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Poésies

Philati



Last Updated: 5/27/2009

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Gender: Male
Status: In a Relationship
Age: 38
Sign: Cancer

City: Paris
Country: FR

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Saturday, April 05, 2008 

 

Tu es dans ma bouche ainsi qu’amandes amères

Ville ! Le soleil couchant est ton encensoir

Et la voûte d’automne aux caresses du soir

Se mire tout soudain sur les grands lampadaires

 

J’erre seul dans les rues où mes pensées s’apprêtent

A soutenir l’assaut des nouvelles couleurs

Le noir naît de partout et assiège sans peur

Mes ampoules grillées des lendemains de fête

 

Sur la place à présent déserte la fontaine

Ayant dompté le vent toute droite jaillit

Tandis qu’en mon esprit par le vide assailli

Tout espoir se tarit et s’engouffre la peine

 

Les amants recherchent l’obscurité propice

Et couvrent de la nuit leurs longs épanchements

Cependant vainement j’expose mon tourment

A l’œil indifférent d’une échoppe factice

 

Le fleuve a emporté sans même y prendre garde

Mes bagages au vent et mon filtre d’amour

Je regarde passer, déplorant mes doigts gourds

Les nageurs aguerris du haut de ma mansarde

 

Le fleuve a disparu mais hélas je demeure

Je cherche la lumière en noyé malchanceux

Pourquoi le pont s’enfuit devant mon corps osseux

Si naturellement que son geste m’écœure

 

A mes yeux desséchés les ombres des ruelles

Semblent s’entrelacer pour sourdre leurs secrets

Ils peuvent se lier et chuchoter tout près

Leur amour dérisoire ou leurs douces querelles

 

Les amants des chaussées qui n’ont vu ma silhouette

Et les ponts indiscrets qui se sont dérobés

Et la ville sans âme où je viens tituber

Ne m’arracheront pas une seule pirouette

 

Et la morne vitrine si bien colorée

Comme ayant deviné à mon air aigrefin

Que je n’achèterai pas les sacs, les parfums

Et le fleuve enfui de la foule bigarrée

 

Et la lumière froide qui couvre d’œillades

Les couples attardés aux terrasses des bars

Et qui préfère même éclairer les loubars

Leur fumée d’argent à ma triste promenade

 

Et la nuit dans mon cœur où il faut que je lutte

Et la nuit dans mes sens que je combats en vain

Et qui guide mes pas tout au bord du ravin

Semblent se moquer des ombres que je suppute

.

babel
le babel

 
Plus réduit comme coulis, la saveur serait plus forte.
Tous mes respects à cette "amélie".
 
Posted by babel on Saturday, April 05, 2008 - 09:54
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Karine Breault
Karine Breault

 
C'est triste et touchant, Philati.
 
Posted by Karine Breault on Saturday, April 05, 2008 - 15:40
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la nuit;elle nous délivre,nous malmène, met en feu nos sens, elle n'est souvent qu'à nous la nuit...
 
Posted by on Sunday, April 06, 2008 - 07:17
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La fille pas sage

 
C'est très beau, comme toujours.
 
Posted by La fille pas sage on Monday, April 07, 2008 - 06:23
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