace-toujours-selon-la-fao_827325.html

Le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki Moon réclame les 20 milliards promis par le G8:
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20178&Cr=alimentation&Cr1=

Plus d'information sur la campagne FaimZERO menée par ActionAid et Peuples Solidaires et sur leur notation des politiques d'aide à l'agriculture:
http://www.peuples-solidaires.org/faimzero/

Journée mondiale de l'alimentation: lutter contre la faim en soutenant l'agriculture familiale (tribune), Oxfam:
http://www.oxfamfrance.org/php/tribune_crise_alimentaire.php

A propos du Sommet mondial de l'alimentation:
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20567&Cr=FAO&Cr1=

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Sunday, November 01, 2009 
Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°303]
Nouveau : Agir pour l'Environnement a son espace sur Facebook
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Inscrivez-vous au groupe Facebook : Le 24 octobre, fêtons le Jour de la Nuit ! (déjà 449 membres) et plus de 360 animations prévues !
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SOMMAIRE
- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- [CommPresse Jour de la Nuit - 22 oct.09] Samedi 24 octobre aura lieu à l'occasion du passage à l'heure d'Hiver partout en France, le premier « Jour de la Nuit »
- Jour de la Nuit - 24 octobre 2009 : Liste des villes et villages de France participant à l'opération
- AFP - 20 oct.09 - Retiens la nuit: haro sur la pollution lumineuse samedi
- [RéactionPresse APE - Priartém - 15 octobre 09] Avis de l'Afsset sur la téléphonie mobile : Une onde de choc !
- Editorial du Monde - 17 octobre 09 - Mauvaises ondes
- www.novethic.fr - 16 octobre 2009 - L'AFSSET recommande de réduire les expositions du public
- Le Canard Enchaîné - 21 octobre 09 - On nous brouille l'écoute
- Politis - 15 octobre 09 - Quand le transport déraille par Thierry Brun
- Colloque à l'Assemblée nationale le 05 nov.09 - Climat et transport : Du global au local !
 
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- [CommPresse - 22 oct.09] Samedi 24 octobre aura lieu à l'occasion du passage à l'heure d'Hiver partout en France, le premier « Jour de la Nuit »
 
Paris, le 22 octobre 2009 : A l'occasion du passage à l'heure d'hiver, plus de 360 collectivités locales et associations participeront, samedi 24 octobre 2009, au premier Jour de la Nuit. Initié par Agir pour l'Environnement et l'ANPCEN et soutenu par 16 organisations dont le Ministère du développement durable et l'Association des Maires de France, le Jour de la Nuit a vocation à sensibiliser les citoyens sur les nuisances engendrées par la pollution lumineuse et à renouer un lien avec la nuit noire et magique.
Le succès de cette première édition démontre l'attrait qu'exerce encore la nuit noire, qui recèle une nature et une voûte céleste magiques. Pour les structures organisatrices, « à cause de presque 9 millions de points lumineux, la nuit noire devient en elle-même une espèce en voie de disparition à préserver de toute urgence ».
 
Pour Olivier Las Vergnas, Président de l'Association Française d'Astronomie, « Nous allons retrouver notre émerveillement pour les étoiles et les constellations. L'enfant qui sommeille en nous doit retrouver le chemin de la Voie lactée et redécouvrir la beauté de la nuit étoilée. Si les enfants n'apprennent plus à avoir la tête dans les étoiles, ils risquent de ne plus avoir les pieds sur terre ! »

