Country: FR
Signup Date: 9/12/2006
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Friday, March 23, 2007
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Trax n°104, mars 2007
La France tiendrait-elle avec Vernay son propre Krush ou Vadim ? C'est ce que l'on peut penser à l'écoute du nouvel album de ce musicien encore méconnu, batteur depuis son plus jeune âge et passé par le rock, le funk et plus encore par de multiples formes de jazz. A l'image des pionniers d'un hip hop cérébral et déconstruit (DJ Vadim et DJ Krush figurent parmi ses « amis » sur sa page myspace, au même titre que les illustres Anticon, Prefuse 73 ou Four Tet), Vernay pratique une forme de groove tour à tour étrange et nauséeux, expérimental et libertaire, qui parvient avec une certaine adresse à jongler avec les figures numériques, l'instrumentation jazz et une inspiration hip hop qui ravira les amateurs de beats pesants et de basses vibrantes. Un bémol pourtant. Les qualités indéniables de l'album, sa densité et son exigence, peuvent parfois perdre l'auditeur dans un dédale d¹idées et d'inventions. C'est donc à la fois hypnotique mais étouffant, virtuose mais aussi aride. Cependant, on tient là sans conteste un authentique inventeur de formes.
Rap mag n°27, mars 2007
Un trip de cinquante deux minutes dans l'univers digital, obscure de Vadim Vernay. Empruntant à l'électro, au hip hop. Etude de cas : « So try ». Un homme, qu'on suppose MC, livre une phrase avant que celle-ci, capturée, ne soit répétée en boucle. Plus loin, un message numérique fragmenté, certaines bribes remontent à la surface, le reste est noyé. Un scratching irréflechi. Une boucle jouée au piano. Sur la forme, on pense aux Matmos, les potes de Björk. Mais pour appréhender – comprendre serait peine perdue – « Myosotis » il faut se rappeller le background jazzy et funk de Vernay, batteur de formation, et invité par le passé au festival de jazz d'Amiens.
Open Magn°94, mars 2007
L'univers de Vadim Vernay est envoûtant, dommage qu'il n'y ait pas une plume pour se poser sur ces morceaux en chair et en os. Des rythmes longs, sans faiblesse. Le label qui le dirige, La Mais°n, a été crée en 2004, spécialement pour son premier album « For other Tracks ». Un disque sans doute électro, sans doute hip-hop, mais jamais fixe. Il maîtrise aisément son matériel, et utilise des instruments parfois surprenants, proche de l'improvisation. C'est en produisant sa première « maquette » considérée par le public comme son véritable 1er album, que Vadim Vernay sortit de l'ombre. Depuis cet album autoproduit « Graceland ?», bidouillé à la maison, Vadim Vernay va grimper les échelons pour ensuite rejoindre le label La mais°n et enregistrer la suite de ses albums. Après « de Justesse», d'avril 2006, il remporte le prix de la découverte électro du Printemps de Bourges. Myosotis est un superbe album, un peu moins électro que les précédents donc il renouvèle le genre, il est encore plus mélangé, complet dans ses influences. Son travail en musiques électroniques tourne autour de deux projets. Un premier projet, « listener's project », qui oscille entre le hip hop (abstract hip hop, hip hop numérique…) et la jungle. L'univers y est sombre, partagé. entre des basses et des rythmiques omniprésentes. Le second projet, «no drum but piano», est un projet plus expérimental. Le rythme devient mélodique, la mélodie devient rythmique. Les deux se mêlent pour former un univers à. mi-chemin entre trip hop et electronica.
Teck'Yo n°64, mars 2007
Je ne connaissais pas du tout cet artiste et j'avoue que cet album m'a envoûté. C'est ma découverte du mois ! je l'écoute en fond sonore au travail et mes copines de boulot (qui sont habituellement assez réticentes à mes goûts musicaux !) me l'ont même piqué pour l'écouter elles aussi ! Mélange d'abstract hip hop lourd et d'électronica plus légère, l'album est sombre et dense, les atmosphères vous transportent loin, et ce, tout en finesse et en sensibilité.
Be.Radio mars 2007
Proche, très proche des sonorités des meilleurs Amon Tobin, ce 11 titres a tout pour réconcillier hip hop, jazz et électro. Le tempo est lent mais le rythme est bien présent et accompagne à merveille des sonorités venues de tous les horizons : sons acides de la TB303, emb, percus japonaises, etc. L'ensemble est un chef d'œuvre qui pourrait accompagner n'importe quel film de Darren Aronofsky. Inquiétant, sombre, cet album est en passe de devenir une référence du genre.
