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LIBRE LUCHA



Last Updated: 7/25/2009

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Status: Single
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 9/30/2006
Saturday, November 08, 2008 
Ca fait quelques mois (depuis janvier 2008) que quelques un/es d'entre nous vous faisons parvenir plus ou moins régulièrement des témoignages recueillis au téléphone auprès de retenus enfermés dans les centres de rétention.
Les témoignages recueillis à Vincennes de janvier jusqu'au 22 juin ont été compilés et ont fait l'objet d'un petit livre qui sort aujourd'hui. Outre les témoignages, la démarche des gens qui ont recueilli les témoignages est explicitée et il y a des entretiens avec des retenus ayant vécu la révolte et l'incendie.

Voir pour plus de renseignements :
http://editionslibertalia.com/Feu-au-centre-de-retention.html

Les bénéfices de la vente de cet ouvrage serviront pour la défense des retenus mis en examen et emprisonnés suite à la révolte de la prison pour étrangers  de Vincennes.
Vous pouvez les acheter dans certaines librairies (demandez moi en perso, j'ai la liste des librairies par région) ou pour ceux qui sont plus proches de Paris, me les acheter directement sachant que chaque exemplaire vendu par nous même = un peu plus d'argent pour les personnes en prison.

EMPECHONS LES EXPULSIIONS
Les techniques policières pour arrêter les sans-papiers ont changé pour se rendre moins visibles.
Connaître ces techniques et les repérer permet de s’y opposer.
Lors des rafles, le but des flics est d’arrêter le plus de personnes possible tout en étant le plus discret
possible. Ceci leur permet de surprendre ceux qu’ils veulent contrôler et d’éviter les réactions
des passants. Les policiers en civil contrôlent au faciès un grand nombre de gens, dans un périmètre et
dans un temps déterminé.
Dans la rue, ces dispositifs peuvent être repérés entre autre grâce à une camionnette. Elle est généralement
blanche, longue, avec un système d’aération et stationnée pas loin. Les vérifications d’identité ont
souvent lieu à l’intérieur. Mais parfois les flics font des allers-retours en voitures banalisées pour emmener
les personnes arrêtées au commissariat.
Dans le métro, les rafles ont généralement lieu aux heures de pointe (surtout tôt le matin), dans les
couloirs de correspondances (exemple: Stalingrad, Barbès, La Chapelle…).
Les flics et les contrôleurs peuvent agir ensemble.
Les rafles durent un certain temps, ce qui permet de s’y opposer. Le numéro d’urgence sert à informer,
grâce à une chaîne téléphonique, un maximum de gens du quartier pour qu’ils puissent venir.
NUMERO D’URGENCE : 06 45 37 16 30
Que faire en cas de rafle ?
Même si l’on n’est pas nombreux, il est toujours possible de se placer avant les flics,
de prévenir discrètement les passants et faire rebrousser chemin aux gens menacés. Dès que l’on est
suffisamment nombreux, faire du bruit afin de rendre visible la rafle. Il est déjà arrivé que la population du
quartier chasse la police en train de rafler. Il est possible de demander aux flics l’ordre de réquisition, c’està-
dire l’autorisation du contrôle massif, son périmètre et sa durée. Essayer de savoir où sont emmenées
les personnes arrêtées.
Beaucoup d’arrestations de sans-papiers se font de manière plus diffuse. Les flics arrêtent rapidement
deux ou trois personnes dans des lieux ciblés : dans les gares, devant les foyers, les écoles, certaines
banques (banque du Mali, agences Western Union…). Il est beaucoup plus difficile de s’opposer à ce type
d’arrestation, qui sont pourtant les plus fréquentes.
Après l’arrestation, le meilleur moyen d’éviter l’expulsion est de montrer que la personne n’est pas isolée.
Dans un premier temps, il s’agira d’harceler le commissariat, de se rassembler devant…
(Pour des conseils pratiques et juridiques, voir la brochure : Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion,
disponible sur internet: www.sanspapiers.internetdown.org.)
Pour empêcher les arrestations, éviter des expulsions, il est nécessaire de créer
un rapport de force face à la police et à la justice.
S’organiser dans les écoles, les foyers, les collectifs, les quartiers, permet de ne pas rester isolé et de se
défendre collectivement. Les luttes dans les écoles, notamment par le biais de RESF, ont permis plusieurs
fois de libérer des sans-papiers. Les collectifs de sans-papiers parviennent, par leur mobilisation, à
obtenir des libérations. L’organisation autour des personnes sans-titre de séjour du foyer de la rue terre
aux curés dans le 13ème a pu en faire la preuve : il a y eu une forte mobilisation notamment lors des
passages aux tribunaux, et des recours systématiques ont été faits. Sur 115 personnes arrêtées seules 4
ont effectivement expulsées.
Contre les rafles et les contrôles quotidiens, des gens commencent à s’organiser pour créer des liens
de solidarité dans les quartiers du nord-est parisien.