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Saturday, November 14, 2009
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Alors, en début d'après-midi, ce 10 octobre 2009, vint le facteur, index sur la sonnette de ma porte. Le facteur sonna à deux reprises. Pas un bruit à l'intérieur. Le facteur ne peut pas laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet recouvert d'un brillant papier rouge et or, il lui faut une signature. Le facteur appuya très fort une troisième reprise. Cette fois j'ouvris la porte. Le facteur était là. Le facteur qui essuyait la sueur de son front avec un bout de sa chemise. Le facteur qui mastiquait vite, impatient, un chewing-gum. De la main du facteur, j'acceptais ce cadeau qui portait sur lui, d'une écriture magnifique et gigantesque, mon nom d'emprunt. Je savais ce que c'était, je crois. Et de la part de qui c'était. En voyant le nom sans l'adresse, en sentant le parfum de lavande que de lui émanait, j'ai ri et j'ai signé sans hésiter. Je découvrit, en dévalant délicatement le foutu paquet recouvert d'un brillant papier rouge et or, ce magnifique cadeau qui m'était adressé. Un simple CD a l'exactitude des vieux vinyles enveloppé dans un papier kraft a la couleur d'un ocre brut. Aucune indication à propos de son contenu, juste cette phrase : "la musique n'est que amour divin afin de satisfaire tous les besoins humains. Tous les malheurs du monde ne peuvent, ne pourront jamais rien contre le pouvoir absolu de la musique." J'ai écouté. J'ai écouté et senti le pouvoir infini de cette musique toute puissance, toute Vie, Vérité, Amour total, et Tout. C'était la musique d'EL ULTIMO GRITO.
À mon tour, je me suis entendu murmurer tout bas: "Amen" Dori Cuevas
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Friday, October 02, 2009
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Dans cet ensemble, la musique électronique, la voix humaine et les instruments acoustiques dialoguent en harmonie, interprètes d'un langage musical totalement nouveau, où l'énergie vive du flamenco s'infiltre dans les machines pour donner un son qui dépasse l'entendement.
Flamenco Magazine
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Friday, May 08, 2009
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A
los amantes de la belleza sin concesiones.
El
Ultimo Grito sortent leur album "una hora", il m'est ainsi
venue l'urgence de m'adresser a vous afin de vous expliquer
l'importante raison pour laquelle il nous est impératif de soutenir
ce groupe. L'importance vienne ne seulement parce que leur talent
'l’exige', mais parce que ce disque, “una hora” est la
meilleure réponse à tout ce qui pollue l’atmosphère en ce
moment: la consommation à outrance, la musique jetable,
téléchargeable, et la sensation d’éphémère qui finalement pèse
sur l’art -le visuel du disque est a ce propos, un pur bijou.
Depuis leur rencontre, Diego El Kinki et Julian Demoraga -EL ULTIMO
GRITO- luttent contre cette corruption avec le sentiment -naïf ?- de
leur grandeur, son immense orgueil. Comme autrefois, lorsque le
public guettait, presque religieusement, les chefs d’œuvre de
Camaron, Paco de Lucia, Las Grecas, Bambino, Enrique Morente, José
Merce.. pour ne donner que des exemples évidents, ils ont réussi à
susciter cette attente et cela même malgré -juste en apparence-
leur anonymat à une époque où la banalisation règne, où le
merveilleux ne fascine plus. Cinq ans que ces deux artistes si
'dispares' mais si 'complémentarios', travaillent, vivent leur
musique avec calme et acharnement pour y arriver a cette merveille de
disque qu’ils nous livrent. Le spectre du flamenco puro est là, il
ne cesse de rôder autour d’eux et ce que l’on n’imaginait plus
nous arrive enfin: el duende resurgi de la nuit, des limbes du
temps pour nous livrer cette master pièce monstrueuse. "una
hora n’est pas seulement un titre, "una hora" c'est le
temps qu’ils considèrent nécessaire pour nous livrer son flamenco
eléctrico et dévastateur, un oratorio panthéiste, une heure de
flamenco singulier comme l'Espagne n'en produit que rarement ces
derniers temps. Comment en parler ? Ils le dissent très clairement
des le début du disque: "Ne dites rien, pas un mot, juste
écoutez.. Le vent qui chante si bien.." C’est bien là toute
la difficulté critique tant leur prodige dépasse les mots. On peut
évoquer tant des choses... chacun d’entre nous choisira celle qui
lui convienne. Ce disque, inquiétant mais tellement empreint de
poésie nous possède et ceci est parfait car on se laisse avec
bonheur, posséder.
