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Le parolier illisible Le petit prince de la loose

24 Sep 09 Thursday 

Procession, tout le monde vers le pont
Tout le monde vers le pont
A la façon des poissons
Ton sur ton, des fonds de béton
Une armée de plomb
Est en faction au ponton

C’est fou comme tout le monde tait
La plaie que tout le monde sait
Etre trop bien pensée
Pour laisser couler tes artères
Mais quel sang a bouché
La baie abandonnée
Où nombre de tes pairs
Se sont trouvés plus bas que mer

Matelots, tous petits bateaux
Tous petits bateaux
Perdus sur la rue Miro
Capitaine, les chaloupes sont à l’eau
Où est le paquebot
Capteur de tes idéaux ?

C’est fou comme tout le monde tait
La plaie que tout le monde sait
Etre trop bien pensée
Pour laisser couler tes artères
Mais quel sang a bouché
La baie abandonnée
Où nombre de tes pairs
Se sont trouvés plus bas que mer

Lyon, 24 septembre 2009

23 Sep 09 Wednesday 

Où vont les gens
Quand ils baissent les bras
Quand ils sentent que le temps
A ralenti son pas
Et qu’un souffle de vent 
Murmure en contrebas
Qu’il n’y a rien de constant
Rien qui ne soit déjà
Passé par cet étang
Et par tous ses états
Pas même l’océan
Pas même….
L’au-delà

Où vont les gens
Quand on les voit sans voix
Passant du noir au blanc
D’une ultime indécence
Qui transperce leur histoire
Par un pieu comme une stèle
La mâchoire aux abois
Et les yeux vers le ciel
Exorbités, boueux
Figés pour l’éternel
Dans un dessin d’autel
Dans un essaim…
Mortel

Où vont les gens
Quand ils n’avancent pas
Sauf au rythme des mots
Qu’intiment les bourreaux
A la loi sibylline
Déglutissant cet hymne 
Tout était faux tu vois
Dans l’encrier des rois
Les promesses d’idéaux
N’engagent que ceux qui croient
Et payent de leur peau
Et sèment…
Leur désarroi 

Où vont les gens
Quand on les sent si calmes
De ne plus caresser
Ni la joie ni l’espoir
Qui se laissent emporter
Sur un ruisseau de larmes
Tandis que l’eau salée
Leur pénètre le corps
Et leste cette amphore
Du poids de nos remords
Où vont les gens
Quand ils sont…
Morts.

Lyon, 23 septembre 2009

21 Sep 09 Monday 

T’as le cerveau qui pense à hauteur de ton cul
Et d’un QI immense soutenu par la blanche
Toi tu sais percevoir ce qu’on n’a jamais su
Dans toutes ces évidences qui s’étalent sur la planche

T’as le cœur qui ne bat qu’au rythme de tes dents
Et soutient la cadence d’un ventre omnipotent
Même quand l’amour se prend à tes pièges d’aigrefins 
T’as des palpitations au creux des intestins

T’as le sang délaissé d’une seringue infestée
Qu’a trempé son aiguille au fond d’un bidon d’huile
Y a qu’à laisser aller, tes rouages sont parfaits
Et la faim qui te guide se nourrit de ce fluide

T’as les yeux désireux d’avoir toujours au mieux
Et qui préfèrent zapper ceux qui s’y sont brûlés
Dans ton regard envieux ton dieu n’est pas très pieux
Même il s’est vu créé d’un vœu de cécité

T’as les mains qui s’unissent à tout ce qui se tend
Et qui restent si lices qu’on les sent bien complices
Ce pendant d’élégance a bien trouvé pourtant
Ses plus précieux délices dans un puits d’immondices

T’as les jambes assez grandes pour suffire à les prendre
A ton cou quand tu sens qu’on inverse la cible
Quand l’ère est à nous pendre, qu’il n’y a plus rien à vendre
Tu crains d’être trop à jour au sommet de la pile

T’es bien lourd à porter mais c’est d’un doigt léger 
Que tu tournes les pages de ta micro-sainte bible
As-tu vu l’homme en blanc qui se pousse au suicide
Pour avoir respiré ton air conditionné ?

