J'ai 29 ans, c'est un peu comme si le temps s'était lassé de moi. J'ai plus "l'âge de" paraît'il...Moi j'ai l'âge d'aimer encore et plus fort de croire et de m'indifferer, de me revolter et d'avoir peur du noir. La course contre le temps, l'âge qui nous réduit à l'eslavagisme de la performance. Je n'ai ni l'envie ni le coeur a grandir parce qu'il est des couleurs que je continue de découvrir, des rives où j'aimerai m'acoster et dormir, des démons que je voudrais enterrer et qui me sont si pratique quand j'ai trop peu de force pour séduire....je veux voler et me dérober de chaque relation en ne laissant que la trace du manque, non pas celle du vide. Je veux courir vers toi en sachant que tu auras tracé pour moi une longue ligne de vie. Je veux des heurts et de la rancoeur, sentir la révolte halletante de mes nuits sans toi, je veux grimper aux arbres et que seul le froid de la tombée de la nuit me ramène à la raison, je voudrais ne jamais me remettre de mes émotions. Je voudrais inventer une couleur et repeindre le monde pour mieux m'y reperer. J'ai 29 ans, je suis dans l'antichambre d'une vie qui se refuse à me comprendre, qui ne m'apprivoise pas mais que je dévore avec le panache de Rostand, la fougue des hussards et l'espoir des prêcheurs. L'art est là, tout va bien..