Si
El Ultimo Grito est bien l'anti-formatage et leur disque possède
quelques succès garantis, ils le savent, qu'un erreur serait de
juger ce projet longtemps caressé et enfin réalisé comme un gage
suffisante de réussite, car "una hora est tout le contraire
d'une œuvre somme qui viserait à une perfection bien bouclée et
étalerait sa maîtrise d'elle-même. Si le disque impressionne tant
-pour l'instant a ceux, rares, qu'avons pu l'écouter- c'est plus à
cause des risques qu'il prend et des paris qu'il relève, que par sa
volonté de poser d'un premier 'coup' au chef d'œuvre enfin
accompli. Proliférant et contradictoire, en apparence bordélique
parfois et très souvent incommode, "una hora" s'éloigne
le plus possible du spectaculaire, de la démonstration et des
artifices -afin de toucher un très large public- qu'on connaît pour
exiger de l'auditeur-amateur, à la fois fasciné et un peu perdu
devant une telle abondance, une attention et une disponibilité à la
mesure de leur ambition. El Ultimo Grito a choisi d'être plus fidèle
à son art expérimental qu'à la légende du flamenco et ses mythes.
Un choix risqué mais qui leur a permis de nous livrer un premier
disque profondément déconcertant. Pourtant, El Ultimo Grito et "una
hora" appartiennent bien sans aucune doute possible, croyez-moi,
à ce genre inimitable et très précis qu'est: le Flamenco
! Derrière la voix -combien des vies, combien d’autres voix
mêlées a sa voix.. celle du flamenco en tout cas, ceci est un fait
indiscutable- de Julian Demoraga, le sorcier Diego El Kinki, depuis
une batterie de machines enchantées, envoie ses souffles sonores,
compositions véritables de puro flamenco magistral qui règnent sur
une jungle mystérieuse. Ce travail accompli avec la magnifique
collaboration des musiciens Xavier Sibre et Jean-Pierre Saint-Dizier
ainsi que celle des jeunes producteurs Damien Delpech et Jérôme
Masset est, à la fois expérimental et mélodieux avec cette poésie
si tragiquement Española.
Entre
splendides symphonies éthérées -Entre una Rosa y un Cante, Iglesia
Abandonada-, interludes d’une importance vitale -No Digas Nada, Y
Si Mañana, Odian-, pièces profondes et rances -Yo No Te Obligo, Por
Hablar Contigo-, secousses guerrières et souffrantes -Crucificaito
Yo-, langueurs et brutalités -Buleria del Ultimo Grito-, hommages
sublimes a la Copla -Virgen De la Macarena, Zorongo- ce genre
musicale, populaire et mère du flamenco -quoiqu'ils disent les
puristes- si chère a Julian Demoraga et Diego El Kinki, une berceuse
assassine -Zambra- et un final digne des meilleures révoltes. “
una hora ” monumental où résonnent superbement des échos de
notre temps, met en scène la beauté terrible des anges déchus,
oubliés et porte son réalisme lyrique et tragique à des sommets.
Avec El Ultimo Grito le flamenco est plus brûlant que jamais, leur
musique vit ici et maintenant, et l'écouter nous donne un sacré
coup de saine envie d'en faire autant ! Seigneur ! Juste pour cela,
ce disque et ce groupe doivent être en urgence soutenus par tous,
nous tous qui nous sommes, spécialistes ou pas du flamenco, amateurs
d'un art, d’une musique qui se joue et s’écoute sans filet en
prenant ainsi le risque de tomber, car c’est ainsi que le flamenco
a résisté au temps et aux modes, ainsi que le flamenco avance et se
refait a chaque fois, ainsi que le flamenco restera pour toujours une
musique et une culture unique.