Lyon, 21 septembre 2009


06 Sep 09 Sunday 

Regarde cette eau qui s’enfuit
Regarde les corps flotter
C’est tout c’ qu’il reste aujourd’hui
Des hommes abandonnés

Tu dis qu’un Mississipi
Parfois se justifie
Quoi qu’il en soit c’est une vie
Qu’on voit voguer sans bruit

Si là le sang s’est tari
La fierté a sombré
Ni feu, ni terre n’ont réduit
La honte du comté

Tu dis qu’un Mississipi
Parfois se justifie
Quoi qu’il en soit c’est une vie
Qu’on voit voguer sans bruit

Le monde ici reconnaît
La justice d’un pays
Qui jusque dans sa monnaie
Se dit de Dieu béni

Veni, vedi, j’ai compris
Qu’il n’y a pas d’ordalie 
C ‘n’est pas le Mississipi
Mais toi qui as menti
Juste toi qui as menti

Lyon, 7 septembre 2009

06 Sep 09 Sunday 

Je suis sur une île, minuscule
C’est toute ma vie, mon cumul
Je suis dans une mer, tentacule
Et j’attends là, qu’elle recule

J’ai des voisins, plus ou moins
J’ les vois de près, ou de loin
Certains sont frais, d’autres point
Puisqu’ils sont morts, dans leur coin

Par une toiture, triste sort
Un tumulus, sur le corps
Quelle sépulture, sans effort
Faite de son propre, inconfort

Mon île revient, à que dalle
C’est pour chacun, abordable
Moi je l ‘sais bien, c’est une fable
D’avoir une plage, sans son sable

Car quand demain, l’archipel
Sera fantoche, irréel
L’armée des pioches, et des pelles
Ne laissera rien, de nos stèles

Lyon, 6 septembre 2009

06 Sep 09 Sunday 

On l’a senti dans l’air
Poussière de mort aux trousses
Conviés à la grande bouffe
De démons aux molaires
Mâchant des bras de mer
Il ventait de leur bouche
Le piment de ce souffle
Qui vous dissout la chair
Et qui vous noue les nerfs
Ça fout la trouille….
On s’est trouvés hagards
Sous la coupe de soûlards
Et de milliards de Joules
Alors on a couru
Pieds nus et ventre à terre
Vers un point de repère
Une bulle élémentaire
Où crèchait Dieu le père
D’ordinaire y a pas foule
Sous la boule à facettes
Sauf pour des bouts de messe
Entre deux bains d’ivresse
Dans la cuve à crétins
Ouais c’est le sein des Saints
Mais faut avoir bon teint
Pour sucer son tétin
Comme on n’avait rien d’eux
Et qu’on était nombreux
Assoiffés alentour
La tournée tourna court
Les vases sonnant creux
A l’aube du jour 2
On s’est tenus pourtant
Plutôt contents d’être vivants
Et même si c’est en gémissant
Tout n’est qu’une question de temps
Mais quand la nuit revient
Toute perlée de chagrins
Et de malaises urbains
On en oublie la faim,
Jamais vraiment la soif
On pense au lendemain
Loin des gradins sous coiffe
On croit lourd au destin
Puisqu’on attend secours
Persuadés que l’amour
Prend le diable à rebours
Las
Passent encore des heures
Passent encore le jour
Et bientôt la lueur
Dans les yeux de ce frère
Cherchant ceux de sa sœur
Et soudain la clameur
Des âmes sans porteur
Empruntant à l’envers
Une allée de cimetière
Ouverte à contre-cœur
Sûr qu’ils auront beau jeu
De croire qu’on est des gueux
Toujours près pour le pire
Même se laisser mourir
Pour mieux blâmer leurs sbires
En vérité
Tout cela ne fait que confirmer
Que même guidés les yeux fermés
Par un serment de chrétienté
On n’est guère en terrain sacré
Ni en odeur de Sainteté
Quand à n’a pas le code couleur
Qui donne un accès au bonheur
Nous on est un peu plus calés
Dans les paradigmes inversés
C’est peut-être en ça qu’on a merdé
Et qu’on s’est planqués sous un leurre
C’est vrai
Et on l ‘savait bien avant l’heure
Y avait des signes à volonté
Jusque dans l’arche de Noé
Où nos chers Saints se sont ligués
Depuis quarante longues années
C’est la traversée du désert
Pour les valeureux pensionnaires
Du Super-dôme de l’enfer

Lyon, 6 septembre 2009

Note pour les non-avertis : les Saints forment l’équipe de football américain de la Nouvelle-Orléans.