En 10 ans, le nombre de points lumineux a crû de 30 %, faisant disparaître progressivement la voûte céleste sous l'effet d'un halo lumineux. L'éclairage nocturne trop puissant ou mal orienté vers le sol entraîne un gâchis considérable d'énergie : l'éclairage public représente ainsi 4 % des gaz à effet de serre en France. Troublées dans leur rythme biologique ou dans  leur orientation, nombre d'espèces nocturnes comme les chouettes, les chauves-souris, les papillons de nuit ou les lucioles sont actuellement menacées par la lumière artificielle qui transforme la nuit noire en zone semi-éclairée. Pour Clara Osadtchy d'Agir pour l'Environnement, « Le Jour de la Nuit est une idée « lumineuse » car il permet à plusieurs centaines de collectivités locales et associations de redécouvrir la beauté d'une nuit préservée tout en agissant simultanément en faveur de la biodiversité nocturne, du climat et de la maîtrise de l'énergie. Avec le passage à l'heure d'Hiver, la nuit la plus longue nous offre l'occasion d'agir pour l'environnement. »
 
Pour Paul Blu, Président de l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes, « Le Jour de la Nuit est une invitation faite aux villes à agir tout au long de l'année afin de réduire significativement la pollution lumineuse! Cet évènement n'est pas un énième jour de plus mais une date fondatrice, à partir de laquelle collectivités locales et associations doivent agir en faveur de la préservation de l'environnement nocturne, aujourd'hui, demain et tout au long de l'année. »
 
168 villes, villages et Parcs naturels régionaux ont répondu à l'appel et éteindront tout ou partie de leur éclairage, auxquels s'ajouteront 101 animations astronomiques, 67 sorties nature et 30 conférences-débats. Nombre d'exemples démontrent que les collectivités locales ont su se saisir de cette opération : de l'extinction des châteaux de Blois et Vincennes aux citadelles de Besançon et Belfort, en passant par celle du Beffroi de Lille, de la Basilique Notre Dame de la Garde de Marseille, la cathédrale de Rouen, les fortifications Vauban d'Alès et Briançon, la non mise en lumière des monuments de Metz et Lyon et l'extinction de la Grande Arche de la Défense...
 
Agir pour l'Environnement, l'ANPCEN et l'ensemble des structures organisatrices du Jour de la Nuit appellent l'ensemble des citoyens à redécouvrir les charmes d'une nuit étoilée en participant massivement aux animations mises en place partout en France. Les lieux et informations pratiques de l'ensemble des manifestations prévues sont consultables sur le site www.jourdelanuit.fr

* Organisateurs du Jour de la Nuit : Agir pour l'Environnement, l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne, l'Association Française d'Astronomie, le Comité de Liaison des Energies Renouvelables, les Eco Maires, la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels régionaux, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, la Fédération des Clubs Connaître et Protéger la Nature, la Ligue de l'enseignement, Natureparif, le Réseau des Grands sites de France, le Réseau Ecole et Nature et les Réserves naturelles de France, Rivages de France, le Réseau Action Climat avec le soutien du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer et l'Association des Maires de France
 
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- Jour de la Nuit - 24 octobre 2009 : Liste des 366 villes et villages de France participant à l'opération
 