EL
ULTIMO GRITO comme le flamenco, ne fait pas d’efforts pour être
compris car comme le flamenco, il se raconte à lui-même avec ses
propres mots, et c’est l’autre, qui s’approche du flamenco pour
l’écouter et lui dire : « ne t’inquiètes pas, t’est fragile,
mais moi aussi je suis fragile, dans l’univers complexe du
flamenco, nous sommes tous fragiles ! »
Alors,
ne faites pas l’effort de les comprendre, juste accompagnez-les,
soyez sans crainte avec eux dans leur projet, donnez-les l'appui
qu'ils méritent et dont ils ont besoin comme d'autres l'ont déjà
fait, le font et le feront sans doute encore, car ils sont et font
parti de ces artistes qui avancent et qui nous dissent que le
meilleur reste a venir, que la 'révolution' est juste là, devant
nous, encore plus urgente et nécessaire que jamais.
Finalement, nous pourrions bien évidement nous passer de El
Ultimo Grito et de leur musique mais... C'est tellement mieux avec !
cordialement
Lorenzo Peraile*
*Lorenzo
Peraile, écrivant, poète et ami
Photo : Régine Abadia Montage : Nathalie Garcia Ramos
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Monday, April 06, 2009
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« Alors qu'il semblait que tout avait été fait, surgit une nouvelle génération de musiciens, très complets et très flamencos, prédisposés à l'aventure que sous-entend faire évoluer (le flamenco) à l'intérieur du compas. » Javier Limon (El Pais, 18/03/ 07)
C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons écouté la musique d'El Ultimo Grito : droit au coeur. Leur disque Una Hora s'annonce comme un véritable phénomène dans la production musicale actuelle. En ces temps où il est difficile d'échapper au consensus - d'immenses artistes compromis dans des productions discographiques sroutinères et sans surprise ! – cette apparition surprend par sa haute charge de sincérité et de sauvagerie créatrice. Il nous a semblé vital d'évoquer ce météorite éclatant, et de saluer la belle espérance que représente une telle musique, libre et directe, quand les medias repaissent tant de mauvaises nouvelles. Une manière de défendre la création exigeante et honorer un travail d'une grande force et originalité. Una Hora est un électro-choc émotionnel, une étoile qui a jailli du flamenco et qui brille d'un éclat singulier. Cette heure là a inspiré des propos démesurés de la part de personnalités comme Brigitte Hovsepian, Enrique Morente, Javier Limon,... qui ne tarissent pas d'éloges à son sujet et ont bien senti le propos et l'ardeur créatrice de cette musique, au-delà des genres et étiquettes. Voici ce qu'écrit « notre » fameux producteur Javier Limon : « ‘ Una hora’ a tout pour énerver ses semblables. Co n t a c t instantané, couleur du son unique, compositions qui flirtent avec l’essentiel, mélodies à toute épreuve, détails brûlants d’importance, et une voix qui électrise en atout capital. (...) Romantisme tragique assumé, flamenco vaudou, chaos en état d’âme, harmonie énigmatique et un je-ne-sais-quoi d’électrique qui le rend indispensable. » Il nous l'enlève de la bouche.
« Capitale de la douleur » Les espagnols de Paris auraient-ils le blues ? Il y a du blues dans cette musique là... Du blues, de la soul, du flamenco et beaucoup de compas, sans guitare et sans pieds ! Même en l'absence des élèments traditonnels du flamenco, même avec un arsenal technologique, la musique d'El Ultimo Grito est pure alma flamenca, « roots », racines. Ces 14 titres sont à écouter comme il se doit : profondément, à l'heure où disparaissent les apparences, l'heure de vérité, le moment du flamenco ! Il y a de ces mélodies qui pourraient très bien vous accompagner un bout de votre vie.