03 Sep 09 Thursday 

Vivre pour voir
Venise terre promise
Qu’on nous l’interdise
Nous on y croit
Et pourquoi pas
Assis sur les toits
Contempler plus bas
Nos frères qui se noient

Ça frise l’impensable
Ça frise l’innommable
Mais tu l’as no-
Tu l’as no-
Tu l’as nommé

On serait là
En bras de chemise
La tête indécise
Le cœur en joie
Et pourquoi pas
D’un morceau de bois
Voguer sous la brise
Vivre comme à Venise

Ça frise l’impensable
Ça frise l’innommable
Mais tu l’as no-
Tu l’as no-
Tu l’as nommé

Oui mais voilà
Ça n’est pas Venise
Plutôt la Tamise
Qui vient vers moi 
Et de mon toit
Je n ‘vois que la crise
D’un monde qui s’enlise
Dans des draps de soie

Ça frise l’impensable
Ça frise l’innommable
Mais tu l’as no-
Tu l’as no-
Tu l’as nommé

Lyon, 3 septembre 2009

02 Sep 09 Wednesday 

Par-delà c’est un drôle de temps    
Qui cavale et va de l’avant
Sa voix brute vous crie
Que chacun par ici
S’occupe seulement à rester vivant

Tic tac, il nous rattrape
Cavale, les vents s’emballent
Zigzags à travers sape
Chausse-trappe des misérables

Elan d’existences en partance
Instance carte bleu-océan
Dans ceux qui paient le prix
Peut-être de leur vie
On pourrait assurer ta présence

Peak-a-boo tout le monde debout
Cavale, les vents déboulent
Guess who will pray for you ?
Guess who will give you tools ? 

Trop lent, t’étais pas dans les plans
Certes, mais t’auras sous la dent
L’obole des calories
Du fruit gorgé de pluie
Qui nourrit la Nouvelle-Orléans

Lyon, 3 septembre 2009

24 Aug 09 Monday 

C’est toi la fille, la France qu’on nomme
Parfois très bonne parfois trop conne
Mais indifférente à personne

Médite médite ma petite
Question mérite la messe est dite
On s’époumone et tu rappliques
Est-ce toi qu’on sonne
Si y a maldonne
Quand on recense les droits de l’homme ?

Chérie faut tourner la page
T’es dans l’esprit d’un autre âge
Qui expire et qui crie
Sa rage nuit après nuit
Son passé trop fleuri

T’es réputée être mal-polie
Mais vue d’ici, toujours jolie
Malgré un style qu’on dit vieilli

Défi du poids des années
Survie du poids des idées
Y a peut-être quelque chose à sauver
Pour ceux qui t’ont jugée pâlie
T’es colorée comme un Caffi
On dirait presque un panier de fruits

Chérie t’as même rajeunie
Enfin ouverte aux compromis
Droit du sol droit d’usage
Terre promise au partage
Dans les édits les écrits

Un pentagone, un hexagone
C’est la même faune, les mêmes mômes
Et c ‘qu’on consume, c ‘qu’on consomme
S’est figé dans l’atome
Alors voilà moi j’assume
Le marteau et l’enclume
Qu’ont forgé mon costume
Trois couleurs, deux côtés
Que j’aime à volonté
Pays gamme né d’une femme
Et partout par sa flamme
Capable d’aimer les âmes
Sous un phare d’obédiences
De Navarre et de France

Lyon, 24 août 2009

22 Aug 09 Saturday 


Y a un félin
Accroché dans mon dos
Plus besoin d’un filin
Ou risquer sa peau

Je suis perché
Sur une pile de milles pieds
Aux allures de clocher
Et de quille à bouler

Je vis dans un village
Aux 8 millions de visages 
Et tous ces lumignons dans les étages
Fleuris de vis-à-vis
Me donnent un sentiment troublant de chat perché

Si mon destin
Est plus beau vu d’en haut
J ‘ferai tous mes festins
Au pays des Mc do