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- AFP - 20 oct.09 - Retiens la nuit: haro sur la pollution lumineuse samedi
PARIS - Les lumières artificielles rendent la nuit de moins en moins noire, un vrai problème pour les hiboux et les astronomes et un gâchis énergétique, déplorent des associations qui organisent samedi de nombreux événements en France afin de sensibiliser le public à la "pollution lumineuse".
Pour cette première édition du "Jour de la nuit", plus de 300 animations sont prévues - observation des étoiles, extinction des lumières dans les lieux publics, ballades nocturnes dans la nature, soirées-débat, selon l'ONG Agir pour l'environnement, coordinateur de l'événement.
Quelque 150 villes, dont Lyon, Nancy, Rouen, Lille, Bordeaux ou Annecy, se sont engagées à éteindre une partie de leur éclairage public à cette occasion.
Il s'agit de mettre "un coup de projecteur" sur cette nouvelle forme de pollution qui a crû de 30% en dix ans, explique Agir pour l'environnement.
Parmi les organisateurs, figurent également l'Association des maires de France (AMF), l'Association française d'astronomie, l'Association pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN) et la Fédération des parcs naturels régionaux.
Ce premier "Jour de la nuit" s'inscrit dans le cadre de l'Année mondiale de l'astronomie et coïncide avec "Les Nuits Galiléennes" d'observation des étoiles les 23 et 24 octobre organisées par l'Observatoire de Paris sur les sites de Paris et Meudon.
Selon l'atlas mondial Cinzano de la clarté artificielle du ciel nocturne, les halos lumineux progressent de 5% par an en Europe et masquent aujourd'hui la vision de 90% des étoiles dans les métropoles.
Ainsi, l'alternance jour/nuit s'estompe peu à peu, l'obscurité s'éclaircit, créant un effet de voile qui efface insidieusement la voûte céleste et fragilise la faune nocturne.
Les oiseaux migrateurs, habitués à se diriger avec les étoiles, sont attirés par les halos lumineux et sont désorientés par les phares en mer.
De nombreux insectes sont menacés: attirés par la lumière, ils viennent griller vifs sur les luminaires ou deviennent des proies faciles pour leurs prédateurs.
Chauve-souris et hiboux désertent les clochers qui restent éclairés la nuit.
Quant aux astronomes, ils sont obligés de s'éloigner de plus en plus des villes pour échapper au brouillard lumineux qu'elles diffusent et retrouver un peu de ciel noir dans lequel on distingue plus facilement les étoiles.
Aujourd'hui, ils privilégient des sites situés le plus loin possible des zones habitées, sur la cordillère des Andes au Chili, ou à Hawaï.
Et le gâchis énergétique est réel: l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) estime qu'on pourrait faire environ 40% d'économies sur les dépenses d'éclairage public en modifiant quelque peu les installations actuelles.
L'événement qui coïncide avec le passage à l'heure d'hiver dans la nuit du 24 au 25 octobre, sera l'occasion d'alerter l'opinion publique sur la nécessité d'économiser l'énergie, à quelques semaines du sommet des Nations Unies sur le climat à Copenhague.
De son côté, l'Onu étudie sérieusement l'idée de classer le ciel étoilé comme "patrimoine commun de l'humanité".
En France, le Pic du Midi et son observatoire dans les Pyrénées ambitionne de devenir le premier site européen labellisé "réserve de ciel étoilé".
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- [RéactionPresse APE - Priartém - 15 octobre 09] Avis de l'Afsset sur la téléphonie mobile : Une onde de choc !

Paris, le 15 octobre 2009 : Le nouvel avis de l'Afsset sur la téléphonie mobile rompt avec l'unanimité de façade scientifique qui a prévalu jusqu'à présent et invite les pouvoirs publics à agir rapidement notamment en réduisant les expositions aux ondes électromagnétiques. Les associations se félicitent de la rupture induite par ce nouvel avis officiel qui ose reconnaître une incertitude scientifique en matière de téléphonie mobile. De cette incertitude doit déboucher une application pleine et entière du principe de précaution qui passe par une baisse des seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques.

Les propositions incluses dans le nouveau rapport de l'Afsset sur la téléphonie mobile constituent, selon les associations, une véritable onde de choc qui va modifier fondamentalement l'appréhension du dossier de la téléphonie mobile en termes de santé publique.

L'Afsset, pour la première fois, considère la téléphonie mobile comme un domaine « incertain ». Elle souligne « qu'il existe des signaux suffisants d'effets biologiques et dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleurs technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables. »

Pour Agir pour l'Environnement et Priartém, cette proposition de l'Afsset est en droite ligne de ce qu'elles proposaient durant le Grenelle des ondes sans être entendues par les Ministères. Les associations appellent donc la Ministre de la Santé et les députés à la responsabilité et les invitent à agir rapidement notamment en amendant le projet de loi Grenelle2.

Pour les associations, il est désormais impossible que les pouvoirs publics soient aux abonnés absents en matière de réduction des expositions aux radiofréquences.

Les associations Priartém et Agir pour l'Environnement ont été invitées, en tant qu'observateur, à suivre l'intégralité des débats ayant conduit à cet avis clairement en rupture avec les expertises passées.
 