El Ultimo Grito est né de la rencontre entre l’auteur et chanteur Julian Demoraga et le compositeur Diego El Kinki, au cours d'un concert improvisé à Paris. Les musiciens Jean-Pierre Saint Dizier (cor) et Xavier Sibre (saxophone, clarinette), le duo de producteurs Damien Delpech et Jérôme Masset (deux « ombres » essentielles) complétent le groupe. Dans cet ensemble, la musique éléctronique, la voix humaine et les instruments acoustiques dialoguent en harmonie, interprêtes d'un langage musical totalement nouveau, où l'énergie vive du flamenco s'infiltre dans les machines que Diego El Kinki a su dompter pour donner un son qui dépasse l'entendement. La musique électronique prend un nouveau souffle...et le flamenco beaucoup de libertés. Leur soniquete est un son noir à vous déchirer l'âme. Un des grands mystères de la beauté de la musique flamenca, c'est de sembler à la fois si simple et si compliquée.
Musicalement très riche et très ouverte, la matière sonore de Una Hora puise dans la mine de la musique universelle : compas et palmas flamencas, zorongo (un Zorongo, qui sans exagérer, est mortel), zambra, percussions marocaines, tablas indiens et micro-musique, orientalismes, rythme tango-reggaeton (Entre una rosa y un cante), copla envolée, urbaine (Crucificaito), rythme de noche de fiesta déchainée...La présence abondante des sonorités métalliques est sans doute pour beaucoup dans l'ambiance si électrique et si particulière, à laquelle les musiciens Xavier Sibre et Jean-Pierre Saint Dizier apportent une interprétation qui est la délicatesse même au sein de tous ces sons électroniques. Le métal dont est fait la musique d'El Ultimo Grito est loin d'être froid. C'est celui des forges et du feu. Le chant de Julian Demoraga est dans la lignée de tous ces poètes interprêtes que sont Bambino, Camaron, Morente, El Torta, El Cigala, Poveda...Entre l'âpreté d'Agujetas, la force gitane de Las Grecas, l'engagement de la copla, les recherches de Morente, les influences sont larges, et s'effacent indiscutablement.
« Art, Magie et Poésie » L'art est sans frontières. Mais l'Espagne a de grands artistes, qui, quelque soit leur domaine, ont exprimé une vision poétique unique : sensuelle et spirituelle. La poésie est partout ; dans la vie, dans la musique, dans les textes, dans l'imagerie. Dans cet élan très espagnol, Julian Demoraga chante et « produit » de toute son âme, génèreuse, libre, flamenca. Autour du disque, il a réalisé 70 dessins dont 33 pour la pochette qui nous plongent dans la ferveur créatrice d'un artiste « manchego de Albacete ». 33 dessins non dénués d'humour et d'ironie et qui racontent la vie palpitante de la création du disque. Poignant, sensuel, généreux, vénéneux, mystérieux, sorcier, occulte, exposé, plein d'allégresse et de légereté. Hors du temps, Julian Demoraga et Diego el Kinki chantent et vivent l'amour perdu, la solitude, l'oubli à travers leurs letras et leurs sons, du fond de l'âme. Le cortège des thèmes flamencos suit son cours à travers les âges : le cante de Una Hora est semblable à une source d'où jaillissent tendresse, allégresse, tristesse, et douleur profonde. Profondeur, jondura, dans tous les sentiments, entière et au-delà des peurs. Les « sonidos negros » si chers à Garcia Lorca habitent cette magie brute : les élèments (souffle, vent, lune, éoiles) et notre histoire, nos passions; le amours, les désillusions, et les douleurs.
