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Tomasz Nouvel Album



Last Updated: 12/12/2009

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Status: Single
City: Paris
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 9/14/2006

Who Gives Kudos:


Sunday, January 11, 2009 
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Tomasz, brailleur de nuit des caves de Paris....

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« Brailler ». Sens premier: « crier de façon assourdissante ». ....

Sens figuré: « chanter fort et mal » (définition de l’Internaute). ....

Quel chanteur supporterait qu’on le compare, même de loin, à un « brailleur » ?....

Pour Tomasz, loin d’être une insulte, ce dénominatif est devenu l’étendard de son art.....

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Une énigme…La trentaine bien attaquée mais toujours mal rasé, sweat-shirt à capuche, l’air pataud et affreusement amical, le chanteur se passe des formules de politesse de circonstance. D’ailleurs, cet arpenteur de petites salles de concert en tout genre éjecte de fait toutes les normes de langage conventionnelles et les non-dits habituels. Samedi 3 janvier, après une première partie au Connetable, petit resto dans le Marais doté d’une cave en sous-sol, Tomasz annonce à un auditoire réduit : «si jamais vous voulez rester jusqu’à 22h30, je serais là pour brailler une petite demi heure » !....

Décontraction déconcertante, probablement acquise après la bagatelle de 500 concerts qu’il a joués depuis 2001. Tomasz est boulimique de la scène, accro au contact avec son public. Il suffit de regarder son myspace. Neuf concerts l’attendent déjà en janvier... L’année 2009 commence fort. Un homme pressé se cacherait derrière ce visage enfantin et enjoué?  Etonnant pour un adepte de Noir Désir, mais le chanteur avoue n’être efficace que dans l’action, et ne pas se donner le temps nécessaire à travailler ses compositions. Des caves comme celle du Connetable, il en a écumé des centaines. Ses sous-sols préférés ? L’apérock café, le Café de mars..…Quand il a commencé à gratter dans des groupes de rock, l’envie de live l’a vite gagné. « Mon but c’était de faire des lives. Faire deux répétitions par semaines pour un live par mois, ça ne me convenait pas ».
Alors il décide de tenter sa chance en solo. Culotté pour quelqu’un qui a appris la guitare seul et « comme un feignant ». Mais tout semble aller de soi pour cet enfant d’Europe de l’Est. Ses parents ne sont pas musiciens, mais à leur départ de Pologne, ils emportent avec eux leurs mélodies slaves. Tomasz a huit ans. Il est fasciné par la guitare. Peut-être parce qu’en écoutant le transistor qui braille des mélodies rock, il n’arrive pas à comprendre comment les guitares rouges – un groupe de rock polonais « à connaître » - font pour tenir à l’intérieur ! Alors c’est sur ce mystère qu’il décide d’aller s’égosiller de cave en cave depuis huit ans? Une passion fétiche ? Un souvenir de gosse ?....

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Une énigme…Les braillements en question, ils reviennent à intervalles réguliers, comme les anecdotes caustiques qui rythment son live bien calé. Ses prestations se divisent entre reprises et compositions personnelles. Le besoin d’être bestial, de faire cracher le micro ?  ....

« J’aime trop faire des reprises. Quand je ne fais que des compos, j’ai l’impression d’avoir faim en sortant, tu comprends ? » Soit. Son regard plein d’assurance, de celle qui naît d’un parcours bien rempli et loin d’être encore achevé, parle surtout de liberté. Oui, sa manageuse, « une amie » précise-t-il, le somme de faire plus de compositions, pourquoi pas des premières parties, mais il ne semble pas prêt à faire ce saut qualitatif. ....

Peur de s’enfermer dans son propre style, de déplaire, de s’appauvrir, ou générosité envers ses pairs et son public? ....

Peut-être tout simplement le plaisir de chanter ses vieilles rengaines. Un bonheur perceptible sur son visage quand il « braille » Allez viens de Mano Solo, quand il rugit de plaisir au beau milieu d’un morceau de Noir Désir. Le public, lui, frissonne lorsqu’il l’entend fredonner Jeff Buckley avec des trémolos dans la gorge et un coffre digne de l’ex-rossignol du rock n’ roll. Pourquoi se priver de ces reprises bien senties pour se consacrer uniquement à la compo? « Je ne suis pas vraiment carriériste » révèle-t-il. On s’en doutait un peu. C’est peut-être son remède à l’aigreur, un des seuls thèmes qu’il aborde les sourcils froncés. Pourtant au-delà des reprises, ses compositions valent aussi le détour. Le chanteur aux racines polonaises pense slave quand il compose et français quand il braille. Le résultat donne des créations tout en langueur et empreintes de nostalgie. Toute la variété française se donne en fait un apparat slave, « avec des accords ré la mineur ré mineur qui viennent tous de l’Est » selon Tomasz, qui apprécie cette recherche de nouvelles influences. Le chanteur qu’on imagine bon camarade, se fait bombarder de conseils par ses proches. Pourquoi pas des compositions en polonais ? Arrêtes de tourner, prends plus de temps pour composer ? Mais les écoutes-t-il ?....

A l’heure actuelle, comme s’il n’assumait toujours pas son côté mélancolique, ses concerts finissent toujours avec une petite dernière de Jeff Buckley ou de Tracy Chapman.....