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- Editorial du Monde - 17 octobre 09 - Mauvaises ondes

L'usage du téléphone portable est-il dangereux pour la santé ? Des signaux sanitaires préoccupants existent déjà, à défaut de preuves irréfutables. Les antennes-relais de téléphonie mobile provoquent-elles des troubles ? Une cartographie des points noirs où la densité des émissions est préoccupante mériterait en tout cas d'être dressée. Face à ce constat et devant les "incertitudes" qu'ils relèvent, les experts de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ont opté pour la prudence : ils recommandent de poursuivre les recherches et, dès maintenant, de "réduire les expositions du public" aux radiofréquences.

Les conclusions de ce rapport renvoient à la relation contrariée qu'entretiennent aujourd'hui science et société. Les études mettant en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur la santé ont beau être minoritaires - neuf sur les quatre-vingt-deux passées au crible des experts -, il est nécessaire de les prendre en compte.
Car il est difficile d'éconduire les inquiets quand des milliers d'entre eux sont mobilisés comme ils le sont ; quand l'"électro-hypersensibilité" est reconnue comme maladie invalidante ailleurs, en Suède en particulier ; quand des associations de défense de l'environnement mettent en cause l'objectivité de certains experts ; quand des opérateurs sont accusés de préférer leurs profits à la santé.
 
Les conséquences pratiques seront plus difficiles à tirer. Pour les 58 millions d'usagers du téléphone mobile en France et pour les millions de personnes dont les habitations voisinent les cinquante mille antennes implantées sur le territoire, qu'attendre d'un message aussi peu tranché ? Quelles leçons pratiques le gouvernement va-t-il en tirer ?
 
Concernant les portables, l'accent va être mis sur l'information. Les industriels pourraient être contraints d'étiqueter systématiquement les téléphones afin que chacun sache à quoi il s'expose. Pour des téléphones affichant les mêmes performances, les "mauvaises ondes" peuvent varier de 0,2 à 1,8. A chacun de faire ses choix en conséquence.
 
S'agissant des antennes-relais, la question est nettement plus délicate. Tout en soulignant leur innocuité, l'Afsset assure qu'"il ne faut plus ne rien faire". Pour sa part, le gouvernement se dit attaché à "la qualité du réseau", donc à l'existence d'antennes en nombre suffisant. C'est dire si la voie est étroite et le compromis difficile à trouver. Mais il y a fort à parier que le marché devra, in fine, se plier au principe de précaution.
 
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- www.novethic.fr - 16 octobre 2009 - L'AFSSET recommande de réduire les expositions du public
 
Aux dires de l'Agence Francaise de Sécurité Sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET), il s'agit du « rapport de tous les records ». 465 pages, 2 ans de travail et d'auditions, 3500 études passées au crible du groupe de travail rassemblé par l'AFSSET. Un rapport en rupture avec le statu quo des avis précédents et qui recommande de réduire les expositions du public « dès lors qu'une exposition peut être réduite. »
 
Les conclusions de l’AFSSET, rendues publiques le 15 octobre 2009, sont sans équivoque.  L’AFSSET reconnait l’existence d’effets non thermiques « incontestables » en présence des ondes radiofréquences et de la téléphonie mobile.  Des 226 études biologiques retenues par le panel d’experts et répondant à l’exigence des critères fixés, seules 11 « positives » ont montré des effets contre 89 « négatives », ne trouvant rien. « Peu importe le nombre, appuie Martin Guespereau, directeur général de l’AFSSET, l’important est d’avoir des études incontestables. » Ces effets biologiques concernent  le fonctionnement (apoptose, endocytose) et les mécanismes de communication à l’intérieur de la cellule intervenant sur la division cellulaire,  sur l’expression de protéines de stress et aussi parfois sur le stress oxydatif, énumère Gérard Lasfargues, directeur scientifique de l’AFFSET.
 
