Je chante l'alchimie de nos
étreintes : les souffles où le
bronze, l'argent et l'or de nos coeurs s'entrelacent à l'invisible et libèrent
des aubes bleuies au firmament de leur beauté.
Je chante l'aurore de sa nudité, quand se
dévoile le soleil de ses hanches et qu’il s'offre à moi, spectateur
insomniaque de sa danse volcanique.
Je chante l'ivresse de son vin, la canicule
de nos chairs rassasiées, le lustre éblouissant de sa peau d'ébène qui allume
mon corps pâle et le rend écarlate.
Je chante l'alchimie de nos étreintes, quand elle
est toute entière liquéfiée et qu’elle me laisse, moi l'orpailleur de ses
reins, déterrer les trésors ensevelis qui sortent de leur coffre humide.