UNICEF
La Convention internationale relative aux droits de l'enfant a 20 ans !
do(vous pouvez télécharger le livret "les Droits de l'enfant ont 20 ans" :
UNICEF )
Témoignage
Quand les enfants jouent à la guerre…
Publié le 12 février 2009
La
guerre est pour tous un désarroi total, un immense désert de pensées et
de philosophies. Elle n’apporte que la misère, la peur, la violence, la
haine la plus totale et la plus grande des paniques. Mais lorsque
certains camps se mettent à utiliser comme armes, dans la majorité des
cas contre leur avis, des enfants définis comme tels par la Convention
internationale des droits de l’enfant, l’indigence d’esprit est la plus
totale.
Mis en place depuis très longtemps on
peut déjà parler d’ « enfants soldats », lorsque, au Moyen-âge, les
jeunes enfants à partir de 7 ans recevaient une éducation de chevalier
(bien qu’ils soient tout de même pas envoyés au front), cette stratégie
barbare charme aujourd’hui les pays les plus instables politiquement,
qui emploient des manières extrêmement violentes, radicales et
inhumaines pour faire rentrer de très jeunes enfants dans leurs rangs,
des enfants dont l’espérance de vie ne dépasse pas même l’année.
Exemple parmi tant d’autres : on tue la famille d’un enfant pour le
convaincre que la seule issue possible à une vie normale et idéale est
dans un camp militaire, ou sur le front. Ce comportement viole
totalement toutes les règles jusque là écrites à des buts humanitaires,
rappelons tout de même que les Etats-Unis, première puissance mondiale,
ne se sont pas privés d’utilisés des enfants comme soldats durant la
guerre de Sécession, dans les années 1860. Aujourd’hui, l’ONU ne
dénombre pas moins de 250 000 enfants dans le monde prisonniers de
cette dangereuse et inhumaine issue. Il est nécessaire de rappeler que
même si cette stratégie semble infâme et stupide, un petit nombre
d’enfants est volontaire à ce sort particulièrement dramatique.
Ethiquement
parlant, il est assez difficile de laisser un enfant partir sur le
front, même si ses motivations sont justifiées, aussi, l’UNICEF est
très actif contre ce genre de comportements qui sont particulièrement
irresponsables et, il faut l’avouer, impensables. Qu’est-ce qui peut
amener des camps militaires à employer des enfants à une issue évidente
et tragique ? Même si les réponses sont évidentes, elles ne justifient
rien. La pauvreté, les situations précaires de certaines familles, le
manque total de moyens de certains pays, le caractère influençable,
docile, et facilement manipulable des enfants… Et pourtant, si ces
enfants étaient scolarisés, ce drame aurait pu être facilement évité.
L’éducation est le premier frein à cette barbarie, mais le prix de
l’éducation est un frein lui-même à l’instruction. Ainsi, les moyens
économiques sont majoritairement l’origine de cette démarche radicale
et extrémiste, qu’aujourd’hui trop de personnes ignorent. Les
infrastructures mises en place par l’UNICEF ne sont pourtant pas
suffisantes pour empêcher cette situation de progresser, car chaque
année, de nouveaux enfants sont victimes de ce chantage barbare et
ignoble. Oublions une seule minute l’aspect plutôt confortable dans
lequel nous vivons : un enfant peut-il, doit-il vivre dans ces
conditions ? La réponse est évidente. Comme le disait Jean-Jacques
Rousseau, « L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui
lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer
les nôtres. » N’oublions pas que détruire l’enfance, c’est détruire
toute une vie. Aujourd’hui, où en est-on des droits de l’Homme, des
droits de l’Enfant ? Moins avancés que ce que beaucoup d’entre nous
pensent. Il est temps de changer. Il est temps d’aider. Il est temps de
se respecter.
Pierre-Etienne Lechantre, JA du comité
de Haute-Garonne (31) et membre de l’équipe de rédaction « Entre nous…
», journal du lycée Emilie de Rodat, Toulouse.
(extraits du site de l'
UNICEF)