C’est la première fois qu’une instance officielle s’exprime en des termes aussi nets. Sur la question des effets sanitaires, l’agence se veut plus nuancée. « Le niveau de preuves n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis », néanmoins, pour l’AFSSET, « ils constituent des signaux indéniables. On ne peut plus ne rien faire », a ainsi insisté Martin Guespereau.
 
Des recommandations inédites

Malgré ces incertitudes scientifiques ou statistiques, l’AFSSET considère qu’il convient d’agir « sans perdre de temps ». Ses recommandations s’organisent selon 4 grands axes dont la vigueur tranche avec les discours passés. Première urgence : diminuer l’exposition du public aux radiofréquences. L’accent est donné au téléphone mobile, considéré comme la première source d’exposition du public, à travers la mise en avant des téléphones « les moins exposants ». « Ce niveau d’exposition, donné par la mesure du DAS propre à chaque téléphone, peut varier de 1 à 10. Nous avons les moyens de privilégier les DAS les plus faibles. Pourquoi s’en priver, c’est si simple, » estime le directeur général de l’AFSSET.  Visés également les « points chauds », des zones où les rayonnements des antennes relais se concentrent et arrivent à des niveaux nettement plus élevés que la moyenne. « Nous sommes convaincus de la faisabilité technique de réduire les expositions, » affirme Martin Guespereau.
 
Second volet : développer la surveillance.  Autant celle des expositions individuelles, y compris à long terme, que celle collectives dues aux antennes relais et aux autres radio-équipements présents dans l’environnement. Le développement des dosimètres ou « une meilleure prise en compte des bandes de fréquence Wi-Fi, WiMax » participent de cette nécessité d’obtenir « l’exposition réelle des personnes aux ondes provenant de l’ensemble des émetteurs » et  une description « plus exhaustive de l’exposition aux champs radiofréquences, en milieu urbain notamment. » Il y a 70 000 antennes sur le territoire, rappelle Martin Guespereau, et 2 000 mesures sont faites chaque année. « Cela va mettre du temps pour en faire le tour. Nous demandons clairement un plan de surveillance moderne, une cartographie. Pour nous, le système mené aujourd’hui est un système archaïque. »
 
Derniers aspects : la recherche, pour laquelle l’AFSSET donne un fil de priorités. Et l’électrohypersensibilité (EHS), dont le rapport reconnaît la réalité des symptômes et « l’harmonisation des méthodes utilisées laisse espérer la mise au point d’un outil diagnostique acceptable ».
Question de principe

« Aujourd’hui, nous cassons le statu quo », signale Martin Guespereau. « Ce sujet des radiofréquences nous a poussé dans nos retranchements, nous amenant à considérer qu’il y a une place nouvelle à faire dans l’expertise à des scientifiques de tous bords. » La présence des sciences sociales, la présence d’un observateur associatif à l’ensemble des débats et des auditions, « nous ne l’avions jamais fait » observe le directeur général de l’AFSSET.  Autre première revendiquée : l’application de concepts environnementaux à un sujet sanitaire. « C’est un principe pour moi, quand une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée. Si j’appelle ce principe, c’est bien sur parce que j’ai des signaux, explique le directeur général de l’AFSSET. Peu m’importe aujourd’hui de savoir si ces signaux sont forts, faibles ou moyens, je n’ai pas besoin de plus, » continue le directeur général qui se réfère aussi au respect d’un principe de proportionnalité. « Si j’ai des signaux très forts, il faut une réduction très forte. Avec des signaux plus faibles, je ne peux pas justifier d’une action très forte. »
 
Le concept ALARA (aussi bas que l’on peut raisonnablement atteindre) ou celui de meilleures technologies disponibles à coût économiquement acceptables, appartiennent au patrimoine du monde environnemental mais « sont curieusement très peu usité dans le domaine sanitaire dans lequel on est », remarque Martin Guespereau. Qui poursuit : « Nous pensons qu’il est correct aujourd’hui de se référer à ces instruments. Et c’est cela qui fonde notre recommandation principale de réduire les expositions de téléphonie mobile. »
 