Comme on dit en espagnol : « Te quita el senti'o ! » : Una Hora est une oeuvre unique, faite avec le coeur. Un chant tragique, une machine magique fabriquée par des enfants du flamenco et de Miles Davies. Vieux et jeune, ancien et nouveau, il exalte la rage et la fureur de vivre. Cette oeuvre élégante et primitive nous rappelle que la création est un don de générosité absolue. L'art nous terrasse et nous arrache un instant à notre condition terrestre lorsqu'il nous projette dans un voyage au coeur de nos émotions secrètes, comme le cante flamenco qui ne sait et ne peut mentir. La musique de El Ultimo Grito touche directement au coeur. C'est de l'arte dans un écrin de beauté. Une musique qui nous ramène à l'Essentiel.
Le disque sera présenté en concert et en exclusivité à Paris à la salle Elysées Biarritz courant 2009
(cet article devait paraître dans le numéro 11 de Flamenco Magazine...)
ngr
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Saturday, March 14, 2009
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"El Ultimo Grito et leur album « una hora » nous arrivent d'un ailleursqui nous est inconnu, un ailleurs qui nous aimerions mais dont nous pouvons seulement imaginer car y habiter nous serait impossible. Ce groupe, ce disque sont, je dirais, le futur qu'on mériterait si nous étions attentifs a la douleur humaine et a la beauté lumineuse que cette douleur en dégage. Le futur qu'on peut se permettre à une époque en crise mais surtout pauvre en tout, où tout le monde semble d'accord pour préserver l'acquis plutôt que d'imaginer l'impossible. J'ai dû moi-même remettre mes idées -et mon espagnol- à jour pour comprendre les mots de ces chansons que comme perles noires nous arrivent des fonds de l'âme -et la plume- du chanteur Julian Demoraga. Ce disque remet la musique, et elle seule, dans toute la richesse, ses mystères et ses ivresses, au centre du monde, au centre de nos vies, là où ouïr et jouir -de la vie- ne sont qu'un même mot. C'est vous dire si ce groupe a de l'avenir. Je prie pour que ce disque arrive vite, je prie pour qu'il vous arrive comme il m'est arrivé, un bon matin, par la poste." F. Peixe
‘el ultimo grito’ dossier de presse
La cohérence entre le passé et le présent d’une musique en mouvement, plus vivante et libre que jamais, le flamenco !
La musique d’El Ultimo Grito a la furie d’une voix forgée au feu et aux tremblements d’agonie, la force des battements de mille cœurs et l’éclat d’une étoile, est aiguisée comme un couteau et noire comme la bouche d’un mort. C’est une musique de guerre atomique, électrique, Flamenca, populaire, fragile, furieuse, libre et canaille avec la grâce d’un gitan habillé d’allégresse et de fête. Longue vie au Flamenco et à notre Flamenco ! Julian Demoraga F e n o m e n a l
P r o d u c t i o n s
E l U l t i m o G r i t o  La nuit, l’éclair, la lune, le soupir, c’est le cante jondo avec ses soleares, ses seguiriyas, ses deblas rances. L’amour, le désir, la prière, c’est le cante grande avec ses fandangos si lents, ses malagueñas, les innommables peteneras. La joie, l’amant retrouvé, la fête jusqu au petit matin, c’est le cante chico avec ses alegrias, ses fandanguillos, ses rumbas, ses tangos festeros, ses bulerias. Une mère qui nous parle de romances tragiques, c’est la Copla. C’est un peuple, c’est une tradition, c’est le flamenco. Le flamenco qu’on dit tout bas, assis, comme un murmure, comme une prière à genoux puis, qui devient un cri déchirant, blessé par mille couteaux, par de mystérieuses épines dans le cœur, dans la gorge, qui les percent jusqu’au sang. Le flamenco c’est la poésie émouvante et triste comme la condition humaine, un frisson de joie aussi qui pince nos vies et nos âmes. C’est celui d’hier. Il faut que ce soit celui de demain. Car les hommes sont déjà ceux de demain. El Ultimo Grito