
Au temps où ma folle passion
Te créait plus grand que réel
Je n'étais que soumission
Frustration sous dentelle.
Au temps où tes mains corolles
Effeuillaient la fleur de mon coeur
Quand nos deux auréoles
Vibraient de la même ardeur
Au temps où une forte fièvre
S'empara de mon pauvre corps
Notre amour devint mièvre
Tu rompis notre chaîne d'or
Au temps où les flammes vives
Dévoraient ma peau par lambeaux
Corps et âme à la dérive
J'errais à la lueur des flambeaux
Au temps où l'abandon règne
Sur mon jardin de fleurs fanées
Mon âme assagie s'imprègne
D'étranges valeurs surranées
Je brûle de revoir la flamme
Qui jadis illuminait mes yeux.....