J'ai poussé un peu les volets de mes désastres,
J'ai aperçu l'horizon s'étendre sous mes yeux
Des oiseaux rares, battaient de leurs ailes, cette étendue bleue,
Pendant qu'une autre, à flot, baignait dans mes astres.
Je sentais une brise fraîche me parvenir
Je me délectais du revigorant de cet air
Mille et une senteurs y avaient élu repère :
Pins, bruyères, les parfums de l'automne, en train de mourir.
La vie et la mort, entremêlées dans ces odeurs,
Fardaient mes craintes, peut-être pour les adoucir.
Simple mortelle et le coeur de dire :
Préservez-moi, je vous en prie, de ce terrible malheur !
Ainsi, donc, tout se meurt !
Les petits riens d'hier, les grands touts à venir…
Dans la fuite du temps, ne voulaient plus fleurir
Ce qui avait été peut-être, nos plus belles couleurs.