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AUSPEX



Last Updated: 11/30/2009

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Status: Single
City: Grenoble
Country: FR
Signup Date: 9/3/2006

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Sunday, March 23, 2008 

Chronique crossrocks (Par Metalden le 18/03/2008)

http://www.crossrocks.com/

Note: 97/100

AUSPEX est un mot latin qui peut se traduire par Augure. C’était aussi le nom des « prêtres » spécialisés dans la lecture et le décryptage des messages et des signes permettant d’agir le mieux possible afin d’être en phase avec l’évolution de sa vie et son environnement. Auspex désigne maintenant un combo français, de Grenoble, plus précisément, qui vient porter très haut les couleurs du métal symphonique français. Si le genre est une spécialité transalpine, avec des groupes comme RHAPSODY, la France n’est plus en reste avec FAIRYLAND par exemple, dont nous avons salué la dernière oeuvre. Les musiciens ont pris le temps de mûrir, l’origine de la formation se situe en 2001, et avant de nous proposer cet album, ils ont produit une démo relativement bien reçue en 2005. Enregistré Brett Caldas-Lima (Kalisia), ce premier album bénéficie d’un belle production, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’hexagone, et qui se révèle indispensable pour une musique si ambitieuse. L’ambition, justement, n’est pas nouvelle, puisque dès les années 1970, Deep Purple tentait l’impossible, fusionner la beauté, la complexité de la musique classique avec l’énergie et la flamboyance du hard rock. Mais dans ces balbutiements, il était clair que les musiques étaient plutôt juxtaposées que fusionnées. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, et des groupes comme NIGHTWISH ont ouvert la voie avec succès, et nombre de groupes ont suivi, copiant sans vergogne une formule à base de chant lyrique. Auspex ne s’inscrit pas dans cette logique, Elodie ayant adopté une façon de chanter plus axée sur le rock pop que le chant lyrique. Ceci étant, tous les ingrédients utilisés par les groupes déjà cités s’insinuent dans les sillons, mais paradoxalement, avec ces éléments déjà très utilisés, Auspex parvient à se forger une forte identité, se démarquant franchement de la concurrence. Donc si l’on retrouve luxe d’arrangements à base de choeurs symphoniques ciselés s’imbriquant parfaitement dans de superbes mélodies, et des orchestrations à la grandiloquence des formations classiques, la spontanéité et l’énergie du speed voire du power métal maintiennent en permanence l’intérêt, que dis je, l’enthousiasme ! Derrière les très nombreux breaks alternant les phases rageuses portées par les riffs de guitare, et les ambiances atmosphériques ou symphoniques, fourmillent des idées qui en soit ne sont pas révolutionnaires, mais mises bout à bout donnent des sensations d’inédits. Par exemple dans l’un des breaks de Theater of Pain, le chant porteur d’émotions d’Elodie prend une tournure orientale et flotte majestueusement au dessus d’une nappe électro techno. Parfois ce sont des claviers de type Hammond qui donnent une délicieuse coloration années 70. Et sans rentrer dans le détails des titres, car l’album s’appréhende comme une œuvre symphonique complète, il faut quand même aborder le dernier titre épique, Rise. Tout au long de plus de onze minutes, et après une fabuleuse intro tour à tour classique puis speed, Auspex enchaîne les émotions, la classe, le lyrisme, les chuchotements d’Elodie, ses montées dans les aigus, la rage des riffs, les emballements de la rythmique, la sérénité des plages de claviers, les montées symphoniques pour se terminer sur un refrain fédérateur et quelques lignes de chant intimistes, tout simplement du grand art, à l’image de tout l’album. Inutile de préciser qu’une telle œuvre s’apprécie sur la durée, si les premières écoutes constituent une approche agréable, chacune des écoutes suivantes révèle un détail passé inaperçu précédemment, et la magie opère peu à peu pour vous envoûter complètement. Si vous faites honneur à cette œuvre essentielle et grandiose, vous ne serez pas déçu, ce groupe novateur mérite tout notre soutien, d’autant qu’il est fort à parier que nos médias passeront complètement à côté, pour privilégier la médiocrité ambiante, c’est bien dommage !