Maxence Layet

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- Le Canard Enchaîné - 21 octobre 09 - On nous brouille l'écoute
 
Incroyable ! Les portables ne seraient pas si offensifs que ça. Et les antennes-relais non plus. Il serait urgent d'arrêter de "ne rien faire", et de baisser l'exposition du populo aux radiofréquences. Telle est la tonalité du rapport que vient de rendre l'Agence française de securité sanitaire de l'environnement et du travail (l'Afsset) après un an de travaux (balayage des quelque 3500 études sur la question et multiples auditions d'experts).
Présentant ce rapport en conférence de presse, le jeudi 15 octobre, son directeur, Martin Guespereau, insistait : il constitue une vraie "rupture". Et Janine Le Calvez, de l'association Priartem, qui a occupé un poste d'observateur au cours de ces travaux, confirme : "Ce rapport opère un virage à 180° : enfin, on n'est plus dans le déni !"
Que dit l'Afsset dans ce document de 500 pages ? Elle relève notamment que, parmi les études passées au crible, la moitié conclut à la nocivité des ondes, tandis que l'autre moitié dit le contraire. Rien de nouveau sous le soleil : on sait que le débat scientifique fait rage. mais l'Afsset précise que 11% d'études mettant en évidence un effet biologique et clinique sont imparables : leur méthodologie est "rigoureuse". Et d'en conclure qu'il faut immédiatement prendre trois mesures. D'abord, étiqueter les téléphones portables : le consommateur doit pouvoir connaître le DAS (débit d'absorption spécifique) de son portable, lequel varie de 0.2 à 1.8 watt par kilo. Ainsi, s'il désire, par précaution, réduire son exposition aux ondes, il pourra choisir le DAS le plus faible. Ensuite, l'Afsset préconise de cartographier les zones où les intensités sont les plus fortes, de façon à y réduire le niveau d'exposition, notamment en demandant aux opérateurs de "mutualiser" leurs antennes. Elle recommande, enfin, de lancer des études épidémiologiques (jusqu'à présent, il n'en existe aucune sur les antennes, et une seule a été lancée sur les portables). Bref, en l'état actuel des connaissances, l'Afsset propose d'appliquer le principe Alara (as low as reasonably achievable) : limiter l'exposition au niveau le plus faible qu'il est raisonnablement possible d'atteindre.
Mais, comme c'est curieux, le matin même de la conférence de presse, alors que le rapport n'a pas encore été rendu public, "Le Figaro" (15/10) lui consacre un grand et très guilleret article. Titre : "Antennes-relais : un rapport rassurant". Et d'insister sur le fait que l'Afsset ne demande pas que soit baissé le niveau d'émission des antennes-relais. Donc, tout va bien, non ? Et les radios de reprendre ce message en boucle... Belle opération d'enfumage ! Le même jour, alors que l'Afsset publie un communiqué de presse au titre sans équivoque : "Radiofréquences : l'Afsset recommande de réduire les expositions", les ministres et sous-ministres Bachelot, Kosciusko-Morizet et Jouanno publient un communiqué commun, aussi rassurant que l'article du "Figaro".
Au fond, tout va pour le mieux dans le meilleur des ondes...
 
Professeur Canardeau
 
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- Politis - 15 octobre 09 - Quand le transport déraille par Thierry Brun
 
Le transport routier représente une part majeure des émissions de gaz à effet de serre. Les engagements du Grenelle de l’environnement ne sont pas assez ambitieux pour inverser la tendance. Alors que des alternatives existent, le nombre et la taille des véhicules vont même augmenter.
 
Le transport routier est fortement responsable de l’accroissement de la consommation d’énergie en France, ainsi que des émissions de polluants et de gaz à effet de serre (CO2). En effet, le trafic de marchandises est réalisé à 82 % par la route, souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), et le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre (26 % des émissions en France). De tous les modes de déplacement, c’est de loin le transport routier qui émet le plus de gaz carbonique (93,5 %).
 