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L’énigme a peut-être là son dénouement. Comme tant d’artistes qui tournent de cave en cave avec des cachets qui feraient pouffer les adeptes des grosses scènes, Tomasz a le profil modeste. L’ambition ne le ronge pas. Son album Novambre sorti l’an dernier est en vente dans quelques magasins, mais surtout à la fin de ses concerts. Il table sur 300 ventes par an. Pour le montage et l’édition, ce débrouillard a transformé son appart en studio d’enregistrement. Bienvenue dans le monde merveilleux de l’autoproduction ! Des mois de boulots, en trio avec une violoncelliste et un accordéon rencontrés sur le site de rencontre myspace, comme son ami manageuse. Depuis, il est sur un nouveau projet avec des enfants de sa ville. En collaboration avec un auteur, il a proposé à la mairie de Suresnes de faire chanter les enfants entre 16h30 et 18h à la sortie de l’école. ....

Une façon peut-être de montrer aux gosses que la chanson n’est pas que du bruit enfermé dans un transistor, que tout le monde peut en faire. Tomasz a dû passer par des études avant de pouvoir fredonner librement. « J’ai fait quatre ans d’études en AES (Administration Economique et Social)…J’en ai au moins tiré une chanson », s’amuse-t-il à dire avant de fredonner son morceau sur la vocation de travailler dans l’administration. Lui qui a fait le mouton comme tout le monde, rêve peut-être en secret de voir des jeunes pousses de brailleurs à Suresnes, prêts à prendre la relève…Mais la chanson n’est pas comme le sport, on peut faire une longue carrière. Même si ce bon vivant concède avoir fait des excès au cours de ses nombreuses tournées. « Tu te fais payer quatre, cinq pintes, il y a un moment où il faut savoir dire stop ». Dorénavant, il se vante d’être un des seuls Polonais à boire de l’eau. Et il espère continuer à brailler pendant encore longtemps. A moins que – il semble seul à s’en inquiéter - il ne devienne aigri avant.....

En attendant, il continue de brailler, profond comme les caves qu’il écume, et insouciant, comme si chaque concert était une première. Aurais-t-il trouvé dans les bas-fonds parisiens l’élixir de l’éternelle jeunesse ?....

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Pour en savoir plus, rendez-vous sur le myspace de Tomasz, ....

http://www.myspace.com/tomaszlivecom.....

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.. Emmanuel Haddad.
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Philippe Thivet - Auteur, parolier

 
Petit clin d'œil au Polonais buveur d'eau:

Buveur d’eau

Les maladies honteuses
Ne courent plus les rues,
Ell’s prennent insidieuses
Des formes incongrues.


Et que pour tout vous dire
En mon âme et conscience,
Je vous avoue souffrir
D’un grand mal en puissance.


Brisons l’anonymat
Et nos tabous lourdauds :
Comm’ vous me voyez là
Je suis un buveur d’eau.


Je suis un buveur d’eau,
Un suceur de fontaines,
Une espèce d’accro
A ce jus d’oxygène.


Et traînant mes symptômes
Dans les noc’s et banquets,
Je trinque avec les mômes
Sous quelques quolibets.


Certains viennent vers moi
Et me donnent raison,
Puis reprennent deux doigts
D’un’ toute autre boisson.


En me tenant pour boire,
Loin d’ Cognac ou Bordeaux,
Je n’en tire aucun’ gloire,
Je n’ suis qu’un buveur d'eau.


Je suis un buveur d’eau,
Un suceur de fontaines,
Une espèce d’accro
A ce jus d’hydrogène.


D’aucuns d’un air méfiant
Et l’œil inquisiteur,
Me prêtent des jug’ments
Qui ne sont que les leurs.


Que mon choix fantaisiste
N’altère leur descente,
Et s’ils n’ont le vin triste,
Que j’aie l’eau pétillante.


Trinquons à nos santés
Qui ont toujours bon dos,
Buvons pour oublier
Qu’ je n’ suis qu’un buveur d’eau.


Je suis un buveur d’eau,
Un suceur de fontaines,
Une espèce d’accro
A ce jus d’oxygène.


Je ne bois que de l’eau
Pour la bonne raison,
Qu’ell’ ne casse pas trop
Le bon goût des glaçons.


Philippe Thivet
 
Posted by Philippe Thivet - Auteur, parolier on Sunday, January 11, 2009 - 9:58 PM
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D'Gé

 
et bien là mon ami, tout est dit! YES!
Et en prime notre ami Phillip te laisse un super texte!!!
Le bonheur quoi!
Bizz
D'Gé
 
Posted by D'Gé on Monday, January 12, 2009 - 1:53 AM
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Annka

 
;-)
 
Posted by Annka on Monday, January 12, 2009 - 4:49 PM
[Reply to this
patchi

 
Bravo, bravo, bravo pour ce texte .... c'est notre Tom' à 2000% !!! Pour ceux qui hésitait à descendre dans les caves parisiennes, ont ici toutes les bonnes raisons pour ne plus le faire !!
Quant à moi il va me falloir programmer un nouveau passage ... ;-)

Bizz
Patchi !
 
Posted by patchi on Tuesday, January 20, 2009 - 12:01 PM
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