Le papillon de nuit ne lutte presque plus,
Car chaque geste fait resserre encor les liens
D'argent qu'il n'a pas vus, volant vers son Étoile,
De trop la désirer l'esprit obnubilé.
La fin viendra bientôt : solide est le filet,
Quelque fort que l'on soit on reste dans la toile
Sitôt qu'on l'a touchée. Mais un doute lui vient :
Par quelque inadvertance lui aurait-il déplu ?
L'aurait-elle piégé ? Est-ce une coïncidence ?
Car les étoiles tuent, elles en ont le droit.
Le voit-elle se battre avec indifférence,
Ou bien délectation ? Bourreau ou bien recours ?
Qu'importe ! Il restera fidèle à son endroit :
Elle l'a distingué : il l'adore toujours…