Même à cloche-pied
Sur le premier plancher
Quand on est New-yorkais
On tutoie les sommets

Je vis dans un village
Aux 8 millions de visages 
Et tous ces lumignons dans les étages
Fleuris de vis-à-vis
Me donnent un sentiment troublant de chat perché

C’est décidé
Je resterai perché
Sur ma pile de mille pieds
Aux allures de clocher
Et de quille à bouler
Mirer le monde entier
J ‘pourrai pas m’en lasser
Quitte à finir classé
Rubrique chats écrasés

Je vis dans un village
Aux 8 millions de visages 
Et tous ces lumignons dans les étages
Fleuris de vis-à-vis
Me donnent un sentiment troublant de chat perché

Lyon, 22 juillet 2009

09 Jul 09 Thursday 

J’avais vu N.Y inscrit sur la borne
Car tous les chemins mènent à la grosse pomme
Même les pépins c’est rien
C’est un mal pour un bien
J’ai touché le Graal mon destin prend forme

Je vais manger dans mon pré carré
Avec l’idée de l ‘faire à Broadway, ouais

Ce soir Times Square danse sur un air de France
Temple d’ivoire, j’ cadence les blanches et noires
Ce soir le loir suspend son long silence
Ce soir faut m ‘croire j ‘reprends mon existence
Ce soir faut m’ croire je rends ma repentance
Je rends ma repentance

Entends-tu l’hommage sur les cordes raides ?
Je donne les mêmes notes aux belles et aux laides
Tous les visages s’éclairent
Sous la lumière des LED
Comme une pub immense dédiée à l’oreille

Je vais manger dans mon pré carré
Avec l’idée de l ‘faire à Broadway, ouais

Ce soir Times Square danse sur un air de France
Temple d’ivoire, j’ cadence les blanches et noires
Ce soir le loir suspend son long silence
Ce soir faut m ‘croire j ‘reprends mon existence
Ce soir faut m’ croire je rends ma repentance
Je rends ma repentance

Ce soir Times Square danse sur un air de France
Temple d’ivoire, j’ cadence les blanches et noires
Ce soir le loir suspend son long silence
Ce soir faut m ‘croire j ‘reprends mon existence
Ce soir faut m’ croire je rends ma repentance
Je rends ma repentance

Lyon, 9 juillet 2009

08 Jul 09 Wednesday 
Au clavier sur Brooklyn
Reprise en main sensible
Un instant difficile
Pour ne pas dire pénible
Derrière ses lunettes noires
Il mesurait les pas
Qu’un grand Bouvier bernois
Contrôlait par endroit
Vers moi…
Moi…

Etait-ce une énigme ou bien était-ce un signe ?
Cet homme plutôt petit
Qui ne payait pas de mine
Semblait sorti tout droit d’un film
Il portait sur lui
Un jersey ciel et gris
N.A.A.C.P
Sous une casquette NYPD

Il m’a dit je te vois
Rien qu’au son de ta croix
Tu la portes bien bas
Pour un homme de foi
Relève-moi tout ça
Ou bien écarte-toi
Si tu ne connectes pas
Ton esprit et tes doigts
Comme ça…
Ça…

Il s’est mis tranquillement sur son 88
Mais dès qu’il prit sa suite
Dans la diatonique
J ‘me suis senti parti sur un grand 8
Sans aucun effort
J’ai cru quitter mon corps
Quand on virait de bord
Dans de purs accords plaqués or

Avant qu’octaves ne sonnent
Une autre identité
Je l’aurais bien pensé
Fils d’Oscar Peterson
Sûr que Duke Ellington
Ou Jerry Roll Morton
Auraient dit de ce gars
Qu’il swingue comme un roi
Et moi…
Moi… 

Moi il m’a dit les dieux sont cachés dans les cieux
Ferme vraiment les yeux
Ou ouvre-les bien mieux
L’un d’eux veut exhausser tes vœux
Le canard s’en va
Quand vient le jeu de l’oie
Elle seule te dira
Comment trouver cet or entre tes doigts

