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Voici le live report realisé par pump-kins du Pavillon666 link: http://www.pavillon666.fr/live-repport-metal-538.php
Au Klub, ce 27 septembre, The Prestige, Checkmate et Black Curtains
nous firent l'immense générosité d'une triple release party, avec, pour
ouvrir le show, l'aide de Fedhja. Le but est de faire leur propre
promotion, et non pas d'étoffer leur setlist, malheureusement. Mais qui
dit "non-étoffer", ne dit pas bâcler, car, au contraire, les groupes
vont mettre tous leur cœur à l'ouvrage :
FEDHJA, hardcore typique de la scène parisienne, ne va donc pas casser
trois pattes à un canard. Leur musique a été vue et revue, mais au
moins ils la font bien. Effectivement, tout est maitrisé : aussi bien
la voix du leader sans un raté ou le jeu des musiciens exempt de fausse
note, que leur jeu de scène. Même malgré la petitesse de la scène, il y
a un effort de dynamisme, d'échanges avec le public et une certaine
dose de bonne humeur non négligeable. Ouvrir un concert n'est pas chose
facile, surtout en passant avant des groupes montants de la scène
française de musique extrême. Car c'est le cas, le concert affiche
complet, et ce, grâce, pour la plupart, aux fans de Checkmate et Black
Curtains. Mais Fedhja joue son rôle de première partie comme il se
doit, et offre un set court mais efficace qui chauffe la salle pour le
reste de la soirée.
5/10
THE PRESTIGE entre sur scène muni de son bassiste, clopin clopan, en
béquille. Croyez-vous que cela entacherait le dynamisme du groupe ? Que
nenni. Le batteur est remarquable dans son implication musicale mais
aussi pour la précision de son jeu; le guitariste aussi fait des
efforts dans son espace pourtant réduit; quant au chanteur, il se remue
pour deux. Et le bassiste conserve sa bonne humeur communicative. Les
avis de l'auditoire sont très partagés au sujet du groupe. Certes,
certains relèveront que le leader surjoue beaucoup, que les paroles
sont parfois très répétitives ("Welcome To Miami"), mais on ne peut
nier le fait que leur musique sort déjà un peu plus de l'ordinaire que
précédemment, et qu'ils maitrisent parfaitement leur musique en live.
Et n'est-ce pas le plus important ?
5/10
J'annonce tout de suite la couleur : CHECKMATE a fait un set quasiment
"par-fait" ! Tout d'abord, comme pour tous les groupes de la soirée,
aucun raté, la musique est maitrisée, et heureusement d'ailleurs. Le
seul petit point négatif vient du décalage entre les chœurs du
guitariste (qui a, soit dit en passant, une voix vraiment
exceptionnelle) causé par le fait qu'il n'a pas de micro et que le
chanteur doit lui céder le sien. Le groupe était visiblement très
attendu ce soir-là, et c'est vraiment là l'apogée de la violence dans
le mini-pit du Klub. L'osmose entre l'auditoire déchainé et le groupe
pousse le chanteur a slamer tout en chantant. Il faut dire qu'il y a de
la groupie masculine qui balancent ses cheveux en cadence à l'avant de
la scène, mais cela donne un charme à la prestation. On note
l'originalité du groupe avec son éternel mégaphone faisant tantôt
office de micro. Je crois bien qu'il n'y a rien à ajouter : ce fut une
excellente prestation qui donne envie de se jeter sur leur nouvel album.
8,5/10
Arrive finalement le quator des BLACK CURTAINS, visiblement heureux et
motivés. Comme de bien entendu, la scène est bien trop petite pour être
réellement exploitée, mais ils font leur possible pour faire bouger la
fosse qui s'en donne à cœur joie. Toute la soirée, le pit fut enragé et
permit à de nombreux jeunes gens de s'exercer au mosh pit. Mis à part
l'ambiance, nous pouvons remarquer une nette amélioration de la voix de
Lucas, le chanteur, qui la contrôle désormais parfaitement. Comme à
leur habitude, il n'y a rien à redire quant aux instruments : aucune
fausse note ou faute de rythme relevée, même durant les soli les plus
complexes. Leur set bien sûr axé sur leur dernier opus The Shape Of
Life To Come est donc un set tout à fait correct, bien que mon cœur
penche vers leur premier opus, nettement moins "core", Forgotten Sons.
C'est donc avec grand plaisir que j'ai savouré, tout autant que la
fosse déchainée, leur rappel issu de leur premier album : "The Pledge
You Broke". C'est ce qu'on appelle dans mon jargon "finir en beauté".
8,5/10
En résumé ? Ils recommenceraient demain que j'y retournerais, sans aucune hésitation.
12:20
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