est là. La musique s’électrise, s‘atomise, se propulse dans l’avenir. C’est Diego El Kinki qui le veut ainsi. Il sait lui parler pour qu’elle lui donne son âme. Son flamenco. Les mots parlent toujours de lune, de poignard, de rose, de mélancolie, mais ils disent aussi deux hommes qui s’aiment, ils disent aussi cette parcelle de la douleur du Christ que chacun a en nous, sans avoir peur de blasphémer. Désormais les mots refusent les tabous, c’est Julian Demoraga qui le veut ainsi. Pour que nous ne puissions plus résister, Julian nous donne sa voix, elle est forte et rauque, suppliante, menaçante, aimante, flamenca, nous la recevons sur notre peau. Elle nous donne l’amour, la haine, le désir, la vie, la mort, elle vous frappe dans les endroits les plus secrets, les endroits que nous voudrions tenir cachés, elle nous fait plier dans un acte d’amour total. D’hier, le flamenco devient celui de demain. El Ultimo Grito est passé par là. Rien ne sera jamais plus comme avant. C’est la musique d’un peuple, c’est la musique de tous les hommes. C’est l’histoire universelle de nous autres, pauvres hommes. Nous rendons les armes, le bonheur est là. Merci. Longue vie au flamenco. Longue vie a El Ultimo Grito. Brigitte Hovsepian
Le disque ‘una hora’
 Pur joyau cent pour cent béton armé, imaginé par Julian Demoraga et Diego el kinki. ‘una hora’ ce n’est pas un disque à placer dans la cage curiosités musicales. C’est le disque de l’année toutes formes confondues. Un corps sans artifices, une pure séduction qui brûle tout sur son passage, un parti pris radical pensé pour mettre en valeur la passion à plein-temps de ses auteurs lesquels, ne craignent jamais de dire ce qu’ils pensent. ‘una hora’ a tout pour énerver ses semblables. Contact instantané, couleur du son unique, compositions qui flirtent avec l’essentiel, mélodies à toute épreuve, détails brûlants d’importance, et une voix qui électrise en atout capital. Les images se révèlent intenses et fatales comme métaphores des relations humaines, montrant l’être dans son état le plus cruel. Ce disque c’est un corps à corps entre lui et nous dont on pressent qu’il sera bien plus qu’un simple jeu d’écoute. Romantisme tragique assumé, flamenco vaudou, chaos en état d’âme, harmonie énigmatique et un je-ne-sais-quoi d’électrique qui le rend indispensable. C’est l’Alpha et l’Oméga. La Naissance et la Mort. Javier limon Le groupe‘en détail’
Fenomenal phénomène espagnol, EL ULTIMO GRITO est le groupe de flamenco eléctronico décapant dont tout le monde parle déjà comme la grande révélation du moment. Certains connaisseurs s’avancent à dire que le flamenco en particulier et la musique électronique en général, ne seront plus jamais comme avant. Fondé par le talentueux compositeur Diego El Kinki et le charismatique poète-chanteur Julian Demoraga avec la complicité, l’art et la science des magiciens du souffle –saxophone, clarinette, cor- Jean-Pierre Saint Dizier et Xavier Sibre, ainsi que celle du duo de producteurs Damien Delpech et Jérôme Masset, viennent de réaliser un disque vital, pour eux, pour nous. Leur premier album « una hora » bientôt à la porté de tous.
Alfonso Liguori l’offrande: le mangeur de rêves(pero no puede)
Reproduction d’après l’original ‘le mangeur de rêves’ 16x21cm. Série (DR) de 70 dessins à l’encre noire et au crayon rouge sur papier dont seulement 33 font partie du visuel du disque ‘una hora’ du groupe EL ULTIMO GRITO. Julian Demoraga rend hommage à cette heure précieuse ‘d’entre deux mondes’ que sont la nuit et le jour et qu’on nomme:‘el alba’. Ps. À 1419911326141591521132 l’impur. appoint dossier  photos EL ULTIMO GRITO Régine Abadia 0033-6.80.87.81.88 regineabadia@wanadoo.fr textes Brigitte Hovsepian Javier Limon Alfonso Liguori Julian Demoraga François Peixe
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