En 2007, lors des travaux du Grenelle de l’environnement, les organisations syndicales et environnementales ont travaillé ensemble pour faire admettre qu’une rupture avec l’actuelle politique des transports était nécessaire pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. À l’issue de ce Grenelle, la France s’est engagée à réduire massivement la part des transports de marchandises dans les émissions de CO2 en développant des alternatives fiables au transport routier. En présentant récemment un plan d’engagement en faveur du transport ferroviaire de marchandises pour répondre à ces exigences environnementales, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a aussi tenté de concilier l’inconciliable, c’est-à-dire une libéralisation extrême des transports ferroviaires et routiers avec les engagements du Grenelle de l’environnement.
 
Les choix retenus montrent l’incompatibilité qui existe entre la recherche permanente du profit maximum, l’intérêt général et social, et la protection de l’environnement. Ainsi, au nom de la concurrence et de la nécessaire privatisation, les récentes décisions du ministre de l’Écologie n’ont que l’apparence d’un plan vert, car la SNCF s’est aussi engagée à réduire fortement ses activités de fret non rentables, à cesser l’exploitation d’un certain nombre d’infrastructures ferroviaires, comme des gares de triage et des lignes indispensables pour l’économie locale. Au grand bénéfice du tout-routier…

Les camions, ça tue, ça pue, ça pollue… par Claude-Marie Vadrot
 
Le transport des marchandises par la route cause des dommages écologiques irréparables et entraîne un nombre d’accidents dramatiquement élevé.
 
Le trafic des camions traversant ou parcourant le territoire français représente environ 90 % des gaz à effet de serre émis par les transports de marchandises. Certes, depuis quelques années, qu’il s’agisse des polluants ordinaires ou du gaz carbonique contribuant aux modifications climatiques, les maigres efforts entrepris par l’Europe ont diminué les émissions de 15 % par camion. Un nouvel élan en ce sens est promis par la Commission de Bruxelles pour 2014. Mais, outre que le lobby des transporteurs et des constructeurs s’active à retarder cette échéance, les résultats techniques sont ­effacés par l’augmentation régulière du nombre et de la puissance des camions. Une tendance que les législateurs français et européens n’ont jamais tenté d’endiguer puisque la quantité de marchandises transitant par la route a doublé au cours des vingt dernières années et crû de 22 % depuis 1999. La part des camions dans les émissions de CO2 atteint 26 % pour l’Europe et 27 % pour la France. Il n’est guère surprenant que les représentants des transporteurs s’affairent autour de la Commission européenne des transports pour que les négociations ultimes de Copenhague « ne pénalisent pas le secteur routier », qu’il s’agisse des poids lourds ou des cars qui remplacent de plus en plus souvent les trains de voyageurs.
 
Cette évolution ne peut être qu’aggravée par la construction de nouvelles autoroutes en dépit des décisions prises par le Grenelle de l’environnement. Un bel exemple : la décision de réaliser l’A65 entre Bordeaux et Pau. Elle constituera, avec la bénédiction de la gauche et de la droite régionales, un nouvel aspirateur à camions car, pour que le constructeur rentabilise son investissement de plus d’un milliard d’euros pour 147 kilomètres (qui aurait pu servir à améliorer un trafic ferré utile à la fois aux salariés et au transport des marchandises), il faudra doubler le trafic des voitures et des camions. Avec des conséquences graves sur la biodiversité puisque de nombreux écosystèmes seront coupés en deux par un obstacle infranchissable. Aux dépens, par exemple, de la loutre, du vison sauvage et de nombreux insectes protégés. Les autoroutes et les routes à quatre voies séparées par des murets en béton annulent la mise en place des corridors biologiques prônés par le Grenelle.
 