 

 

Chronique Metal Sickness (Par Ben le 13/11/2007)

http://www.metalsickness.com/

Note: 19/20

Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on a sous la main ? Depuis le temps que Zède vous dit qu’on a en France plein de bons groupes, je vais prendre le relais pour dire tout le bien que je pense de "Resolutio", premier opus d’Auspex.
Dificile de savoir par où commencer, vu que j’aime absolument tout dans ce disque !

Pour planter le décor, disons que le sextet grenoblois (qui avait déjà séduit metalsickness avec sa démo) officie dans la catégorie du "heavy speed prog symphonique à chanteuse" !
Détaillons l’étiquette :
HEAVY : assurément avec cette batterie furieuse où la double grosse caisse s’en donne à coeur joie, et ses riffs de guitares qui découpent la viande et cicatrisent en même temps, ce rouleau compresseur qui semble soutenir l’édifice.
SPEED : comme l’évoque ce mot anglais, ça joue vite (et bien), voire très vite. On pense parfois à Symphony X pour les lignes très mélodiques placées sur des cavalcades rythmiques effrénées.
PROG : pour les compos complexes, à tiroirs et surtout pour le vent de liberté qui souffle sur cet album. Auspex ne s’inerdit aucun détour, aucune fantaisie, comme une digression au piano, dans la plus pure tradition "Rudessienne". Il sacrifie avec bonheur au rituel du morceau de bravoure de fin de disque avec un "Rise" hallucinant où chaque musicien se défoule (chant compris) dans une déferlante de notes et de variations.
SYMPHONIQUE : le clavier joue un rôle central dans les compos, mais n’envahit pas du tout l’espace sonore. Au contraire, il laisse fréquement le premier plan aux guitares pour distiller des deuxième ou troisième ligne mélodique au piano. Par contre, lorsqu’il se fait plus majestueux, il délivre des arrangements puissants sans être pompeux.
A CHANTEUSE : ne partez pas, vous rateriez vraiment une pépite ! Il est vrai que le chant peut surprendre, voire gêner au début car il semble parfois un peu trop "gentil" par rapport au propos musical. Mais en fait, on s’habitue très vite et le groupe offre une palette très large d’ambiance. Elodie alterne les voix douces, lyriques (mais jamais gonflantes comme certaines hollandaises ou finlandaises) ou plus punchy. Le rythme du chant est également très varié, jamais linéaire, et souvent porteur de mélodies imparrables.

Alors oui je sais, j’en fais beaucoup, mais j’aime vraiment beaucoup ce "Resolutio". Après une intro où le chant se fait murmure avant une explosion qui donne le ton, "Time To Make A Stand" possède un refrain hyper prenant (chair de poule assurée), "Theater Of Pain" surprend par ses vocalises orientales sur fond de samples et de loops. "Lost Academy" part instantannément (pas d’intro, le chant direct). Sur "Celestia", Elodie nous gratifie d’une note totalement surnaturelle et cristalline.
Seul "Mysteries Of The Stars" est peut-être un peu en retrait au niveau de l’intéret.
La production est absolument superbe, car suffisamment aérée pour laisser de la place à chaque intervenant.
Et que dire du monumental "Rise", pièce de 11 minutes 30, qui, après un ouragan de notes se termine par le chant a cappella d’une Elodie dont l’emprise sur l’auditeur ne fait que croître au fil de ce disque.
Même la pochette me plait bien, avec ces deux bandes noires rappellant celle du cinoche, très en accord avec l’aspect bande originale de film qu’on retrouve fréquemment dans la musique d’Auspex.


Au final, Auspex signe avec « Resolutio » une oeuvre magistrale, bien ficelée de bout en bout. Un groupe qu’il faut soutenir en urgence pour ne pas le laisser sombrer dans l’oubli des trésors méconnus. Il y a en France des groupes avec un potentiel énorme, et Auspex en est certainement une des preuves les plus éclatantes.

