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Last Updated: 12/16/2009

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Status: Single
City: Le Mans
Country: FR
Signup Date: 9/1/2006

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Sunday, May 03, 2009 
Bonjour,



je me permet de vous expliquer un peu ce que touche un artiste sur un CD vendu par un label indépendant aujourd'hui en France. Il perçoit entre 7% et 15% (beau contrat!) sur le prix de vente en gros hors taxe (moins 9% puis moins 10% appelé BASE BIEM)

soit quelques centimes d'euros

(tous ces chiffres viennent des contrats proposés et signés par certains labels de la liste  qui figure à la fin cet article)

prix de vente HT = 12 € (soit prix de vente TTC en magasin supérieur à 15 €)
-9% = 10, 92
-10% = 9, 83

reviens donc à l'artiste sur cette part entre 7% et 15% soit entre 0,69 € et 1,47€

Coté label, un prix de vente HT de 12 euros représente entre 7,2€ et 5,4€ (le distributeur gardant entre 40% et 60% de cette somme, afin de permettre la vente de cd en magasin)

La répartition entre label et artiste de la somme réellement générée par la vente d'un album est donc de l'ordre de (en faisant une moyenne) :

redevance moyenne perçu par l'artiste : ( 0,69+1,47) / 2 = 1, 08 €
Revenu moyen par album : (5,4+7,2)/2 = 6, 30€

La répartition moyenne est donc d'environ 17 % pour l'artiste et logiquement 83% pour le label...

pour un artiste "débutant" (entendez par là qui ne génère pas encore d'argent) il faut plutôt voir ces chiffres comme suit :

redevance de l'artiste 0,69
Revenu par album : 6, 80 euros

soit une répartition moyenne de 10% pour l'artiste et 90% pour le label.


Ces taux qui font peur sont souvent expliqué par l'investissement financier des labels (produire un disque coute de l'argent!), qui les justifies au travers des "risques" si l'artiste ne vend pas de disque. Bref chacun y verra ici les fondements et les travers du capitalisme : L'argent va aux investisseurs plutôt qu'aux créateurs !
Je tiens également à préciser que de nombreux "labels indépendants" sont en partie financées par des aides publiques (ville, département, région, DRAC...)

Bon le point sur la situation étant fait, je vous considère VOUS lecteur, comme un peu plus éclairé sur le sujet de l'industrie du disque vu par les indépendants. Je vous laisse donc maintenant lire la lettre ouverte porposé par CD1D et FEPPIA au députés concernant la loi HADOPI... Vous comprendrez pourquoi c'est internet le DEMON, Deezer SATAN en personne mais que EUX, "labels indépendants" (indépendant d'on ne sait plus trop quoi d'ailleurs) ne sont surtout pas à remettre en question dans leurs fonctionnement propre !!!!

Vous noterez par ailleurs comment producteurs et éditeurs se tiennent par la main quand il s'agit de prendre l'argent (qui pourrait aussi être à l'artiste, finalement il n'y a que lui d'irremplaçable...)




“HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”

Par Philippe Couderc, président de la Feppia (Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d'Aquitaine, 22 labels adhérents) et Eric Petrotto, président de CD1D, fédération nationale de labels indépendants (100 labels adhérents –
www.cd1d.com)


Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les députés,

Alors que la loi « Création et Internet » revient au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les producteurs indépendants de musique (communément aussi appelé labels indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (SARL, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone... n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l'asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu'elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.
Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n'ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd'hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique.
Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d'être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l'ensemble d'un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

– Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

– Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d'écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type i-Phone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

– La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.

– Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave, car rien ne le justifie.

– Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

– Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d'une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.

A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d'une décision politique.

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

– assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,

– créer une redevance prélevée sur le chiffre d'affaires des FAI destinée à la création,

– éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,

– interpeller la Sacem sur la nécessité d'adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,

– favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),

– réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d'autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…

– lutter contre l'atrophie actuelle de l'offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,

– intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prises de décisions concernant la filière musique.

Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant ..é ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les  majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d'une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prête à payer pour écouter de la musique.