Un bilan écologique désastreux au nom, comme d’habitude, d’un prétendu « désenclavement » de villes et de villages qui seront encore plus isolés… Mais un sacré chiffre d’affaires pour le BTP, secteur protégé par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Pau. Or, le président de la commission d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, Yvon Foucaud, occupait alors une fonction de conseiller technique auprès de la CCI. Un grand classique du genre, et il est à craindre que nombre des 29 projets autoroutiers qui sommeillent dans les cartons bénéficient des mêmes conditions d’instruction, quand la « relance » aura eu raison de ce qui reste des (bonnes) résolutions du Grenelle. Au programme de la Direction des routes, l’A32 dans l’Est, l’A24 dans le Nord, l’A77 dans la Région Centre ou le doublement de l’A9 dans le Sud risquent d’aggraver les pollutions en attirant de nouveaux camions.

Les camions ne représentent pas seulement un non-sens écologique : par leur masse, ils constituent un danger ; en 2008, hors zones urbanisées, selon les statistiques du ministère de l’Écologie, les poids lourds ont été impliqués dans 1 744 accidents corporels ayant entraîné 473 décès (dont 68 chauffeurs) et 2 100 blessés, soit 14,3 % des tués, alors qu’ils ne représentent que 2 ou 3 % du trafic selon les sources. Le pourcentage de morts dans les accidents impliquant des camions se chiffre à 16,1 % contre 6,5 % pour les voitures. Des chiffres qui ne comprennent pas les accidents en ville. Pas plus qu’ils ne recensent les accidents n’entraînant pas de dommages corporels : il suffit d’écouter les « points trafic » matinaux des radios pour entendre égrener le nombre de routes ou d’autoroutes bloquées «  par un accident de poids lourd ».
 
Contrairement à ce que tentent de faire croire les autorités, les camions n’empruntent pas que les autoroutes. Soit pour échapper aux péages, soit pour gagner des kilomètres sur un trajet, les transporteurs incitent leurs chauffeurs à utiliser les nationales. Avec toutes les nuisances sonores et polluantes que cela représente pour les agglomérations traversées ou contournées. C’est le cas de la RN 73, qui mène de Dole, dans le Jura, à Chalon, en Saône-et-Loire : 3 000 camions par jour, dont 90 % de véhicules de 40 tonnes. Soit 36 % du trafic sur cet axe routier. Malgré les demandes des habitants, rien n’a changé depuis des années alors qu’une autoroute, plus longue, permet de relier ces deux villes. Tous les évitements des autoroutes, en plus de la douzaine de corridors autoroutiers qui traversent la France, entraînent de nombreux dégâts sur le réseau routier, dégâts désormais essentiellement à la charge des départements, l’État leur ayant transféré la responsabilité de plus de 60 % des routes dites nationales.

La poursuite des mesures favorisant l’expansion du trafic routier des marchandises se situe à des années-lumière de la remarque de François Fillon expliquant, quelques jours après son arrivée à Matignon : « Les camions engendrent des nuisances, des risques et des coûts en infrastructures. »
 
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- Colloque à l'Assemblée nationale le 05 nov.09 - Climat et transport : Du global au local !
 
A l’invitation d'Yves Cochet, député de Paris et président du groupe d’études sur les pics pétrolier et gazier
A l'initiative d'Agir pour l'Environnement, du Réseau Action Climat France et de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports
Jeudi 5 novembre 2009 de 09:00 à 17:30
Lieu : Assemblée nationale
Adresse :126, rue de l'Université - Paris 7è
M° Invalides ou Assemblée nationale

Inscription obligatoire >
colloque@agirpourlenvironnement.org
Pour être validée, votre inscription doit comporter votre nom, prénom, adresse et n° de téléphone et courriel.
Un courriel de confirmation validera définitivement votre inscription.
Attention : Il ne reste plus que 35 places disponibles qui seront validées par ordre d'inscription


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A l’app
Kitty Kamera de VIVRE LA RUE



Last Updated: 12/12/2009

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