Lyon, 9 juillet 2009

08 Jul 09 Wednesday 
Qu’est-ce qu’on voit scintiller ?
C’est la cité
Faite d’électricité
De fées cachées
Qu’est-ce qu’elle t’a fait la fée ?
Elle t’a ciblé
Elle te tient éveillé
Même sans café

La ville
Ne dort jamais
La ville
Ne dort jamais

Qu’est-ce qui le fait pousser ?
Ce fruit sucré
C’est 100 % pressé
C’est vitaminé
Est-ce que tu sais goûter ?
Ce fruit sucré
J ‘te sens un peu stressé
Dévitaminé

Vas plus vite, vas plus vite
Sur les pavés du sentier
Nécessaire et suscité
Prends ta place dans le trafic
Vas plus vite, vas plus vite
En cas d’incapacité
Etranger dans la cité
Multi-nationalisée
Etrange animosité
Vas plus vite, vas plus vite

Vie made in USA
C’est pas français
Cesse de tout conjuguer
A l’imparfait
La cité sait prêter
Ses us et ses
Costumes customisés
A enfiler

La ville
Ne dort jamais
La ville
Ne dort jamais

Vas plus vite, vas plus vite
Sur les pavés du sentier
Nécessaire et suscité
Prends ta place dans le trafic
Vas plus vite, vas plus vite
En cas d’incapacité
Etranger dans la cité
Multi-nationalisée
Etrange animosité
Vas plus vite, vas plus vite

Lyon, 7 juillet 2009

08 Jul 09 Wednesday 
Wall Street 2-3, financial district 
Panier d’oseille pour les pique-niques
Parachute strict brodé de fric 
Z’en ont du bol, mais pas d’ parasol 
Jamais soleil, ne touche le sol

Pétro-boulot, métro-dollars
Jamais dodo, tu marches sur l’eau
Marche sur l’autre, même s’il est mort
Marche sur l’or, amasse encore
Dieu est d’accord

Tandem tombé, tribut payé
Virilité bien épargnée
Totems dressés juste à côté
T’as pas l’insigne, c’est qu ‘t’es pas digne 
Digne de grimper, jusqu’au sommet

Pétro-boulot, métro-dollars
Jamais dodo, tu marches sur l’eau
Marche sur l’autre, même s’il est mort
Marche sur l’or, amasse encore
Dieu est d’accord

Empire Slaves…
Bling, bling,
You ‘ve got your building…
Plus haut, plus beau, comme il faut
Jamais, jamais, jamais trop 
Plus haut, plus beau, comme il faut
Jamais, jamais, jamais trop 

Pétro-boulot, métro-dollars
Jamais dodo, tu marches sur l’eau
Marche sur l’autre, même s’il est mort
Marche sur l’or, amasse encore
Dieu est d’accord

Lyon, 6 juillet 2009

08 Jul 09 Wednesday 
Minuit sur la 130ième
Pulsations à perdre haleine
Evite le type qui s’amène
Dans l’escalier qu’on malmène

Issue de recours d’un pas lourd
Ça sent l’homme mais pas l’amour
Si t’es pris le souffle court
Crie au secours et cours toujours

Visage pale, pied bancal
Mets ton gilet pare-balles
Harlem t’invite au bal
T’es venu faire escale
Mais si la peur s’installe
C’est qu’elle s’y sent pas mal

Voilà la bête à rebours
Faite de contours à concours 
Sa seule proie aux alentours
Doit jouer sur du velours

Tu te sens fébrile et frêle
Les secondes sont éternelles
Avant qu’une voix sensuelle
Lance un bonsoir irréel

Visage pale, pied bancal
Mets ton gilet pare-balles
Harlem t’invite au bal
T’es venu faire escale
Mais si la peur s’installe
C’est qu’elle s’y sent pas mal

A peine mesures-tu ta veine
Que les sirènes se déchaînent
Quelque part sur la 7ième
La haine peut rester sereine
Et la mélodie rester reine

Dans la nuit des Amériques
Harlem borough New-York City
Jazzy, funky, mélancolique
Parfois tragique, souvent magique
Tu peux te fier aux statistiques
A ta bonne étoile statique
Ou simplement sa musique

Lyon, 5 juillet 2009

Come, apprenti parolier

Come Apprenti parolier


Last Updated: 10/7/2009

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