Les premiers labels signataires : 6AM / AILISSAM / ALBA CARMA / AMOR FATI / AZA ID / BANZAI LAB / BEE RDS / CLAPPING MUSIC / LA CHAUDIERE PRODUCTION / COLLECTIF CA-I / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CRYPTOHYTE / DAQUI / DIAMOND TRAXX / DA SKUD REKORDZ / FACTO RDS / ICI D'AILLEURS / IOT / IRFAN [LE LABEL] / JARRING EFFECTS / HORSNORMES ! / KIUI PROD / MARABI / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / NEURONEXION / ODETTE PRODUCTIONS / PATCHWORK / PLATINUM RDS / PRIKOSNOVENIE / SO YOUZ / SYNCOPE / TALITRES / TER A TERRE / TROISQUATRE8 / VAÏ LA BOT / VICIOUS CIRCLE / VOLVOX MUSIC / ZONE FRANCHE ainsi que les fédérations CD1D et FEPPIA...

--
cd1d.com - fédération de labels indépendants
plate-forme de vente en ligne de musique physique (cd - dvd - vinyl - livre) et numérique (mp3 - flac)
www.cd1d.com
promo@cd1d.com

----

88 labels
690 artistes
1 270 références
11 700 pistes téléchargeables


J'espère que certains d'entre vous aurons vu par ailleurs les petits mensonges et autres contradictions glissé dans cette lettre...


Bref, personne ne défend le droit d'auteur (ce n'est pas la propriété intellectuelle qui est remise en cause) mais seulement l'argent qu'il génère pour les "ayant droits" (comprenez "toutes autres personnes que l'artiste mais qui prend l'argent généré par la création de l'artiste", sinon on dirait juste artiste, pas ayant droit!) Mais sachez messieurs les "labels indépendants" et autres éditeurs que la musique existera toujours même quand il n'y aura plus assez d'argent pour vous faire vos salaires...
Mac

 
j'en discutais encore avant hier avec UNDERGANG..., et on doit être beaucoup a partager votre opinion sur ce triste sujet

Et encore faut-il que les petits labels signent ton projet! c'est sans cesse une lutte! ..avant, pendant et apres..il faut se battre, tout en se disant, evidemment, que ça ne nous fera pas manger a la fin du mois...! même avec une bonne comm', un bon referencement et quelques dates tout les mois.. (pardonnez moi de mon pessimisme..)

Et même si tu tourne bien et que tu es signé sur un bon label independant (exemple: jarring effect etc..) et bien ce n'est pas gagné, faut t'accrocher....!!

Alors soit je résiste, je fais ça pour le "fun" et décide de ne pas en faire mon metier, soit j'ai de la chance et un patron de label professionnel veux bien poser des billes sur mon projet, prend ces 80% et me fais juste connaitre auprès d'un public qui dans tout les cas, ne vas pas aller acheter ma musique mais vas aller la telecharger! Il est la le comble : ce sont les amoureux de musique qui sont amoureux du peer to peer!


 
 
Posted by Mac on Monday, May 04, 2009 - 8:50 AM
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Cyesm NEW ALBUM OUT NOW

 
Je pense qu'il y a moyen de faire son chemin autrement, sans se faire mettre par les labels (qui disent défendre l'art et la création mais qui n'en parle jamais, ne mettent jamais l'artistique en avant!) En plus; ces "labels indépendants" espère tous que l'album va marcher assez pour pouvoir faire une cession à une major (licence) histoire de vraiment ramasser le fric !

Sérieux, je suis tellement énervé contre ce genre de propos; de la part de ces gens qui fonctionnent comme des capitaliste de base et qui viennent faire la morale à Deezer. Ils ne vendent toujours pas (plus) de disque, ni de mp3 et faut donc trouver un fautif. On dirait le discours des majors il y a 5 ans, alors qu'elles avaient seulement "louper le coche" de l'internet. Et maintenant c'est les indés qui se rendent compte qu'ils non rien capté non plus...

Le plus triste c'est que cette lettre ouverte est bourrée de non sens et d'informations erronées, qui viennent servir un discours qui dénonce rien. Pensent-ils vraiment que même si deezer disparaissait (pourtant y a d'autre site à faire la meme chose) ils vendraient à nouveau plein de disque :-) Putain quand on pense que nombreux de ces mecs se réclament de gauche...
 