 

 

Chronique Metal Bible (Par Infernaldmons le 06/11/2007)

http://infernaldmons.oldiblog.com/

Note: 6/6

Formé en 2001, AUSPEX, groupe Grenoblois, démarre sa carrière avec discrétion. Une première démo sort bien en 2005, " Mysteries Of The Stars " ( 3 titres en autoproduction ), mais à part ça, peu de chose laissait présager du contenu brillant de " Resolutio ". AUSPEX est une combinaison de METAL brulant, un peu influencé POWER METAL, avec le côté orchestral apporté par des influences de musique classique. Une alchimie engendré par la rencontre de deux musiciens aux influences différentes. Le genre de combinaison maintenant de plus en plus fréquente dans le Métal et qui a toujours l’ avantage de vous clouer sur place. Je pense notemment à la voix d’ Elodie qui posséde autant de puissance que de grâce. Les envolées lyriques sont tout simplement superbes et donnent lieu à des morceaux qui vous laisse bouche bée ( " Time To Make a Stand ", " Theater Of Pain ", " A King’s Crown For A Wealthy Weak " ). La musique n’ est pas en reste et c’ est sur des rythmiques puisssantes ( " Phantoms " ) que clavier et guitare solo se livrent des duels sans pitié mais redoutables d’ efficacités. La plupart de ce genre d’ album sombre assez rapidement dans des moments fades et mous, avec " Resolutio " on est bien loin de tout ça. Le power est bien présent tout le long tout en gardant un côté poétique des plus appréciable ( " Mysteries Of The Stars " ). J’ avoue que la pochette ne vous prépare absolument pas à ce genre de découverte mais la surprise n’ en est que meilleure. On peu même dire que le titre lui même de l’ album n’ est pas trés attirant. De toute manière, on se laisse mener d’ un bout à l’ autre de " Resolutio " pour le plus grand plaisir de nos facultés auditiveset on en redemande sans effort. Le genre de Cd que vous vous passez en boucle sans même vous en apercevoir. Avec AUSPEX, Thundering Records signe là encore un grand groupe de Métal à l’ instar de KRAGENS, M.Z., SKYWARD ou KRISTENDOM dans des styles différents. Pas grand chose à redire donc sur " Resolutio " à part peut être les onze minutes de " Rise " qui pourraient en lasser quelques uns. Encore que... Vu le nombre de changements de rythme et de breaks on apprécie la complexité de la structure musicale et on en oublie vite la longueur. En conclusion, AUSPEX nous livre un excellent album et je vous conseille de faire un petit tour sur la partie MP3 de leur site officiel où quelques titres sont en écoutes. Une note maximum car " Resolutio " deviendra vite un incontournable.

Alan O'Dinam
alan O'dinam

 
Alors là, je dis Chapeau ! Des critiques comme ça forcent le respect ! Et je cours m'enquérir de cette pépite musicale de ce pas !
 
Posted by Alan O'Dinam on Friday, January 11, 2008 - 11:09 PM
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Virgile

 
Excellent album et excellente critique tout à fait véridique (sauf la dernière partie sur "Mysteries Of The Stars" qui reste un excellent morceau, non mais !) Bonne chance pour finaliser votre jeu de scène et bon courage pour d'autres compositions tout aussi faramineuses ;-)

***Virgile***
*ANACHORESIS*
 
Posted by Virgile on Wednesday, January 16, 2008 - 1:57 PM
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Darknesser

 
Tout-à-fait d'accord avec ce qui me sert de frangin (Virgile) ! Mysteries of the Stars, bah j'vois pas pourquoi ce serait pas bien ! Franchement je cherche ne serait-ce qu'un élément valable qui pourrait me faire dire le contraire ! Non non, franchement c'est super ! Composez ce qui vous semble le mieux pour vous, nous, en tant qu'auditeurs eh ben si on est content, tant mieux, et si on l'est pas : bah j'veux dire, la chanson ou l'album est fait(e) donc basta cosa ! Qu'en pensez-vous de ma politique ?? Pour ma part, Auspex est un groupe qui ne peut qu'évoluer vers du bon !
 
Posted by Darknesser on Friday, August 22, 2008 - 12:55 PM
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