Bokson.net 07 mars 2007
On se souvenait avoir lu son nom parmi les remixeurs de Sayag Jazz Machine parce qu'on l'avait à l'époque confondu deux secondes avec Dj Vadim. On imagine que ce n'est pas la première ni la dernière fois que ça arrive à ce jeune Picard… Mais ça a au moins le mérite d'ancrer son nom dans les mémoires. La preuve, on avait l'impression de retrouver une vieille connaissance en découvrant ce disque au courrier.
Il faut pourtant bien avouer qu'on ne connaît pas grand chose du bonhomme ni de ses travaux antérieurs. On apprend sur le Net que c'est son véritable nom (comme quoi ça sert à rien de se creuser le ciboulot à chercher un pseudo original parfois!) et que notre homme est batteur depuis sa tendre enfance. Il découvre les joies des musiques électroniques comme tout le monde au milieu des 90's et tombe alors éperdument amoureux des rythmes synthétiques en tout genre. Rien de paranormal, donc.
«Myosotis», son deuxième véritable album (des démos ont circulé par le passé…), nous ferait pourtant presque regretter de ne pas avoir confondu son nom plus tôt. Si Vadim Vernay n'invente rien de très neuf dans sa catégorie, son mélange de hip hop instrumental et d'electronica en font néanmoins un fils spirituel tout à fait légitime de Prefuse 73 (cf. «So Try», «Myosotis»…), Squarepusher (le funky «Lalo», «Sombre»…) ou de notre Doctor L («One More Show To Do», «Ira Dies»…). On y trouve même des petits accents amontobiniens parfois (cf. «Hystérique», «Peur De Toi»)…
Vous le pressentez sans doute, Vadim Vernay n'est encore qu'un outsider qui digère les influences de ses aînés. Mais il faudrait tout de même faire attention à ne pas le perdre de vue car cet album prouve qu'il a du potentiel sous le pied. Son très bon «Funambule», qui tire une corde improbable entre Schneider TM et Swayzak, est là pour le prouver... A surveiller, donc!
Sinon, mieux vaut prévenir que guérir: pas la peine de vous fatiguer à nous envoyer des disques sous le nom de Shadow Durand ou Krush Martin, ça ne marchera pas…
M-La-Music.net 10 mars 2007
Certes, intituler un album électro-groove du nom d'une fleur n'est pas chose courante, mais puisque c'est sur le terreau organique que Vadim vernay a décidé de faire pousser sa musique luxuriante, voilà qui dénote une certaine cohérence dans le propos. Un propos qui doit autant à Zend Avesta (sous ce pseudo, Arnaud Rebotini a justement sorti un album appelé "Organique") qu'aux productions de hip hop oblique d'un Prefuse 73. Ancien batteur, Vadim Vernay est un jardinier du son qui a la main verte : humus électronica, tubéreuses jazz et plantes vivances soul et groovy plantent le décors de son jardin extraordinaire, à la française, c'est à dire exhubérant, mélange de variétés, et propice à l'introspection. Car Vadim Vernay met une touche de noirceur dans la plupart de ses compositions. Et s'il fait pousser des plantes carnivores, ce sommes nous les petites mouches sur lesquelles se referment des crocs végétaux. Impossible de ne pas succomber : comme nous, vous aimerez tomber dans le piège de ce bidouilleur.
Ni-Nu 23 mars 2007
Vadim remue la matière, sans lisser le tas qui en résulte parfois. Il lui laisse ses formes naturelles même si elles contrastent fortement avec son entourage. Consciencieusement, il met en scène tous ces éléments, que ce soit un vieux bleep trouvé au hasard, des extraits de musiques, les cordes de contrebasse d'un ami, des voix ou d'autres formes sonores et digitales. Il semblerait qu'il cherche quelque chose de précis, sans jamais donner le signe ou la moindre émotion qui m'indiquerait qu'il a trouvé. En âme de batteur, il force le rythme de ses compositions et n'hésite pas à intensifier les variations. Mais il n'oublie pas de jouer avec des bribes sonores passagères qui croisent les clics coincés dans un métronome affolé ou bien les samples maltraités par un étirement électronique. Partir à l'aventure est ce qu'il préfère. Je ne perçoit pas le chemin du premier coup, ni même l'arrivée parfois. On y rencontre des personnages inattendus comme ce rappeur trituré syllabiquement sur « One more show to do » et y perçoit des images qui nécessiteront un nouveau passage. Sans mélodie apparente ni rondeurs colorées, le climat n'est pas à l'émerveillement. Parfois suffocant et souvent pesant, c'est dans la tradition d'un hip-hop abstrait et théâtrale que "myosotis" est construit. Loin d'un bouquet de fleurs éclatant, Vadim délivrera avec élégance des balades aux harmonies plus marquées et au matelas rythmique plus doux entre les chemins frénétiques et accidentés qu'il affectionne.
4:58 PM
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