 
Posted by Cyesm NEW ALBUM OUT NOW on Monday, May 04, 2009 - 10:26 AM
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Mac

 
ça se passe mal aussi avec ton label ? juste une question curieuse..

je pense que c'est toute la chaîne culturel qui est baisé... autant le consommateur paye trop cher son disque a la fnac, autant le distributeur et le magasin du coin n'arrive plus a vendre et payer son loyer etc.., autant les distributeurs Digital music se multiplient mais le peu de gens qui achetent du MP3 regulierement vont en majorité sur Beatport ou itunes.. et donc les autres s'accrochent aussi en proposant un catalogue de plus en plus large mais tout le monde est noyé dans la masse et vends pas grand a la final..

Ce que je constate donc a present, c'est qu'il y a QUE les distributeurs Digital Music qui te reponde et te propose une petite visibilité.. cela dit c'est deja bien mais vu que même apres une sortie digital, ton album se retrouve sur soolseek des le lendemain (tout ce que j'ecris est du vécu!) et que c'est les auditeurs et acheteurs potentiel de ta music qui le telecharge et ne l'achete pas..! il le telecharge meme sans pour autant l'ecouter parfois..
Perso, moi je comprend plus rien...

La Question que je me pose : Si l'état baissé la taxe sur le produit culturel, cela ferait-il augmenté la vente de disques pour autant ?

Je trouve que l'auditeur est aussi fautif que la major a présent car les nouveaux moyens de promotion et ventes de musiques "underground" sont connus du public, c'est maintenant a lui de prendre conscience que c'est par ce biais qu'il nous fera vivre, et qu'il ne donnera pas un sous aux majors en achetant sur un petit site digital indépendant! mais voilà... il préfère installer "emule" en 2 minutes sur son ordi..


Dites moi si je me trompe..?!
 
 
Posted by Mac on Monday, May 04, 2009 - 11:27 AM
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Cyesm NEW ALBUM OUT NOW

 
non aucun problème avec mon label, on ne travail pas du tout comme ça, l'artiste est le centre du débat au Good Citizen Factory...

Baissé la taxe n'y changera rien et c'est vrai que les auditeurs sont aussi responsable. Cela dit à force de nous vendre du Yelle ou du JJ Goldman en essayant de nous le présenter comme un produit culturel c'est sure que les gens ont eut l'impression de se faire avoir... en tout cas, je pense que Deezer est une alternative au téléchargement, surement pas le diable en personne...
 
 
Posted by Cyesm NEW ALBUM OUT NOW on Monday, May 04, 2009 - 11:35 AM
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Mac

 
je suis completement d'accord!

pour revenir a mon cas : j'ai demarcher plus de 40 labels pour un projet : j'ai eu seulement 3 reponses!! dont votre label d'ailleurs..merci a lui!

ça fout les boules quand même......


 
 
Posted by Mac on Monday, May 04, 2009 - 1:41 PM
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..::Doz1jeE::..

 
D'un autre coté, je comprend le label qui flippe sa race...

Cul et chemise avec l'éditeur, ils rincent leurs potes a grand coups de milliers d'Euros,

enregistrement dans le studio pseudo côté (celui du pote d'un type qui pourrait nous decrocher une

interview en prime), mastering à NY par la référence du moment (et accessoirement l'occaz de

faire un voyage pas cher), visuel surfacturé pour son efficacité commerciale (par un ex chercheur

au CNRS), et la méga promo qui va bien, parce qu'aujourd'hui on ne fait de la bonne musique que

si on a un encard pub dans le magazine hype du moment... Béh oui on est déjà à 15000 euros le

skeud, de quoi dire à l'artiste que les miettes qu'il va toucher sur les ventes sont tout juste méritées,

d'ailleurs sans nous t'es qu'une merde... Qu'est ce qui différencie aujourd'hui 80% des labels

pseudo indés d'une major? remplace le gros au cigare par le mec cool, ex-zicos qui "défend"

l'artistique, sans se poser un instant la question de l'implication de l'artiste dans cette aventure...

L'étiquette indé ne paye plus quand elle émane d'un conglomerat qui au final n'est qu'un

groupement d'intérêt financier... Ouais, la crise est est passée par là, serrons nous les coudes... Les

artistes se rendent compte qu'ils peuvent directement directement distribuer en numérique, que ca leur coute beaucoup moins cher... Bientot ils se regrouperont pour echanger leurs compétences, leurs carnets d'adresse, pour que leurs sorties coutent moins cher... On va devenir quoi nous? On va défendre qui? A qui on pourra se payer le luxe de ne MEME PAS répondre parce qu'on est quand même les juges et partis dans l'industrie du disque.. On va quand même pas se féliciter que notre gagne pain deviennent à la portée du public... Viiiite des coupables, et des têtes a couper !!! Internet, l'hydre, Deezer, les consommateurs, les pirates, le complot ! Les artistes, derrière nous?




 
 
Posted by ..::Doz1jeE::.. on Monday, May 04, 2009 - 5:11 PM
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Mac

 
Avez vous regarder la télévision hier soir ?

il y avait justement un debat en direct avec des acteurs de la musiques actuelles et du cinema pour parler de la loi Hadopi

c'etait sur France 3 dans l'emision "Ce soir ou jamais" .. il devrait y avoir une rediffusion sur leur Siteweb...
 
 
Posted by Mac on Wednesday, May 06, 2009 - 7:39 AM
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Cyesm NEW ALBUM OUT NOW

 
oui j'ai vu... Certains chiffres font peur (genre entre 50 000 et 100 000 euros pour produire un disque, hors promo !)
 
 
Posted by Cyesm NEW ALBUM OUT NOW on Wednesday, May 06, 2009 - 7:42 AM
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Mac

 
oui c'est clair.. ils doivent se faire bien plaisir a ce tarif la..!!
 
 
Posted by Mac on Wednesday, May 06, 2009 - 8:23 AM
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..::Doz1jeE::..

 

On peut déplorer l'absence sur le plateau des fameux petits artistes qui seraient lèsés par le piratage et que prétendent défendre les soit-disant label indés... Bawi, difficile de pleurer sur le sort de Kassav ! Discours interessant de francis, (même s'il est un peu fleur bleu et qu'on lui donne le credit des parvenus de la musique) entre autre sur l'intrusion d'Hadopi dans le droit français...

Dans l'ensemble ca faisait un peu pitié quand même, de voir les industriels faire dans leur froc et déblatérer n'importe quels chiffres face a la simple question d'ouvrir la culture de maintenir un partage au plus grand nombre... La remarque la plus sencée d'après moi, c'est que quoi qu'il arrive c'est pas a l'auditeur de payer les pots cassés d'une technologie débridée et du manque d'organisation des producteurs.

Un coup d'épé dans l'eau, et dans la gueule du public, une fois de plus...
 
 
Posted by ..::Doz1jeE::.. on Wednesday, May 06, 2009 - 11:42 AM
Cyesm NEW ALBUM OUT NOW

 
Pour cette sommes, on produit plus de 50 albums au Good Citizen Factory... On finit pas se demander qui défend la création :-)
 
 
Posted by Cyesm NEW ALBUM OUT NOW on Wednesday, May 06, 2009 - 8:32 AM
Cyesm NEW ALBUM OUT NOW

 
De toute façon, c'est sure qu'au final, on va tous payer, chacun d'entre nous individuellement, pour sauver le cul même pas vraiment des indés mais des "demi majors" majors, etc

Entendre le mec de Tot ou tard dire que 1 milliards et quelques d'euros (1 000 000 000 €) pour le marché du disque en france c 'est de l'artisanat... C'est vrai que ca commence à être reloud !


 
 
Posted by Cyesm NEW ALBUM OUT NOW on Wednesday, May 06, 2009 - 12:39 PM
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Mac

 
Désolé, peut être que je mélange un peu tout mais le sujet est vaste et je constate que c'est un ensemble de choses a revoir ...
 
Posted by Mac on Thursday, May 07, 2009 - 9:48 AM
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Mac

 
je suis d'accord avec toi Doz, perso j'ai trouvé le débat très pauvre, et les acteurs représentés très mal choisi...

Bien sur ce n'est pas a l'auditeur de payer les pots cassés, je pense qu'il faut informer beaucoup plus l'auditeur sur le metier des artistes et qu'il se rende compte du cout que ça représente et des heures de travail qu'il y a pour créer et promouvoir une oeuvre.. Trop de gens ne savent pas..et la aussi c'est un souci.
Même si la M.A.O. s'est démocratisé et rendu accessible par tout monde maintenant, les jeunes pensent que faire de la musique ça ne coute plus rien et que c'est très facile a faire en très peu de temps...et qu'il suffit de la mettre sur youtube ou myspace pour se faire reperré (j'exagère presque pas!) Même Manu Chao nous dit dans ses interviews qu'il enregistre sa musique avec son petit Laptop et qu'il sort un disque direct avec..! wouahhh.. quand j'entend ça je suis un peu aigrie!
Bref..c'est tout un ensemble de choses qui part en sucette en France..et la culture en prend pour son grade..malgré tout tu as raison ce sont encore les publics qui vont en faire les frais!

 
Posted by Mac on Thursday, May 07, 2009 - 9:42 AM
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Trois p tits points

 
tombé là par hasard, très bon article...
juste pour rajouter qu'avec les taxes sur les supports vierges, les d.durs... les utilisateurs de ressources numériques paient déjà.
pour dire aussi que les ventes "au titre" à télécharger grimpent mais qu'on préfère parler de la chute des ventes de cd.
que le téléchargement (libre et légal ou pas) ne tue pas les ventes : cf. nine inch nails.
crise des droits d'auteurs ?
la sacem le vit bien.
chacun sa vérité

 
Posted by Trois p tits points on Tuesday, July 14, 2009 - 9:25 AM
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Mk Rec

 
pour ma part, je vois cette dérive comme un exemple parmi d'autre, de qqch de plus général :
les gens actuellement ont perdu certaines notions essentielles qui fondent une société "civilisée" : le respect de l'autre, de la place de l'autre et le respect d'une liberté qui n'empiète pas sur celle de l'autre.
Aujourd'hui, on veut le beurre et l'argent du beurre : on ne veut pas payer un jean plus de 20€ mais après on vient pleurer que les usines textiles se délocalisent et qu'on est licencié...c'est pour tout comme ça, pour le disque aussi : on télécharge puisqu'on a cette liberté, mais on n'en a rien à faire des conséquences...
je ne suis pas contre le téléchargement (qui permet de découvrir), mais contre cette société qui prône l'égoïsme et ces gens qui adhèrent à cette idéologie, trop content d'en profiter au détriment des autres.
De son côté, le commerce n'a rien à craindre, l'égoïsme est très lucratif : ça isole les gens qui doivent se débrouiller seul pour plein de choses, ce qui oblige à des achats plus importants (de matériel, de services), le but étant de les rendre de plus en plus dépendant de technologies diverses monnayables (on sait bien que l'entraide (gratuite) n'est pas intéressante financièrement ni contrôlable)
L'autre conséquence "intéressante", c'est d'utiliser le malaise lié à cet isolement pour vendre des pseudo moyen de communication qui donne l'illusion d'être connecté aux autres, tout en maintenant une frustration (le contact virtuel est très pauvre : écriture simpliste de MSN, discours pauvre, réception parfois à peine audible pour le portable, coupures). Ces technologies évitent aux gens de se rencontrer vraiment, et induisent petit à petit une méfiance de l'autre, de la rencontre véritable et isole donc encore plus.

Cyesm a raison en parlant de cette logique nombriliste des "indépendants", mais le discours de ceux-ci est intéressant aussi et pose des questions intéressantes sur la liberté de chacun par rapport à celles des autres, mais on est tous contaminés par ce nombrillisme, à différents degrés, c'est donc à chacun de faire ce qu'il lui semble nécessaire et alors, le mouvement pourrait s'inverser (c'est déjà en route à mon avis), mais ça prendra bien 10 ans pour faire ce travail de fond et reconstruire les fondations de cette société attaquée par des années d'ultralibéralisme portées par une grande majorité des gens, quoi qu'on s'en défende ^^


 
Posted by Mk Rec on Saturday, July 18, 2009 - 11:44 AM
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SYNESTESIE/A2b

 
Le temps au temps , uniquement , voila ce que moi je pence ...pour le reste une passion ne s'achete pas , mais par contre elle coute souvent cher a tout le monde et dans tous les domaines artistiques.

On verra dans 20 ans...NO LOL

Pour avoir été DJ , connu et reconnu il y a plus DIX ans ,en ayant tourner tous les jours en indépendant... je vois le style d'évolution que tout cela peux prendre, voit meme tout court l'évolution qui, pour moi rime asser bien  avec régrésssssion...voir oppresssssion !!!! , dans tous les sens du terme.

Soyez réaliste!!!

Little.P.Frog/Rythmo de vito
vétéran of Mozinor
 
Posted by SYNESTESIE/A2b on Monday, July 20, 2009 - 5:40 PM
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